Avec Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB), l’albinisme n’est guère un prétexte pour rester inactif et elle n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste qui mérite d’être magnifiée à l’occasion de la présente célébration de la Journée internationale des droits des femmes.

Patriote engagée, la présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB) Maïmouna Déné n’est plus à présenter aujourd’hui. A force d’engagement sur le terrain pour l’amélioration de la situation des personnes vivant avec un handicap de façon générale et les femmes atteintes d’albinisme en particulier, Maï, comme l’appelle affectueusement ses proches, jouit en effet d’une visibilité et d’un leadership incontestables dans le concert des organisations de la société civile de l’autre moitié du ciel, aussi bien au niveau du Burkina Faso que de la sous-région ouest africaine, voire au niveau continental. De Dakar à Johannesburg en passant par Kinshasa, Baku, Maimouna Déné a eu l’opportunité de participer à un certain nombre d’évènements majeurs au cours desquels elle a défendu, comme elle en a l’habitude, la cause des personnes atteintes d’albinisme. Des autorités nationales avaient déjà reconnu ses mérites en la décorant.
Maïmouna Déné sur la Rue des Etoiles sur Kwamé N’Krumah
Il y a quelques semaines, c’était le tour des membres du Comité scientifique de la Rue des Etoiles sur l’emblématique Avenue Kwamé N’Krumah d’honorer l’amazone de la lutte pour les droits humains des femmes. Elle fait en effet partie de la centaine des personnalités figurant sur la short-list de la deuxième édition, notamment dans la catégorie genre.
Et comme ils l’ont bien indiqué, «être sur la Rue des Etoiles n’est pas un honneur ordinaire. C’est la reconnaissance d’une vie d’impact, d’excellence et d’immenses services rendus au Burkina Faso et à l’Afrique».
«Une femme autonome est une femme protégée»

Alors que l’on parle beaucoup de l’autonomisation de l’autre moitié du ciel pendant les commémorations de la Journée internationale des droits de la femme ; Maïmouna Déné en était bien avant consciente et surtout engagée sur le terrain. Pour elle, c’était clair : la protection des femmes passe absolument par leur indépendance financière. «Une femme autonome est une femme protégée», disait-elle. Pour ce faire, elle a initié des programmes de formation pour renforcer les capacités des membres de l’AFAB pour leur permettre de mener des activités génératrices de revenus et d’être de véritables actrices du développement local.
Avec Mai, l’albinisme ne saurait être un handicap pour rester inactif et n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste.
Pour toutes ces raisons, nous avons voulu lui rendre cet hommage mérité à l’occasion de ce 8 mars 2026. Vivement qu’elle continue de faire œuvre utile en vue de l’avènement d’une société plus juste, équitable et humaine !
Martin Philippe
Burkina Demain
































