Pour Yé Lassina Coulibaly, la parité due aux femmes du monde s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. Et que c’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation. «Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit». Lisez plutôt son développement…

La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité

«La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. La voix des femmes, dans le domaine du travail, du droit et de la liberté, occupe une place essentielle qui dépasse la simple reconnaissance symbolique : elle constitue un pilier des sociétés contemporaines et un moteur déterminant de transformation sociale. En rendant hommage aux femmes des cinq continents, cette réflexion ne se limite pas à la commémoration d’une journée dédiée à leurs droits ; elle invite à examiner en profondeur le rôle de la mémoire dans la construction du présent et de l’avenir.

L’histoire humaine ne se réduit ni aux événements spectaculaires ni aux récits de conquêtes. Elle se déploie également dans les actions discrètes et continues qui garantissent la pérennité de la vie collective : le soin, l’éducation, la transmission des savoirs et la solidarité. Ces activités, longtemps reléguées à la sphère domestique ou considérées comme secondaires, constituent pourtant les fondations invisibles du développement social. Elles témoignent d’une contribution majeure à la cohésion et à la transmission des valeurs qui permettent aux sociétés de se maintenir et d’évoluer.

La mémoire ne se limite pas à un exercice de remémoration ; elle conditionne la conscience historique. Oublier les contributions des femmes reviendrait à appauvrir le récit collectif et à en diminuer la portée. Les espaces du quotidien – foyers, écoles, lieux de travail, ateliers, marchés et centres de soins – ne doivent pas être perçus comme marginaux. Ils sont des lieux où se construit la continuité de la vie et où se transmettent les principes éthiques qui fondent la solidarité humaine. Reconnaître ces espaces et le travail qui s’y accomplit est indispensable, car ils ont accueilli l’effort de générations entières de femmes dont l’action a soutenu l’édifice social.

L’analyse critique qui accompagne la reconnaissance…

Toute reconnaissance doit cependant s’accompagner d’une analyse critique des conditions historiques et sociales qui ont souvent limité la liberté et les possibilités d’épanouissement des femmes. Nombre d’entre elles ont dû renoncer à leurs aspirations personnelles, non par absence de talent ou de volonté, mais en raison de structures institutionnelles et culturelles restrictives. Leur silence ne signifie pas une absence de contribution ; il peut traduire une résilience et une capacité d’action dans des contextes contraignants. La persévérance dont elles ont fait preuve constitue une forme de puissance, différente de la puissance associée aux conquêtes, mais tout aussi déterminante par sa continuité.

L’histoire des femmes traverse les continents et les cultures, révélant des expériences diverses mais comparables. La quête de reconnaissance, la lutte contre les inégalités et le désir d’être considérées comme des personnes à part entière demeurent des constantes. Les défis contemporains ne reproduisent pas exactement ceux du passé, mais ils prolongent une problématique ancienne : la parole des femmes peut encore être minimisée, leurs compétences mises en doute et leur autorité soumise à des exigences plus strictes que celles appliquées aux hommes. Ces obstacles doivent être compris afin d’être surmontés. La transformation sociale est un processus de longue durée qui requiert la participation de l’ensemble des acteurs et la construction d’institutions plus inclusives.

Dans le domaine culturel et artistique, cette transformation se manifeste par la présence croissante de femmes créatrices et penseuses. Leur contribution à la danse, au cinéma, au théâtre, à la littérature ou aux arts plastiques enrichit le patrimoine commun de l’humanité. L’art, en tant qu’espace d’expression et de réflexion, permet d’interroger les valeurs et les contradictions du monde. Les artistes qui abordent les questions de la dignité et de la justice participent à un débat essentiel sur la liberté et la responsabilité humaine. Leur travail met en lumière les tensions entre aspirations individuelles et structures sociales, offrant ainsi une perspective critique et constructive.

L’obstacle de la tension fondamentale dans la lutte….

