Malgré ses relatifs bons chiffres en la matière-plus de 77% de taux d’accès à l’eau potable et plus de 22% de taux d’accès à l’assainissement- le Burkina Faso passe souvent en cette période de canicule des moments difficiles marqués souvent par la rareté de l’or bleu dans certaines zones, y compris urbaines.  

C’est souvent les moments les plus difficiles pour les acteurs de l’eau : la période de canicule allant de mars à juin et rythmée par les pénuries d’eau. Malgré les relatifs bons chiffres du pays-plus de 77% de taux d’accès à l’eau potable et plus de 22% de taux d’accès à l’assainissement-, la disponibilité en permanence de l’or bleu reste un défi chaque année en cette période cruciale de l’année.

En cette période de pénuries d’eau plus ou moins accentuées selon les zones, les premiers responsables du ministère de l’eau et de l’assainissement, de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), opérateur historique du secteur, sont particulièrement sollicités pour trouver des solutions palliatives. La question de la corvée d’eau restant d’actualité dans plusieurs localités du pays.

Pour trouver des solutions idoines à moyen et long termes, les autorités en charge de l’eau misent par exemple sur la réalisation du Programme d’actions prioritaires eau potable de la ville de Bobo-Dioulasso (PAPEP Bobo) lancé en octobre dernier et le barrage de Samandeni dans les Hauts Bassins.

Dans le Centre-nord, les espoirs reposent sur le barrage de Sanguin dont les travaux ont été lancés le 21 décembre 2019 par le Premier ministre Christophe Dabiré. D’un coût de 25 milliards F CFA, le barrage aura une capacité d’environ 123 millions de mètres cubes d’eau et devrait permettre d’assurer l’approvisionnement en eau potable et assainissement des localités comme Boulsa, Pouytenga, Koupèla, Zorgho.

Christian Tas

Burkina Demain

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