Le Secrétaire général du Gouvernorat des Tannounyan, Toussaint Méda, a présidé le 26 mardi dernier à Banfora, chef-lieu de la Région, à l’ouverture de la 3ème édition des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). Une mobilisation de grande enverg
Instance solennelle de montée des couleurs nationales au sein du Gouvernorat des Tannounyan à l’occasion des JEPPC, édition 3
ure des autorités administratives, coutumières, religieuses, des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des structures associatives ont agrémenté cette cérémonie marquée par la montée solennelle des couleurs nationales.
Dans la Région des Tannounyan, c’est parti aussi pour la troisième édition des Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC). C’est Toussaint Méda, Secrétaire général du Gouvernorat de ladite Région, qui a présidé la cérémonie solennelle devant les forces vives.
Eveiller la conscience patriotique et susciter l’engagement citoyen
Le Secrétaire général du Gouvernorat des Tannounyan, Toussaint Méda, livrant la teneur du message du Président du Faso à l’occasion des JEPPC 2026
Comme les précédentes, les JEPPC 2026 visent à éveiller la conscience patriotique et à susciter l’engagement citoyen. Cela conformément à la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré qui les a instituées.
Ainsi, au cours de ces journées, il va s’agir de promouvoir notamment les valeurs de civisme, de tolérance, de patriotisme, de courage, de respect et de solidarité.
La consommation locale au cœur des JEPPC 2026
Une vue de l’assistance à la cérémonie officielle de lancement de la 3e édition des JEPPC, ce 26 mars à Banfora
Les présentes Journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne ont pour thème : «Produisons Burkinabè, consommons Burkinabè notre assiette, notre fierté».
La célébration de la 3e édition des JEPPC 2026 intervient en pleine célébration de la Révolution progressiste populaire. Aussi, le Chef de l’Etat a, dans son message, à l’occasion de ces JEPPC 2026, invité les Burkinabè à bien comprendre la portée de leurs actions en matière de consommation afin qu’ils prennent enfin conscience des enjeux.
Et à écouter le Capitaine Ibrahim Traoré, l’avenir de notre pays se joue dans nos champs, nos fermes et aussi dans nos marchés.
«Quand vous préférez le soumbala au cube chimique importé, vous brûlez les brevets de l’impérialisme ; Quand vous revêtez le Faso Dan Fani, vous ne faites pas que vous habiller, vous couvrez la dignité de nos tisseuses», a-t-il relevé. Et d’ajouter : «Nous puiserons dans notre terre les ressources de notre résilience».
Convaincu que le confort immédiat de l’importation est un piège qui hypothèque l’avenir de nos enfants, le Président Traoré a donc lancé un appel à privilégier le fruit du travail de nos producteurs locaux qui contribuent énormément à la construction de notre souveraineté alimentaire.
A Banfora, chef-lieu des Tannounyan, c’est une multitude de fidèles musulmans qui se sont rendus le 20 mars dernier à la place de la Nation de la Cité du Paysan noir pour la prière marquant la fin du mois de jeûne. C’est la célébration de la fête de de l’Aïd El-Fitr, communément appelée Ramadan.
Les fidèles musulmans ont fait massivement le déplacement de la Place de la Nation de Banfora pour la prière de l’Aïd El-Fitr
L’Aïd El-Fitr est, faut-il le rappeler, une période où les musulmans sont le plus encouragés à donner de la charité, à soutenir ceux qui sont dans le besoin et à s’assurer que tous puissent célébrer dignement la fête.
C’est également un moment de renforcement de liens familiaux et communautaires où l’amour, la paix et la fraternité sont aussi célébrés.
En outre, après avoir dirigé la prière, El Hadj Amadou Sanogo, Grand Imam de Banfora, a rappelé la nécessité de la solidarité et de générosité envers les autres en particulier les plus démunis.
Appel à la paix et à la cohésion du Grand Iman
El Hadj Amadou Sanogo, Grand Imam de Banfora a lancé un appel à la paix et à la cohésion sociale à toute la communauté musulmane et aussi à la population
À cette occasion, le Grand Imam a lancé un appel à la paix et à la cohésion sociale à toute la communauté musulmane et aussi à la population.
Rendant Grâce à Dieu et au Prophète Muhammad (psl), il a éclairé les lanternes sur le nombre de jours de jeûne accomplis cette année.
Il a aussi précisé que l’accomplissement du jeûne en 30 jours n’est pas une obligation. Il arrive des années où le carême n’excède pas 29 jours.
Les fidèles musulmans devraient encore prier pour la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans le pays
Le croissant lunaire marquant la fin du jeûne musulman ayant été aperçu ce jeudi 19 mars au Burkina Faso, la fête de l’Aïd El Fitr, communément appelé «Ramadan» aura bien lieu ce vendredi 20 mars 2026.
Les fidèles musulmans devraient encore prier pour la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans le pays
Les détails de l’info dans ce communiqué de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 19 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 04 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement nomination de Membres et nomination du Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina (IPN-Farafina).
L’Institut des peuples noirs-Farafina est une structure à vocation panafricaine qui vise à promouvoir la renaissance culturelle, la souveraineté et le rayonnement des peuples noirs. L’IPN-Farafina ressuscite une initiative du Président Thomas SANKARA et se positionne comme une institution stratégique à caractère scientifique, idéologique et culturel.
Le comité d’orientation de l’IPN-Farafina est composé de membres désignés, de membres adhérents et de membres observateurs.
L’adoption de ces décrets permet la nomination de douze (12) Membres désignés et du Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un rapport relatif aux résultats des campagnes 2025-2026 de la vaccination contre les maladies animales prioritaires, de déparasitage et d’insémination artificielle.
Pour développer les différentes filières animales, d’énormes efforts sont consentis par le Gouvernement burkinabè pour améliorer la situation sanitaire du cheptel à travers l’organisation de campagnes annuelles de vaccination de masse contre les maladies animales prioritaires et les zoomoses.
Au cours des campagnes 2025-2026, des innovations majeures ont été apportées dans la stratégie d’intervention. Il s’agit notamment de l’élargissement de la vaccination à d’autres maladies animales prioritaires, du renforcement de la gratuité et de la subvention des prix de la vaccination et de l’insémination artificielle ainsi que de la prise en compte du déparasitage de masse.
S’agissant de la vaccination des animaux, des opérations intensives ont été conduites sur la période du 1er octobre 2025 au 15 février 2026. Au-delà de cette date, les vaccinations hors période de campagne se poursuivent en vue d’améliorer la couverture sanitaire du cheptel.
Le bilan de la campagne donne les résultats suivants :
– 2 345 284 bovins vaccinés, soit une hausse de 12,21% par rapport à la campagne précédente ;
– 4 825 041 petits ruminants vaccinés, soit une hausse de 36,4% par rapport à 2024. Comparé à la moyenne des cinq dernières années cette hausse est de 357,75% ;
– 1 564 059 petits ruminants vaccinés contre la pasteurellose ;
– 19 408 349 volailles vaccinées contre la maladie de Newcastle, soit une hausse de 41,17% par rapport à la campagne précédente ;
– 4 144 129 têtes vaccinées contre la variole aviaire, soit une hausse de 2803,35% par rapport à la campagne précédente (142 736 têtes) ;
– 148 237 carnivores domestiques vaccinés contre la rage, soit une hausse de 101,02% comparé à la campagne précédente ;
– 80 470 bovins vaccinés contre la fièvre aphteuse en soutien à l’opération d’insémination artificielle ;
– 34 329 bovins vaccinés contre le charbon bactéridien, soit une hausse de 465,55% par rapport à la campagne précédente ;
– 161 808 têtes de bovins vaccinés contre la dermatose nodulaire contagieuse bovine ;
– 1 457 257 poissons vaccinés contre la streptococcose pour la première fois dans notre pays.
Quant à la campagne de déparasitage, les résultats sont de 957 920 bovins, 1 109 511 petits ruminants, 2 775 360 volailles, 198 701 porcs et 393 961 carnivores déparasités.
La campagne d’insémination artificielle lancée en juin 2025 a permis d’inséminer 12 203 vaches à la date du 31 décembre.
Au total, 2 875 887 450 F CFA ont été mobilisés pour l’acquisition des doses de vaccins. Sur ce montant, la subvention de l’Etat s’élève à 2 018 356 690 F CFA soit un taux de 70,18%.
Le Conseil félicite tous les acteurs publics et privés du secteur de l’élevage qui ont permis l’atteinte de ces résultats fort appréciables lors de ces campagnes et les exhorte à rester mobiliser pour celles à venir, en vue de l’amélioration continue de la couverture sanitaire des animaux.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a examiné un projet de loi relatif aux libertés religieuses.
Ce projet de loi vise à combler un vide juridique, à définir un cadre clair et à mettre en place les outils nécessaires pour garantir le libre exercice des droits et libertés énoncés par la Constitution du Burkina Faso en matière religieuse.
La Constitution du Burkina Faso consacre le principe de laïcité de l’Etat. Par ailleurs, les relations sociales sont de plus en plus fragilisées par l’intolérance religieuse, la radicalisation, l’extrémisme violent et l’immixtion du religieux dans la sphère de l’Etat.
Face à cette situation, il est apparu urgent de mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses afin de garantir les droits de chaque citoyen et de protéger la société contre toute forme de dérive à caractère religieux.
Le projet de loi est le fruit d’un dialogue renforcé, entamé depuis 2015, avec l’ensemble des parties prenantes. Il résulte notamment des échanges directs avec diverses structures publiques et privées ainsi que des travaux d’un comité d’experts pluridisciplinaires.
Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté six (06) rapports.
Le premier rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’Accord de prêt n°2100150045062 signé le 09 février 2026 entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement (FAD) pour le financement du Projet d’appui au secteur des transports (PAST).
Le Projet d’appui au secteur des transports est financé par la Banque africaine de développement (BAD) à travers le FAD pour un coût estimé à 60 000 000 d’unité de compte (UC) soit 46 141 080 000 F CFA.
L’objectif global du PAST est d’accélérer le désenclavement des localités de l’intérieur du Burkina Faso et de renforcer l’intégration sous régionale et la résilience des populations.
Les principaux résultats attendus du PAST sont :
– l’acquisition de 05 brigades d’engins de travaux publics ;
– la réalisation de travaux d’entretien périodique ;
– le renforcement du système de programmation et de gestion de l’entretien des infrastructures de transport ;
– la formation d’ouvriers qualifiés et de métier pour le personnel de soutien des brigades dans les régions ;
– la réhabilitation ou construction de garages et d’ateliers de maintenance.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance l’Accord de prêt entre le Burkina Faso et le Fonds africain de développement pour le financement du Projet d’appui au secteur des transports, conformément à la loi n°023-2025/ALT du 29 décembre 2025 portant habilitation du Gouvernement à autoriser par voie d’ordonnance, la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.
Le deuxième rapport est relatif à l’acquisition d’un immeuble de type R+5 au profit de l’Etat.
Cet immeuble de type R+5 a une superficie totale exploitable de 2 955,60 m2 comprenant 92 bureaux avec une capacité d’accueil de 250 agents. Il est situé au secteur n°6 de la ville de Ouagadougou. Son acquisition d’un montant de 3 000 000 000 F CFA contribuera à renforcer les capacités immobilières de l’Etat et à réduire le coût des baux administratifs.
Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition dudit immeuble pour les besoins de l’Administration publique.
Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant concession, modalités d’organisation, d’exploitation et de contrôle des jeux de hasard à la Loterie nationale burkinabè (LONAB).
Le secteur des jeux de hasard au Burkina Faso est régi par la loi n°027-2008/AN du 08 mai 2008 et ses textes d’application, dont le décret n°2010-822/PRES/PM/MEF/SECU du 31 décembre 2010. Après plus de 15 ans de mise en œuvre, des insuffisances majeures ont été relevées, notamment :
– l’absence de régulation des jeux de hasard en ligne ;
– l’obsolescence de certaines dispositions face aux évolutions technologiques ;
– l’exploitation de jeux en ligne par des opérateurs non autorisés, échappant à tout contrôle de l’Etat.
Au regard de la croissance des jeux de hasard en ligne, il est nécessaire de moderniser le cadre juridique et de l’adapter à l’évolution technologique.
Ce décret vise principalement à conférer à la LONAB l’exclusivité de l’organisation et de l’exploitation des jeux de hasard en ligne au Burkina Faso.
La mise en œuvre de ce décret permettra de garantir une meilleure protection des joueurs, d’avoir une traçabilité des flux financiers, d’accroître les retombées fiscales de l’Etat et de soutenir les actions sociales financées par la LONAB.
L’adoption de ce décret permet une meilleure régulation des jeux de hasard en ligne au Burkina Faso.
Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant fixation des salaires de base et de la prime d’ancienneté applicables aux agents des Fonds nationaux.
Les Fonds nationaux (FN) ont enregistré des évolutions significatives au cours des dernières années, notamment en termes de mobilisation de ressources et d’octroi de financements. Toutefois, leur développement s’est accompagné de nombreuses insuffisances qui ont altéré significativement les progrès enregistrés et compromis la viabilité et l’efficacité des interventions de certains fonds.
Par ailleurs, l’environnement salarial des Fonds nationaux reste aussi marqué par l’existence d’une multitude de grilles avec une importante disparité dans le traitement des agents d’un fonds à l’autre.
Ce décret vise à corriger les disparités de traitement constatées et à garantir une équité de traitement salarial entre les agents des Fonds nationaux.
L’innovation majeure de ce décret est la création de deux grilles dont l’une applicable aux Fonds nationaux de financement et l’autre aux Fonds d’Etat.
L’adoption de ce décret permet de disposer d’un référentiel harmonisé de traitement salarial des agents des Fonds nationaux. Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, composition et fonctionnement d’un Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures.
Ce décret est une relecture du décret n°2009-653/PRES/PM/MEF/MCPEA/MCE du 14 septembre 2009 portant création, attributions, composition et fonctionnement d’un Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures.
Les principales innovations du décret sont :
– la suppression, dans le texte de base, des termes « indemnités mensuelles forfaitaires » afin d’assurer la conformité avec la pratique en vigueur ;
– la fusion de la cellule technique et du secrétariat technique en une structure unique, tout en conservant l’appellation «Secrétariat technique » ;
– la limitation de la durée du mandat des membres du Comité ;
– l’assignation explicite de livrables aux sessions, destinés à être transmis aux plus hautes autorités.
L’adoption de ce décret permet au Comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures d’améliorer son fonctionnement.
Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence Faso Vêenem.
L’Agence Faso Vêenem résulte de la fusion de l’Agence nationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) et de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER).
L’Agence Faso Vêenem est un Etablissement public de l’Etat à caractère administratif (EPA). Elle a pour mission d’améliorer les capacités opérationnelles de l’Etat en matière de promotion et de développement des énergies nouvelles, d’électrification rurale et d’efficacité énergétique. L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence Faso Vêenem.
I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (MICA).
