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Augmentation des taxes: la CCVC dénonce la trahison du peuple

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Dans la déclaration ci-après, la CCVC dénonce les nouvelles mesures portant augmentation des taxes sur les propriétés foncières, la bière et des véhicules. Lisez plutôt le document dans son intégralité.

ccva
La deuxième loi de finances rectificative pour l’exécution du budget de l’Etat, gestion 2016 a été adoptée sous le titre de loi N°021/AN du 25 juillet 2016, à la clôture de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale de cette année.

Suite à la loi et pour, soutient-on, combler le déficit budgétaire de l’année, le décret N°2016-695/PRES, du 1er août 2016, a été promulgué, instituant quatre nouvelles taxes, à savoir :

la taxe (retenue à la source libératoire) sur les gains des paris et autres jeux de hasard ;
la taxe à l’importation sur les véhicules de tourisme dont la puissance est égale ou supérieure à treize chevaux ;
la taxe foncière sur les propriétés bâties et non bâties ;
l’augmentation du taux de la taxe sur les boissons, notamment la bière.

Selon le Directeur Général (DG) des impôts, dans une interview accordée à Burkina24, «ces nouvelles taxes n’ont qu’un seul but : améliorer le niveau des ressources propres de l’Etat (…) pour donner les moyens à l’Etat de subvenir aux besoins des populations, mais également de conduire les politiques publiques, d’assurer la couverture sociale pour l’ensemble des Burkinabè de procéder aux investissements nécessaires pour les populations. Nous avons, poursuit-il, un taux de pression fiscale qui varie entre 14% et 15% : l’UEMOA dit que le taux minimum devrait être de 20%».

Ce que le DG des impôts oublie de souligner, c’est que les travailleurs, à travers l’Impôt Unique sur les Traitements et les Salaires (IUTS), et ce depuis la Garangose, payent régulièrement leur impôt direct (impôt retenu à la source) et sont contraints de payer en plus, des impôts indirects, notamment la TVA (18%) sur les marchandises qu’ils achètent chaque jour. Les prélèvements cumulés (IUTS, TVA, etc.) se situent entre 30 et 40% du revenu de chaque travailleur.

Pire, le Burkina a perdu en moyenne au cours de la période 2005-2014, environ 475,6 milliards de FCFA chaque année, du fait des flux financiers illicites (FFI) [selon les hypothèses de Kar & Cartwright-Smith (2010) et Kar & Leblanc (2013)], soit 12,6% de son Produit Intérieur Brut.

Dans un contexte où la pauvreté touche plus de 40% des Burkinabè, le gouvernement aurait été mieux inspiré de se tourner vers les plus nantis, notamment ceux qui ont acquis de façon frauduleuse leurs richesses.

Sous la transition hélas, le peuple a attendu en vain du gouvernement, une prise de mesures vigoureuses pour faire la lumière sur les crimes économiques et de sang du pouvoir de la 4ème République. Après 27 années de pouvoir et de pillage organisé, il est impérieux que les avoirs et les biens mal acquis par Blaise COMPAORE et sa famille, ainsi que par ceux des principaux dignitaires de son régime soient gelés, recouvrés et restitués au peuple.

Par une gestion scabreuse et peu vertueuse, la Transition est venue accroître la liste des biens mal acquis. La plupart des faits de pillages, également perpétrés sous la Transition, ont été mis en lumière par des enquêtes et autres audits. Pour la CCVC, tous ces dirigeants corrompus et indélicats doivent rendre gorge.

De ce fait, le pouvoir de Marc Roch Christian Kaboré devrait prendre des mesures vigoureuses pour rendre au peuple ses richesses volées et ainsi, « donner les moyens à l’Etat de subvenir aux besoins des populations », comme le suggère le DG des impôts.

Pour cela, le peuple burkinabè a gagné en maturité et il veille à ce que ces taxes qui vont être perçues ne soient pas dilapidées à travers une mauvaise gouvernance, longtemps soutenue par un système de prédation de nos richesses et une gestion mafieuse de nos ressources publiques par les dignitaires des différents régimes.

Si tel était le cas, le peuple saura apporter la réponse appropriée à cette nouvelle trahison.

