L'ancien président fait désormais face à plusieurs chefs d'accusation dont ceux pour meurtres et corruption

Préalablement prévu pour le 17 août, le procès d’Omar el-Béchir, s’ouvre ce lundi 19 août 2019 à Karthoum, la capitale. Déchu le 11 avril du pouvoir, l’ancien président soudanais est aujourd’hui dans le box des accusés pour meurtres de manifestants et corruption.

L’ancien président fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation dont ceux pour meurtres et corruption

Selon des sources concordantes, Omar el-Béchir,  est arrivé ce lundi  matin devant un tribunal de Khartoum, où il doit être jugé pour plusieurs chefs d’accusation. L’ancien homme fort de Karthoum est accusé de meurtres de manifestants lors de la période de contestation ayant conduit à sa chute du pouvoir le 11 avril dernier. Il est également accusé de corruption et de possession illégale de devises étrangères.  Il aurait ainsi reçu en espèces 90 millions de dollars de l’Arabie Saoudite, selon une source judiciaire.

Autant dire que de lourdes peines planent sur la tête de l’ancien président qui a dirigé le Soudan pendant plus de 30 ans et qui a réussi pendant plus d’une décennie  à se déjouer du mandat de la Cour pénale internationale émis à son encontre pour des crimes commis au Darfour par ses milices.

L’ouverture de ce procès Béchir intervient au lendemain de la signature de l’accord pour le partage du pouvoir entre militaires et civils en vue d’une gestion démocratique et apaisée de la transition politique dans le pays.

Amir Théophane Tiendrébeogo

Burkina Demain

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