Les évolutions institutionnelles et organisationnelles récentes induites par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et le décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement ont rendu nécessaire la relecture de l’organigramme du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
L’objectif de cette relecture est de doter le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat d’un organigramme prenant en compte les changements opérés.
Les innovations majeures du décret sont :
– la rationalisation de l’organisation de certaines structures à travers la fusion de directions et de départements ;
– la prise en compte de nouvelles sociétés d’Etat créées et placées sous la tutelle du ministère, ainsi que la suppression de structures ne relevant plus de son champ de compétence ;
– le changement de dénomination de certaines structures ;
– la création des Directions provinciales de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat d’un nouvel organigramme afin d’accomplir efficacement ses missions.
I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret porte organisation du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.
Ce décret vise à se conformer au décret n°2025-1545 /PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et au décret n°2026-0042/PF/PRIM du 02 février 2026 portant attributions des membres du Gouvernement.
Les innovations majeures du décret sont :
– la création du Secrétariat permanent du Contenu local et de la Commission technique nationale des mines (SP-CL-CTNM) par la fusion du Secrétariat permanent de la Commission nationale des mines et du Fonds minier de développement (SP/CNM-FMD) et du Secrétariat permanent du Contenu local et de la promotion des investissements (SP/CLPI) ;
– la création de l’Agence Faso Vêenem à travers la fusion de l’Agence nationale des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique (ANEREE) et de l’Agence burkinabè de l’électrification rurale (ABER).
L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de l’Energie, des mines et des carrières d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.
Le second décret porte approbation des statuts de l’Agence Faso Vêenem.
L’adoption de ce décret permet à l’Agence Faso Vêenem de disposer de textes règlementaires pour accomplir efficacement sa mission.
I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté un décret portant licenciement d’un Assistant de l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines (UFR/SH) de l’Université Joseph KI-ZERBO, pour abandon de poste.
Monsieur Jean NACOULMA, Mle 216 609 J, Assistant à l’Unité de formation et de recherche en sciences humaines de l’Université Joseph KI-ZERBO est irrégulièrement absent de son poste de travail depuis le 1er septembre 2025
Malgré le communiqué de mise en demeure, l’intéressé ne s’est pas présenté pour reprendre service jusqu’à l’expiration du délai de dix (10) jours.
Ce décret vise le licenciement de l’intéressé pour abandon de poste, conformément au décret n°2015-1366/PRES-TRANS/PM/MESS/MRSI/MS/ MEF/MFPTSS du 20 novembre 2015 portant modalités de mise en demeure des Enseignants-chercheurs, des Enseignants hospitalo-universitaires et des chercheurs en cas d’abandon de poste ou de refus de rejoindre le poste assigné.
L’adoption de ce décret permet le licenciement de la Fonction publique de Monsieur Jean NACOULMA, Mle 216 609 J, Assistant à l’Unité de formation et de recherche en Sciences humaines de l’Université Joseph KI-ZERBO pour abandon de poste, pour compter du 24 octobre 2025.
II COMMUNICATION ORALE
II Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la célébration de la 4ᵉ édition du Mois du Patrimoine burkinabè, prévue du 18 avril au 18 mai 2026.
Cette édition est placée sous le thème « Patrimoine et diversité culturelle : engagement, rôles et responsabilités des acteurs». La cérémonie officielle de lancement se tiendra à Ouahigouya, dans la région de Yaadga sous le Très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso, Chef de l’Etat.
L’innovation majeure de l’édition 2026 consiste en la mise en œuvre de plusieurs activités, notamment la proclamation de la deuxième liste des Trésors humains vivants (THV). Il est également prévu l’installation de nouveaux ambassadeurs du patrimoine culturel.
Le Mois du patrimoine burkinabè est célébré chaque année du 18 avril au 18 mai.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
Sont nommés membres désignés du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina les personnalités suivantes :
– Monsieur Claude Aimé TASSEMBEDO, Enseignant-chercheur ;
– Monsieur Franklin Nathan NYAMSI, Professeur agrégé de philosophie ;
– Monsieur Sié De Bindouté DA, Sociologue ;
– Monsieur Sogoyou Kokou KEGUEWE, Journaliste ;
– Madame Nathalie YAMB, Expert en ressources humaines et communication ;
Est nommé Président du Conseil d’orientation de l’Institut des peuples noirs-Farafina :
– Monsieur Claude Aimé TASSEMBEDO, Enseignant-chercheur.
B AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Zauwel KOMBELEMSIGRI, Mle 294 306 K, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Secrétaire général du Fonds d’appui au sport et à la presse privée «Wassa Bondo» ;
– Monsieur Jean Paul BAMOGO, Mle 272 812 S, Administrateur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Autorité nationale désignée du Fonds vert pour le climat au Burkina Faso.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur Blaise YODA, Mle 104 514 A, Ingénieur agronome, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur général du Foncier, de la formation et de l’organisation du monde rural.
D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Maxime COMPAORE, Mle 49 067 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études ;
– Madame Eboubié Nadège BATIEBO, Mle 225 079 C, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chargé d’études ;
– Monsieur Samuel SAWADOGO, Mle 334 184 J, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Economie et des finances ;
– Monsieur Nazankidemba Landry YAMEOGO, Mle 111 097 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;
– Monsieur Oumaro OUEDRAOGO, Mle 51 967 P, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie IA, classe exceptionnelle,
1er échelon, est nommé Directeur régional des douanes du Centre ;
– Monsieur Idrissa Ismaël SANOGO, Mle 112 440 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du Contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Ecole nationale de police ;
– Monsieur Seydou WONI, Mle 200 271 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU ;
– Madame Kiswendsida Sabine KAMBOU/OUEDRAOGO, Mle 235 879 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Institut supérieur d’études et de protection civile ;
– Madame Maïmouna Chantal Pazinézambo TIROGO/SAWADOGO, Mle 210 829 E, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence nationale de biosécurité ;
– Monsieur Koungbèpuo SOME, Mle 119 299 C, Inspecteur du trésor, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur de l’informatisation du trésor ;
– Monsieur Moumini DERRA, Mle 49 354 L, Inspecteur divisionnaire des douanes, catégorie I, grade terminal, 2e échelon, est nommé Directeur de la comptabilité douanière ;
– Monsieur Frédéric SAWADOGO, Mle 46 229 F, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chef du Département des enquêtes et des investigations de l’Inspection technique des impôts.
E AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
– Monsieur Bassirou ZOMA, Mle 118 859 M, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
– Monsieur Lebikoun Ferdinand SOME, Mle 229 701 M, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Bankui ;
– Monsieur Abdoul Kader SAWADOGO, Mle 237 140 M, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Djôrô ;
– Monsieur Roger ZANGRE, Mle 266 094 H, Ingénieur en génie civil, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Goulmou ;
– Monsieur Yaya OUATTARA, Mle 237 144 X, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Guiriko ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 229 707 N, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Kadiogo ;
– Monsieur Kalby Dominique ZONGO, Mle 205 529 J, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie des Koulsé ;
– Monsieur Assami BIRBA, Mle 229 704 W, Ingénieur-géomètre, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie du Nakambé ;
– Monsieur Yassia OUEDRAOGO, Mle 211 898 D, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Nando ;
– Madame Hadayrata TAPSOBA, Mle 282 525 B, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 3e échelon, est nommée Directrice régionale de la Construction de la Patrie du Nazinon ;
– Monsieur Obagnin SOULAMA, Mle 211 870 J, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Oubri ;
– Monsieur Jules OUEDRAOGO, Mle 239 799 R, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie de Yaadga ;
– Monsieur Elie KABORE, Mle 110 020 V, Ingénieur de conception en génie civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de la Construction de la Patrie des Tannounyan.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Monsieur Nag-Tiero Roland MEDA, Mle 241 863 T, Enseignant-chercheur, catégorie P, 1er grade, 3e échelon, est nommé Président de l’Université Faustin Sié SIB.
H AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
– Monsieur Mamadou CISSE, Mle 259 726 E, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Secrétaire général de l’Agence burkinabè pour l’emploi Faso Tonlo Zï ;
– Monsieur Abdoulaye BANCE, Mle 85 214 V, Professeur d’éducation physique, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Yaadga ;
– Monsieur Bêbê Arnaud NOUFE, Mle 304 371 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kadiogo ;
– Monsieur Simphorien HIEN, Mle 94 661 R, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Balé ;
– Monsieur Kibsa NIKIEMA, Mle 304 358 R, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Bam ;
– Monsieur Lôh Abdoul Aziz NAPO, Mle 279 889 V, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi des Banwa ;
– Monsieur Yakouba OUEDRAOGO, Mle 94 689 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de Bassitenga ;
– Monsieur Hadi SOW, Mle 246 618 L, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Bougouriba ;
– Monsieur François BALIMA, Mle 259 697 V, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Boulgou ;
– Monsieur Atimi TIALLA, Mle 259 754 T, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Boulkiemdé ;
– Monsieur Adama TRAORE, Mle 94 684 W, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Comoé ;
– Monsieur Boubakar OUEDRAOGO, Mle 324 134 C, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Gourma ;
– Monsieur Saïdou Bruno OUEDRAOGO, Mle 211 778 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ganzourgou ;
– Monsieur Désiré Hyacinthe YELEMOU, Mle 280 525 D, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Houet ;
– Monsieur Sami Lambert Hervé KAM, Mle 98 202 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ioba ;
– Monsieur Sandaogo YAOGO, Mle 207 658 X, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Bazèga ;
– Monsieur Seydou HIE, Mle 220 345 Y, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kénédougou ;
– Madame Haoua Nathalie YEYE, Mle 228 363 N, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 2e échelon, est nommée Directrice provinciale des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Kouritenga ;
– Monsieur Jean Baptiste OUIYA, Mle 304 359 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Kompienga ;
– Monsieur Mathias KABORE, Mle 278 454 W, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Komondjari ;
– Monsieur Saidou ZALLE, Mle 246 788 W, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Léraba ;
– Monsieur Saïdou OUANGO, Mle 327 697 W, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Lorum ;
– Monsieur Wind-Nongmanegueré YAMEOGO, Mle 245 835 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Mouhoun ;
– Monsieur Windpouiré Georges KAFANDO, Mle 220 385 S, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Nahouri ;
– Monsieur Pégdwendé Joseph SAWADOGO, Mle 327 699 L, Professeur certifié des activités physique et sportive, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Namentenga ;
– Monsieur Ousseny OUEDRAOGO, Mle 278 349 J, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Noumbiel ;
– Monsieur Yacouba KARA, Mle 303 891 N, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de l’Oudalan ;
– Monsieur Harouna OUEDRAOGO, Mle 257 396 Y, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Passoré ;
– Monsieur Mathurin SOW, Mle 207 654 R, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Poni ;
– Monsieur Wenne-Kondé Jean Pierre OUEDRAOGO, Mle 207 655 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Sanguié ;
– Monsieur Téganaba WILLY, Mle 278 392 D, Professeur des activités physique et sportive, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Sandbondtenga ;
– Monsieur Nomwendé Urbain OUEDRAOGO, Mle 257 864 P, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Séno ;
– Monsieur Denis NIKIEMA, Mle 245 826 D, Professeur certifié des lycées et collèges, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de la Sissili ;
– Monsieur Ousséni PAGBELEM, Mle 217 115 Z, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Tuy ;
– Monsieur Nikiéta Hervé YE, Mle 304 385 A, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Yagha ;
– Monsieur Augustin SAMA, Mle 279 503 K, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Yatenga ;
– Monsieur Marcel ZONGO, Mle 97 595 D, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Ziro ;
– Monsieur Windingoudi Augustin OUEDRAOGO, Mle 249 108 X, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Zondoma ;
– Monsieur Sékou SABO, Mle 238 633 W, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des Sports, de la jeunesse et de l’emploi du Zoundwéogo.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :
– de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– de l’Agence de gestion du péage (AGP) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;
– de l’Office national de sécurité routière (ONASER) au titre du ministère de la Sécurité ;
– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) au titre du ministère des Serviteurs du Peuple ;
– du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Fada et de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et de consommables médicaux (CAMEG) au titre du ministère de la Santé ;
– de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales.
Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence de gestion du péage et de l’Office national de sécurité routière (ONASER).
A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après,
Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale de formation agricole de Matourkou (ENAFA de Matourkou) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
– Monsieur Manu Bertrand Owen KPODA, Mle 111 293 P, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Pogbi Félix KIEMTORE.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’ECOLE NATIONALE DE FORMATION AGRICOLE DE MATOURKOU
– Monsieur Pèguédwindé Arnaud NANA, Mle 232 043 P, Technicien supérieur d’agriculture pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Adama COULIBALY.
B MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de gestion du péage (AGP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
Le second décret nomme Monsieur Seydou BARRO, Mle 96 911 K, Administrateur des services financiers, Président du Conseil d’administration de l’Agence de gestion du péage (AGP) pour un premier mandat de trois (03) ans.
C MINISTERE DE LA SECURITE
Le Conseil a adopté trois (03) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique :
– Monsieur Rachid Hamed YAMEOGO, Officier, en remplacement de Monsieur Mamadou COULIBALY.
Au titre du ministère de la Construction de la Patrie :
– Monsieur Issa BLAGNA, Mle 101 785 F, Ingénieur en génie civil, en remplacement de Monsieur Kolou DAILA.
Au titre du ministère de la Sécurité :
– Monsieur Adam Régis ZOUGMORE, Mle 47 751 P, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’OFFICE NATIONAL DE LA SECURITE ROUTIERE (ONASER)
– Madame Ingrid Raïssa KPODA/KAM, Mle 326 918 N, Attaché en études et analyses, en remplacement de Monsieur Ibrahim Cheick Tidiane ILLA.
Le deuxième décret renouvelle le mandat de Madame Kayi Céline Sarah KONE/DIALLO, Mle 130 477 W, Magistrat, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité au Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour une dernière période de trois (03) ans.
Le troisième décret nomme Monsieur Adam Régis ZOUGMORE, Mle 47 751 P, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, Président du Conseil d’administration de l’Office national de la sécurité routière (ONASER) pour un premier mandat de trois (03) ans.
D MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Nebnoma Maxime NANEMA, Mle 354 616 G, Elève Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Administrateur représentant les élèves au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Boukari KOALA.
E MINISTERE DE LA SANTE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Fada N’Gourma pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Madame Bilampoa GNOUMOU/THIOMBIANO, Mle 231 927 A, Maître de conférences.
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Aziz DIALLO, Mle 294 349 S, Inspecteur des impôts, en remplacement de Monsieur Aboubacar W. PELEDE.
– Monsieur Jean Luc KAMBIRE, Mle 56 566 B, Enseignant-chercheur.
Le second décret nomme Monsieur Ousséni ILBOUDO, Mle 02 72, Gestionnaire de stock, Administrateur représentant les travailleurs au Conseil d’administration de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux (CAMEG) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Annie Carole SIRY/BENON.
