C’est entouré de ses plus proches collaborateurs, que le président de la Transition malienne, le Colonel Assimi Goita a reçu, ce lundi 27 juin à Bamako, les marcheurs panafricanistes venus de Conakry

Alors que l’on s’achemine vers le prochain sommet ordinaire de la CEDEAO du 3 juillet devant statuer sur les situations au Burkina, Mali et en Guinée ; à Bamako, les ralliements de prestige se multiplient à l’endroit du Colonel Assimi Goïta et de son peuple. C’est le cas de ces jeunes Guinéens qui ont rallié à pied la capitale malienne au terme de 35 jours de marche pour venir chanter leur amour pour le ‘’guide, le ‘’libérateur’’ et le  ‘’nouveau père’’ des peuples africains, le Colonel Assimi Goïta.

Aux yeux de ces jeunes qui ont marché de Conakry à Bamako, parcourant quelque 1 226 km, le Mali du Colonel Assimi Goïta n’est rien d’autre que le porte-flambeau de la liberté africaine. Conscients que les Colonels Goïta et Doumbia sont sur la même longueur, comme l’étaient déjà aux débuts des années 1960 les présidents Modibo Kéita et Sékou Touré ; ils ne passent pas par quatre chemins pour proposer au Mali et à la Guinée de devenir une Fédération.

Selon le porte-parole des marcheurs, Mikkindé Daalindé, le but de leur initiative est de soutenir le peuple malien qui résiste face à l’impérialisme, réaffirmant toute leur solidarité avec les Maliens.

«Leur geste témoigne de la fibre panafricaine et patriotique qui ne s’est jamais éteinte depuis la veille des indépendances jusqu’à nos jours», s’est félicité pour sa part le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop.

Et d’ajouter : ‘’Nos organisations doivent davantage travailler pour refléter les aspirations des peuples africains que nous servons».  Ceci comme pour faire un clin d’œil aux chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO qui doivent se réunir le 3 juillet prochain pour statuer justement sur les situations politiques au Burkina Faso, en Guinée et au Mali.

Faut-il le rappeler, en plus du Mali déjà sous embargo de la CEDEAO depuis le 10 janvier dernier, les deux autres pays (Burkina Faso et Guinée Conakry) également dirigés par des militaires suite à des coups d’Etat, sont aussi dans le collimateur de l’organisation régionale qui attend d’eux de brefs agendas de retour à l’ordre constitutionnel normal.

Christian Tas

Burkina Demain

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