Dans cet écrit, Yé Lassina Coulibaly, aborde la musique dans toutes ses dimensions, y compris ses rapports avec le cinéma

Alors que la 27ème édition du FESPACO bat son plein à Ouagadougou, capitale du cinéma africain, Yé Lassina Coulibaly, auteur-compositeur-interprète burkinabè vivant en France, aborde ici la place centrale de la musique dans le cinéma. «Dans un film, la musique abat les frontières de la langue en constituant, par sa force évocatrice des émotions universelles, un puissant langage commun : pas besoin de traduction ni de sous-titres. C’est une autre manière de décrire l’âme humaine», indique à ce sujet  Yé Lassina Coulibaly.

Dans cet écrit, Yé Lassina Coulibaly, aborde la musique dans toutes ses dimensions, y compris ses rapports avec le cinéma

 Au-delà de ce lien intime musique-cinéma ; c’est un véritable gros plan que l’immense homme de culture africain consacre sous un prisme éminemment professionnel, à la musique, dans toutes ses facettes et dimensions passées et présentes, ses vertus, sa place centrale dans la vie de l’humanité. Découvrez plutôt son nouveau regard sans exclusive sur le cinéma et la musique.  

«Musique-cinéma- politique-santé-éducation-philosophie

En tant qu’artiste auteur compositeur et citoyen du monde, à l’écoute du monde, je me suis toujours attaché à connaître l’histoire de la musique, ses différentes fonctions et ses vertus.

Car la musique est le reflet de la société et possède un pouvoir universel sur les humains et la transmission des traditions et des valeurs familiales, amicales et sociales

C’est elle, comme tous les arts, qui donne l’espoir et la force. La musique est toujours là, en tout temps et en tout lieu, pour accompagner les moments de joie comme les moments de tristesse…

Elle a le pouvoir de résonner en nous, de susciter des pensées, des émotions et des états d’âme, de mettre les corps en mouvement dans la danse ou la transe.

La musique ouvre sur tous les univers de la Culture. Elle est comme le vent.  Elle ignore les frontières et porte témoignage, elle dit quelque chose de ceux et celles qui la font.

Océan par son mouvement perpétuel, elle parle aux vivants et aux morts, est le symbole de la pensée, de l’harmonie de la musique et du groupe.

La place prépondérante de la musique dans le cinéma

La musique est importante pour le cinéma. Les rapports entre ces deux formes d’expression furent dans un premier temps marqués d’une certaine rivalité, l’opéra par exemple se sentant menacé, à tort, par l’arrivée du cinéma.

Actuellement, on constate que la musique a mis en lumière de grands compositeurs classiques ou contemporains ainsi que leurs œuvres.

Par ailleurs, les musiques de film tiennent une place prépondérante dans le cinéma. Le fait qu’elles soient primées dans les grands festivals de cinéma au même titre que les comédiens, la mise en scène ou le scénario, leur donne de la crédibilité. Leur enregistrement permet leur diffusion comme pour n’importe quelle création.

De grands réalisateurs recherchent des compositeurs capables d’apporter une plus-value à leurs films. Ces derniers peuvent alors jouir de commandes importantes (par exemple Luc Besson pour « Le grand bleu »)

Dans un film, la musique abat les frontières de la langue en constituant, par sa force évocatrice des émotions universelles, un puissant langage commun: pas besoin de traduction ni de sous-titres. C’est une autre manière de décrire l’âme humaine.

La musique dans les sociétés anciennes

Dans la société traditionnelle africaine, on ne pouvait pas se passer des arts et particulièrement de la musique.

La présence des musiciens et chanteurs était indispensable lors des cérémonies et célébrations, à tel point que celles-ci pouvaient être reportées ou annulées en cas d’empêchement des artistes. Les musiciens étaient considérés et totalement pris en charge.

De même, dès le début de l’humanité, la musique était là pour accompagner le dur labeur des artisans, encourager les paysans lors des moissons ou lorsqu’ils devaient construire leurs maisons ou les reconstruire après la saison des pluies. S’y ajoutaient des récits afin de donner courage et fierté à l’ouvrage. C’était sans doute la même chose dans le monde entier.

Elle était là aussi pour accompagner les funérailles, et la chasse avec les cornes musicales dans de nombreux pays…

On peut affirmer que la musique a été un puissant support de la transmission des valeurs traditionnelles ancestrales en perpétuant les récits des mythes et des épopées jouées et chantées.

