Ce samedi 12 janvier 2019, dans la ville de Ouagadougou, le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés (CISC), soutenu par d’autres Organisations de la société civile (OSC) ainsi que certaines figures de l’opposition politique burkinabè, a fait une marche-meeting pacifique pour réclamer ce qu’il appelle justice pour les victimes du massacre de 72 heures de Yirgou.

C’était en présence du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Ahmed Newton Barry, que le CISC a marché ce samedi 12 janvier  pour que justice soit rendue aux victimes des affrontements intercommunautaires de Yirgou.

Ayant eu comme point de départ la place de la nation, iI était 10h lorsqu’une importante foule composée de personnes venues d’horizons divers et de membres de partis politiques a sillonné en file indienne avec les mains en l’air la ville de Ouagadougou.

Une fierté pour Smockey

« C’est une fierté pour moi de voir que les couches de toutes les régions du pays sont présentes à cette marche », dit l’artiste rappeur Serge Bambara alias Smokey.

Pour le président du CISC, Hassan Barry, c’est une occasion pour tous les fils et filles du Burkina de se parler franchement afin que l’avenir soit meilleur et que le pays puisse connaitre un rayonnement radieux.

Le Burkina n’a que des Burkinabè, pas d’ethnie

Le Burkina Faso selon le propos de Hassan Barry n’a pas d’ethnie, il a plutôt des Burkinabè.

Il faut encore rappeler que le point névralgique de cette marche-meeting est le massacre des citoyens burkinabè par des citoyens burkinabè appelés Koglwéogo.

A en croire le porte-parole du collectif, Daouda Diallo, les affrontements de Yirgou n’ont pas fait que des victimes, mais aussi de disparus, de blessés et de déplacés.

Au moins 70 morts et 6 000 déplacés

Il va informer à cet effet que la situation dramatique de cette localité a engendré à l’heure actuelle, au moins 70 morts et plus de 6000 déplacés qui ont de sérieux problèmes à se nourrir. Et, ce qui fait encore mal, c’est que la prise en charge psychologique de ces déplacés laisse à désirer. Pire, les Koglweogo jugé coupables de ce massacre ont toujours les biens et les animaux des victimes en leur possession.

«A Yirgou, les Kogl Weogo étaient composés de Mossi et de Peulh»

« Les kogleweogo de Yirgou, avant la crise étaient composés de Mossi et de Peulh. Mais lorsque les terroristes ont tué le chef et les autres, et que le groupe d’auto-défense a décidé de s’en prendre à la communauté Peulh, les kolgweogo mossi ont pris le soin de tué leurs ‘’collègues’’ peulh avant de se diriger vers les villages ciblés», a laissé entendre Me Ambroise Farama, avocat des victimes.

Il est impérativement important de juger les coupables afin d’apaiser les cœurs des uns et des autres, va-t-il ajouter.

Donc, il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités, martèle Ambroise Farama.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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