F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bourahim LENGANI, Elève-professeur des écoles, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour la durée de son mandat de Délégué général.
Alimata Salambéré Ouédraogo incarne une présence rare et précieuse : celle d’une femme habitée par la mémoire vivante de la civilisation africaine. Femme de lumière et de transmission, elle porte en elle une parole ancienne qui traverse les générations et relie les continents. En Afrique comme en Europe, sa voix résonne tel l’écho des sages, prolongeant la chaîne invisible des enseignements hérités des aînés, de la terre et de l’histoire.
Yé Lassina Coulibaly voit en Alimata Salambéré Ouedraogo une dame qui défend une vision équilibrée et féconde de la modernité
Dans sa pensée comme dans son écriture, la voix de ses parents, de sa lignée et des ancêtres africains demeure intensément présente. Elle irrigue chaque mot, éclaire chaque réflexion et inspire chacun de ses engagements. Chez elle, la parole n’est jamais un simple instrument d’expression : elle est héritage, responsabilité et fidélité envers celles et ceux qui ont ouvert les chemins avant elle.
Son parcours plonge ses racines dans la terre rouge d’Afrique, cette terre à la fois symbolique et fertile qui nourrit l’âme et rappelle la dignité profonde des peuples. De cette origine, elle tire une force intérieure constante, une énergie sereine qui lui permet d’affronter les exigences du savoir, de l’apprentissage et de l’excellence. La quête de la connaissance dépasse pour elle toute ambition individuelle : elle devient un devoir moral envers le peuple, une manière d’honorer la mémoire de ceux qui ont transmis les savoirs et les valeurs fondatrices.
Née le 9 novembre 1942 à Bobo-Dioulasso, capitale culturelle du Burkina Faso, Alimata Salambéré voit le jour au sein d’une famille où le savoir, la mémoire et la tradition constituaient le socle d’une conscience aiguë de l’identité africaine. Dès son enfance, elle pressent que la culture n’est pas un simple héritage figé, mais un levier fondamental de l’épanouissement des sociétés, de la dignité des peuples et de la reconnaissance universelle de leur singularité. La parole, la transmission et la mémoire se présentent alors à elle comme des instruments essentiels de construction et de rayonnement.
Élève brillante et persévérante, elle poursuit des études supérieures en lettres modernes, avant de s’orienter vers l’univers exigeant de l’audiovisuel, où elle décroche un diplôme professionnel de réalisatrice-productrice de télévision. Cette double formation, alliant finesse littéraire et maîtrise technique, lui offre un socle incomparable pour défendre les arts, promouvoir les médias et transmettre les savoirs au service de l’éducation et de la formation.
Son parcours s’inscrit dans le contexte exaltant des indépendances africaines, époque où les nations du continent œuvraient à l’affirmation de leur identité culturelle et à la réappropriation de leur histoire. Visionnaire et pionnière, Alimata Salambéré est l’une des membres fondatrices du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) en 1969. Par son action déterminante, le festival devient rapidement un rendez-vous mondial incontournable du cinéma africain. Elle entre dans l’histoire en devenant la première femme présidente du comité d’organisation, brisant ainsi les barrières de genre dans un univers culturel alors largement masculin et ouvrant la voie à de nouvelles générations de femmes créatrices et gestionnaires de la culture.
Son expertise et son sens aigu du leadership la conduisent à assumer d’importantes responsabilités étatiques. De 1987 à 1991, elle occupe le poste de Ministre de la Culture du Burkina Faso, travaillant avec une détermination inébranlable à la structuration des politiques culturelles nationales, à la valorisation du patrimoine africain et à la reconnaissance des artistes. Elle place la promotion des femmes dans les espaces de création et de décision au centre de son action, affirmant avec force que l’émancipation culturelle est indissociable de l’égalité des genres.
Au-delà des frontières africaines, son rayonnement s’étend à l’international. En Europe, elle est nommée Directrice générale de la culture et de la communication à l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), devenue aujourd’hui l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Dans ce rôle stratégique, elle consolide le dialogue interculturel, promeut la diversité culturelle et offre aux cultures africaines une visibilité accrue sur la scène mondiale, consolidant ainsi le lien entre l’Afrique et le reste du monde.
Tout au long de sa carrière, Alimata Salambéré reçoit de nombreuses distinctions, témoins de son engagement indéfectible pour le cinéma africain et pour la dignité de l’image de l’Afrique. L’UNESCO salue son action exemplaire, et, récemment, elle est honorée au Cameroun par un Écran d’honneur lors de la cérémonie « Des écrans noirs », distinction majeure consacrant son dévouement à la promotion et à la valorisation du cinéma africain.
Parole d’or de l’Afrique et gardienne de son patrimoine culturel, Alimata Salambéré demeure une figure tutélaire, véritable « grande dame » dont la stature évoque le baobab : sous son ombre bienveillante, les jeunes générations de créateurs puisent inspiration, sagesse et expérience. Par sa persévérance et son courage, elle conjugue l’excellence professionnelle à la fidélité aux valeurs familiales, transmettant à ses enfants et petits-enfants l’amour du travail, le respect des traditions et la passion pour la culture.
Son attachement à l’Afrique et au Burkina Faso constitue l’un des fondements essentiels de son identité. Cependant, cet attachement ne relève pas d’un simple héritage culturel passivement reçu. Il devient une source de force intérieure et d’inspiration intellectuelle. À ses yeux, l’Afrique n’est pas seulement un espace géographique : elle est une école de sagesse, de résilience et de valeurs humaines, où la solidarité, la dignité et la persévérance façonnent les consciences des femmes et des hommes appelés à servir leur communauté.
C’est précisément dans cette fidélité à ses racines que se révèle la dimension la plus profonde de son parcours. Car la véritable modernité ne consiste pas à renier son héritage, mais à le comprendre, à l’enrichir et à le projeter vers l’avenir. En conciliant tradition et modernité, identité et ouverture, Alimata Salembéré Ouédraogo démontre que l’excellence peut s’enraciner profondément dans une culture tout en dialoguant avec le monde.
Son itinéraire est marqué par la rigueur intellectuelle, la persévérance et un sens aigu de la responsabilité sociale. Chaque étape de son parcours témoigne d’une volonté constante de dépassement. Mais ce dépassement n’est jamais solitaire : il s’inscrit dans une vision plus large, celle d’entraîner avec elle toute une génération de femmes vers de nouveaux horizons de connaissance, de confiance et d’émancipation.
Par son attitude et par son engagement, elle incarne une élégance qui dépasse largement l’apparence pour devenir une véritable posture éthique. Cette élégance morale – faite de dignité, de mesure et de clairvoyance – confère à son action une portée presque symbolique. Elle rappelle que la véritable grandeur se manifeste moins dans le pouvoir que dans la capacité à servir avec intégrité.
Sur la scène nationale comme sur la scène internationale, elle apparaît comme une figure inspirante dont la trajectoire incarne la noblesse de l’effort, la constance dans le travail et la fidélité aux valeurs humaines fondamentales. Par son savoir, son sens du devoir et la clarté de sa vision, elle participe activement à la valorisation de la femme burkinabè et, au-delà, de la femme africaine dans les sphères du savoir, de la responsabilité et de l’excellence.
Mais ce qui distingue profondément son parcours réside dans la dimension philosophique qui semble l’animer. Pour elle, la réussite ne se réduit jamais à une conquête personnelle ni à une accumulation de privilèges. Elle devient plutôt une responsabilité morale envers la société. Dans cette perspective, l’élévation individuelle n’a de sens que lorsqu’elle contribue à l’élévation collective.
Par sa plume et par sa parole, Alimata Salambéré Ouédraogo ouvre des passages entre les mondes. Elle ne se contente pas de préserver la mémoire : elle lui offre un mouvement, une respiration nouvelle. Son œuvre s’inscrit dans un dialogue permanent entre tradition et modernité, entre héritage et avenir. Ainsi, la sagesse ancestrale ne demeure pas confinée dans le passé ; elle entre dans la conversation du présent et participe à la construction du monde contemporain.
Sa pensée affirme avec force que la culture africaine n’est ni immobile ni enfermée dans la nostalgie. Elle est vivante, créatrice, capable de dialoguer avec les autres cultures sans renoncer à son essence. Cette vision repose sur une conviction profonde : une civilisation ne s’épanouit véritablement que lorsqu’elle reconnaît la valeur de ses racines tout en s’ouvrant à l’universel.
Attentive aux mouvements de son époque, elle observe avec lucidité les transformations du monde ainsi que les défis politiques, sociaux et culturels qui traversent les sociétés contemporaines. À l’écoute des réalités nationales de son pays, le Burkina Faso, comme des dynamiques internationales, elle développe un regard à la fois critique, réfléchi et profondément humain.
Son analyse ne se limite jamais à la simple observation : elle cherche à comprendre, à éclairer et à transmettre. Elle sait que les sociétés africaines vivent aujourd’hui un moment charnière de leur histoire, un moment où elles doivent participer pleinement aux mutations du monde tout en préservant la richesse spirituelle et culturelle qui constitue leur socle.
C’est dans cette perspective qu’elle accorde une importance centrale à la transmission envers les nouvelles générations. Pour elle, transmettre ne signifie pas seulement transmettre des connaissances. Transmettre, c’est offrir une orientation intérieure, un sens des valeurs, une conscience de l’histoire et de la dignité humaine. C’est rappeler qu’aucun peuple ne peut avancer sereinement s’il ignore la profondeur de ses racines.
Elle invite ainsi la jeunesse africaine à reconnaître la grandeur de son héritage ancestral, à prendre soin de la mémoire des anciens et à faire de cette mémoire une force créatrice pour l’avenir. L’héritage culturel africain n’est pas, à ses yeux, un simple patrimoine du passé : il constitue un trésor vivant, une source permanente de sagesse et d’inspiration.
Dans un monde désormais façonné par les technologies numériques et les innovations rapides, Alimata Salambéré Ouedraogo défend une vision équilibrée et féconde de la modernité. Elle appelle à une modernité qui ne soit pas rupture, mais continuité. L’Afrique, selon elle, n’a pas à choisir entre tradition et innovation : elle doit faire dialoguer ces deux dimensions afin de construire une modernité fidèle à ses racines.
Cette vision philosophique repose sur une idée essentielle : la sagesse des anciens et les outils du présent peuvent se renforcer mutuellement. Lorsque la technologie est éclairée par la conscience culturelle et la mémoire collective, elle devient un instrument de progrès authentique et durable.
Ainsi, l’action d’Alimata Salambéré Ouedraogo apparaît comme un véritable pont entre les générations, entre les continents et entre les formes de savoir. Sa parole rappelle que l’identité africaine n’est pas une réalité figée : elle est une dynamique vivante, capable de s’adapter, de créer et de rayonner tout en demeurant fidèle à ses fondements.
Par son engagement dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la formation, elle contribue activement à faire vivre et à transmettre le patrimoine africain dans toute sa richesse. Pour elle, ce patrimoine n’est pas une relique immobile : il est une source de dignité, de connaissance et d’humanisme pour le monde contemporain.
Avec humilité et détermination, elle rappelle une vérité essentielle : l’avenir d’un peuple ne se construit jamais dans l’oubli de ses racines, mais dans leur compréhension profonde et leur transmission consciente. Car c’est dans la mémoire vivante des cultures que les sociétés trouvent la force d’inventer leur avenir.
Grande figure de la culture burkinabè, Alimata Salambéré Ouedraogo s’est également distinguée comme bâtisseuse de nombreux projets culturels au Burkina Faso. Elle a contribué à renforcer la place de la culture à travers le cinéma, le théâtre, la danse et la musique. Par son engagement constant, elle a soutenu les artistes et défendu la reconnaissance de leur rôle dans la société, œuvrant notamment pour l’amélioration de leur statut professionnel et pour la valorisation des métiers de la création.
Alimata Salambéré Ouedraogo : élégance, sagesse et engagement, le portrait d’une femme d’exception.
Parmi les rencontres qui jalonnent une vie, certaines marquent durablement par leur dignité, leur lucidité et leur engagement. Alimata Salambéré Ouedraogo appartient à cette rare catégorie de femmes dont la présence inspire respect et admiration.
La première impression qu’elle dégage est celle de l’élégance. Toujours raffinée dans ses tenues, elle incarne une distinction qui dépasse l’apparence pour devenir une forme d’art, un langage subtil. Son style reflète la richesse de la culture africaine, où chaque vêtement raconte une histoire, conserve une mémoire et traduit une identité. À travers ses choix vestimentaires, elle honore ses racines tout en se mouvant avec aisance dans des sphères internationales.
Mais son élégance ne se limite pas à l’esthétique. Elle se manifeste dans sa politesse, sa retenue et son sens de la mesure, qualités devenues rares dans un monde pressé. Elle possède une aptitude précieuse : une écoute profonde et attentive. Elle observe, analyse et comprend avant de parler. Ses mots sont choisis, porteurs de sens, jamais prononcés par effet de mode ou impulsion. Elle ne suit pas aveuglément et ne valide jamais une idée sans discernement.
Ce qui frappe également, c’est la finesse de son intelligence. Une intelligence lucide, ancrée dans le réel, capable de conjuguer réflexion et action. Elle garde les pieds sur terre, solidement enracinée dans l’éthique et les valeurs humaines. Son regard sur le monde, nourri par une expérience riche et une compréhension profonde des enjeux politiques, sociaux et culturels, lui permet de porter une analyse claire et pertinente.
Dans les discussions, elle démontre une capacité d’analyse remarquable. Elle éclaire les situations complexes, apporte profondeur et nuance aux dossiers, et rappelle toujours l’essentiel : l’humain au centre de toute décision. Cette lucidité s’accompagne d’une prévoyance naturelle : elle anticipe, mesure les conséquences et pose les bonnes questions au moment opportun.
Sa personnalité évoque certaines figures marquantes de l’histoire et de la culture. Par sa dignité et sa force morale, elle rappelle ces grandes dames africaines qui ont façonné leur époque. Par son engagement intellectuel et la force de sa parole, elle incarne la tradition des consciences éclairées qui guident la société. Et par sa profondeur culturelle et son attachement à l’Afrique, elle porte en elle l’esprit d’un continent riche de valeurs et de mémoire.
J’ai fait sa connaissance au Burkina Faso, à Bobo Dioulasso comme à Ouagadougou, puis je l’ai rencontrée à Paris, à l’UNESCO, lieu symbolique du dialogue entre les cultures, ainsi qu’à Montreuil, lors de la célébration de la Journée de la femme du 8 mars, organisée par une association de femmes burkinabè. Ces rencontres ont conforté l’image d’une femme profondément engagée, animée par un esprit de générosité intellectuelle et morale, qui met son parcours au service des autres avec une discrétion empreinte d’élégance. qui agit avec la conviction profonde que chaque femme qui accède à l’éducation, à la compétence et à l’autonomie contribue à l’édification d’une société plus juste, plus équilibrée et plus éclairée.