La civilisation égyptienne et les grecs de l’Antiquité l’ont aussi toujours utilisée pour passer des messages dans les cérémonies religieuses et culturelles, et pour l’enseignement des valeurs civiques et familiales

Dans la société occidentale, une Europe de la Culture existait, notamment au 18ème siècle où les cours royales européennes s’arrachaient la présence des artistes lettrés, peintres, musiciens, et soutenaient financièrement leurs travaux.  Je voudrais attirer l’attention sur la notoriété qu’avait acquise, à l’époque, le Chevalier de Saint-Georges, compositeur de génie qui a marqué son temps et l’histoire de la musique. C’était aussi le cas dans certains pays d’Asie où s’est développée la musique orientale.

La musique africaine, était associée aux évènements, voire au quotidien, honorée dans les cours royales mais aussi partagée par le plus grand nombre alors que la musique occidentale était destinée à une élite. La transmission de l’une a été orale tandis que celle l’autre a bénéficié de la transcription des œuvres.

La musique au cœur de la société moderne

En Occident, la relation à la musique a beaucoup évolué avec le temps: jusqu’au début du 20ème siècle, il n’y avait que deux façons d’écouter la musique, soit en la jouant soi-même, soit en se rendant au concert ou dans un lieu de culte.

De nos jours, la musique envahit l’espace public mais, par son omniprésence, imposée partout où l’on aille, la musique est banalisée, voire largement dévalorisée… Et cela au détriment de la musique de qualité.  Une écoute attentive, c’est devenu vraiment rare, pourtant cela peut être un véritable médicament…

Les oreilles et l’esprit sont captés par des musiques conçues pour meubler, distraire… Ainsi, l’audience de la variété et de la musique populaire surpasse celle de musiques qui exigent une certaine concentration comme la musique contemporaine, le jazz…

A partir du début du 20ème siècle, le développement des techniques d’enregistrement et de diffusion sonores a contribué à sortir la musique des lieux sacrés ou traditionnels, et a permis au plus grand nombre de découvrir les œuvres symphoniques, les opéras…

La commercialisation de la musique au travers des supports vinyles, cassettes audio, cd a mis la musique classique et la variété internationale (jazz, blues, reggae, rock, country, celtique, etc…) à la portée de ceux qui n’avaient pas accès, par méconnaissance ou pour des raisons économiques, aux salles de concerts et a favorisé la circulation de tous les genres de musique dans le monde entier.

La révolution numérique n’a fait qu’amplifier le phénomène en ouvrant des perspectives infinies, au risque de se perdre dans les méandres de l’éclectisme.

La musique reste néanmoins un puissant marqueur identitaire, reflet de la société dont elle est issue, de notre manière de penser et de nous comporter, sans toutefois empêcher les cultures de se croiser.

La musique en première ligne dans la diplomatie culturelle

Il existe également un rapport entre la musique et la politique. Selon les circonstances et les époques, cela peut se traduire par un genre de musique (par exemple comme symbole de liberté et d’émancipation) ou par des œuvres politisées (chants patriotiques, œuvres de Wagner prisées par Hitler dans les années 1930) et ce sont parfois les musiciens eux-mêmes qui sont politisés.

Par le passé, tous les royaumes du monde se sont servis de la musique pour apaiser la cour ou pour faire passer leurs idées. Et de tout temps, dans la diplomatie culturelle, la musique est en première ligne.

Les régimes totalitaires ont souvent censuré des musiques et chansons, ainsi que toute forme d’art, qu’ils jugeaient subversives parce qu’elles éclairaient le peuple et gênaient l’instauration de leur politique. La musique leur fait peur car elle est plus forte qu’eux …

Nombre d’artistes ont connu l’emprisonnement et certains ont payé de leur vie leur engagement pour une cause qu’ils croyaient juste, comme le poète et musicien Victor Jara lors du coup d’Etat du 11 septembre 1973 au Chili.

Est-ce un hasard si les gouvernements réactionnaires commencent souvent par fermer les lieux de diffusion musicale et à supprimer le soutien aux artistes?

Pourtant, il est important pour la démocratie et la liberté individuelle que la musique soit subversive et que des espaces culturels de réflexion et de création soient soutenus.

Quelles que soient les croyances auxquelles elles se réfèrent, les religions se sont toutes approprié l’usage de la musique comme vecteur de messages et force fédératrice. On la retrouve ainsi dans les rituels sous diverses formes psalmodies, cantiques, gospels, chant grégorien…

En effet le pouvoir de la musique sur le corps et l’esprit est de nature à préparer les fidèles à entendre la parole porteuse de foi et de tradition.

En revanche, on constate que la musique a souvent eu un rôle fédérateur, au-delà des croyances différentes, bien que certaines religions détestent la musique et vont jusqu’à la qualifier de satanique…

Les effets positifs de l’exposition à la musique sur la mémoire

Par ailleurs, de nombreuses recherches scientifiques, notamment canadiennes, suisses, japonaises, européennes ou africaines, font un lien entre santé et musique.

