Les représentants des communautés ont plaidé pour un système financier plus efficace et inclusif

L’actuel système de soutien financier international caractérisé par d’énormes lourdeurs administratives et peu adapté aux réalités du terrain, ne permet pas la mise œuvre d’actions effaces et réalistes et surtout profitables au développement  des communautés de la zone des trois frontières.

Les représentants des communautés ont plaidé pour un système financier plus efficace et inclusif

Les représentants de ces communautés l’ont fait savoir lors de la «Table ronde d’acteurs et leaders locaux sur le thème  « l’eau comme vecteur de paix au Sahel», organisée du 2 au 4 juin 2021 à Ouagadougou conjointement par l’ONG Eau Vive Internationale, l’Autorité de développement intégré des Etats du Liptako-Gourma ; le Pôle Eau de Genève représenté et l’Observatoire citoyen sur la Gouvernance et la sécurité (OCGS).

Après avoir fait la preuve de leur résilience pendant cette crise sécuritaire sans précédent au Sahel, les communautés plaident désormais pour un nouvel ordre financier international plus souple qui leur permette d’accéder facilement au financement.

Les communautés du Sahel  se présentent désormais comme les remparts efficaces contre les investissements fictifs dans leurs zones. Elles ne veulent plus que les fonds destinés à des actions de développement dans la zone des 3 frontières restent à Bamako, Niamey ou Ouagadougou ; pendant que les populations ciblées continuent de croupir dans la misère.

«Le Sahel est devenu comme le SIDA. Des acteurs indélicats en profitent pour s’enrichir sur le dos des pauvres populations», a caricaturé un représentant de la communauté.

Des centaines de millions d’euros d’investissements répertoriés

Jean Willemin de Pôle de l’eau de Genève a dressé une cartographie des financements de la région

A ce niveau, les résultats de l’étude réalisée par le chargé de projet Jean Willemin de Pôle de l’eau de Genève, montre en effet que la région fait partie des zones de prédilection des investisseurs avec plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements répertoriés, alors que sur le terrain, c’est les fonds qui manquent le plus aux acteurs locaux pour sortir de l’ornière.

Des représentants de bailleurs de fonds ou responsables de projets ont assisté à la table ronde

C’est pourquoi, les représentants des trois pays en appellent à une prise de conscience au niveau des bailleurs de fonds en vue de l’instauration d’un nouveau système financier international souple, moins protocolaire, et accessible pour les communautés.

«Il est très important que la Communauté internationale construise nos communautés» avec nos communautés, a conclu à ce propos, l’Emir du Liptako, Ousmane Amirou Dicko.

Martin Philippe

Burkina Demain

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