C’est pourquoi la CCVC :

invite instamment le Gouvernement à :

prendre des mesures urgentes en vue de l’identification et de la saisie des biens et fonds détournés par les dignitaires du régime de Blaise Compaoré et de ceux de la Transition, ainsi que du recouvrement des fonds expatriés ;
commanditer un audit des départements ministériels, des sociétés d’Etat et autres institutions et projets ;
commanditer un audit de la gestion des communes, notamment des opérations de lotissements ;
commanditer un audit du secteur minier ; juger et sanctionner tout coupable et/ou complice de pillage de ressources minières du pays ;
juger, sanctionner et exproprier des auteurs de pillages, au profit des populations ;
étendre les impôts aux plus riches, en instituant un impôt sur la fortune.

appelle les populations du Burkina dans leurs diverses composantes à :

demeurer sur des positions de lutte, pour l’amélioration de leurs conditions de vie ;
se battre pour la reconnaissance et l’effectivité de leur droit légitime au contrôle populaire de la gestion des biens publics ;
se tenir prêtes pour toute action que commanderait l’évolution de la situation.

Ouagadougou, le 17 août 2016

Ont signé :

Pour la Coordination nationale, le Bureau :

P/ Le Président

Bassolma BAZIE

Secrétaire Général/ CGT-B

P/ Le 2ème Vice-Président 1er Vice-Président

François de Salle YAMEOGO Chrysogone ZOUGMORE

Secrétaire Général /SYNATEB Président – MBDHP

Rapporteur Rapporteur Rapporteur Chargé de finances

Guézouma SANOGO O. Guy OUEDRAOGO Patrice ZOHINGA Claude WETTA

Président – AJB SG/CSB Président -UGEB S. Exécutif – REN- LAC

CHAN Madagascar 2017: les Etalons cadets dans un va-tout face au Ghana

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Les Etalons cadets recevront leurs homologues du Ghana au stade du 4-Août, le samedi 20 août 2016 pour le match retour des éliminatoires de la 12e Coupe d’Afrique des Nations.
cadet

Les chances de qualification des poulains du coach Séraphin Dargani sont limitées, car ils ont été battus au match aller par les Black Satellites au Ghana par 5 buts à 1.

Si les Etalons cadets veulent participer à la Coupe d’Afrique des Nations de football Madagascar 2017, ils doivent battre les Ghanéens par 4 buts à 0, ou carrément remporter le match avec un écart de 5 buts au minimum.

On fonde espoir que les Etalons cadets viendront à bout de leurs adversaires. A défaut, ils sauveront l’honneur.

Joachim Batao
Burkina Demain

Incivisme: le parquet de Ouagadougou rappelle le peines encourues par les indélicats

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Le Parquet Près le Tribunal de Grande instance de Ouagadougou, s’exprime sur l’incivisme rampant en matière de circulation routière, dans ce communiqué. Il joue sur le registre de persuasion et de répression. Lisez plutôt!

jUSTICE
Jusqu’où ira l’incivisme dans les rues de Ouaga ? Après la mort de l’assistant de police stagiaire, Rasmané Doussoungou, suite à un accident causé par un motocycliste ayant brûlé le feu en mai dernier, deux autres agents ont encore été victimes de l’inconduite d’usagers de la route cette semaine. Une situation qui a fait réagir madame le procureur près le Tribunal de grande instance (TGI) de Ouagadougou à travers ce communiqué que nous vous proposons in extenso.

Depuis un certain temps, nous avons constaté la recrudescence de l’incivisme routier dans la ville de Ouagadougou. Des forces de sécurité qui assurent le service de maintien de l’ordre dans les différentes artères de la ville de Ouagadougou sont devenues la cible d’usagers de la route enclins à cet incivisme. En effet, les usagers qui ne respectent pas les feux tricolores sont naturellement interpellés par les forces de sécurité. Mais nous avons constaté que certains d’entre eux refusent d’obtempérer aux ordres de ces agents. Pire, ces usagers indélicats de la route décident d’entrer en collision avec les agents de sécurité et portent en conséquence gravement atteinte à leur intégrité physique.

Ces agissements peuvent avoir la qualification pénale de coups et blessures volontaires de nature délictuelle en cas d’incapacité totale de travail personnel (ITT) de plus de sept (7) jours, de coups mortels, de meurtre au cas où la victime décéderait ou de tentative de meurtre en cas de simples blessures. Les faits de coups et blessures volontaires sont punis d’un emprisonnement de deux mois à deux ans et d’une amende de 50 000 à 600 000 FCFA, ou de l’une de ces deux peines seulement ou d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 600 000 à 1 500 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement lorsque l’incapacité totale de travail personnel est de plus de sept jours et de moins de vingt et un jours ou de vingt et un jours ou plus (articles 327 et 328 du code pénal).