Elle effectue régulièrement la navette entre le Burkina et Paris, fidèle à une mission essentielle : rester à l’écoute de son peuple, de ses valeurs et de ses aspirations. Consciente que chaque parcours est unique, elle sait reconnaître l’importance de chaque effort et faire la part des choses avec discernement et équité.
De nombreuses personnes ont vu leur trajectoire transformée grâce à ses conseils. Sous son accompagnement, certains ont trouvé leur voie, gagné en autonomie et construit un statut professionnel solide, durable et respecté.
En définitive, Alimata Salambéré Ouedraogo est de ces femmes qui ne cherchent pas la lumière pour elles-mêmes, mais qui illuminent le chemin des autres. Une femme d’élégance, de lucidité et de transmission, rare et nécessaire dans notre époque. Lorsque sa voix s’élève, au niveau national comme international, c’est toute l’Afrique qui peut être fière d’être représentée par une personnalité de cette qualité.
Alimata Salambéré Ouedraogo est une militante et intellectuelle burkinabè dont l’engagement pour le bien-être collectif et le progrès social constitue un exemple rare d’intégrité et de constance. Tout au long de sa vie, elle s’est tenue aux côtés des causes fondamentales : la défense des droits des femmes et des enfants, l’accès équitable à l’emploi et la protection des travailleurs, ainsi que l’accompagnement des personnes handicapées, malades ou privées d’opportunités professionnelles. Son action ne se limite pas à des sphères sociales : elle englobe également la formation et l’insertion des jeunes Burkinabè, qu’elle perçoit comme le moteur essentiel du développement national.
Attentive aux mutations profondes des sociétés numériques, elle a observé et analysé avec acuité la transformation sociale du Burkina Faso à travers plusieurs générations. Son regard sur l’emploi, la structuration institutionnelle et la modernisation sociale lui permet de proposer des réponses pragmatiques aux défis contemporains, alliant innovation et respect des réalités locales.
Polyglotte et profondément consciente du rôle de la langue dans la construction identitaire, Alimata Salambéré considère la maîtrise linguistique non seulement comme un outil de communication, mais comme un vecteur de culture, de mémoire collective et de cohésion sociale. Pour elle, chaque langue est un horizon, chaque mot un pont entre les individus et leur histoire.
Sa capacité d’écoute, empreinte de respect et de sensibilité, s’étend des anciens des villages aux professionnels expérimentés des villes. Elle puise dans cette diversité de parcours des enseignements riches et variés, allant de la littérature à la gestion, des sciences politiques à l’histoire, de la sociologie à la technologie. Cette aptitude à conjuguer savoirs théoriques et expériences pratiques fait d’elle une personnalité exceptionnelle, capable de comprendre les enjeux locaux tout en conservant une vision globale et prospective.
Alimata Salambéré Ouédraogo incarne ainsi un idéal d’engagement citoyen et de sagesse pratique. Sa vie et son œuvre témoignent de la puissance d’une personne qui, par la combinaison de l’intelligence, de l’empathie et de la détermination, contribue de manière concrète au progrès social et au développement harmonieux de sa nation. Elle rappelle que l’action éclairée et l’humanisme peuvent être des forces porteuses de transformations dans le monde contemporain.
Au nom de l’enfant béni de sa terre natale qu’est Alimata Salambéré Ouédraogo, et de nos ancêtres africains – ces bâtisseurs silencieux de civilisations qui ont contribué à l’édification de l’humanité – je salue avec respect et fierté la grandeur des peuples du Burkina Faso et, au-delà, celle de toute l’Afrique.
Leur héritage spirituel, moral et culturel constitue une source inépuisable d’inspiration pour les générations présentes et futures. Nous sommes les dépositaires d’une mémoire collective façonnée par des siècles d’histoire, de luttes, de sagesse et de créativité. Cette mémoire n’est pas une relique figée dans le passé : elle est une force vivante. Elle respire encore dans nos gestes, dans nos paroles, dans nos chants, et elle éclaire le chemin que nous devons tracer.
Dans la tradition africaine, l’initiation occupe une place fondamentale. Elle dépasse largement le simple rite de passage : elle est une école de l’être, un apprentissage de la responsabilité et de la conscience. Elle enseigne que la connaissance n’est jamais la propriété d’un individu isolé. Dans la civilisation africaine, savoir signifie transmettre, notamment la sagesse. Car la sagesse n’est pas un bien que l’on garde pour soi ; elle est un flambeau que chaque génération reçoit afin de le porter plus loin. Ainsi se perpétue le fil invisible de la mémoire. Les arts, les récits, la musique, la danse et toutes les formes d’expression culturelle deviennent alors les vecteurs d’une transmission essentielle : celle de l’âme d’un peuple.
Je rends un hommage sincère à tous les artistes, aux acteurs culturels et à ces travailleurs de l’ombre qui consacrent leur énergie à préserver et à valoriser notre patrimoine commun. Leur engagement dépasse la simple création artistique : ils protègent une mémoire collective et lui offrent un avenir. Ils sont, en quelque sorte, les gardiens de l’esprit et les messagers silencieux de notre identité.
Le Burkina Faso, en tant que nation, s’est construit dans la coexistence et l’harmonie de plus de soixante ethnies vivant depuis des millénaires sur son territoire. Chacune de ces communautés porte sa langue, ses traditions, ses symboles et sa vision singulière du monde. Cette mosaïque culturelle constitue une richesse rare et précieuse qui témoigne d’une vérité profonde : l’unité véritable ne naît pas de l’uniformité, mais de la capacité à reconnaître la valeur de la diversité. Les peuples burkinabè ont su, au fil des siècles, faire de leurs différences une force et construire un destin commun sans renoncer à leurs identités.
La musique traditionnelle est sans doute l’expression la plus vibrante de cette richesse culturelle. Elle ne se réduit pas à un simple divertissement : elle est un langage de l’âme. Elle est mémoire, parole et lien social.
À travers les rythmes profonds des tambours, les vibrations des instruments ancestraux et la poésie des chants porteurs de sagesse, la musique raconte l’histoire des peuples. Elle évoque leurs joies, leurs épreuves, leurs combats et leurs espérances. Elle accompagne les naissances, les initiations, les célébrations et les deuils. Elle est la respiration même de la communauté.
La richesse linguistique du Faso m’émerveille profondément. Chaque langue est un univers. Elle façonne une manière unique de penser, d’interpréter le monde et de transmettre les valeurs essentielles. Les langues ne sont pas seulement des outils de communication : elles sont des architectures de sens, des mémoires vivantes.
Préserver cette diversité linguistique, c’est protéger un trésor inestimable. C’est reconnaître que l’identité nationale peut s’enraciner dans la pluralité et que l’harmonie peut naître de la coexistence de multiples voix.
Imaginer une véritable symphonie de cette diversité culturelle serait une initiative porteuse d’avenir. Une telle vision permettrait de faire émerger une identité musicale burkinabè singulière, capable de se distinguer dans le paysage artistique de la sous-région africaine.
Elle offrirait également un espace fertile pour la créativité des artistes et contribuerait au développement économique du secteur culturel. Car la culture n’est pas seulement une expression symbolique : elle peut aussi devenir une force de développement, un moteur d’innovation et un vecteur de rayonnement international.
Aujourd’hui, une nouvelle génération d’artistes talentueux incarne l’élan d’une Afrique en mouvement. Ces jeunes créateurs portent en eux l’énergie et l’espérance d’un continent qui se réinvente. Ils sont appelés à devenir de véritables ambassadeurs culturels, capables de faire entendre la voix du Faso sur les scènes du monde entier.
Mais leur mission ne pourra pleinement s’accomplir que s’ils restent profondément enracinés dans leur identité. C’est dans la mémoire des anciens, dans les légendes, les épopées et les mythes fondateurs de nos civilisations qu’ils trouveront la source d’une créativité authentique.
En tissant un dialogue fécond entre tradition et modernité, ils pourront créer des œuvres originales qui parlent au monde sans jamais renier leurs racines. Ainsi, ils feront vivre l’héritage de leurs ancêtres tout en contribuant à écrire une nouvelle page de l’histoire culturelle africaine.
Car être enfant du Faso, c’est porter en soi l’héritage d’une terre de courage, de dignité et de créativité. C’est reconnaître la profondeur de ses racines tout en levant les yeux vers l’horizon.
Et c’est comprendre, surtout, que la culture n’est pas seulement la mémoire d’un passé glorieux : elle est une force vivante qui façonne l’avenir et éclaire le destin des peuples. Elle contribue profondément à l’intérêt général et au rayonnement des nations.
Salutations empreintes de respect et de fraternité au peuple du Burkina Faso et, au-delà, à toute l’Afrique. La richesse incommensurable de notre continent ne réside pas seulement dans ses paysages majestueux, mais dans la diversité de ses langues, de ses cultures et de ses traditions, socle vivant de notre identité collective. Cette diversité, loin de fragmenter notre être commun, l’enrichit et le sublime, telle l’eau limpide qui, nourrissant la terre, fait éclore la vie dans toute sa splendeur.
Le Burkina Faso, au cœur de l’Afrique, est un terreau fertile où les racines du passé et du présent s’entrelacent, rappelant la force tranquille du chêne, symbole de sagesse, de résilience et de longévité. À l’instar du baobab, majestueux et protecteur, notre peuple se dresse, ancré dans ses traditions et ouvert à l’horizon de la modernité, offrant ombre et refuge à ceux qui cherchent inspiration et guidance. Chaque langue, chaque coutume, chaque geste du quotidien est une manifestation de l’air qui circule librement, portant les paroles de nos ancêtres et conférant légèreté et profondeur à notre héritage commun.
Les éléments eux-mêmes – l’eau, l’air, le feu, la terre et le ciel – deviennent des métaphores vivantes de nos vertus collectives. L’eau enseigne la fluidité et la compassion, l’air la clarté de pensée et la liberté, le feu la force et la passion, la terre la solidité et l’endurance, et le ciel la vision et la sérénité infinie. Racines et branches s’unissent, ciel et terre dialoguent, et dans cet échange perpétuel, le Burkina Faso rayonne comme un symbole de cohésion, de tolérance et de richesse humaine.
Puissions-nous marcher ensemble, éclairés par la sagesse de nos aînés, nourris par la diversité de nos langues et de nos cultures, et portés par l’énergie vivifiante des éléments et des arbres sacrés. Que le chêne et le baobab, gardiens de la mémoire et de la vie, inspirent chacun de nos actes, et que la voix de notre peuple, fière et sereine, résonne dans toute l’Afrique, célébrant la beauté et la grandeur de notre humanité commune!
Nous sommes, Alimata Salambéré et moi, issus tous les deux de la terre de Bobo Dioulasso, au sein d’un peuple aux traditions ancestrales. C’est au nom de notre fraternité d’origine et d’art, que je salue cette grande dame dont le talent et le parcours honorent notre pays.
Femme moderne par son esprit et universelle par sa vision, elle représente aujourd’hui l’image d’une Afrique qui avance avec confiance, portée par l’intelligence, la créativité et la responsabilité de ses filles. Son parcours rappelle avec force que la grandeur d’une nation ne réside pas uniquement dans ses institutions ou dans ses ressources naturelles, mais aussi dans la qualité humaine de celles et ceux qui choisissent de la servir avec conviction.
Ainsi, Alimata Salambéré Ouédraogo apparaît comme l’incarnation d’une génération de femmes africaines qui participent à la construction de l’avenir avec courage, lucidité et détermination. Par son exemple, elle honore non seulement la femme burkinabè, mais également la femme du monde, en démontrant que la dignité, le savoir et la persévérance sont capables de franchir toutes les frontières et d’inscrire une vie dans la mémoire des peuples.
Dans cette perspective, son engagement devient plus qu’un simple modèle : il se transforme en une invitation silencieuse adressée à toutes les femmes d’Afrique, celle de croire en leur potentiel, de cultiver leur savoir et d’oser participer pleinement à l’écriture de l’histoire.
Car, au fond, les véritables bâtisseurs de l’avenir ne sont pas seulement ceux qui occupent les positions visibles du pouvoir, mais aussi celles et ceux qui, par leur intelligence, leur courage et leur sens du devoir, contribuent à élever la conscience d’une société.
Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde.
Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.
Les membres du Présidium en pleine séance de restitution
Le bureau exécutif régional de la Coordination des Communautés Vivant au Burkina Faso (CCVBF) a décrypté le tableau bilan comportant des données significatives pour la bonne marche de leur association. C’était le samedi 7 mars dernier dans la salle des réunions de l’ancienne mairie de Banfora, chef-lieu des Tannounyan.
Les membres du Présidium en pleine séance de restitution
A travers l’organisation de ce briefing d’équipe, les membres du bureau CCVBF Banfora se sont exprimés sur l’économie des diverses activités inscrites à son ordre du jour et celles futuristes à entreprendre très ultérieurement.
Minute de silence observée
En outre avant tout propos, une minute de silence a été observée par l’ensemble des participants en la mémoire des illustres regrettés dont Orenany Saran Haïdara/Cissoko et Mamadou Keita, tous des personnalités morales qui officiaient pour une structure plus unifiée.
Et le bureau de décliner dès l’entame de l’exerce de redevabilité, les pressants objectifs voire les priorités du moment et la transmission fidèle du plan d’action de 2026.
Les efforts des uns et des autres salués
Ainsi, pour l’instant la coordination s’est félicitée pour les efforts consentis des uns et des autres dans un passé récent lors ses opérations de reboisement en passant par sa participation aux travaux d’intérêt général suscités par les autorités régionales à l’instar du Gouverneur, du Haut- Commissaire et aussi du PDS.
Toujours restant dans la gamme reluisante de son engagement, l’exécutif de la CCVBF levé le voile sur l’effectivité de ses activités d’envergure sportive ou culturelle et immixtion aux initiatives présidentielles dont son concours aux activités Faso Mêbo.
Par ailleurs, quant aux perspectives, la coordination, se sentant en confiance et très ambitieuse pour des lendemains prometteurs, envisage de se doter d’un compte bancaire, la confection des cartes de membres (badges), la relance des paiements de taxes de résidence 2026 et la régularité des cotisations mensuelles pour chacune de ses communautés.
«Encourager les différentes communautés»
Le Président de la CCVBF Banfora Jean Bamok Namoun Pandame
«Cette rencontre, c’est pour encourager les différentes communautés. Sachant que la CCVBF s’est mobilisée massivement toujours dans le même élan de solidarité et surtout de renforcer et de maintenir la cohésion sociale à long terme. Donc, nous nous mobilisons pour avancer dans l’unité et cohésion pour le bien- être de l’Afrique en général. Nous apprécions vraiment le pays d’accueil, le Burkina Faso avec son Excellence le Président Ibrahim Traoré qui a permis cette hospitalité chaleureuse qui nous donne la fierté combien grandiose aujourd’hui en passant par le Ministère des affaires étrangères », a confié Jean Bamok Namoun Pandame, Président de la CCVBF Banfora.