Toute lutte pour l’émancipation se heurte à une tension fondamentale : la conquête des droits ne garantit pas leur pérennité. L’histoire montre que les avancées peuvent être remises en question et que les acquis doivent être défendus et réaffirmés. La dignité humaine n’est pas un état définitif ; elle constitue un principe à préserver et à actualiser selon les réalités changeantes du monde. Chaque génération porte la responsabilité de transmettre ce principe et de le traduire en actions concrètes. Cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les femmes ou sur un groupe particulier ; elle concerne l’ensemble de la société.

Les femmes d’hier ont ouvert des chemins là où ne se trouvaient que des obstacles. Celles d’aujourd’hui poursuivent ce mouvement avec détermination, malgré les difficultés et les résistances. Elles inventent de nouvelles formes d’existence, participent à la vie économique et politique et contribuent à la transformation des représentations sociales. Leur action ne se limite pas à une réponse aux injustices ; elle représente aussi une création. Elle introduit dans le monde des valeurs telles que la patience, la solidarité et l’espérance, qui permettent de penser le changement dans la durée et de concevoir un avenir plus inclusif.

Les filles de demain pourront aller plus loin grâce aux efforts hérités

Les générations futures héritent de ces efforts. Les filles de demain pourront aller plus loin, non parce que le monde deviendra parfait, mais parce que les générations précédentes auront élargi le champ des possibles. Chaque avancée, même modeste, modifie la structure des opportunités et ouvre de nouvelles perspectives. L’histoire progresse par accumulations successives et par gestes parfois invisibles dont les effets se déploient à long terme. Cette dynamique souligne l’importance de la continuité et de la transmission, conditions de toute évolution sociale.

La mémoire et la gratitude sont enfin des dimensions essentielles de cette réflexion. Se souvenir des contributions des femmes revient à reconnaître la dette que les sociétés leur doivent. Cette reconnaissance ne peut se limiter à des paroles symboliques ; elle doit se traduire par des actions concrètes visant à garantir l’égalité des droits et des chances. La justice n’est pas un don, mais une construction collective. Elle exige un effort constant et une vigilance adaptée aux transformations du monde. L’égalité ne signifie pas uniformité ; elle suppose la reconnaissance de la diversité et la création de conditions permettant à chacun de s’épanouir.

Au-delà des conquêtes visibles de l’histoire humaine…

L’histoire humaine, lorsqu’on la contemple à l’échelle des civilisations, n’est jamais seulement celle des conquêtes visibles, des institutions ou des techniques : elle est aussi celle, plus silencieuse mais tout aussi décisive, des forces humaines qui façonnent le travail, l’invention et la transmission. Parmi ces forces, les compétences des femmes occupent aujourd’hui une place essentielle dans le mouvement profond qui transforme les sociétés contemporaines. Leur participation au monde du travail ne relève plus d’une simple évolution statistique ou sociale ; elle constitue l’une des dynamiques majeures du développement économique, culturel et humain de notre temps.

Sur tous les continents, les femmes contribuent activement à l’édification des sociétés modernes. Leur savoir, leur sens de l’organisation, leur créativité et leur capacité d’innovation participent à la recomposition des structures économiques et sociales. Là où les transformations technologiques bouleversent les modes de production et où les sociétés cherchent un équilibre nouveau entre progrès matériel et responsabilité humaine, leur présence s’impose comme une force d’intelligence collective. Elles ne se contentent pas d’occuper une place dans les systèmes existants : elles contribuent à en redéfinir les formes, les valeurs et parfois même le sens.

Là où la contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné…

Dans les espaces ruraux, cette contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné dans la connaissance des territoires et dans l’expérience transmise par les générations. Les femmes participent largement à l’agriculture, à l’élevage, à la transformation des produits alimentaires et à la gestion des ressources naturelles. Leur savoir n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel et écologique. Il s’inscrit dans une compréhension intime des cycles de la nature, des rythmes saisonniers et des équilibres fragiles qui lient l’activité humaine à son environnement.