Ainsi, un apprentissage précoce et la pratique sérieuse d’un instrument pour un enfant amélioreraient d’autres apprentissages, tels que la mémoire, la capacité de concentration. Ces bénéfices acquis dans l’enfance retarderaient ensuite le vieillissement cérébral.

En France, des études du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) vont dans le même sens. Je citerai ici un extrait du journal de cette institution :

« Grâce aux travaux des neurosciences, on sait aujourd’hui que l’exposition à la musique a des effets positifs sur la mémoire, notamment chez les personnes atteintes d’Alzheimer.

Non seulement, elle leur redonne le goût de communiquer, de sourire et de chanter, mais aussi, elle parvient à réveiller la mémoire et les évènements qui y sont associés. De plus, en dépit de leur pathologie, ces personnes réussissent à apprendre des chansons nouvelles.

La pratique musicale stimule les circuits neuronaux de la mémoire et suggère qu’elle permettrait de contrer efficacement les effets du vieillissement cérébral. »

D’autres études, indiquent même que la musique serait un stimulant pour les plantes, augmenterait leur résistance au froid et les aiderait à lutter contre certaines maladies. Autant de bénéfices porteurs d’espoir pour les générations futures…

En outre, les bienfaits de l’usage de la musique en matière de soin sont maintenant reconnus, que ce soit dans les hôpitaux auprès des malades en soins palliatifs, dans les hôpitaux psychiatriques ou dans les EHPAD (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes).

Même dans les cas désespérés, la musique, en libérant les tensions, peut soulager et apporter un réconfort.

La musique très présente dans l’éducation des enfants dans les pays développés

Dans les pays développés, la musique est très présente dans le développement et l’éducation des enfants. Les parents, éducateurs et psychologues y accordent une grande importance.

Il est en effet reconnu que l’écoute de la musique, y compris pendant la grossesse, favorise l’éveil de l’enfant et l’apaise. Nos mères et grands-mères devaient en avoir l’intuition, elles qui accompagnaient les gestes du massage des bébés de douceur et de comptines…

Les chercheurs militent pour que la musique soit enseignée dès le plus jeune âge et inscrite dans les programmes scolaires au même titre que les autres matières.

C’est ainsi que, chaque fin d’année scolaire, les professeurs de musique organisent un spectacle où le travail musical des enfants est valorisé et présenté aux parents.

Pour l’avoir vécu personnellement à l’école de mon fils, je peux témoigner de l’impact positif de telles initiatives. Souvent, une thématique est choisie et sert de fil conducteur pour l’année tout en sensibilisant les enfants à une cause universelle, par exemple la souffrance de la Planète Terre et le comportement de l’homme.

En tant qu’auteur-compositeur, j’ai moi-même été amené à préparer des galas de fin d’année avec des enseignants d’écoles primaires, et j’ai souvent été très ému de l’enthousiasme et de la très bonne prise de conscience des enfants face aux problèmes de société. Et une collaboration avec la cinémathèque de Tours m’a conduit à intervenir dans plusieurs collèges, lycées, universités de la Région Centre-Val de Loire.  J’ai également collaboré, l’été avec un directeur de Jeunesse et Sport de Blois, à des actions dans les Centres de loisirs.

De la représentation des artistes

Je salue ces actions de sensibilisation des enfants et des jeunes à l’apprentissage des instruments qui peuvent, pour certains d’entre eux, déboucher sur un enseignement approfondi dans les Ecoles de musique ou les Conservatoires. Car la musique est un compagnon de route de toute la vie.

Hélas, certains pays n’ont pas la possibilité d’organiser un maillage culturel qui constituerait pourtant un atout pour l’éveil musical des enfants, puis une offre de continuité du processus artistique par la fréquentation de lieux de diffusion institutionnels, tels que les Maisons de la Culture.

Que dire de la représentation que l’on se fait communément des artistes et de la valorisation de leur travail?

On entend souvent dire qu’être artiste n’est pas un métier… D’ailleurs, dans certaines sociétés, une femme qui présente son fiancé ou son compagnon à sa famille et à son entourage, si celui-ci est artiste, on la désapprouve, considérant qu’elle fait un mauvais choix. Car l’artiste est sous-estimé dans sa capacité à faire vivre dignement une famille.

