« SALI(e) », une pièce inspirée d’un cas réel, mettant en exergue une violence sexuelle commise par un parent à sa fille ainsi que tout un parcours sur le plan sanitaire, juridique et communautaire pour demander des services de santé sexuelle et reproductive qui se sont avérés impossibles !   «Sali ( e) » à la place de l’écoute a plutôt rencontré jugements, rejet …

une vue des comédiens des RECREATRALES face au public

Des drames et violences sexuelles qui se soldent par des décès maternels. Parmi plusieurs cas que vivent les acteurs engagés pour les droits sexuels et reproductifs face aux grossesses non intentionnelles figurent les avortements clandestins qui continuent de hausser le taux de décès maternels !

Mise en exergue d’une triste réalité

Cette scène met en exergue une triste réalité, un drame qui pouvait être évité si toute la chaîne de prévention et prise en charge était sensibilisée.

Dans la soirée de ce dimanche janvier 2026 à Ouagadougou, sa version Moorephone a été présentée avec des messages de sensibilisation et de plaidoyer, par les RECREATRALES.

Une initiative de portée sociale ainsi réalisées en collaboration avec l’Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS) crée en 2013 par Cécile Thiombiano/Yougbaré, juriste-analyste des politiques de population et santé dont l’engagement pour les droits des femmes n’est plus à démontrer au Burkina et en Afrique.

L’ONIDS dans sa mission de protection et de promotion des droits humains

L’ONIDS dans sa mission de protection et de promotion des droits humains passe par sensibilisation, la veille, la recherche et le plaidoyer auprès des pouvoirs publics pour agir !

Le théâtre est l’une de ses approches pour mobiliser tous les acteurs autours de ces thématiques d’intervention afin d’engager par l’art, la responsabilité collective en matière de réduction des décès maternels évitables.

Le public a répondu, le message est passé

A en juger par les réactions du public qui a fait le déplacement du Théâtre des RECREATRALES ; l’on peut dire que le message est bien passé.

« C’était vraiment une pièce remplie de beaucoup d’émotions et elle interpelle aussi tous les acteurs de la question sur leurs responsabilités afin d’épargner les familles et les communautés de ce genre de situations », a confié une dame à l’issue de la représentation.

Produite en mooré, la présente représentation théâtrale était placée sous le haut parrainage du Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.

Plaidoyer pour d’autres versions de la pièce en langues locale

Avec ce succès encourageant de la représentation de la pièce en mooré, après la version française sous-titrée en anglais, à l’ONIDS l’on n’entend pas s’arrêter en si bon chemin.

«Il est très important que les messages qu’on passe, soient adaptés à nos contextes. C’est pourquoi, l’ONIDS voudrait lancer aux partenaires techniques et financiers, au gouvernement pour que nous puissions faire également la représentation de la pièce dans d’autres langues comme le fufuldé, le dioula, le gulmancema.», a indiqué, dans son intervention au cours de la soirée, la fondatrice de l’ONIDS, Cécile Thiombiano/Yougbaré.

Cette pièce de théâtre, faut-il le rappeler, a été écrite et mise en scène par Aristide Tarnagda, assisté de Vincent Kaboré des RECREATRALES, avec l’accompagnement de l’ONIDS à travers notamment des outils de communication de proximité pour la sensibilisation des communautés contre les fléaux sociaux.

Clara Ouédraogo

Burkina Demain