Le président de l'Assemblée nationale, Bala Sakandé

La commission CDRECC sur les projets de Bagrepole, de Samendeni et de l’aéroport de Donsin a, lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, présenté les résultats d’une mission menée sur ces projets-là, en juillet 2019 dernier, dans la soirée de le vendredi 15 novembre 2019.

Le président de l’Assemblée nationale, Bala Sakandé

Le compte rendu de la commission CDRECC a eu lieu dans l’après-midi d’hier en présence du président de l’Assemblée nationale El Hadj Alassane Bala Sakandé, de certains députés et quelques membres du gouvernement. Avec à sa tête le député Moussa Zerbo de l’Union pour le progrès et changement (UPC), la commission dans sa mission a pu réunir à la fois état d’avancement des travaux des différents sites, des difficultés et les impacts subit par les populations grâce aux projets et des recommandations.

Situé à 35 km de la ville de Ouagadougou, avec une superficie de 4 400 ha, le site du nouvel aéroport de Donsin a cinq composantes dont l’exécution s’élève à 436 828 000 000 FCFA, selon les envoyés spéciaux. Dans la présentation de Moussa Zerbo, il est ressorti qu’à la date de la visite, les études techniques pour la réalisation des travaux de construction du nouvel aéroport sont quasi achevées et ont été financées par l’Etat Burkinabè et la BOAD à hauteur de 6,5 milliards de FCFA, soit 13 millions de dollars.

« Promouvoir l’enseignement technique de haut niveau »

Des représentants de l’exécutif au cours de la plénière

Ainsi, les difficultés rencontrées dans l’exécution de ce projet sont entre autres l’obtention tardive des avis de non objections auprès des bailleurs de fonds, l’incapacité des entreprises à exécuter les contrats dans les délais, l’insuffisance voire le manque de terres cultivables dans les localités de réinstallation, l’exiguïté des sites de relogement du fait de l’accroissement de la population, etc. La fin de la visite de l’aéroport a permis de faire des recommandations comme la dotation des jeunes et des femmes de formation techniques sur les activités génératrices de revenus à leur profit, la promotion de l’enseignement technique de haut niveau comme cheval de bataille et la prises de mesures visant à l’exécution par les différentes entreprises de leur part de marché dans les délais prévus. « Je ne crois pas en l’aéroport de Dossin », a renchéri Bala Sakandé dénonçant un manque de sérieux dans l’exécution des travaux.

21 000 ha d’irrigation possible  

Des parlementaires au cours de la plénière

             

Concernant le pôle de croissance de Bagré, l’objectif de la mission selon le député Moussa Zerbo était de permettre aux élus d’apprécier l’état des aménagements au niveau du pôle et surtout la problématique de l’écoulement des produits ainsi que sa contribution à la lutte contre la pauvreté.

Il a informé que le pôle de croissance est mis en œuvre à travers deux projets respectivement financés par l’Etat burkinabè, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD). Et d’ajouter qu’il y a une pluviométrie adéquate (700 à 900 mm par an de juin à octobre). Sur un potentiel de 30 000 ha, affirme-t-il, on peut irriguer 21 OOO ha au regard de la ressource actuelle disponible dans le barrage hydroélectrique et hydroagricole de Bagré.

85% de taux d’exécution

A l’écouter, les villages impactés par le projet sont au nombre de 30 répartis dans 5 communes. Et le nombre total de personnes affectées par le projet est de 4 543 avec 801 personnes déplacées et réinstallées. Le retard dans l’exécution des travaux, l’insuffisance des ressources financières sont les difficultés enregistrées. Parlant du barrage hydroélectrique de Samendéni, troisième barrage du Burkina Faso en termes d’envergures après ceux de la Kompienga et Bagré avec une capacité de stockage de 1,5 milliards de mètre cube, le taux d’exécution est de 85%. La visite des périmètres en cours d’aménagement a permis à la commission de savoir que 17 sites ont été identifié sur les deux rives du Mouhoun, pour bénéficier d’aménangements agricoles d’une superficie d’environ 23 400 ha.

Les difficultés constatées sur le terrain à Samendéni sont l’absence d’accompagnement des personnes sinistrées suite aux affrontements entre populations affectées, l’absence d’accompagnement dans la création d’activités génératrices de revenus, etc. La commission a recommandé à ce que l’on mette en œuvre des politiques qui promeuvent l’expertise et la stabilité des agents commis à l’exécution du projet à travers un statut attrayant.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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