Ainsi se constitue un patrimoine vivant, fait de pratiques agricoles, de savoir-faire artisanaux et de solidarités communautaires. Les femmes y jouent souvent un rôle central. Par leur ingéniosité, elles inventent des solutions adaptées aux réalités locales : amélioration des techniques de culture, diversification des productions, transformation artisanale des produits agricoles ou création de coopératives. Ces initiatives, parfois modestes en apparence, participent pourtant à des dynamiques essentielles : l’autonomie économique des familles, la sécurité alimentaire, et la préservation des équilibres écologiques. Elles témoignent d’une intelligence pratique qui associe tradition et innovation, mémoire et adaptation.

Les flux économiques et les transformations technologiques dans les centres urbains…

Mais le monde rural n’est qu’une des scènes de cette contribution. Dans les grandes métropoles et les centres urbains, où se concentrent aujourd’hui les flux économiques et les transformations technologiques, les femmes occupent également une place de plus en plus déterminante. Elles sont présentes dans l’enseignement, la médecine, la recherche scientifique, l’ingénierie, l’entrepreneuriat, la création artistique et les industries technologiques. Leur présence dans ces domaines ne se limite pas à une participation quantitative : elle introduit souvent de nouvelles perspectives dans la manière d’aborder les problèmes et de concevoir les solutions.

Dans les laboratoires, les universités ou les entreprises innovantes, leurs recherches et leurs projets contribuent à l’avancée des connaissances et au développement de technologies qui transforment la vie quotidienne. Leur capacité d’analyse, leur sens de la coopération et leur imagination créatrice favorisent l’émergence d’innovations capables de répondre aux défis contemporains, qu’il s’agisse de santé publique, de transition énergétique ou de transformation numérique.

La créativité féminine via l’esprit d’entreprise…

L’esprit d’entreprise constitue également l’un des terrains où s’affirme de plus en plus la créativité féminine. Partout dans le monde, des femmes fondent des entreprises, dirigent des organisations et imaginent de nouveaux modèles économiques. Ces initiatives ne visent pas seulement la performance financière ; elles s’inscrivent souvent dans une vision plus large du développement, attentive aux dimensions sociales, environnementales et humaines de l’activité économique. Ainsi se dessine une conception du travail où l’efficacité s’allie à la responsabilité.

La créativité des femmes se manifeste également avec force dans le domaine culturel. La littérature, la musique, les arts visuels, le design ou l’architecture portent aujourd’hui la marque de voix féminines qui renouvellent les imaginaires et enrichissent le patrimoine commun de l’humanité. À travers leurs œuvres, elles interrogent les identités, explorent les mémoires et ouvrent des perspectives nouvelles sur le monde contemporain. La culture devient alors un espace où l’expérience individuelle rejoint la conscience collective, et où la création participe à la construction d’une vision plus ample de l’humanité.

Contribution dans le champ scientifique et technologique

Dans le champ scientifique et technologique, leur contribution n’est pas moins déterminante. De nombreuses chercheuses participent à des découvertes majeures et à l’élaboration de solutions destinées à répondre aux défis planétaires. Qu’il s’agisse de médecine, d’environnement, d’énergie ou de technologies numériques, leurs travaux témoignent d’une exigence intellectuelle et d’un engagement éthique qui contribuent à orienter le progrès vers des finalités humaines.

Pourtant, malgré ces avancées, les femmes continuent parfois de se heurter à des obstacles persistants. Les inégalités d’accès à l’éducation, aux ressources financières ou aux postes de décision demeurent une réalité dans de nombreuses régions du monde. Ces obstacles ne sont pas seulement institutionnels ; ils sont souvent enracinés dans des représentations sociales anciennes qui ont longtemps limité la reconnaissance des compétences féminines.