Un tremplin qui leur a permis de se retrouver entre membres de la coordination pour échanger de façon constructive sur ce que nous avons pu faire, de tirer les bonnes leçons de ces actions et de projeter les activités à mener à l’avenir afin d’apporter ensemble des améliorations.
«Pour l’instant le bilan est bien fort appréciable et d’ailleurs nous le jugeons très satisfaisant. Cependant, nous ne cesserons de planifier minutieusement nos futures actions à travers notamment de nouvelles stratégies pour une intégration valorisant également notre structure associative qu’est la CCVBF», a conclu le Président de la CCVBF Banfora Jean Bamok Namoun Pandame.
Pour Yé Lassina Coulibaly, la parité due aux femmes du monde s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. Et que c’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation. «Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit». Lisez plutôt son développement…
La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité
«La parité due aux femmes du monde, inspirée par le cri du cœur exprimé dans l’œuvre de Yé lassina Coulibaly, s’inscrit dans une méditation sur la mémoire, la puissance et l’horizon de l’humanité. La voix des femmes, dans le domaine du travail, du droit et de la liberté, occupe une place essentielle qui dépasse la simple reconnaissance symbolique : elle constitue un pilier des sociétés contemporaines et un moteur déterminant de transformation sociale. En rendant hommage aux femmes des cinq continents, cette réflexion ne se limite pas à la commémoration d’une journée dédiée à leurs droits ; elle invite à examiner en profondeur le rôle de la mémoire dans la construction du présent et de l’avenir.
L’histoire humaine ne se réduit ni aux événements spectaculaires ni aux récits de conquêtes. Elle se déploie également dans les actions discrètes et continues qui garantissent la pérennité de la vie collective : le soin, l’éducation, la transmission des savoirs et la solidarité. Ces activités, longtemps reléguées à la sphère domestique ou considérées comme secondaires, constituent pourtant les fondations invisibles du développement social. Elles témoignent d’une contribution majeure à la cohésion et à la transmission des valeurs qui permettent aux sociétés de se maintenir et d’évoluer.
La mémoire ne se limite pas à un exercice de remémoration ; elle conditionne la conscience historique. Oublier les contributions des femmes reviendrait à appauvrir le récit collectif et à en diminuer la portée. Les espaces du quotidien – foyers, écoles, lieux de travail, ateliers, marchés et centres de soins – ne doivent pas être perçus comme marginaux. Ils sont des lieux où se construit la continuité de la vie et où se transmettent les principes éthiques qui fondent la solidarité humaine. Reconnaître ces espaces et le travail qui s’y accomplit est indispensable, car ils ont accueilli l’effort de générations entières de femmes dont l’action a soutenu l’édifice social.
L’analyse critique qui accompagne la reconnaissance…
Toute reconnaissance doit cependant s’accompagner d’une analyse critique des conditions historiques et sociales qui ont souvent limité la liberté et les possibilités d’épanouissement des femmes. Nombre d’entre elles ont dû renoncer à leurs aspirations personnelles, non par absence de talent ou de volonté, mais en raison de structures institutionnelles et culturelles restrictives. Leur silence ne signifie pas une absence de contribution ; il peut traduire une résilience et une capacité d’action dans des contextes contraignants. La persévérance dont elles ont fait preuve constitue une forme de puissance, différente de la puissance associée aux conquêtes, mais tout aussi déterminante par sa continuité.
L’histoire des femmes traverse les continents et les cultures, révélant des expériences diverses mais comparables. La quête de reconnaissance, la lutte contre les inégalités et le désir d’être considérées comme des personnes à part entière demeurent des constantes. Les défis contemporains ne reproduisent pas exactement ceux du passé, mais ils prolongent une problématique ancienne : la parole des femmes peut encore être minimisée, leurs compétences mises en doute et leur autorité soumise à des exigences plus strictes que celles appliquées aux hommes. Ces obstacles doivent être compris afin d’être surmontés. La transformation sociale est un processus de longue durée qui requiert la participation de l’ensemble des acteurs et la construction d’institutions plus inclusives.
Dans le domaine culturel et artistique, cette transformation se manifeste par la présence croissante de femmes créatrices et penseuses. Leur contribution à la danse, au cinéma, au théâtre, à la littérature ou aux arts plastiques enrichit le patrimoine commun de l’humanité. L’art, en tant qu’espace d’expression et de réflexion, permet d’interroger les valeurs et les contradictions du monde. Les artistes qui abordent les questions de la dignité et de la justice participent à un débat essentiel sur la liberté et la responsabilité humaine. Leur travail met en lumière les tensions entre aspirations individuelles et structures sociales, offrant ainsi une perspective critique et constructive.
L’obstacle de la tension fondamentale dans la lutte….
Toute lutte pour l’émancipation se heurte à une tension fondamentale : la conquête des droits ne garantit pas leur pérennité. L’histoire montre que les avancées peuvent être remises en question et que les acquis doivent être défendus et réaffirmés. La dignité humaine n’est pas un état définitif ; elle constitue un principe à préserver et à actualiser selon les réalités changeantes du monde. Chaque génération porte la responsabilité de transmettre ce principe et de le traduire en actions concrètes. Cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les femmes ou sur un groupe particulier ; elle concerne l’ensemble de la société.
Les femmes d’hier ont ouvert des chemins là où ne se trouvaient que des obstacles. Celles d’aujourd’hui poursuivent ce mouvement avec détermination, malgré les difficultés et les résistances. Elles inventent de nouvelles formes d’existence, participent à la vie économique et politique et contribuent à la transformation des représentations sociales. Leur action ne se limite pas à une réponse aux injustices ; elle représente aussi une création. Elle introduit dans le monde des valeurs telles que la patience, la solidarité et l’espérance, qui permettent de penser le changement dans la durée et de concevoir un avenir plus inclusif.
Les filles de demain pourront aller plus loin grâce aux efforts hérités
Les générations futures héritent de ces efforts. Les filles de demain pourront aller plus loin, non parce que le monde deviendra parfait, mais parce que les générations précédentes auront élargi le champ des possibles. Chaque avancée, même modeste, modifie la structure des opportunités et ouvre de nouvelles perspectives. L’histoire progresse par accumulations successives et par gestes parfois invisibles dont les effets se déploient à long terme. Cette dynamique souligne l’importance de la continuité et de la transmission, conditions de toute évolution sociale.
La mémoire et la gratitude sont enfin des dimensions essentielles de cette réflexion. Se souvenir des contributions des femmes revient à reconnaître la dette que les sociétés leur doivent. Cette reconnaissance ne peut se limiter à des paroles symboliques ; elle doit se traduire par des actions concrètes visant à garantir l’égalité des droits et des chances. La justice n’est pas un don, mais une construction collective. Elle exige un effort constant et une vigilance adaptée aux transformations du monde. L’égalité ne signifie pas uniformité ; elle suppose la reconnaissance de la diversité et la création de conditions permettant à chacun de s’épanouir.
Au-delà des conquêtes visibles de l’histoire humaine…
L’histoire humaine, lorsqu’on la contemple à l’échelle des civilisations, n’est jamais seulement celle des conquêtes visibles, des institutions ou des techniques : elle est aussi celle, plus silencieuse mais tout aussi décisive, des forces humaines qui façonnent le travail, l’invention et la transmission. Parmi ces forces, les compétences des femmes occupent aujourd’hui une place essentielle dans le mouvement profond qui transforme les sociétés contemporaines. Leur participation au monde du travail ne relève plus d’une simple évolution statistique ou sociale ; elle constitue l’une des dynamiques majeures du développement économique, culturel et humain de notre temps.
Sur tous les continents, les femmes contribuent activement à l’édification des sociétés modernes. Leur savoir, leur sens de l’organisation, leur créativité et leur capacité d’innovation participent à la recomposition des structures économiques et sociales. Là où les transformations technologiques bouleversent les modes de production et où les sociétés cherchent un équilibre nouveau entre progrès matériel et responsabilité humaine, leur présence s’impose comme une force d’intelligence collective. Elles ne se contentent pas d’occuper une place dans les systèmes existants : elles contribuent à en redéfinir les formes, les valeurs et parfois même le sens.
Là où la contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné…
Dans les espaces ruraux, cette contribution prend souvent la forme d’un travail patient, enraciné dans la connaissance des territoires et dans l’expérience transmise par les générations. Les femmes participent largement à l’agriculture, à l’élevage, à la transformation des produits alimentaires et à la gestion des ressources naturelles. Leur savoir n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel et écologique. Il s’inscrit dans une compréhension intime des cycles de la nature, des rythmes saisonniers et des équilibres fragiles qui lient l’activité humaine à son environnement.
Ainsi se constitue un patrimoine vivant, fait de pratiques agricoles, de savoir-faire artisanaux et de solidarités communautaires. Les femmes y jouent souvent un rôle central. Par leur ingéniosité, elles inventent des solutions adaptées aux réalités locales : amélioration des techniques de culture, diversification des productions, transformation artisanale des produits agricoles ou création de coopératives. Ces initiatives, parfois modestes en apparence, participent pourtant à des dynamiques essentielles : l’autonomie économique des familles, la sécurité alimentaire, et la préservation des équilibres écologiques. Elles témoignent d’une intelligence pratique qui associe tradition et innovation, mémoire et adaptation.
Les flux économiques et les transformations technologiques dans les centres urbains…
Mais le monde rural n’est qu’une des scènes de cette contribution. Dans les grandes métropoles et les centres urbains, où se concentrent aujourd’hui les flux économiques et les transformations technologiques, les femmes occupent également une place de plus en plus déterminante. Elles sont présentes dans l’enseignement, la médecine, la recherche scientifique, l’ingénierie, l’entrepreneuriat, la création artistique et les industries technologiques. Leur présence dans ces domaines ne se limite pas à une participation quantitative : elle introduit souvent de nouvelles perspectives dans la manière d’aborder les problèmes et de concevoir les solutions.
Dans les laboratoires, les universités ou les entreprises innovantes, leurs recherches et leurs projets contribuent à l’avancée des connaissances et au développement de technologies qui transforment la vie quotidienne. Leur capacité d’analyse, leur sens de la coopération et leur imagination créatrice favorisent l’émergence d’innovations capables de répondre aux défis contemporains, qu’il s’agisse de santé publique, de transition énergétique ou de transformation numérique.
La créativité féminine via l’esprit d’entreprise…
L’esprit d’entreprise constitue également l’un des terrains où s’affirme de plus en plus la créativité féminine. Partout dans le monde, des femmes fondent des entreprises, dirigent des organisations et imaginent de nouveaux modèles économiques. Ces initiatives ne visent pas seulement la performance financière ; elles s’inscrivent souvent dans une vision plus large du développement, attentive aux dimensions sociales, environnementales et humaines de l’activité économique. Ainsi se dessine une conception du travail où l’efficacité s’allie à la responsabilité.
La créativité des femmes se manifeste également avec force dans le domaine culturel. La littérature, la musique, les arts visuels, le design ou l’architecture portent aujourd’hui la marque de voix féminines qui renouvellent les imaginaires et enrichissent le patrimoine commun de l’humanité. À travers leurs œuvres, elles interrogent les identités, explorent les mémoires et ouvrent des perspectives nouvelles sur le monde contemporain. La culture devient alors un espace où l’expérience individuelle rejoint la conscience collective, et où la création participe à la construction d’une vision plus ample de l’humanité.
Contribution dans le champ scientifique et technologique
Dans le champ scientifique et technologique, leur contribution n’est pas moins déterminante. De nombreuses chercheuses participent à des découvertes majeures et à l’élaboration de solutions destinées à répondre aux défis planétaires. Qu’il s’agisse de médecine, d’environnement, d’énergie ou de technologies numériques, leurs travaux témoignent d’une exigence intellectuelle et d’un engagement éthique qui contribuent à orienter le progrès vers des finalités humaines.
Pourtant, malgré ces avancées, les femmes continuent parfois de se heurter à des obstacles persistants. Les inégalités d’accès à l’éducation, aux ressources financières ou aux postes de décision demeurent une réalité dans de nombreuses régions du monde. Ces obstacles ne sont pas seulement institutionnels ; ils sont souvent enracinés dans des représentations sociales anciennes qui ont longtemps limité la reconnaissance des compétences féminines.
Mais l’histoire montre que ces limites ne sont pas immuables. Grâce à leur détermination, à l’évolution des mentalités et aux politiques publiques en faveur de l’égalité, les femmes parviennent progressivement à faire reconnaître la valeur de leurs savoirs et de leurs contributions. Leur présence croissante dans les espaces de responsabilité transforme peu à peu les structures du travail et les cultures professionnelles.
Ainsi, du village rural aux grandes métropoles, les femmes participent chaque jour à l’invention du monde contemporain. Leur action ne se réduit pas à une simple insertion dans les systèmes existants ; elle contribue à en renouveler les fondements mêmes. Par leur savoir, leur créativité et leur sens de la responsabilité, elles enrichissent le patrimoine humain et ouvrent des voies nouvelles pour l’avenir.
Compétences féminines, condition essentielle du développement des sociétés …
Dans cette perspective, la reconnaissance des compétences féminines ne relève pas seulement d’une exigence d’égalité ; elle constitue une condition essentielle du développement des sociétés. Car toute civilisation qui aspire à la justice, à l’innovation et à l’équilibre ne peut se construire qu’en mobilisant pleinement les talents et les intelligences de tous ses membres.
Les femmes, par leur expérience du travail, leur capacité d’invention et leur engagement éthique, rappellent ainsi que le progrès véritable n’est pas seulement technique ou économique. Il est aussi, et peut-être surtout, une aventure humaine, où la créativité, la solidarité et la dignité deviennent les fondements d’un avenir partagé.
Il est, dans l’histoire des civilisations, des transformations dont la portée ne se mesure pas seulement à la quantité des faits observables, mais à la métamorphose silencieuse qu’elles opèrent dans la conscience humaine. L’essor de la présence des femmes dans les domaines du travail, de la connaissance et de la création appartient à cette catégorie rare de mutations profondes. Il ne s’agit pas simplement d’une progression statistique dans les institutions économiques ou scientifiques ; il s’agit d’un élargissement de l’horizon de l’humanité elle-même, d’une transformation de la manière dont les sociétés pensent leur avenir, leur responsabilité et leur dignité.
À travers les cinq continents, les femmes participent aujourd’hui, avec une détermination qui ne relève ni du hasard ni d’une simple évolution sociale, à la grande entreprise de l’esprit humain : comprendre le monde, organiser la vie collective et imaginer les formes nouvelles du progrès. Leur contribution s’inscrit dans la trame vivante des sociétés contemporaines, depuis les espaces du travail quotidien jusqu’aux laboratoires de recherche, depuis les salles de classe jusqu’aux centres d’innovation technologique, depuis les terres agricoles jusqu’aux architectures complexes de la société numérique.
Ainsi se dessine peu à peu une figure renouvelée de la modernité : celle d’une humanité consciente que la richesse véritable ne réside pas seulement dans l’accumulation des techniques, mais dans la diversité des intelligences capables de leur donner sens.
