Après les récentes mises en garde de Paris et de Washington sur la nécessité de garantir l’alternance démocratique en RD Congo, le gouvernement congolais a dénoncé, le 12 février 2016, des “habitudes insensées et surannées” des autorités françaises et américaines.
KERRY

Devant la commission sénatoriale américaine des Affaires étrangères, Thomas Perrielo, envoyé spécial des États-Unis pour la région des Grands Lacs, a tiré, le 10 février, une sonnette d’alarme contre les risques de violence si le président congolais, Joseph Kabila, tentait de se maintenir au pouvoir au-delà de son deuxième et dernier mandat constitutionnel qui s’achève d’ici la fin de l’année.

Thomas Perrielo a également dénoncé « les efforts déployés par le gouvernement Kabila pour fermer l’espace civique et reporter le début des préparatifs de scrutin font craindre que Kabila ait l’intention de s’accrocher au pouvoir ».

Mais les autorités congolaises n’ont « pas encore franchi le point de non-retour », a-t-il expliqué, soutenant que « des élections opportunes et crédibles conformes à la Constitution de la RDC sont encore possibles ». Et d’ajouter : « Les obstacles majeurs à la tenue d’élections d’ici la fin de l’année 2016 sont d’ordre politique et non pas technique ».

Plus virulente, Linda Thomas-Greenfield, secrétaire d’État adjointe en charge des Affaires africaines pour les États-Unis, a préconisé des sanctions si la présidentielle n’était pas organisée dans les délais constitutionnels en RD Congo

Anderson Koné

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