A la clôture de la 30ème Assemblée générale des sociétés d'Etat ce vendredi 24 juin à Ouaga 2000

Après deux jours consacrés à un examen minutieux des états financiers et des rapports de gestion de l’exercice clos au 31 décembre 2021 des sociétés d’Etat, la clôture des travaux de l’assemblée générale desdites sociétés d’Etat est intervenue ce vendredi 24 juin sous la  présidence du Premier ministre Albert Ouédraogo.

Photo de famille des officiels à la clôture de la 30ème AG des sociétés d’Etat

«L’analyse minutieuse de la situation économique et financière de nos sociétés, a permis de mettre en évidence les forces, mais aussi les faiblesses dans la gestion desdites sociétés. Ainsi, avons-nous relevé que nos sociétés d’Etat présentent globalement, une structure financière équilibrée, ce qui atteste de leur capacité à financer leurs emplois stables avec des ressources longues. (…) Nos entreprises publiques se caractérisent cependant, par une faible maîtrise des charges d’exploitation, des difficultés de recouvrement des créances et un volume des investissements peu satisfaisant». Ce sont là des propos du Premier ministre Albert Ouédraogo à la clôture ce vendredi de la trentième session de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat du Burkina Faso. Toujours selon le PM Ouédraogo, la tendance soutenue à la hausse sur les 10 dernières années, du résultat d’exploitation consolidé, témoigne de la viabilité du modèle économique de ces sociétés.

«En outre, les indicateurs non financiers de mesure de l’efficacité des sociétés d’Etat, traduisent le rôle important qu’elles jouent en matière d’accomplissement du service public».

Résolutions prises

A l’issue de la présente AG, des résolutions et recommandations formulées pour améliorer la viabilité économique et financière de nos sociétés d’Etat. Au titre des résolutions, l’on note :

-un suivi rapproché des sociétés d’Etat déficitaires sur la base d’un plan de redressement ;

-des sanctions pour les sociétés d’Etat qui n’auraient pas mis en place avant la prochaine assemblée générale les outils de gestion de base (organigramme, fiches de postes, manuel de procédures, cartographie des risques, plan de passation de marchés) ;

-l’obligation de formulation d’indicateurs d’appréciation des missions de service public ;

-la mise en place d’un système de notation des sociétés d’Etat, assorti de sanctions pour le Conseil d’Administration et la Direction Générale.

Et le chef du gouvernement d’insister sur les points suivants :

-l’élaboration et à la mise en place des outils de gestion ;

-le respect des délais de transmission des rapports de gestion des conseils d’administration au secrétariat de l’Assemblée générale des sociétés d’Etat ;

-la tenue régulière des séjours des Présidents de Conseils d’Administration et la transmission des rapports y relatifs à bonne date, ainsi qu’au respect des délais de convocation des sessions des conseils d’administration ;

– la transmission des délibérations des sessions de Conseils d’Administration aux autorités de tutelle dans les délais requis ;

-le respect des textes sur les Conseils d’Administration (pas plus de deux Conseils d’Administration).

Exigences du PM en 5 points

Par ailleurs, le Premier ministre Ouédraogo a insisté sur d’autres points au nombre de 5, à savoir :

-premièrement, la mise en œuvre effective de la stratégie de gestion des sociétés d’Etat par les différents acteurs concernés que sont les tutelles et les sociétés elles-mêmes ;

-deuxièmement, l’actualisation et/ou l’élaboration des Plans Stratégiques de Développement (PSD) de nos sociétés d’Etat, assortis de plans de continuité d’activités ;

-troisièmement, la poursuite de la mise en œuvre des outils du code de bonnes pratiques de gouvernance des sociétés d’Etat ;

-quatrièmement, l’élaboration des états financiers semestriels par l’ensemble des entreprises publiques ;

-cinquièmement, la mise en œuvre effective des recommandations des différentes missions d’audit des corps de contrôle de l’Etat et des auditeurs internes et externes, ainsi qu’une réelle maîtrise des charges de fonctionnement.

«Rigueur dans la mise en œuvre des outils de bonne gouvernance»

«Je n’ai nul doute sur la pertinence des résolutions et recommandations formulées pour améliorer la viabilité économique et financière de nos sociétés d’Etat», s’est voulu rassurant le PM Ouédraogo, exhortant les acteurs de nos entreprises publiques à prendre en compte dans leurs rapports de gestion, des indicateurs spécifiques non financiers qui permettront d’apprécier convenablement l’apport de nos sociétés d’Etat au développement économique et social du pays.

«Nos travaux s’achèvent dans un contexte économique et social difficile, caractérisé par des pressions inflationnistes consécutives aux difficultés d’approvisionnement sur les marchés internationaux. Nous devons par conséquent, faire preuve de plus de résilience, d’anticipation et d’ingéniosité dans la gestion des risques, mais surtout de rigueur dans la mise en œuvre des outils de bonne gouvernance», a conclu le chef du gouvernement.

Christian Tas

Burkina Demain

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