Suite à la célébration de ses 25 ans d’existence dans le 10 janvier passé, l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) a tenu ce lundi matin à Ouagadougou, un forum scientifique qui a regroupé des personnes VIP de cette institution. Il s’est agi pour les premiers responsables de discuter autour de la question de la libre-circulation des biens et des personnes dans les Etats membres de l’Union.

L’ouverture officielle du forum scientifique par le président de la commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima, s’est faite  en présence de l’ancien Premier ministre burkinabè Tertius Zongo, de l’ancien ministre de l’enseignement supérieur Filiga Michel Sawadogo, du Pr Alioun Salle, prospectiviste sénégalais et bien d’autres officiels, ce lundi 7 octobre 2019 dans la ville de Ouagadougou.

Ce forum de deux jours est placé sous le thème : « Ensemble, relevons le défi de la libre circulation des personnes et des biens dans un espace communautaires sécurisé ». L’UEMOA, dit le président Abadallah Boureima, constitue un modèle d’intégration réussie en Afrique.

Mobilité des étudiants

Dans son mot de bienvenue, il n’a pas voulu continuer sans tirer l’attention de tous les participants sur quelques réalisations de l’union notamment l’adoption de la directive relative à la mobilité des étudiants des différents Etats membres, qui leurs permet de s’inscrire et de poursuivre leurs études partout dans l’espace UEMOA dans des mêmes conditions ; l’institutionnalisation d’un visage unique avec l’adoption en mars 2009, d’un acte additionnel instituant la politique commune de cette institution-là, dans le domaine de la circulation et du séjour des personnes non ressortissantes de ladite union. Telle est selon monsieur Abdallah, la volonté des Etats membres de construire un espace solidaire et en progrès continue pour le bien-être des populations.

Echanges autour de 11%

Nonobstant les efforts de l’UEMOA, des difficultés persistent si on en croit Abdallah Boureima. Ces difficultés à elles seules ont fait que le niveau des échanges intracommunautaires a diminué. Les échanges aujourd’hui se situent autour de 11%, a-t-il fait savoir. Parmi les difficultés énumérées, la question sécuritaire n’est pas passée inaperçue. « C’est un défi majeur pour la consolidation et l’approfondissement de l’intégration régionale », a avoué le président de la commission de l’UEMOA. Tellement cette question est préoccupante, il va même la qualifier d’insécurité grandissante et multiforme.

La problématique de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA est un problème à prendre à-bras-le-corps, pour permettre à tout un chacun de se déplacer d’un point A à un point B en toute quiétude. Quels plans d’action entreprendre à cet effet ? C’est ce qui a réuni les chefs de l’union et ses partenaires à l’hôtel Laïco de Ouaga 2000, pour des discussions de 48 heures.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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