Les faits de coups et blessures qui entraînent des mutilations, amputations ou privations de l’usage d’un membre, cécité, perte d’un œil ou autres infirmités permanentes sont punis d’une peine de dix à vingt ans de même que les faits de coups mortels (article 329 du code pénal). Le meurtre commis dans ces circonstances est puni de l’emprisonnement à vie. Il s’agit sans nul doute des faits de coups et blessures et autres qui sont commis dans la circulation mais qui ne sauraient être qualifiés d’involontaires. Les usagers qui refusent d’obtempérer à une sommation non équivoque de s’arrêter émanant d’un fonctionnaire ou d’un agent chargé de constater les infractions et muni des insignes extérieurs et apparents de sa qualité, ou qui refusent de se soumettre à toutes vérifications prescrites concernant leur véhicule, commettent l’infraction de refus d’obtempérer, qui est punie d’un emprisonnement de dix jours à trois mois et d’une amende de 10 000 à 100 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement (article 12 de l’ordonnance n°71-10).

En outre, l’usager indélicat de la route qui, après avoir commis un accident dans ces circonstances, arrive à se soustraire au contrôle de la police en ne s’arrêtant pas commet le délit de fuite, qui est puni d’une peine d’emprisonnement d’un mois à un an et d’une amende de 50 000 à 300 000 FCFA ou de l’une de ses deux peines seulement (article 10 de l’ordonnance n°71-10). Très souvent, ces usagers qui prennent la fuite conduisent sans permis de conduire des véhicules non assurés. Le défaut de permis de conduire et le défaut d’assurance sont respectivement punis d’une peine d’emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende de 25 000 à 150 000 FCFA (article 1er de l’ordonnance 71-10), d’un emprisonnement de quinze jours à six mois et d’une amende 10 000 à 500 000 FCFA ou de l’une de ces deux peines seulement (article 200 du code CIMA et articles 1 et 5 de l’ordonnance n°58/PRES/MEJ du 30 décembre 1966).

L’usager de la route qui refuse de s’arrêter sur l’interpellation des agents de sécurité et qui, de surcroît, décide d’entrer en collision avec l’agent concerné ne peut pas dire que les éventuelles blessures occasionnées sur celui-ci ne l’ont pas été par sa volonté. Le parquet exprime sa solidarité et compassion aux policiers, gendarmes et autres forces de sécurité qui ont été lâchement agressés par des usagers inciviques de la route. Il réitère par ailleurs son soutien à la police et à la gendarmerie dans leur mission inlassable de prévention et de répression de l’incivisme routier. Le parquet tient à informer les usagers de la route que ceux indélicats qui ont tenté d’attenter à la vie de forces de sécurité ont été poursuivis courant cette semaine et sont détenus à la MACO en attendant leur jugement suivant la procédure de flagrant délit. En sus, des instructions fermes ont été données à la police et à la gendarmerie afin qu’elles défèrent devant lui toute personne, tout auteur des agissements inciviques ci-dessus mentionnés aux fins de poursuites pénales.

Parquet près le Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou

6e Conférence internationale TICAD: Roch Kaboré au Kenya les 27 et 28 août prochain

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Le président du Faso Roch Kaboré prendra part au 6e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) qui se tiendra les 27 et 28 août prochains. C’est la toute première fois que ce sommet se tiendra en Afrique.
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L’annonce a été faite, ce 18 août 2016 à Ouagadougou, par l’ambassadeur du Japon, Masato Futaishi, à l’issue d’une audience avec le président Roch Kaboré.

A l’ordre du jour, la promotion d’une transformation économique structurelle par la diversification économique, la promotion d’un système de santé résilient pour une meilleure qualité de vie et la promotion de la stabilité sociale pour une prospérité partagée. Le diplomate japonais Masato Futaishi dit attendre beaucoup de la délégation burkinabé au cours de ce sommet.

Cette conférence sera organisée conjointement par le Japon, la banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies (ONU) et la commission de l’Union africaine (UA). La première TICAD a eu lieu en 1993 au Japon, en vue de promouvoir un dialogue entre l’Afrique et le Japon.

