Thomas Sankara, le charismatique leader de la Révolution burkinabè, a été constant dans son leadership

De Thomas Sankara, dont on a célébré le 15 octobre dernier le 30e anniversaire de son assassinat, s’il y a une chose qui mérite d’être retenue et de servir peut-être de boussole pour la jeune génération, c’est la constance dans le leadership caractérisé par cette volonté de toujours s’assumer en toute situation jusqu’au bout, quoi qu’il arrive. Sankara n’était pas de ce genre de leader à se débiner face une situation difficile et à rejeter les fautes sur les autres quand les choses ne fonctionnaient pas bien : il endossait et restait responsable jusqu’au bout. Cette attitude progressiste, l’ex-PF  l’a démontrée à plusieurs reprises, au cours de ses quatre ans de pouvoir révolutionnaire.

Thomas Sankara, le charismatique leader de la Révolution burkinabè, a été constant dans son leadership

Ainsi, en pleine période révolutionnaire avait surgi la question des Comités de défense de la révolution (CDR) au regard d’un certain nombre d’agissements  et beaucoup se demandaient s’il ne fallait pas les écarter du mouvement révolutionnaire. Mais, Thomas Sankara lèvera  toute équivoque là-dessus un certain 4 avril 1986, soit 20 mois avant le tragique 15 octobre 1987.  Dans un discours prononcé à la clôture de la première conférence des CDR, le leader de la Révolution remettra ainsi  les choses à leur place :

«Nous ne pouvons pas accepter de mettre les CDR de côté. Il n’y a pas deux Burkina Faso. Il n’y a qu’un seul Burkina Faso : le Burkina Faso des CDR.Il commence avec les CDR et finit avec les CDR. C’est pourquoi, il faut que là où il n’y a pas encore des CDR qu’ils soient rapidement constitués. Partout où se trouvent des Burkinabè, le premier réflexe doit être pour eux de constituer un Comité de défense de la révolution parce qu’ils sont et existent grâce à la révolution. Et s’ils ne le font pas, ils vont à l’encontre de la révolution et il n’y a pas de raisons qu’ils bénéficient des bienfaits de la révolution».

Là-dessus, Sankara ne bougera pas d’un iota et effectivement les CDR ont cessé d’exister avec la fin du Burkina Faso révolutionnaire.

«La patrie ou la mort, nous vaincrons » : le reflet de la constance de leadership Sankara

Dans l’esprit du leader de la Révolution burkinabè, tout engagement  pris pour servir la patrie devrait être tenu, quoi que cela puisse coûter. L’on devrait foncer jusqu’au bout sur chaque mesure prise. Et la devise du Burkina Faso «La patrie ou la mort, nous vaincrons, reflétait parfaitement la constance du leadership Sankara, sa vie au commande du pays. Sankara était convaincu de ce qu’il disait et faisait ce qu’il disait. Il a tant et si bien tenu à cette ligne de conduite qu’il a finalement payé le plus fort : son assassinat un certain 15 octobre 1987. Combien de leaders politiques burkinabè sont-ils prêts aujourd’hui à suivre son exemple ?

Christian Tas

Burkina Demain

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