Pourtant, créer, composer, c’est vraiment beaucoup de travail, de sérieux et ce n’est pas à la portée de tout le monde…  Il faut avoir une force de l’intérieur, plusieurs niveaux de « voyage »: intellectuel, spirituel, artistique, une part de réflexion profonde…

Susciter la joie, l’amour, le romantisme, mais aussi la tristesse, la mélancolie, la colère, transposer des textes poétiques supposent une grande sensibilité et une recherche des sons et de l’harmonie qui vont procurer des émotions.

Etre auteur-compositeur, c’est réécrire l’histoire

Etre auteur-compositeur, c’est réécrire l’histoire, c’est prendre le risque de déranger en innovant et en explorant des champs artistiques inhabituels.

Etre artiste, c’est aussi faire connaître sa culture et contribuer au développement économique de son pays.

Si l’on prend l’exemple de l’Afrique de l’Ouest, depuis les années 80, le djembé est devenu le symbole de la musique africaine déclenchant un engouement favorable au tourisme, aux échanges culturels et au rapprochement des peuples.

Cette dynamique liée au djembé, outre l’intérêt de la découverte de la puissance musicale de l’instrument au-delà des frontières de l’Afrique, a apporté une véritable révolution économique en passant du contexte du spectacle vivant à l’industrie du disque mondial. Mais la crise politique en Afrique de l’Ouest a mis un terme à cette période d’échanges artistiques et culturels féconds.

On peut dire que les percussionnistes africains ont fait connaître au monde la culture et l’Art de l’Afrique. De grands maîtres de l’Afrique de l’Ouest en sont les représentants et jouissent d’une reconnaissance internationale.

Cependant, d’autres artistes ont peu bénéficié de cette dynamique dans les pays où, faute d’infrastructures et de dispositifs suffisants pour les soutenir, cela ne leur a pas permis de vivre de leur art.

C’est pourquoi, nombre d’artistes africains ont dû rechercher, ailleurs, la valorisation et la reconnaissance de leur travail et de leur talent. Il faudrait que les africains soient fiers de notre culture, croient en elle, cessent d’être aliénés intellectuellement ou opportunistes, s’investissent dans la production, et que les acteurs économiques accompagnent les professionnels de l’Art dans toutes ses dimensions. « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasseurs glorifieront toujours le chasseur. »

Même en Europe, des dispositifs de soutien et d’accompagnement des compositeurs dans une finalité de recherche font défaut. L’expérience passée du GMEB (Groupe de musique expérimentale de Bourges) est à citer en exemple d’investissement de l’Etat et des Collectivités territoriales pour le soutien aux compositeurs en termes de recherche et d’organisation de rencontres internationales.

Opportunités d’évolution de la musique

Personnellement, j’ai pu vivre de mon art grâce à ceux qui y étaient sensibles et qui comprenaient l’importance de ma musique, en Afrique d’abord, puis en Europe, toujours grâce au public.

Toutefois, certains pays, comme le Nigéria, l’Ouganda, le Burundi, le Kenya, l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire, le Ghana, etc., habités par une forte culture populaire et identitaire, ont perçu les opportunités d’évolution de la musique en ne confondant pas Art et folklore et en mariant tradition et modernité.

Par leur travail précurseur et de qualité, ils ont valorisé une dimension de la musique qui ne meurt pas parce qu’elle a de la consistance et qu’elle est porteuse d’humanité et d’espoir. Très peu de gens comprennent la dimension artistique énorme de ces génies qui ont su prendre des risques dans leurs compositions, innover, passer du classique au jazz, conjuguer technique et mélodies….

La musique est au centre de ma vie professionnelle mais aussi personnelle. Mes exigences et mon engagement sont le reflet de la relation passionnelle que j’entretiens, depuis toujours, avec elle.

Au-delà de ma culture d’origine, je me sers des notes comme d’un langage pour me faire comprendre par la mélodie, car c’est un langage universel et intemporel qui chasse la haine et fait place au bonheur de vivre ensemble.

Contrairement à ce que pense la majorité des gens, ce mode d’expression exige beaucoup de rigueur et un souci constant de la recherche des sonorités musicales qui toucheront le plus large public possible…

Je suis, par ailleurs, très attaché à la qualité des enregistrements et des prises de son. Pour les avoir fréquentés, je peux témoigner que les studios de grandes radios nationales comme Radio France ou la BBC disposent d’équipements de pointe et des meilleurs techniciens. De même le label ECM est très pointu sur la qualité artistique de la prise de son.

Les compositeurs dans une dynamique de créativité

Les compositeurs qui sont dans une dynamique de créativité conjuguent les différentes techniques pour aller plus loin, dans un ailleurs non encore exploré. Ils souhaitent éveiller la curiosité et susciter l’envie d’écouter, non seulement la musique que l’on connait, mais aussi celle vers laquelle nous ne serions jamais allés.