Mais l’histoire montre que ces limites ne sont pas immuables. Grâce à leur détermination, à l’évolution des mentalités et aux politiques publiques en faveur de l’égalité, les femmes parviennent progressivement à faire reconnaître la valeur de leurs savoirs et de leurs contributions. Leur présence croissante dans les espaces de responsabilité transforme peu à peu les structures du travail et les cultures professionnelles.

Ainsi, du village rural aux grandes métropoles, les femmes participent chaque jour à l’invention du monde contemporain. Leur action ne se réduit pas à une simple insertion dans les systèmes existants ; elle contribue à en renouveler les fondements mêmes. Par leur savoir, leur créativité et leur sens de la responsabilité, elles enrichissent le patrimoine humain et ouvrent des voies nouvelles pour l’avenir.

Compétences féminines, condition essentielle du développement des sociétés …

Dans cette perspective, la reconnaissance des compétences féminines ne relève pas seulement d’une exigence d’égalité ; elle constitue une condition essentielle du développement des sociétés. Car toute civilisation qui aspire à la justice, à l’innovation et à l’équilibre ne peut se construire qu’en mobilisant pleinement les talents et les intelligences de tous ses membres.

Les femmes, par leur expérience du travail, leur capacité d’invention et leur engagement éthique, rappellent ainsi que le progrès véritable n’est pas seulement technique ou économique. Il est aussi, et peut-être surtout, une aventure humaine, où la créativité, la solidarité et la dignité deviennent les fondements d’un avenir partagé.

Il est, dans l’histoire des civilisations, des transformations dont la portée ne se mesure pas seulement à la quantité des faits observables, mais à la métamorphose silencieuse qu’elles opèrent dans la conscience humaine. L’essor de la présence des femmes dans les domaines du travail, de la connaissance et de la création appartient à cette catégorie rare de mutations profondes. Il ne s’agit pas simplement d’une progression statistique dans les institutions économiques ou scientifiques ; il s’agit d’un élargissement de l’horizon de l’humanité elle-même, d’une transformation de la manière dont les sociétés pensent leur avenir, leur responsabilité et leur dignité.

À travers les cinq continents, les femmes participent aujourd’hui, avec une détermination qui ne relève ni du hasard ni d’une simple évolution sociale, à la grande entreprise de l’esprit humain : comprendre le monde, organiser la vie collective et imaginer les formes nouvelles du progrès. Leur contribution s’inscrit dans la trame vivante des sociétés contemporaines, depuis les espaces du travail quotidien jusqu’aux laboratoires de recherche, depuis les salles de classe jusqu’aux centres d’innovation technologique, depuis les terres agricoles jusqu’aux architectures complexes de la société numérique.

Ainsi se dessine peu à peu une figure renouvelée de la modernité : celle d’une humanité consciente que la richesse véritable ne réside pas seulement dans l’accumulation des techniques, mais dans la diversité des intelligences capables de leur donner sens.

L’apport des femmes dans le monde du travail

Dans le monde du travail, les femmes apportent une force qui dépasse la simple addition de compétences professionnelles. Elles introduisent dans les organisations une pluralité d’expériences, une capacité d’adaptation et une intelligence relationnelle qui enrichissent profondément les dynamiques collectives. Dans les entreprises, les administrations, les institutions publiques ou les organisations internationales, leur présence contribue à une gouvernance plus attentive aux équilibres humains.

La diversité des équipes, aujourd’hui largement reconnue comme un facteur d’efficacité et d’innovation, révèle une vérité plus profonde : la complexité du monde contemporain exige une pluralité de regards. Les femmes participent à cette intelligence collective par leur sens de l’organisation, leur capacité à concilier rigueur et coopération, et leur aptitude à transformer les environnements professionnels en espaces de dialogue et de créativité.

Ainsi, la compétence cesse d’être enfermée dans les frontières des représentations traditionnelles. Elle apparaît pour ce qu’elle est véritablement : une alliance entre talent, engagement et vision.

