Le présidium à l'ouverture de l'atelier sous-régional ce 14 mai 2021 à Ouagadougou

Ouagadougou a abrité, ce vendredi 14 mai 2021, un atelier sous-régional qui a permis aux participants d’examiner et de s’accorder sur le rapport provisoire du profil socio-économique de la Région du Liptako-Gourma et de la base de données socioéconomiques de l’Autorité de Développement Intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG). C’est Saidou Oua, secrétaire exécutif de ladite Autorité, qui a présidé l’ouverture et la clôture de l’atelier.

Le présidium à l’ouverture de l’atelier sous-régional ce 14 mai 2021 à Ouagadougou

Il devrait permettre, une fois validé, d’amorcer un processus de développement inclusif dans la Région du Liptako-Gourma, de jeter les bases d’une arme socioéconomique contre la flambée terroriste dans ce vaste territoire plus grand que la Côte d’Ivoire, encore appelé Zone des 3 frontières.

Les experts sont venus des 3 pays : Burkina Faso, Mali et Niger

Il s’agit du document du profil socio-économique de la Région du Liptako-Gourma et de la base de données socioéconomique de l’Autorité de Développement Intégré des Etats du Liptako Gourma (ALG) dont le rapport provisoire était, ce vendredi 14 mai 2021 à Ouagadogou, au menu d’un atelier régional.

Y ont effectivement participé des représentants des 3 pays membres que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Zone de Liptako-Gourma, épicentre des violences terroristes

C’est Saidou Oua, secrétaire exécutif de l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako Gourma, qui a présidé l’ouverture de l’atelier

Dans son mot d’ouverture de l’atelier, Saidou Oua, secrétaire exécutif de l’Autorité de Développement Intégré des Etats du Liptako Gourma (ALG) a souligné le fait que la région, encore appelée «Zone des 3 frontières», est devenu ces dernières années l’épicentre des violences terroristes, favorisé dans une certaine mesure la pauvreté des communautés locales.

Ce qui, assure-t-il, implique la nécessité de prendre à bras-le-corps la question du développement dans la région ; exhortant les participants à des réflexions approfondies en vue de parvenir au finish à un document stratégique à même de contribuer efficacement à booster un progrès socioéconomique, véritable rempart contre les terroristes.

Et de rappeler l’importance du document attendu in fine qui doit être un instrument d’aide à la prise de décisions politiques et de formulations de politiques de développement régional et transfrontalière.

3 recommandations de la partie suédoise

La coopération suédoise qui accompagne l’initiative, a formulé 3 recommandations par la voix de son représentant Eric Jonsson. Les 3 recommandations veulent notamment :

-que les données soient récentes ;

-que les données reflètent vraiment la situation socioéconomique de la région ;

-que les données prennent vraiment en compte les couches vulnérables comme les jeunes et les femmes.

Ces recommandations sont destinées en fait à favoriser l’atteinte de l’objectif : parvenir à un instrument efficace à la prise de décisions politiques et de formulations de politiques de développement régional et transfrontalière.

La Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) accompagnent techniquement et financièrement l’élaboration du présent document.

Prenant la parole à l’ouverture des travaux, Mahamadou Sebego, économiste à la CEA, a abordé le contexte de la région marqué par les défis sécuritaire, sanitaire et infrastructurel, insistant sur la nécessité de les prendre en compte dans les réformes.

Une feuille de route adoptée

Mahamadou Sebego, économiste à la CEA, a annoncé les prochaines étapes du processus d’élaboration du document

Après une journée d’intenses travaux en plénières marqués par des discussions nourries, les participants sont parvenus à s’accorder sur les principaux indicateurs à prendre en compte dans le document final du profil socio-économique de la Région du Liptako-Gourma et de la base de données socioéconomiques de l’Autorité de Développement Intégré des Etats du Liptako-Gourma (ALG).

Les experts ont également adopté une feuille de route devant jusqu’à la mise à disposition du document final à l’ALG, à la grande satisfaction du secrétaire exécutif Saidou Oua.

La Région de Liptako, faut-il le rappeler, c’est une superficie de 370 000 km2 et couvre 8 régions administratives du Burkina (Centre, Centre-est, Centre-sud, Centre-nord, Est, Plateau Central, Nord, Sahe) ;  6 régions  administratives du Mali  (5e Région, 6e Région, 7e Région, 8e Région ; Ménaka et Taoudénit)  et 3 régions administratives du Niger (Tillabéri, Dosso et  Niamey.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

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