Force est de constater qu’ils sont pénalisés par la réduction du nombre de lieux de diffusion. La question de la place faite aux compositeurs, aujourd’hui, se pose vraiment…

Pourtant on a besoin que la musique, toutes les musiques, reste vivante, se transmette mais aussi s’enrichisse par le partage de toutes les cultures et par l’innovation. On a besoin de cette vitalité dans de nombreux domaines, de l’éducation à la santé sans négliger l’impact de la musique sur la communication et l’apaisement des tensions entre les humains. Un vieil adage ne prétend-il pas que « la musique adoucit les mœurs » ?

En un mot, la musique aide les gens à vivre, à ne pas abandonner, à s’accrocher quand tout va mal, à retrouver le goût de la vie et surtout à avancer.

La musique rend la vie belle, fait s’épanouir « la beauté de l’intérieur », invisible mais bien présente en chacun de nous. Et quand l’Homme se perd dans la trépidation de la vie moderne c’est souvent la musique qui lui permet de se reconnecter aux vraies valeurs humaines.

Les artistes qui sont conscients de ces valeurs et du pouvoir de la musique font du bien à la société et tous les Hommes et les Femmes qui sont dans l’action, le développement, la recherche, savent que la musique a une place dans le cœur de tous.

«Musique, langage le plus universel»

La musique est le langage le plus universel que je connaisse, c’est le langage des émotions communes à toute l’Humanité, qui fait passer de l’état de souffrance à celui de plaisir… A ce titre, l’accès à la musique et à l’art en général devrait faire partie des droits humains.

Personnellement, j’ai transformé ma souffrance en bonheur grâce à la musique, et je remercie mon père et ma mère, Sékou et Yé Coulibaly, de m’avoir donné l’harmonie de la vie.

Ainsi, je souhaite partager ma bibliothèque sonore afin de sensibiliser et faire découvrir à la jeunesse des artistes connus ou moins connus, parfois oubliés, qui ont porté haut les sonorités de leur culture et les ont enrichies de leur talent.

Myriam Makeba, Féla Kouti, Francis Beybey, Touré Kounda, Mory Kanté, Salif Keita, Manu Dibango, Angélique Kidjo, Alpha Blondy, Youssou N’Dour, Oum Kalsoum, Amadou Balaké, Césaria Evora, Amadou et Maryam, Johnny Clegg, Ernesto Djedjé, Bembeya Jazz National, Richard Bona, Baaba Maal, Ali Farka Touré, Busi Mhlongo, Cheik Tidiane Seck, Boncana Maïga, Manu Katché, Lamine Konté, Geoffrey Oryema, Papa Wemba, Zao, Ismaïl Lo, Mahlathini, Pretty Wembé, Khaled, Karim Ziad, Mokhtar Semba, Anouar Brahem, M.C Solaar, The Zawimel, Dhafer Youssef, Super Beton de Segou, Erik Aliana, Olivier Tshimanga, Ama Maïga, Ayub Ogada , Mamadou Kheita, Soungalo Coulibaly, Famoudou Konaté, Adama Dramé,  Madou Koné, Mama Konaté, Lokua Kenza, Les Tambours du Burundi, Doudou Ndiyae Coumba Rose…

Miles Davis, Jimmy Hendricks, Nina Simone, James Brown, Janis Joplin, les Rolling Stones, Bob Dylan, Keith Jarrett,  Ahmad Jawal,  John Mc Laughlin et Carlos Santana, Rachelle Ferrell, Bobby Mc Ferrin, Peter Gabriel, Ray Charles, Jacques Pellen, Alexandre Lagoya, Maria Callas, Barbara Hendricks, Nusrat Fateh Ali Khan, Shinya Fukumori, Jean-Philippe Rykiel, Franck Zappa, Herbie Hancock, Romain Didier, Alice Coltrane, John Lee Cooker, Dee Dee Bridgewater, Aretha Franklin, Seal, Sting, Stevie Wonder, Prince, Wynton Marsalis, Richard Galliano, BB King, Léonard Cohen, Joe Cocker, Barbra Streisand, Charles Aznavour, Henri Salvador, Paolo Conte, Michel Jonasz, Claude Nougaro, Serge Gainsbourg, Michel Berger, Jacques Higelin, Maxime Le Forestier, Gérard Hiéronimus, André Ceccarelli, Bertrand Renaudin, Michel Portal, Thibault Cauvin, Tracy Chapman, Jaco Pastorius, Michel Petrucciani, Amy Winehouse, Giovanni Hidalgo, Vincent Segal… et bien d’autres.

Yé Lassina Coulibaly

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