L’apport des femmes dans le monde du travail
Dans le monde du travail, les femmes apportent une force qui dépasse la simple addition de compétences professionnelles. Elles introduisent dans les organisations une pluralité d’expériences, une capacité d’adaptation et une intelligence relationnelle qui enrichissent profondément les dynamiques collectives. Dans les entreprises, les administrations, les institutions publiques ou les organisations internationales, leur présence contribue à une gouvernance plus attentive aux équilibres humains.
La diversité des équipes, aujourd’hui largement reconnue comme un facteur d’efficacité et d’innovation, révèle une vérité plus profonde : la complexité du monde contemporain exige une pluralité de regards. Les femmes participent à cette intelligence collective par leur sens de l’organisation, leur capacité à concilier rigueur et coopération, et leur aptitude à transformer les environnements professionnels en espaces de dialogue et de créativité.
Ainsi, la compétence cesse d’être enfermée dans les frontières des représentations traditionnelles. Elle apparaît pour ce qu’elle est véritablement : une alliance entre talent, engagement et vision.
L’éducation, l’un des lieux essentiels de la transformation
L’éducation constitue l’un des lieux les plus essentiels de cette transformation. Dans les écoles, les universités et les centres de formation, les femmes jouent un rôle fondamental dans la transmission du savoir et dans l’éveil des consciences. Enseignantes, professeures, éducatrices ou formatrices participent à la formation intellectuelle des nouvelles générations, mais aussi à la construction de leur sens critique et de leur responsabilité civique.
Car l’éducation ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances. Elle est une initiation à la liberté de penser. Dans cet espace où se construit l’esprit humain, les femmes contribuent à faire de l’école un lieu d’émancipation, où les savoirs deviennent des instruments de compréhension du monde et de transformation sociale.
À travers leur engagement, elles participent à former des citoyens capables d’habiter la complexité du XXIᵉ siècle avec lucidité et responsabilité.
La recherche scientifique représente une autre dimension de cette aventure humaine. Depuis les laboratoires universitaires jusqu’aux centres d’innovation technologique, les femmes prennent part à la quête millénaire par laquelle l’humanité tente de déchiffrer l’ordre du monde.
La science exploratrice dans son essence
La science, dans son essence, est une exploration. Elle naît du désir de comprendre la matière, la vie et l’univers. Dans cette exploration, les chercheuses contribuent à l’élaboration de théories, à la conception d’expériences et à l’interprétation de phénomènes qui redéfinissent notre connaissance du réel.
En physique, en chimie, en biologie, en climatologie, en ingénierie ou en sciences sociales, leurs travaux enrichissent les modèles intellectuels qui permettent d’expliquer les lois de la nature et les dynamiques des sociétés humaines. Les mathématiques, langage abstrait de l’univers, occupent dans cette entreprise une place singulière. Les mathématiciennes participent à la construction des structures analytiques qui soutiennent aujourd’hui des domaines aussi divers que la modélisation climatique ou l’ingénierie financière.
Ainsi, la science apparaît non seulement comme un ensemble de disciplines techniques, mais comme une forme de création intellectuelle comparable à l’art : une tentative humaine pour donner sens au monde.
Lorsque la connaissance scientifique se matérialise dans des outils, des systèmes ou des technologies, elle devient innovation. Dans ce processus, les femmes jouent un rôle croissant dans les domaines de l’ingénierie et de l’industrie technologique.
Ingénieures, inventrices, entrepreneures et chercheuses participent à la conception de solutions qui transforment les modes de production, les infrastructures urbaines et l’organisation des sociétés contemporaines. Elles contribuent au développement des énergies renouvelables, des matériaux avancés, des nanotechnologies, de la robotique et des systèmes numériques.
Concilier progrès technologique et responsabilité écologique
Ces innovations répondent à l’un des défis majeurs de notre époque : concilier progrès technologique et responsabilité écologique. Dans un monde confronté aux transformations climatiques et aux tensions sur les ressources naturelles, la recherche d’un développement durable devient une exigence fondamentale.
Les femmes participent activement à cette transition. Leur créativité scientifique et leur sens des responsabilités contribuent à imaginer des technologies capables de soutenir la prospérité humaine tout en préservant les équilibres de la planète.
Le domaine de la santé illustre particulièrement l’alliance entre science et humanité. Médecins, infirmières, sages-femmes, pharmaciennes, psychologues ou chercheuses en santé publique consacrent leur travail quotidien à la protection et à l’amélioration de la vie humaine.
Dans les hôpitaux, les centres de recherche et les structures de soins, leur engagement incarne une rencontre essentielle entre compétence scientifique et attention à la vulnérabilité humaine. La médecine contemporaine, enrichie par la recherche biomédicale et les technologies de diagnostic avancées, doit toujours demeurer attentive à la dimension humaine du soin.
Les femmes participent à maintenir cet équilibre entre la rigueur scientifique et la compassion, entre la technique et l’éthique.
Mais la science ne se tourne pas uniquement vers l’avenir ; elle explore aussi la mémoire des civilisations. Dans les domaines de l’archéologie et des sciences du patrimoine, les chercheuses contribuent à reconstituer l’histoire matérielle de l’humanité.
Grâce aux technologies modernes — imagerie numérique, analyses isotopiques, modélisation informatique — elles participent à l’étude des sociétés anciennes, à la conservation des sites archéologiques et à la transmission du patrimoine culturel.
En révélant les traces du passé, elles rappellent que le progrès n’efface pas l’histoire : il s’inscrit dans une continuité humaine où chaque génération hérite d’un monde qu’elle doit comprendre avant de le transformer.
Révolution numérique, l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle
La révolution numérique constitue l’une des transformations les plus profondes du XXIᵉ siècle. Les technologies de l’information, les réseaux de communication et l’intelligence artificielle redéfinissent les formes du travail, de la connaissance et des relations sociales.
Dans ce domaine également, les femmes occupent une place de plus en plus visible. Informaticiennes, spécialistes des données, ingénieures en cyber sécurité ou chercheuses participent à la conception des architectures numériques qui structurent désormais les sociétés contemporaines.
Elles analysent des ensembles de données complexes et imaginent les interfaces entre l’humain et la machine. Mais leur présence dans ces domaines revêt aussi une dimension éthique essentielle. Les technologies numériques influencent aujourd’hui des décisions qui touchent à la vie quotidienne des individus : accès aux services, gestion des données personnelles, organisation du travail.
La diversité des perspectives intellectuelles devient alors une garantie contre les dérives d’une technologie déconnectée de la responsabilité humaine.
Au-delà des sciences et des technologies, les femmes enrichissent également la réflexion culturelle et philosophique des sociétés contemporaines. Dans la littérature, la philosophie et les sciences humaines, écrivaines, penseuses et chercheuses donnent voix à des expériences humaines profondes.
Par leurs œuvres et leurs analyses, elles interrogent les structures sociales, explorent les identités, défendent la justice et ouvrent de nouveaux horizons pour la compréhension de l’humanité. La pensée humaniste trouve dans ces contributions une vitalité renouvelée.
Ainsi, à travers les multiples domaines de l’activité humaine – travail, éducation, science, santé, innovation, culture – les femmes participent à une transformation qui dépasse les frontières des professions. Elles incarnent une conscience active du progrès.
Reconnaissance du rôle des femmes, condition essentielle pour l’avenir de la civilisation scientifique et technologique
Reconnaître leur rôle ne relève pas seulement d’une exigence de justice sociale. C’est aussi une condition essentielle pour l’avenir même de la civilisation scientifique et technologique. Car le progrès ne dépend pas uniquement des instruments, des laboratoires ou des infrastructures économiques. Il dépend avant tout de la capacité humaine à imaginer, à comprendre et à créer.
Dans cette perspective, la participation des femmes dans la construction du monde contemporain apparaît comme l’une des grandes forces du progrès moderne.
Elle ouvre la voie à une civilisation où la puissance de la connaissance s’accompagne d’une exigence éthique, où l’innovation technologique s’inscrit dans le respect de la dignité humaine, et où la diversité des talents devient la source d’une intelligence collective capable d’affronter les défis de l’avenir.
C’est dans cet horizon que se dessine la mission la plus haute : servir l’intérêt général et transmettre à la jeunesse un monde où la science, la culture et l’expérience humaine ne sont pas séparées, mais réunies dans un même projet de civilisation.
Car, au terme de cette évolution, ce n’est pas seulement la place des femmes qui se transforme : c’est l’idée même de l’humanité qui s’élargit.
Puissions-nous, en célébrant cette journée du 8 mars 2026, réaffirmer notre engagement en faveur d’un monde où la dignité de chaque personne est respectée. Un monde où la mémoire éclaire le présent, où le dialogue remplace la confrontation et où l’avenir se construit sur les fondements de la liberté et de la solidarité. Aux femmes des cinq continents, à celles du passé, du présent et du futur, cet hommage exprime une gratitude sincère pour leur contribution à l’histoire humaine et une confiance dans la capacité de l’humanité à progresser vers plus de justice. J’invite à écouter la voix des femmes en profondeur, à reconnaître leur parcours professionnel et à donner aux organisations les moyens d’assurer leur autonomie et leur liberté de développement, afin qu’elles participent pleinement au progrès dans le contexte de la mondialisation.
A propos de l’Auteur
Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde.
Entre l’Afrique et l’Europe, il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.
Yé Lassina Coulibaly art et culture,
Site officiel : www.yecoulibaly.com
Artiste auteur-compositeur interprète
Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés
Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse) du Burkina-Faso. concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66»
Avec Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB), l’albinisme n’est guère un prétexte pour rester inactif et elle n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste qui mérite d’être magnifiée à l’occasion de la présente célébration de la Journée internationale des droits des femmes.
Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB)
Patriote engagée, la présidente de l’Association des femmes atteintes d’albinisme (AFAB) Maïmouna Déné n’est plus à présenter aujourd’hui. A force d’engagement sur le terrain pour l’amélioration de la situation des personnes vivant avec un handicap de façon générale et les femmes atteintes d’albinisme en particulier, Maï, comme l’appelle affectueusement ses proches, jouit en effet d’une visibilité et d’un leadership incontestables dans le concert des organisations de la société civile de l’autre moitié du ciel, aussi bien au niveau du Burkina Faso que de la sous-région ouest africaine, voire au niveau continental. De Dakar à Johannesburg en passant par Kinshasa, Baku, Maimouna Déné a eu l’opportunité de participer à un certain nombre d’évènements majeurs au cours desquels elle a défendu, comme elle en a l’habitude, la cause des personnes atteintes d’albinisme. Des autorités nationales avaient déjà reconnu ses mérites en la décorant.
Maïmouna Déné sur la Rue des Etoiles sur Kwamé N’Krumah
Il y a quelques semaines, c’était le tour des membres du Comité scientifique de la Rue des Etoiles sur l’emblématique Avenue Kwamé N’Krumah d’honorer l’amazone de la lutte pour les droits humains des femmes. Elle fait en effet partie de la centaine des personnalités figurant sur la short-list de la deuxième édition, notamment dans la catégorie genre.
Et comme ils l’ont bien indiqué, «être sur la Rue des Etoiles n’est pas un honneur ordinaire. C’est la reconnaissance d’une vie d’impact, d’excellence et d’immenses services rendus au Burkina Faso et à l’Afrique».
«Une femme autonome est une femme protégée»
La présidente de l’AFAB au Sénégal en 2025 au cours de lancement d’un programme régional de leadership
Alors que l’on parle beaucoup de l’autonomisation de l’autre moitié du ciel pendant les commémorations de la Journée internationale des droits de la femme ; Maïmouna Déné en était bien avant consciente et surtout engagée sur le terrain. Pour elle, c’était clair : la protection des femmes passe absolument par leur indépendance financière. «Une femme autonome est une femme protégée», disait-elle. Pour ce faire, elle a initié des programmes de formation pour renforcer les capacités des membres de l’AFAB pour leur permettre de mener des activités génératrices de revenus et d’être de véritables actrices du développement local.
Avec Mai, l’albinisme ne saurait être un handicap pour rester inactif et n’hésite pas à monter au créneau pour montrer l’exemple à suivre en vue de surpasser les obstacles réels ou imaginaires sur la voie de l’autonomisation des dames. En cela, la présidente de l’AFAB est un symbole de résilience, dans un contexte où la différence est souvent synonyme d’exclusion, de repli sur soi ou de marginalisation socioéconomique. Ainsi, elle fait là manifestement figure d’un leader d’association porteur de vision progressiste.
Pour toutes ces raisons, nous avons voulu lui rendre cet hommage mérité à l’occasion de ce 8 mars 2026. Vivement qu’elle continue de faire œuvre utile en vue de l’avènement d’une société plus juste, équitable et humaine !
A travers cette tribune dans notre édition de ce samedi 7 mars, à l’occasion de la commémoration du 8 mars, Journée internationale des Femmes ; Yé Lassina Coulibaly, homme de culture africain d’origine Burkinabè et résidant en France, rend un vibrant hommage à l’autre moitié du ciel.
«À travers mes mots et ma plume, j’ai souhaité transmettre un message fort, une leçon éducative destinée à la jeunesse, afin d’inspirer, d’éveiller les consciences et de valoriser la place essentielle de la femme et de la fille dans notre société. Cet engagement, ces valeurs de respect, d’égalité et de dignité ne sont pas le fruit du hasard. Ces valeurs, je les ai reçues en héritage de mes parents Sékou et Yé Coulibaly, qui m’ont appris, dès le plus jeune âge, l’importance de reconnaître la valeur de chacun, sans distinction. C’est grâce à leur éducation, à leurs principes et à leur exemple que je porte aujourd’hui ce message avec conviction», confie -t-il dans cette tribune exclusive.
Lisez plutôt l’intégralité de la tribune de Yé Lassina Coulibaly.
De ses parents, mes parents Sékou et Yé Coulibaly, Lassina a hérité de ces valeurs de respect pour les femmes
«8 mars, Journée internationale des Femmes 2026, célébrer la voix et la liberté des femmes, et la puissance d’une nation en marche :
– Marcher vers une égalité réelle dans le travail, le droit et l’éducation,
– Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre ensemble?
À travers mes mots et ma plume, j’ai souhaité transmettre un message fort, une leçon éducative destinée à la jeunesse, afin d’inspirer, d’éveiller les consciences et de valoriser la place essentielle de la femme et de la fille dans notre société.
Cet engagement, ces valeurs de respect, d’égalité et de dignité ne sont pas le fruit du hasard. Ces valeurs, les ai reçues en héritage de mes parents Sékou et Yé Coulibaly, qui m’ont appris, dès le plus jeune âge, l’importance de reconnaître la valeur de chacun, sans distinction. C’est grâce à leur éducation, à leurs principes et à leur exemple que je porte aujourd’hui ce message avec conviction.
