Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a entamé une grève de 72 h, à compter de ce 3 octobre 2016 sur toute l’étendue du territoire, pour revendiquer de meilleures conditions de travail et de vie.synatic

Au soir de la première journée de manifestation, le responsable du syndicat, Sidiki Dramé, visiblement heureux de la mobilisation de ses camarades, leur a donné rendez-vous au siège des Editions Sidwaya, le lendemain 4 octobre. Interpellé sur les tentatives d’intimidations et de sabotages, il a laissé entendre qu’il le constatait comme tout le monde, mais il se réservait le droit d’y revenir au terme des 72 h de protestation.

En fait, les militants et sympathisants du SYNATIC s’offusquaient des tentatives d’étouffement de la grève dans la mi-journée. A les entendre, le chef du service des programmes de la télévision, Abdoulaye Yago, aurait été appelé par sa hiérarchie pour faire en sorte que le programme de la télévision se déroule normalement. Ce dernier aurait répondu qu’il ne pouvait pas à lui tout seul faire le travail d’une trentaine de personnes. Il aurait prétendu qu’il se sentait en insécurité et qu’il trahirait son syndicat en le faisant. Sur ce, la hiérarchie aurait réagi, en indiquant qu’elle allait envoyer une unité spéciale de la police pour le chercher. Ce que M. Yago aurait décliné, en disant qu’on pouvait le décharger sur le champ.

En plus du chef des services du programme, les gestionnaires du serveur auraient été interpellés pour qu’ils ôtent la bande déroulante annonçant l’incapacité de la télévision à assurer ses programmes habituels, en raison d’un mot d’ordre de grève.

Là aussi, le refus fut catégorique, en dépit du fait que leur contradicteur aurait fondé, entre autres, son argumentation sur le fait que le SYNATIC mène une revendication politique …qu’on aurait du réquisitionné les meneurs et comme ça on allait profiter de leur refus pour les sanctionner. Et d’ajouter qu’on veut sauver les médias d’Etat (la télévision du Burkina, Sidwaya, et la Radio nationale). Sinon, leur aurait-on fait comprendre, le gouvernement peut se servir de la presse privée pour mener sa communication.

Burkina Demain

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