Chaude poignée de main entre le chef du gouvernement et le président de l'Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé

84 voix pour, 23 contre, 19 abstentions et 1 nul. C’est le résultat du vote d’investiture du Premier ministre Christophe Dabiré ce lundi 18 février au Parlement burkinabè. Mais, avant d’arriver à ce résultat, le chef du gouvernement burkinabè nommé le 21 janvier dernier par le président du Faso, a dû d’abord se plier à l’exercice républicain de déclaration de politique comme l’exige l’article 63 de la Constitution et se prêter aux préoccupations des députés des différents groupes parlementaires, sous la houlette de Alassane Bala Sakandé, président de l’Assemblée nationale.

Le Premier ministre Christophe Dabiré à la tribune de l’Assemblée nationale ce lundi 18 février pour sa déclaration de politique générale

Le Premier ministre Marie Joseph Christophe Dabiré a fait sa déclaration de politique générale devant la représentation nationale ce lundi 18 février 2019 à Ouagadougou. C’est en présence de tous les députés (127), des membres du gouvernement ainsi que des représentants diplomatiques, que le chef du gouvernement nommé le 21 janvier dernier par le président Roch Marc Christian Kaboré s’est prête à l’exercice qui a été sanctionné par un vote d’investiture en bonne et due forme. Résultat du vote : 84 voix pour, 23 contre, 19 abstentions et 1 nul.

Maîtres-mots, émotion

Chaude poignée de main entre le chef du gouvernement et le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé

Le devoir de relever les défis sécuritaires, l’exigence de palier l’effritement de la cohésion sociale, l’obligation d’instaurer une gouvernance plus vertueuse, la nécessité de développer le capital humain et la volonté de dynamiser l’économie nationale, ont été, entre autres,  les maîtres-mots du grand oral de Christophe Dabiré destiné à soigner le mal dont souffre le Burkina Faso.

Saisi par l’émotion en plein discours, le Premier ministre versera même des larmes pour son pays.

Et d’appeler tous les Burkinabè à l’engagement pour le mieux vivre ensemble, à ne ménager aucun effort pour œuvrer avec le gouvernement à la réalisation de l’idéal commun de la cohésion nationale. Et « c’est ainsi que nous redonnerons à noter pays sa qualité de pays des hommes intègres », a-t-il dit.

Justice, réconciliation nationale, sécurité, paix

Pour ce qui est de la justice, il souhaite à ce que l’on l’accompagne afin qu’elle puisse s’assumer pleinement dans la résolution des problèmes qui lui sont soumis.

Au moment des questions réponse, on pouvait entendre par là et par- ci, sécurité, reprise des cours dans les écoles fermées, réconciliation, gouvernance économique et par-dessus tout justice.

Au premier ministre Dabiré de rassurer qu’il travaillera pour le développement de l’économie du pays et trouvera des solutions idoines pour que ces élèves puisse passer les examens tout comme les autres, et d’affirmer que le terrorisme et l’insécurité, eux, émanent d’une désorganisation de la société.

Parlant de réconciliation, il a informé qu’il y a 5565 dossiers qui remontent à 1960 jusqu’à nos jours à gérer. Mais pour ce qui concerne la question des FDS radiées en 2011, il avoue que le dossier est réglé.

Un nouveau format, du temps gagné pour tout le monde

Le présent exercice de déclaration de politique général d’un nouveau Premier ministre en quête d’investiture par les parlementaires burkinabè se déroulait sous un nouveau format qui limite non seulement le temps de l’exposé du candidat à l’investiture parlementaire, mais aussi le temps d’intervention des parlementaires. Cela au regard des tournures interminables que prenaient les précédents exercices. Ainsi, une déclaration de politique générale pouvait commencer à 10 h matin et se terminer vers les 23-24 h. Ce qui était visiblement intenable pour les acteurs que les observateurs que sont notamment les journalistes.

Mais là, le temps a été strictement limité pour chaque intervenant, y compris le Premier ministre, l’orateur principal du jour. Chaque groupe parlementaire a eu au maximum 15 mn pour réagir et poser ses préoccupations au Premier ministre. Résultat : l’exercice a été bouclé vers 17 h, malgré les quelques digressions que l’on a pu constater ça et là. Par rapport aux exercices passées, c’est du temps gagné et des peines, épargnées.

L’intégralité de la Déclaration de politique générale du Premier ministre Dabiré

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Nicolas Bazié

Burkina Demain

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