Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida

La section Kadiogo de la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) a animé, ce jeudi 20 octobre 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse sur la persistance de la prolifération des produits impropres à la consommation sur les marchés et le danger permanent que cela représente pour la santé publique.

Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida
Les conférenciers de la Ligue des consommateurs face à la presse ce 20 octobre 2016 à Ouaga ; au milieu le SG Pascal Zaida

Pascal Zaida, secrétaire général ; Ousséni Ouédraogo, chargé de plaintes et Assamiyou Compaoré, commissaire aux comptes. Ce sont les principaux animateurs de la conférence de presse tenue ce jeudi 20 octobre 2016 à Ouagadougou par la section Kadiogo de la Ligue des consommateurs (LCB).
Pour Pascal Zaida, il ne fait pas de doute, à l’heure actuelle, le consommateur est menacé, il est victime d’une insécurité permanente et il faut de l’auto- contrôle car, l’ABNORM n’arrive pas à répondre efficacement aux attentes des consommateurs en matière de sécurité des produits vendus sur le marché. Et quand on lui transmet des produits impropres à la consommation saisis, assure-t-il, ABNORM peut prendre six mois, un an pour les analyses. Par le SG de la LCB a évoqué la question de la liqueur frelaté qui fait des ravages au sein de la population et de bien d’autres produits dangereux.
«Nous assistons à la prolifération sur nos marchés d’huiles alimentaires ne répondant pas aux normes sanitaires, de lait périmé, de riz avariés, de marques d’eau dite minérale de qualité douteuse, de boissons en cannettes périmées, des vinaigres et bouillons de contrefaçon, de paix de mauvaise qualité et dont les boulangers luttent actuellement pour une augmentation du prix et du poids de la baguette… ces produits inondent de façon flagrante nos marchés à l’image de médicaments de la rue et constitue un danger permanent pour la santé des consommateurs qui ont l’impression malgré les multiples sorties de saisies des services étatiques de contrôles et de répression, que rien n’est fait»

La vie de plus en plus chère au Faso

Il faut noter, ont indiqué les conférenciers, «la flambée continuelle et très importante» des prix des céréales mais également de certains produits de base comme l’huile, le sucre et le lait. «A titre d’exemples, le prix moyen du litre est passé de 650 à 750 F CFA, tandis que celui du sucre en poudre a connu une augmentation nette de 100 à 150 f cfa par kilogramme. Quant au prix moyen du sac de 25 kg de lait, il faut débourser 55 000 f cfa au lieu de 42 500 f cfa»
C’est pourquoi, la Ligue des consommateurs exhorte le gouvernement à se pencher sérieusement sur la mise en place d’une centrale d’achat afin de revaloriser la qualité et mieux encadrer les prix des produits de grande consommation pour les rendre disponibles et accessibles».

La Ligue des consommateurs sur le front de la dénonciation et de la saisie

«La LCB, structure de veille et d’alerte, a participé à la dénonciation, à l’identification, à la saisie et à la destruction de plusieurs produits impropres à la consommation. Ainsi, dans la seule région du Centre, de novembre 2015 à octobre 2016, en collaboration avec les structures étatiques de contrôle et de répression, des produits ont été saisis. Il s’agit entre autre de :
-2200 bidons d’huile alimentaire à Kossodo ;
-Grande quantité d’Essence fraudée à Karpala, à Toudoubweogo et à Saaba ;
-Quantité énorme de pesticide à Goughin dont 4 magasins remplis, de même que des produits de toilette intime féminin périmés, de pâte dentifrice «dyanare» ;
Plus de 40 tonnes de boite de tomate et des sardines à Tanghin pour emballage non conforme ;
-Poulets de chair importés ;
-Animaux empoisonnés à Boulmiougou ;
-42 casiers de 24 bouteilles de la boisson XXL de la BRAKINA de mauvaise qualité »

Martin Philippe
Burkina Demain

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