Burkina Demain

Interconnexion ivoiro-Burkinabè : Perturbations attendues sur le réseau ce vendredi 19 août

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La CIE et la SONABEL, les bras techniques de la coopération électrique entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso

 

Selon une information émanant de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL), la fourniture d’électricité assurée dans le cadre de l’interconnexion électrique Côte d’Ivoire – Burkina Faso connaîtra des perturbations ce vendredi 19 août 2016 du fait de travaux de dépannage d’équipements endommagés en Côte d’Ivoire.
Les perturbations sur le réseau interconnecté ivoiro- burkinabè sont attendues entre 05 h et 11 h du matin.

Burkina Demain

Eglise catholique: la Cathédrale qui loue des boutiques de 350 000 à 600 000 francs CFA

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La paroisse de la Cathédrale a construit deux rayons de boutiques, dont l’un R+1, à but commercial. Les coûts de la location varient entre 250 000 et 600 000 francs CFA.

6 CATHEDRALE
Face à la cherté des coûts du bail, des commerçants grincent les dents. Même s’ils refusent de s’exprimer, un d’entre eux, ayant requis l’anonymat, a déclaré:  » Je dois payer 350.000 francs CFA par mois. Il y a des gens qui paient 600 000 francs CFA. Personnellement, j’ai payé pour six mois ». Puis de dire qu’il souhaite une réduction et qu’il aurait voulu payer tout au plus 150 000 francs CFA le mois.

Le curé de la paroisse de la Cathédrale, Abbé Vincent Ilboudo, a prétendu que ce n’est pas l’église qui a fixé les coûts. De ses explications, c’est un fidèle chrétien, ayant financé le projet à hauteur de 106 millions de francs CFA, qui entend de rentrer en possession de son investissement, avec intérêts, dans le délai de 5 à 6 ans. Après quoi, la paroisse va prendre la main et discuter éventuellement avec les locataires pour fixer de nouveaux prix.

Et à quoi répond la construction des boutiques?

Abbé Vincent Ilboudo a indiqué qu’il s’agit de générer des fonds pour l’animation de la vie de la paroisse, le financement des activités caritatives, le soutien des plus démunis, des personnes en situation d’handicap et des associations. Sans compter, la réalisation de projets de construction de nouvelles paroisses et de chapelles. Et les dimes et les offrandes? Le père a rétorqué qu’ils ne suffisent pas: « ça va nécessiter 10 ans, 20 ans et plus ».

Il a ajouté que les subventions et autres dons des Organisations non gouvernementales (ONG) et des institutions européennes se raréfient, si fait que les églises « des pays missions », en Afrique et en Amérique latine, ont été obligés de développer des mécanismes pour générer des fonds.

Anderson Koné
Nicolas Bazié
Burkina Demain

Incivisme: un automobiliste fauche et blesse un policier

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Le commissaire central de la ville de Ouagadougou, Alexandre Darga, a rapporté qu’un automobiliste, refusant d’obtempérer, a blessé un agent de police, ce mercredi 17 août 2016 à Ouagadougou.
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Selon le Commissaire Alexandre Darga, un automobiliste, qui a brûlé le feu tricolore sur l’avenue de la Place de la Nation, n’a pas marqué l’arrêt, suite à l’interpellation des agents de police.

Il a poursuivi sa route, en fonçant tout droit sur d’autres éléments situés un peu plus loin sur le même axe appelés à la rescousse. « l’usager n’a pas trouvé mieux que de foncer sur l’élément. Il a embarqué l’élément sur son capot, qui s’est agrippé. Il a poursuivi son chemin en zigzaguant. Finalement, l’élément a décroché. Dans sa chute, il a été victime d’une fracture », a dit le Commissaire Darga qui a noté que la victime a été évacuée à l’hôpital Yalgado Ouédraogo pour une fracture à la jambe.

A l’entendre, l’intéressé a été appréhendé à son domicile et placé en garde à vue.

Par ailleurs, le commissaire a déclaré qu’un autre automobiliste, sans plaque d’immatriculation, a tenté de forcer un poste de contrôle de police. « Là encore, l’usager a renversé le policier et a poursuivi sa route jusqu’à ce qu’un de ses collègues fasse usage de son arme pour crever la roue », a-t-il laissé entendre.

Regrettant que les comportements de ces usagers mettent en danger la vie des policiers et de la population, le commissaire a rappelé que ses hommes font leur travail, surtout en cette période marquée par le terrorisme.

Mathias Lompo
Burkina Demain

Crise au PAREN : La version du Fondateur Bado

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Laurent Bado veut juste que Tahirou Barry reconnaisse ses fautes

L’on en sait un peu plus sur ce qu’il convient d’appeler crise au PAREN (Parti de la renaissance nationale) où le fondateur, Laurent Bado, avoue dans une interview accordée à nos confrères de 226Info, avoir repris la direction du parti, avec l’accord de Tahirou Barry, président ‘’sorti’’ et l’autre protagoniste de la crise, en attendant le tenue d’un congrès en septembre pour renouveler les instances du PAREN.