À travers cet article, je rends également hommage à ces fondations familiales qui m’ont permis de comprendre que soutenir, encourager et éduquer la jeunesse est une responsabilité collective.
Au Burkina Faso, comme dans de nombreuses sociétés façonnées par l’histoire, les traditions et les mutations contemporaines, la femme occupe une position centrale dans la sphère familiale. Elle est matrice de la transmission, gardienne des valeurs, artisan discret de la cohésion sociale. Pourtant, cette centralité, évidente dans la vie quotidienne, ne se traduit pas toujours par une reconnaissance équivalente dans les sphères décisionnelles, économiques et institutionnelles. Il existe ainsi une dissymétrie entre la place vécue et la place reconnue, entre l’influence diffuse et le pouvoir formel.
Dès lors, une interrogation fondamentale s’impose, presque comme un appel de conscience : la voix des femmes est-elle véritablement entendue dans les entreprises, dans les amphithéâtres, dans les centres de formation, dans les tribunaux et dans les cabinets ministériels ? L’égalité proclamée par les textes juridiques devient-elle une réalité incarnée, tangible, éprouvée dans la quotidienneté du travail et des décisions ?
La femme burkinabè porte en elle une double responsabilité historique et sociale. Elle est à la fois pilier du foyer et coopératrice active du développement économique. Gardienne attentive de l’éducation des enfants, gestionnaire du quotidien familial, elle assume une charge invisible, silencieuse parfois, mais essentielle au fonctionnement de la société. Cette charge ne se mesure dans aucune statistique exhaustive, et pourtant elle soutient l’architecture entière de la vie collective.
Lorsque cette même femme accède au monde professionnel, elle ne dépose pas à la porte de l’entreprise ses responsabilités premières ; elle les emporte avec elle. Elle les cumule. Elle compose, ajuste, équilibre. Cette accumulation constitue l’un des défis majeurs de l’égalité réelle. Car si le droit consacre l’égalité entre l’homme et la femme, la réalité sociale révèle encore une répartition inégale des charges domestiques et éducatives. L’égalité demeure fragile tant que l’équité domestique ne devient pas une norme culturelle partagée. La parité dans le travail ne peut être pleinement atteinte tant que le partage des responsabilités familiales ne s’inscrit pas dans les mentalités et les pratiques.
Dans le monde professionnel burkinabè, les avancées sont indéniables et méritent d’être saluées. Les femmes sont présentes dans l’administration publique, dans les entreprises privées, dans le commerce urbain et rural, dans les organisations internationales, dans la société civile. Elles dirigent des projets structurants, créent des entreprises audacieuses, occupent des fonctions juridiques, académiques et techniques. Leur présence n’est plus exceptionnelle ; elle devient visible, affirmée.
Cependant, une présence accrue ne garantit pas une influence équivalente. L’accès aux postes de décision demeure inégal, parfois entravé par des critères implicites ou des représentations ancrées. La femme peut être compétente, qualifiée, expérimentée, stratège ; sa légitimité à diriger peut néanmoins être questionnée de manière subtile, presque imperceptible. Les stéréotypes liés à la maternité, à la disponibilité supposée réduite ou à l’autorité féminine continuent d’infléchir les trajectoires professionnelles.
Ainsi, la question essentielle ne porte pas seulement sur l’accès au travail, mais sur la capacité d’y exercer pleinement son pouvoir. Être présente ne signifie pas être écoutée. Participer ne signifie pas décider. Dans certaines structures, la parole féminine peut être minimisée, interrompue, reformulée ou reléguée au second plan. La reconnaissance effective de la voix des femmes constitue un indicateur déterminant de parité réelle. Une entreprise, une université ou une institution publique ne peut prétendre à l’égalité si les décisions stratégiques restent majoritairement façonnées par une majorité masculine. La diversité des regards n’est pas un luxe ; elle est une richesse démocratique.
Sur le plan juridique, le Burkina Faso s’est doté d’un cadre normatif affirmant l’égalité des sexes et protégeant les femmes contre les discriminations et les violences sexistes. Ces textes constituent des jalons importants, des engagements solennels envers la justice et la dignité. Pourtant, la force du droit ne réside pas uniquement dans son écriture, mais dans son effectivité. Entre la norme et la pratique subsiste parfois un écart nourri par les pesanteurs socioculturelles, la crainte de la stigmatisation, la méconnaissance des mécanismes de recours ou la difficulté d’accès aux institutions judiciaires. L’égalité formelle peut alors se transformer en principe abstrait, éloigné du vécu quotidien des femmes confrontées à des obstacles structurels.
Dans le secteur informel, où une majorité de femmes exercent leurs activités, la vulnérabilité économique demeure particulièrement marquée. Marchandes, artisanes, productrices agricoles, elles animent des pans entiers de l’économie nationale. Pourtant, l’absence de contrats formels, de protection sociale et de garanties juridiques fragilise leur autonomie financière. Or, l’autonomie économique est l’un des piliers fondamentaux de la dignité et de la liberté. Une femme dépendante économiquement demeure plus exposée aux inégalités, aux pressions et aux violences. Promouvoir la parité implique donc de sécuriser juridiquement et socialement le travail féminin, dans toutes ses expressions, visibles et invisibles.
L’éducation et la formation constituent, à cet égard, des leviers stratégiques de transformation durable. Le progrès de la scolarisation des filles au Burkina Faso témoigne d’une évolution encourageante, fruit d’efforts institutionnels réels. Chaque fille qui franchit la porte d’une école porte en elle une promesse d’émancipation. Cependant, les abandons fréquents, les mariages précoces, la pauvreté persistante et l’insécurité entravent encore l’accès continu à l’enseignement secondaire et supérieur. L’égalité professionnelle trouve sa racine profonde dans l’égalité éducative. Une jeune fille privée d’éducation est une citoyenne privée d’horizons.
La formation professionnelle joue également un rôle déterminant dans la redéfinition des équilibres. L’accès des femmes aux filières scientifiques, technologiques, industrielles et numériques demeure un enjeu crucial. Tant que les femmes resteront cantonnées dans des secteurs peu valorisés économiquement ou considérés comme « traditionnels », la parité salariale et décisionnelle restera fragile. La diversification des compétences féminines n’est pas seulement une stratégie d’insertion ; elle est une condition d’une transformation structurelle du marché du travail et d’une reconfiguration des imaginaires sociaux.
Au-delà des chiffres, des quotas et des lois, la question centrale demeure celle de la reconnaissance symbolique et sociale. Une société qui doute de la capacité des femmes à diriger, à innover, à gouverner ou à penser l’avenir freine son propre développement. La participation des femmes aux instances décisionnelles n’est pas un privilège octroyé par générosité ; elle est une exigence démocratique et une nécessité stratégique. Les études et les expériences comparées montrent qu’une gouvernance inclusive améliore la qualité des décisions, renforce la justice sociale et favorise un développement durable et équilibré.
La femme burkinabè contemporaine incarne une transformation profonde, parfois silencieuse mais irréversible. Elle est juriste, entrepreneure, enseignante, commerçante, fonctionnaire, responsable politique. Elle conjugue tradition et modernité, mémoire et innovation, responsabilité familiale et ambition professionnelle. Sa résilience face aux défis économiques et sécuritaires révèle une capacité d’adaptation remarquable. Elle avance, malgré les incertitudes, avec une détermination qui témoigne d’une conscience accrue de ses droits et de son rôle.
Pourtant, cette force ne doit pas masquer les obstacles persistants. Les inégalités salariales, les discriminations subtiles, les violences sexistes; les limites d’accès aux ressources productives et aux financements demeurent des réalités à affronter. Atteindre une parité authentique suppose une mutation des mentalités autant qu’une consolidation des cadres juridiques. Il s’agit de promouvoir un partage équitable des responsabilités familiales, d’assurer l’application rigoureuse des lois protectrices, d’intégrer systématiquement l’approche paritaire hommes-femmes dans les politiques publiques, et de garantir aux femmes un accès équitable aux ressources, à la formation et aux postes de décision.
La parité dans le travail, dans le droit, dans l’éducation et dans la gouvernance n’est pas seulement une question d’équité morale ; elle constitue une nécessité stratégique pour bâtir une société plus juste, plus inclusive et plus prospère. Elle engage l’avenir collectif, la stabilité sociale et la compétitivité économique. Elle est une promesse d’équilibre et de durabilité.
La voix des femmes doit être entendue non comme une revendication périphérique, mais comme une composante essentielle du progrès national. Elle n’est pas une voix concurrente ; elle est une voix complémentaire, constitutive de l’harmonie sociale. Le développement du Burkina Faso ne peut être pleinement réalisé sans la participation active, reconnue et valorisée de la moitié de sa population. Exclure, marginaliser ou minimiser cette force revient à amputer la nation d’une part de son énergie créatrice.
En définitive, la femme burkinabè n’est pas simplement bénéficiaire des politiques de parité : elle en est l’actrice centrale, la conscience vive et le moteur. Reconnaître sa voix, garantir ses droits, valoriser son engagement, ce n’est pas accorder une faveur ; c’est affirmer que l’égalité n’est pas une concession, mais un principe fondateur de la dignité humaine et du développement durable. C’est reconnaître que la justice, lorsqu’elle est partagée, devient la plus sûre des forces de construction nationale..
Ainsi, comme l’eau qui jaillit d’une source secrète et, sans bruit, féconde la terre qu’elle traverse, la célébration nationale du 8 mars s’élève-t-elle comme une proclamation à la fois grave et lumineuse : celle de la puissance économique, scientifique, culturelle et sociale d’une nation consciente d’elle-même et résolue à son propre dépassement. Cette journée n’est point une halte cérémonielle dans le calendrier des hommages ; elle est une reconnaissance réfléchie, enracinée dans l’histoire et tendue vers l’avenir, du rôle cardinal des femmes dans la métamorphose structurelle, morale et spirituelle de la société. Elle devient ainsi méditation sur la grandeur du travail, sur la noblesse de l’engagement et sur cette sagesse intérieure par laquelle les peuples se hissent à la mesure de leur destin.
Le Burkina Faso, terre d’intégrité léguée par les ancêtres africains, riche de sa pluralité culturelle et de la profondeur de son héritage, inscrit son devenir dans une dynamique où la tradition ne s’oppose pas à la modernité mais converse avec elle. À l’image de l’air qui circule entre les générations sans les diviser, la nation unit la mémoire et l’espérance dans un même souffle. Elle porte en elle la bénédiction des anciens, la force des valeurs de solidarité et la promesse d’un avenir édifié sur la justice, l’équité et le mérite. Ici, l’histoire ne pèse pas comme une charge : elle éclaire comme une lampe confiée aux mains des vivants.
Dans les villages comme dans les métropoles, dans les ateliers textiles comme dans les laboratoires de recherche, dans l’intimité des foyers comme dans les sphères décisionnelles, se déploie un savoir-faire pluriel. Il est artisanal et technologique, enraciné comme la terre nourricière et audacieux comme le feu créateur ; local par ses sources et universel par son rayonnement. Il témoigne d’une intelligence partagée qui conjugue héritage et innovation, prudence et audace, fidélité aux valeurs et ouverture au monde. Ainsi se dessine une nation qui n’imite pas : elle invente à partir de ce qu’elle est.
La célébration du 8 mars révèle la singularité d’une société qui reconnaît la valeur quasi sacrée de l’éducation intergénérationnelle. La transmission des savoirs – scientifiques, techniques, culturels, philosophiques et éthiques – constitue le socle d’un progrès véritablement durable. Elle ressemble à la lumière : loin de s’épuiser en se partageant, elle s’intensifie. Dans cette continuité féconde entre les âges s’élabore une économie résiliente, capable d’intégrer les mutations technologiques, de stimuler l’entrepreneuriat féminin et de promouvoir l’excellence académique et professionnelle. Transmettre, c’est préparer la liberté ; instruire, c’est affranchir l’avenir.
Au sein du monde du travail burkinabè, les compétences féminines participent activement à la redéfinition contemporaine du progrès. Les femmes investissent les champs de la recherche scientifique, de l’innovation numérique, de l’ingénierie, de l’agro-industrie, de la santé, de l’éducation et de l’administration publique. Leur contribution accroît la productivité nationale, nourrit la créativité collective et favorise une gouvernance plus équitable. Elles avancent avec l’endurance du cheval, symbole d’élan fidèle à la mission confiée ; elles portent la force tranquille du baobab, arbre de sagesse et de longévité, dont les racines profondes résistent aux tempêtes sans jamais rompre.
À ces images s’ajoute celle de l’éléphant : mémoire vivante, patience réfléchie, puissance maîtrisée. Comme lui, la femme burkinabè avance avec gravité, sans jamais oublier le chemin parcouru. Elle incarne la conscience historique et la responsabilité morale. Elle sait que la grandeur authentique ne naît ni de la précipitation ni de l’éclat passager, mais de la constance éclairée. Elle bâtit avec méthode, protège avec discernement et agit avec profondeur, consciente que chaque geste inscrit une trace dans la trame du temps.
Elle possède aussi la vigilance du caméléon, capable d’observer avec acuité et de s’adapter aux contextes changeants sans renier son essence. Dans un monde traversé par des mutations rapides, cette faculté d’ajustement devient vertu stratégique. La vigilance n’est pas peur : elle est lucidité. Elle est l’art d’habiter le réel pour mieux le transformer. Ainsi la nation apprend-elle à conjuguer stabilité et innovation, fidélité et renouveau, prudence et audace créatrice.
Le 8 mars est donc un moment de reconnaissance authentique : reconnaissance à celles qui donnent la vie, pour leurs efforts quotidiens visibles et invisibles ; reconnaissance de la rigueur professionnelle, de l’esprit d’initiative et de la capacité d’adaptation ; reconnaissance d’une éthique du travail fondée sur la responsabilité et la recherche constante d’amélioration. L’eau enseigne la persévérance ; la terre rappelle la patience ; le feu incarne la transformation ; l’air symbolise la liberté de penser ; la lumière représente la vérité. Ces vertus, incarnées dans l’engagement féminin, irriguent la nation et élèvent la conscience collective.
Le travail demeure notre fierté et la condition de notre dignité. Il est le moteur de l’autonomie, de la stabilité sociale et du développement économique. Quelles que soient les ressources initiales – abondantes ou modestes – c’est dans l’unité, la coopération et la justice que se construit le progrès partagé. Une croissance véritablement inclusive n’oppose pas : elle rassemble ; elle ne fragmente pas : elle harmonise les forces vives de la nation. Elle exige le courage du lion, symbole de vigilance et de souveraineté, afin que la dignité nationale demeure inviolable et que l’avenir soit défendu avec honneur.
En honorant la femme burkinabè le 8 mars, nous affirmons une vision exigeante du développement : une vision où la science, l’innovation, l’éducation, la culture et la spiritualité convergent pour édifier une société équitable, performante et pacifique. Nous éveillons en la jeunesse la curiosité, l’ambition et la conviction que l’effort, la compétence, l’intégrité et la fidélité aux valeurs ancestrales constituent les piliers d’un avenir prospère. Car une nation ne s’élève véritablement que lorsqu’elle reconnaît en chaque personne une richesse irremplaçable et une promesse pour demain.