L’éducation, l’un des lieux essentiels de la transformation

L’éducation constitue l’un des lieux les plus essentiels de cette transformation. Dans les écoles, les universités et les centres de formation, les femmes jouent un rôle fondamental dans la transmission du savoir et dans l’éveil des consciences. Enseignantes, professeures, éducatrices ou formatrices participent à la formation intellectuelle des nouvelles générations, mais aussi à la construction de leur sens critique et de leur responsabilité civique.

Car l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances. Elle est une initiation à la liberté de penser. Dans cet espace où se construit l’esprit humain, les femmes contribuent à faire de l’école un lieu d’émancipation, où les savoirs deviennent des instruments de compréhension du monde et de transformation sociale.

À travers leur engagement, elles participent à former des citoyens capables d’habiter la complexité du XXIᵉ siècle avec lucidité et responsabilité.

La recherche scientifique représente une autre dimension de cette aventure humaine. Depuis les laboratoires universitaires jusqu’aux centres d’innovation technologique, les femmes prennent part à la quête millénaire par laquelle l’humanité tente de déchiffrer l’ordre du monde.

La science exploratrice dans son essence

La science, dans son essence, est une exploration. Elle naît du désir de comprendre la matière, la vie et l’univers. Dans cette exploration, les chercheuses contribuent à l’élaboration de théories, à la conception d’expériences et à l’interprétation de phénomènes qui redéfinissent notre connaissance du réel.

En physique, en chimie, en biologie, en climatologie, en ingénierie ou en sciences sociales, leurs travaux enrichissent les modèles intellectuels qui permettent d’expliquer les lois de la nature et les dynamiques des sociétés humaines. Les mathématiques, langage abstrait de l’univers, occupent dans cette entreprise une place singulière. Les mathématiciennes participent à la construction des structures analytiques qui soutiennent aujourd’hui des domaines aussi divers que la modélisation climatique ou l’ingénierie financière.

Ainsi, la science apparaît non seulement comme un ensemble de disciplines techniques, mais comme une forme de création intellectuelle comparable à l’art : une tentative humaine pour donner sens au monde.

Lorsque la connaissance scientifique se matérialise dans des outils, des systèmes ou des technologies, elle devient innovation. Dans ce processus, les femmes jouent un rôle croissant dans les domaines de l’ingénierie et de l’industrie technologique.

Ingénieures, inventrices, entrepreneures et chercheuses participent à la conception de solutions qui transforment les modes de production, les infrastructures urbaines et l’organisation des sociétés contemporaines. Elles contribuent au développement des énergies renouvelables, des matériaux avancés, des nanotechnologies, de la robotique et des systèmes numériques.

Concilier progrès technologique et responsabilité écologique

Ces innovations répondent à l’un des défis majeurs de notre époque : concilier progrès technologique et responsabilité écologique. Dans un monde confronté aux transformations climatiques et aux tensions sur les ressources naturelles, la recherche d’un développement durable devient une exigence fondamentale.

Les femmes participent activement à cette transition. Leur créativité scientifique et leur sens des responsabilités contribuent à imaginer des technologies capables de soutenir la prospérité humaine tout en préservant les équilibres de la planète.

Le domaine de la santé illustre particulièrement l’alliance entre science et humanité. Médecins, infirmières, sages-femmes, pharmaciennes, psychologues ou chercheuses en santé publique consacrent leur travail quotidien à la protection et à l’amélioration de la vie humaine.

Dans les hôpitaux, les centres de recherche et les structures de soins, leur engagement incarne une rencontre essentielle entre compétence scientifique et attention à la vulnérabilité humaine. La médecine contemporaine, enrichie par la recherche biomédicale et les technologies de diagnostic avancées, doit toujours demeurer attentive à la dimension humaine du soin.

Les femmes participent à maintenir cet équilibre entre la rigueur scientifique et la compassion, entre la technique et l’éthique.

Mais la science ne se tourne pas uniquement vers l’avenir ; elle explore aussi la mémoire des civilisations. Dans les domaines de l’archéologie et des sciences du patrimoine, les chercheuses contribuent à reconstituer l’histoire matérielle de l’humanité.