Laurent Bado veut juste que Tahirou Barry reconnaisse ses fautes
Laurent Bado veut juste que Tahirou Barry reconnaisse ses fautes

La crise au sein du Parti de la renaissance nationale (PAREN) est bien réelle. En témoignent ces propos du Fondateur Laurent Bado dans une interview à nos confrères de 226Info : «Je veux juste qu’il reconnaisse sincèrement les fautes qu’il a commises. Les militants m’ont écrit pour dire de prendre mes responsabilités parce que la politique de l’autre est divisionniste. Il a accepté que je fasse la transition. Je dis je vais me diriger vers les anciens du parti, il y a beaucoup qu’il a chassés.
Donc j’ai convoqué une dizaine d’anciens secrétaires généraux. Je leur ai dit : il y a une crise profonde. Heureusement, on dirait que Barry aussi a compris où se trouve son intérêt. Donc je vais assurer une transition et pour cette transition je veux que vous me donnez des conseils, je veux que vous me guidiez. Tout le monde a dit que « oui, oui c’est bon ». C’est pour ressouder le parti. Moi en tant que fondateur, je veux reconstituer le PAREN. Et je pense que Barry aussi l’a compris et nous allons nous battre pour cela. Et à chacun d’eux j’ai donné des lettres de militants qui se plaignaient de la gestion de Barry»

Mais, à entendre Bado, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est parti des agissements de Carlos qui aurait osé dire que « le PAREN de Bado est mort, vive le PAREN de Barry».
Aussi à la question «Barry pourrait-il conserver son portefeuille ministériel… », le Fondateur Bado répond sans ambages : «Mais quand même ! Il restera notre ministre, représentant notre parti, jusqu’en 2020, si le président du Faso est content de lui. Mais on ne peut pas laisser un certain Carlos venir nous diriger, il y a deux parties dans le parti et je ne suis pas prêt à accepter cela. J’ai déjà dit à Barry, ce Carlos ne pourra plus faire partie du parti. C’est plus compliqué, ce matin même je viens d’envoyer une lettre donc à monsieur Barry. On s’est entendu. J’ai accepté d’assurer la transition et je lui dis que je ne vais pas décider, ni travailler tout seul. Je vais demander l’avis et les conseils des anciens membres »

Philippe Martin
Burkina Demain

Le président du Faso favorable à l’érection d’une ambassade à Malabo

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Le président Roch Marc Christian kaboré et son homologue Theodoro Obiang N’Guema Mbasogo, à Malabo le 16 août 2016

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est rentré ce mercredi soir de sa visite de Malabo, en Guinée Equatoriale. Outre les autorités du pays, notamment le président Theodoro Obiang N’Guema Mbasogo, le président Kaboré s’est entretenu avec ses compatriotes autour de leurs préoccupations.

Le président Roch Marc Christian kaboré et son homologue Theodoro Obiang N’Guema Mbasogo, à Malabo le 16 août 2016
Le président Roch Marc Christian kaboré et son homologue Theodoro Obiang N’Guema Mbasogo, à Malabo le 16 août 2016

A ce qu’on dit, les Burkinabè de Guinée Equatoriale sont confrontés à de nombreuses difficultés. Témoignages de Abdoulaye Nassouri à un confrère de Sidwaya il y a quelque mois : «Les difficultés ne manquent surtout pas pour les compatriotes qui résident ici. Car, bon nombre d’entre eux ne sont pas en règle pour la carte de séjour. Ce qui fait qu’en cas de contrôle cela devient difficile. La deuxième grande difficulté, est que certains Burkinabè n’ont pas de métier. Ils arrivent du Gabon ou du Burkina Faso pour l’aventure. Ils ne peuvent pas se procurer la carte de séjour qui coûte très cher (NDLR : 500 000 FCFA l’année) et les conditions de vie sont compliquées. Il y a souvent des imposteurs qui proposent aux aventuriers, la carte de séjour jusqu’à 800 000 F CFA. Et en fin de compte, ces aventuriers n’ont ni la carte de séjour ni leur argent ». Abdoulaye Nassouri vit en Guinée équatoriale depuis 14 ans.
Et pour ne rien arranger dans la situation de ses compatriotes, ils ne font pas preuve de solidarité entre eux au point qu’on peut parler des «communautés burkinabè » dans une même localité. C’est chacun pour soi, Dieu pour tous.
«Quand je suis arrivé ici en 2012, mes frères burkinabè ont refusé que je prenne part aux réunions, parce que je n’avais pas d’argent pour payer les cotisations. Comment voulez-vous que quelqu’un qui vient à peine d’arriver puisse avoir 250 000 F pour les cotisations ?», confiait un autre compatriote.
A ces difficultés de vivre ensemble des membres de notre diaspora équato-guinéenne vont s’ajouter les problèmes économiques du pays d’accueil. La Guinée équatoriale étant un émirat pétrolier qui fonctionnait essentiellement sur les revenus de l’or noir, les opportunités d’emplois sont devenues rares avec la chute drastique du cours du pétrole ces dernières années. Conséquences : beaucoup se sont retrouvés au chômage et même quand il leur arrive parfois d’avoir du travail, ce n’est pas bien payé comme auparavant.

