A titre illustratif, ce projet de pipeline transfrontalier d’un coût de 1,8 milliard d’euros conçu dans le cadre du LAPSSET, permettra d’acheminer du pétrole entre la ville côtière de Lamu, dans le Sud-Est du Kenya et Addis-Abeba, la capitale éthiopienne

Alors Nairobi abrite à partir de ce lundi la septième Semaine du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), le haut représentant de l’Union africaine pour les infrastructures, Raila Odinga reçoit un soutien de taille de son ex-rival le président Uhuru Kenyatta dans le cadre de sa candidature à la présidentielle kényane du 9 août 2022. Déjà une belle perspective pour la promotion des infrastructures sur le continent. A l’image du corridor Lamu Port au Kenya -Soudan du Sud-Éthiopie-Transport (LAPSSET), qui est le projet d’infrastructure le plus ambitieux de l’Afrique de l’Est, impliquant 3 pays avec des projets clés comprenant des ports, des autoroutes, des chemins de fer, des oléoducs et des aéroports.

En organisant du 28 février au 2 mars 2022 à Nairobi la lundi la septième Semaine du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), le Kenya de Uhuru Kenyatta réaffirme tout son attachement à la réalisation de l’ambitieux Programme continental.

Cette 7ème Semaine du PIDA devait se tenir l’année dernière et reportée du fait du Covid-19, se tiendra sous un format hybride, présentiel et virtuel. Elle sera l’occasion de :

-fournir une plate-forme pour présenter et délibérer sur l’inclusion dans le développement des infrastructures en Afrique grâce à l’approche de développement intégré des corridors PIDA ;

-présenter le rôle essentiel des infrastructures dans la mise en œuvre de la ZLECAf et pour le relèvement post-COVID-19 ;

-présenter les progrès réalisés dans la mise en œuvre des projets PIDA et des initiatives connexes et partager les leçons et les expériences sur la mise en œuvre des projets PIDA ;

-donner aux propriétaires de projets et aux parties prenantes l’occasion de réseauter, de mobiliser des ressources pour les projets proposés et en cours, de résoudre des problèmes cruciaux liés aux politiques et à l’environnement favorable aux projets, accélérant ainsi la mise en œuvre des projets ;

-présenter les opportunités de développement économique possibles le long des corridors PIDA telles que présentées par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans divers secteurs comme un outil nécessaire à l’intégration continentale pour stimuler le commerce intra-africain, la création d’emplois et le développement économique sur le continent. Comme les précédentes éditions, des événements parallèles seront organisés en marge à la Semaine.

Du soutien pour le haut représentant Raila Odinga

Raila Odinga (à droite), haut représentant de l’UA pour les infrastructures et opposant historique, a reçu le soutien de son ex-rival le président Uhuru Kenyatta dans le cadre de sa candidature à la présidentielle kényane du 9 août 2022. Une bonne nouvelle pour le PIDA au moment où se tient sa 7ème Semaine dans le pays.

A quelques jours du début de cette7ème Semaine du PIDA, le haut représentant de l’Union africaine pour les infrastructures, Raila Odinga a reçu un soutien de taille de son ex-rival, le président Uhuru Kenyatta dans le cadre de sa candidature à la présidentielle kényane du 9 août 2022. Déjà une belle perspective pour la promotion des infrastructures sur le continent.

En effet, voici bientôt quatre ans que l’opposant historique (4 fois candidat malheureux à une élection présidentielle au Kenya) et ancien Premier ministre, travaille à un haut portage politique du PIDA. Fort notamment de son expérience, lui qui a été, entre autres, ministre de l’énergie, des routes, des travaux publics, et du logement.

Depuis sa nomination en octobre 2018, Raila Odinga œuvre à mobiliser davantage le soutien politique de la part des Etats membres et des communautés économiques régionales, et à favoriser une plus grande appropriation des projets par toutes les parties prenantes.  Dans l’accomplissement de son mandat, il prête attention aux chainons manquants le long des corridors routiers transnationaux identifiés comme partie intégrante du réseau des autoroutes transafricaines, en vue d’assurer leur développement et leur modernisation.

A titre illustratif, ce projet de pipeline transfrontalier d’un coût de 1,8 milliard d’euros conçu dans le cadre du LAPSSET, permettra d’acheminer du pétrole entre la ville côtière de Lamu, dans le Sud-Est du Kenya et Addis-Abeba, la capitale éthiopienne

Des corridors routiers transnationaux à l’image du corridor Lamu Port au Kenya -Soudan du Sud-Éthiopie-Transport (LAPSSET), qui est le projet d’infrastructure le plus important et le plus ambitieux de l’Afrique de l’Est, impliquant 3 pays avec des projets clés comprenant des ports, des autoroutes, des chemins de fer, des oléoducs et des aéroports.

Ces 3 pays que sont l’Éthiopie, le Kenya et le Soudan du Sud ont un objectif commun :  atteindre la croissance économique, la prospérité et la réduire leur déficit commun en matière d’infrastructures.

La réalisation LAPSSET permettra non seulement la facilitation du commerce et de la connectivité économique, mais aussi la promotion de l’intégration culturelle et de la paix au sein des communautés frontalières de la région.

Pour le haut représentant de l’UA pour les infrastructures, Odinga, il ne fait pas de doute : le LAPSSET jouerait un rôle important dans la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

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