Grâce aux technologies modernes — imagerie numérique, analyses isotopiques, modélisation informatique — elles participent à l’étude des sociétés anciennes, à la conservation des sites archéologiques et à la transmission du patrimoine culturel.

En révélant les traces du passé, elles rappellent que le progrès n’efface pas l’histoire : il s’inscrit dans une continuité humaine où chaque génération hérite d’un monde qu’elle doit comprendre avant de le transformer.

Révolution numérique, l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle

La révolution numérique constitue l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle. Les technologies de l’information, les réseaux de communication et l’intelligence artificielle redéfinissent les formes du travail, de la connaissance et des relations sociales.

Dans ce domaine également, les femmes occupent une place de plus en plus visible. Informaticiennes, spécialistes des données, ingénieures en cyber sécurité ou chercheuses participent à la conception des architectures numériques qui structurent désormais les sociétés contemporaines.

Elles analysent des ensembles de données complexes et imaginent les interfaces entre l’humain et la machine. Mais leur présence dans ces domaines revêt aussi une dimension éthique essentielle. Les technologies numériques influencent aujourd’hui des décisions qui touchent à la vie quotidienne des individus : accès aux services, gestion des données personnelles, organisation du travail.

La diversité des perspectives intellectuelles devient alors une garantie contre les dérives d’une technologie déconnectée de la responsabilité humaine.

Au-delà des sciences et des technologies, les femmes enrichissent également la réflexion culturelle et philosophique des sociétés contemporaines. Dans la littérature, la philosophie et les sciences humaines, écrivaines, penseuses et chercheuses donnent voix à des expériences humaines profondes.

Par leurs œuvres et leurs analyses, elles interrogent les structures sociales, explorent les identités, défendent la justice et ouvrent de nouveaux horizons pour la compréhension de l’humanité. La pensée humaniste trouve dans ces contributions une vitalité renouvelée.

Ainsi, à travers les multiples domaines de l’activité humaine – travail, éducation, science, santé, innovation, culture – les femmes participent à une transformation qui dépasse les frontières des professions. Elles incarnent une conscience active du progrès.

Reconnaissance du rôle des femmes, condition essentielle pour l’avenir de la civilisation scientifique et technologique

Reconnaître leur rôle ne relève pas seulement d’une exigence de justice sociale. C’est aussi une condition essentielle pour l’avenir même de la civilisation scientifique et technologique. Car le progrès ne dépend pas uniquement des instruments, des laboratoires ou des infrastructures économiques. Il dépend avant tout de la capacité humaine à imaginer, à comprendre et à créer.

Dans cette perspective, la participation des femmes dans la construction du monde contemporain apparaît comme l’une des grandes forces du progrès moderne.

Elle ouvre la voie à une civilisation où la puissance de la connaissance s’accompagne d’une exigence éthique, où l’innovation technologique s’inscrit dans le respect de la dignité humaine, et où la diversité des talents devient la source d’une intelligence collective capable d’affronter les défis de l’avenir.

C’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation.

Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit.

Puissions-nous, en célébrant cette journée du 8 mars 2026, réaffirmer notre engagement en faveur d’un monde où la dignité de chaque personne est respectée. Un monde où la mémoire éclaire le présent, où le dialogue remplace la confrontation et où l’avenir se construit sur les fondements de la liberté et de la solidarité. Aux femmes des cinq continents, à celles du passé, du présent et du futur, cet hommage exprime une gratitude sincère pour leur contribution à l’histoire humaine et une confiance dans la capacité de l’humanité à progresser vers plus de justice. J’invite à écouter la voix des femmes en profondeur, à reconnaître leur parcours professionnel et à donner aux organisations les moyens d’assurer leur autonomie et leur liberté de développement, afin qu’elles participent pleinement au progrès dans le contexte de la mondialisation.

 

A propos de l’Auteur

 Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde.

Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)  du   Burkina-Faso.  concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66»