Pour un meilleur traitement des Burkinabè en Guinée équatoriale

C’est dans ce contexte pour le moins compliqué pour ses compatriotes mais aussi pour les Equato-guinéens que le président Roch Marc Christian Kaboré a effectué le déplacement de Malabo ce 16 août 2016. Les lignes directrices de sa mission étaient claires. D’abord, plaider auprès des autorités équato-guinéennes pour un meilleur traitement des Burkinabè vivant dans leur pays pour qu’ils ne fassent pas l’objet de tracasseries ou tout simplement de rapatriements. Que leur contribution au développement socioéconomique du pays soit reconnue à sa juste valeur.
Mais, pour parvenir véritablement à de meilleures conditions de séjour des Burkinabè en Guinée Equatoriale, un renforcement de la coopération bilatérale s’impose. Le président Kaboré a insisté à ce niveau sur la relance des activités de la commission mixte de coopération plongée dans une certaine léthargie depuis huit ans.
Toujours le cadre du renforcement des relations entre Ouagadougou et Malabo, le chef de l’Etat ne verrait pas d’un mauvais œil l’érection d’une ambassade du Burkina Faso, au regard notamment de l’importance de la communauté burkinabè dans le pays. Le nombre de Burkinabè de Guinée Equatoriale sont estimés à 15 000.
A défaut d’une ambassade, le présent consulat pourrait être érigé en consulat général pour mieux refléter ce poids de cette diaspora.

Philippe Martin
Burkina Demain

Congo : Le Général Mokoko inculpé pour incitation aux troubles à l’ordre public

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Le Général Jean-Marie Michel Mokoko doit se faire davantage de soucis

Alors que ses avocats et partisans s’attendaient à ce qu’il soit remis en liberté provisoire suite à la demande formulée dans ce sens ; la justice congolaise a décidé contre toute attente ce mercredi d’alourdir les charges retenues contre le Général Jean-Marie Michel Mokoko en lu notifiant une nouvelle charge.

Le Général Jean-Marie Michel Mokoko doit se faire davantage de soucis
Le Général Jean-Marie Michel Mokoko doit se faire davantage de soucis

A Brazzaville, le Général Jean-Marie Michel Mokoko reste en prison. Ainsi en a décidé le parquet qui l’a de nouveau inculpé ce mercredi 17 août pour incitation aux troubles à l’ordre public.
Cette nouvelle inculpation rend presque caduque la demande de remise en liberté provisoire introduite par les avocats de l’illustre prisonnier sur laquelle devrait se prononcer ce jeudi la chambre d’accusation de la cour d’appel de Brazzaville.
Détenu depuis mi-juin, la charge d’atteinte à la sûreté de l’Etat pesait déjà sur le général Mokoko, candidat malheureux à la présidentielle du 20 mars de 2016 avec moins de 14% des voix.
L’officier supérieur congolais est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007 le montrant discutant d’un plan visant à chasser le président Denis Sassou Nguesso du pouvoir avec un homme dont on ne voit pas le visage et se présentant comme appartenant au service de renseignement extérieur de la France (la DGSE).
Jusqu’à février 2016, le Général Mokoko a été représentant spécial de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) en Centrafrique, lui qui a été par ailleurs chef d’Etat-major des armées du Congo de 1987 à 1993 et conseiller du président Sassou Nguesso pour les questions de paix et de sécurité depuis 2005.
Joachin Batao
Burkina Demain
Source : AFP