Dans la diversité, nous découvrons notre fécondité, semblable aux racines multiples du baobab.
Dans le travail, nous affirmons notre dignité, telle la terre qui porte les semences de l’avenir.
Dans l’unité, nous trouvons notre force, ardente comme le feu et souveraine comme le lion.
Dans la sagesse, nous avançons avec la mémoire de l’éléphant et la vigilance du caméléon.
Dans la transmission, nous faisons circuler le souffle de l’air et la clarté de la lumière.
Dans la persévérance, nous suivons le cours de l’eau vers l’horizon de l’espérance.
Les Femmes Burkinabè : Une Conscience Historique en Marche et le Fondement Philosophique d’une Nation en Devenir.
Les femmes burkinabè, debout, dignes, lucides et résolument en marche, incarnent aujourd’hui bien plus qu’une présence sociale : elles représentent une conscience en action, une force historique en mouvement, une énergie créatrice qui façonne l’âme contemporaine du Burkina Faso. Leur engagement n’est ni circonstanciel ni accessoire ; il est structurel. Il participe de l’édification, de la consolidation et de la transformation durable de la nation, dans une dynamique où se rencontrent héritage ancestral, rationalité moderne et exigence scientifique.
À travers l’ensemble du territoire national – de l’horloge vivante des saisons et du temps collectif, jusqu’aux grandes métropoles et pôles urbains tels que Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou, Banfora, Ouahigouya, Kaya, Fada N’Gourma, Tenkodogo, Dédougou, Orodara et Gaoua – les femmes burkinabè occupent une place centrale, stratégique et incontournable. Leur action quotidienne, souvent discrète mais toujours constante, constitue l’une des forces motrices les plus sûres du progrès collectif.
Femmes des villages et femmes des villes, femmes cadres et femmes de pouvoir, décideuses, cheffes d’entreprises, chercheuses, enseignantes, magistrates, responsables administratives, professionnelles de santé, ingénieures, entrepreneures et leaders syndicales : elles forment un arc vivant reliant tradition et modernité. Elles assurent la continuité entre un monde rural profondément enraciné et des villes en mutation rapide, traversées par les dynamiques économiques, scientifiques, technologiques et culturelles contemporaines. En elles se réalise une synthèse philosophique essentielle : la fidélité aux racines sans renoncement à la raison critique ; l’attachement à l’identité sans fermeture à l’universel.
Car la modernité véritable n’est pas rupture brutale avec le passé, mais dépassement conscient et éclairé. Elle suppose la capacité de réfléchir sur ses propres traditions, de les interroger à la lumière de la raison et de les enrichir par le savoir scientifique. En cela, les femmes burkinabè incarnent une modernité enracinée : une modernité qui ne nie pas la mémoire, mais qui la transforme en ressource pour l’avenir. Elles inscrivent leur action dans un horizon éthique où la responsabilité individuelle se conjugue à l’intérêt général, et où l’effort personnel devient contribution à la destinée collective.
Dans le domaine fondamental de l’éducation, elles apparaissent comme les premières gardiennes du savoir et les passeuses essentielles de la conscience nationale. Au sein des familles, dans les structures villageoises, dans les écoles primaires, collèges et lycées, mais aussi dans les universités et centres de formation professionnelle de Kaya, Ouahigouya, Tenkodogo, Fada N’Gourma, Dori, Zorgho, Pô et au-delà, elles transmettent bien plus que des connaissances académiques. Elles transmettent une éthique : le sens du devoir, la discipline intellectuelle, la responsabilité civique, le respect de l’autre et la dignité humaine.
L’éducation des jeunes filles constitue à cet égard un impératif stratégique et philosophique majeur. Éduquer une fille, c’est élargir le champ de la liberté humaine. C’est accroître le capital cognitif de la nation. C’est investir dans une société capable de penser par elle-même, de produire ses propres solutions et de dialoguer avec le monde sur un pied d’égalité. Une femme instruite ne transmet pas seulement un savoir ; elle transmet une méthode, une capacité critique, une aptitude à articuler héritage culturel et exigences contemporaines. Elle élève des générations conscientes, responsables, aptes à comprendre les défis globaux – climatiques, technologiques, économiques – et à y répondre avec intelligence, rigueur et créativité.
Sur le plan économique, les femmes burkinabè s’imposent comme des actrices structurantes du développement national. En milieu rural, elles organisent, dynamisent et modernisent l’économie agricole. Elles sont au cœur de la sécurité alimentaire à travers les fermes familiales, structures collectives, coopératives féminines, fermes d’élevage, unités maraîchères, structures de transformation et initiatives agro-industrielles émergentes, ainsi que dans le développement et la promotion d’initiatives dans le domaine textile. Leur action illustre une rationalité pratique : optimiser les ressources disponibles, adapter les techniques aux réalités locales, intégrer progressivement les innovations scientifiques tout en respectant les équilibres écologiques.
Elles produisent, transforment et commercialisent les céréales essentielles – mil, sorgho, maïs, riz – et valorisent les fruits et légumes du terroir : mangue, papaye, orange, karité, oignon, tomate, gombo et bien d’autres. Leur savoir-faire agricole, nourri d’expérience empirique et de plus en plus éclairé par les apports de la recherche agronomique, renforce la résilience des territoires face aux défis climatiques et économiques. Elles participent activement à la gestion durable des ressources naturelles : produits forestiers non ligneux, karité, néré, miel, plantes médicinales. Ainsi, elles inscrivent leur action dans une éthique de la responsabilité environnementale, où la science et la tradition se rencontrent au service de la durabilité.
Dans les villes développées – Bobo-Dioulasso, Ouagadougou, Banfora, Koudougou, Dédougou, Gaoua, Fada N’Gourma, Ouahigouya, Orodara – les femmes investissent avec audace les secteurs de l’entrepreneuriat, du commerce, de l’artisanat, de l’agro-transformation, des services, de la finance et de l’économie numérique. Elles créent de la valeur ajoutée à partir des matières premières locales, structurent les marchés, développent les circuits courts, favorisent l’innovation et participent à la création d’emplois durables. Leur action contribue à la formalisation progressive de l’économie et à l’intégration du Burkina Faso dans les dynamiques régionales et mondiales.
La conquête de l’autonomie économique des femmes renforce leur pouvoir de décision et leur leadership dans la gouvernance familiale, sociale et nationale. Elle n’est pas seulement une question de revenus ; elle est une question de dignité et de liberté. Car l’autonomie financière est une condition de l’autonomie morale. En développant des réseaux associatifs, des coopératives et des initiatives entrepreneuriales collectives, elles bâtissent une économie inclusive et solidaire, fondée sur la mutualisation des ressources, la confiance et la responsabilité partagée.
Les domaines de la santé, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique, du droit, de la finance et de l’innovation voient également une présence féminine croissante et déterminante. Médecins, sages-femmes, infirmières, chercheuses, juristes, magistrates, économistes, ingénieures et cadres financiers contribuent à l’amélioration des systèmes de santé, à la production du savoir, à l’innovation technologique et à la modernisation des institutions. Elles participent à l’élaboration de politiques publiques plus inclusives et plus adaptées aux réalités sociales.
Dans les universités, instituts supérieurs et centres de recherche, elles travaillent à concevoir des solutions scientifiques : agriculture durable, santé publique, technologies adaptées, sciences sociales, transformation industrielle, économie numérique. Leur contribution illustre une exigence épistémologique fondamentale : produire un savoir ancré dans les réalités nationales, mais ouvert aux standards internationaux de rigueur et de méthode.
Ainsi, les femmes burkinabè ne sont pas seulement des actrices du présent ; elles sont des architectes de l’avenir. Traditionnelles et modernes, rurales et urbaines, elles avancent unies par une cohésion profonde. De la case villageoise aux amphithéâtres universitaires, des champs agricoles aux centres hospitaliers, des structures collectives rurales aux institutions financières, des ateliers artisanaux aux sphères décisionnelles, elles demeurent debout – non comme une posture symbolique, mais comme une affirmation philosophique : la dignité humaine ne se négocie pas, elle se construit par l’action éclairée.
À travers leur engagement dans l’économie, la santé, l’éducation, la recherche, la finance, le droit, l’innovation et la gouvernance, elles s’imposent comme des piliers essentiels de la construction d’un Burkina Faso puissant, souverain, solidaire et résilient. Leur trajectoire collective traduit une vérité profonde : lorsqu’une nation reconnaît, éduque et valorise ses femmes, elle élève simultanément son niveau moral, scientifique et civilisationnel.
Au cœur de cette chaîne de valeurs, il y a des visages. Des milliers de femmes réunies en coopératives récoltent, transforment, conditionnent. Elles maîtrisent les normes internationales. Elles négocient des contrats. Elles financent l’école, assurent les soins, investissent dans l’avenir.
Le Burkina Faso de demain se dessine ainsi dans le courage, l’intelligence et la clairvoyance de ses femmes. En elles se conjuguent la mémoire et la raison, la tradition et la science, l’enracinement et l’ouverture. Et c’est dans cette synthèse exigeante et lumineuse que se fonde l’espérance d’une nation pleinement consciente de sa valeur, de sa responsabilité et de sa destinée.
L’initiation, telle que pratiquée dans les civilisations africaines, nous enseigne que la connaissance ne doit jamais mourir avec celui qui la détient. Le savoir n’est pas une propriété individuelle ; il est un patrimoine commun. Il doit être transmis, non comme un dogme immobile, mais comme une flamme vivante. L’art et la culture deviennent alors les vecteurs privilégiés de cette transmission. Car l’art est ce par quoi une civilisation dialogue avec l’éternité.
C’est pourquoi il convient de saluer les artistes, les acteurs(rices) culturels(elles) ainsi que tous les travailleurs qui œuvrent sans relâche à la sauvegarde et à la valorisation de notre patrimoine commun. Leur mission dépasse la simple production esthétique : ils préservent l’âme du peuple et la projettent vers l’avenir. Chaque œuvre authentique est une résistance contre l’oubli, une affirmation de dignité, une promesse de continuité.
Le Burkina Faso s’est constitué en nation à partir de plus de soixante ethnies vivant depuis des millénaires sur son territoire. À chaque peuple correspondent une langue, une civilisation, des symboles, des récits fondateurs et des expressions artistiques singulières. Cette diversité n’est pas une fracture ; elle est une architecture. Elle forme la trame vivante de notre identité nationale. L’unité véritable ne naît pas de l’uniformité, mais de l’harmonie des différences.
La musique traditionnelle, parmi d’autres expressions culturelles, illustre avec éclat cette pluralité féconde. Elle raconte nos histoires, célèbre nos victoires, accompagne nos rites et porte nos espoirs. Elle est mémoire et projection. La richesse des langues parlées au Faso constitue un trésor inestimable : chaque langue est une manière singulière d’habiter le monde, une façon particulière de penser le réel. Les protéger et les transmettre revient à protéger notre capacité à penser librement.
Imaginer et créer une symphonie de la diversité serait faire œuvre de conscience nationale. Une telle ambition permettrait de faire émerger une singularité musicale burkinabè, capable de rayonner dans la sous-région et sur la scène internationale. Ce projet ne serait pas seulement artistique ; il serait philosophique et politique. Il affirme que la culture n’est pas un ornement de la nation, mais l’un de ses fondements essentiels. Il offrirait à nos artistes un tremplin, à notre jeunesse une source d’inspiration et à notre économie culturelle un moteur de croissance.
Aujourd’hui, de nombreux jeunes artistes talentueux incarnent cette Afrique qui avance avec détermination. Ils sont appelés à devenir des ambassadeurs culturels, à condition de demeurer fidèles à leur identité profonde. L’universalité n’exige pas l’effacement de soi ; elle requiert l’approfondissement de ses racines. En mettant en valeur les légendes, les épopées et les mythes fondateurs de notre civilisation, ils prolongent la parole des anciens et l’adaptent aux réalités contemporaines. Ils démontrent que la véritable modernité ne consiste pas à rompre avec le passé, mais à le transfigurer.
Ainsi, en conjuguant la sagesse des ancêtres, la force des femmes, la diversité de nos peuples et la créativité de notre jeunesse, le Burkina Faso peut continuer à affirmer sa souveraineté culturelle. Car la souveraineté politique demeure fragile sans souveraineté spirituelle. Une nation qui connaît son héritage, qui respecte ses valeurs et qui cultive son génie propre devient capable de dialoguer d’égal à égal avec le monde.
Renforcer la vertu philosophique, c’est reconnaître que la grandeur d’un peuple ne réside pas seulement dans ce qu’il possède, mais dans ce qu’il transmet. C’est faire de la mémoire une énergie, de la culture une puissance et de l’identité une lumière offerte au monde.
Notre héritage est une responsabilité.
Notre diversité est une force.
Notre culture est un levier de puissance, de dignité et d’élévation pour les générations présentes et futures.
La Jeunesse Burkinabè : Gardienne des Racines et des Valeurs
La jeunesse burkinabè se tient à la croisée du temps et de la mémoire, profondément enracinée dans l’éducation qui lui a été transmise et attachée aux valeurs que ses aînés ont patiemment incarnées. Dès les premiers instants de l’enfance, elle est initiée à l’écoute des parents, des grands-parents, des oncles et tantes, des frères et sœurs aînés. Cette initiation n’est pas un simple apprentissage mécanique, mais une immersion dans la conscience du lien entre générations, dans l’humilité face à l’expérience et dans la reconnaissance de la sagesse traditionnelle.
Qui pourrait oublier, avec un frisson de nostalgie et parfois un sourire discret, le « bâton magique » de grand-mère ou de grand-père ? Instrument à la fois d’autorité et d’affection, il n’était pas seulement le symbole d’une correction physique, mais surtout le rappel constant des limites, de la dignité, du respect et de la nécessité de suivre le droit chemin. Il traduisait, par sa présence silencieuse, l’harmonie fragile entre amour et discipline, liberté et responsabilité.
Au Burkina Faso, l’éducation ne se confine jamais aux murs étroits des salles de classe. Elle naît dans la cour familiale, résonne dans la cour du « palais » au cœur du village, s’épanouit dans les champs et s’inscrit dans la veillée où se racontent contes, proverbes et récits de vie. Chaque geste, chaque parole des aînés devient une leçon, chaque exemple vécu un enseignement.
Lorsqu’un chef, un aîné ou une personnalité investie de responsabilités franchit le seuil d’un quartier ou d’un village, la jeunesse sait instinctivement comment manifester son respect : porter un sac, accompagner jusqu’à la maison, offrir son assistance avec diligence et discrétion. Ces gestes, simples en apparence, témoignent d’une culture profonde de solidarité, d’entraide et de respect – d’un lien intangible mais vivant qui unit l’individu à la collectivité.
Partout, la jeunesse burkinabè incarne le courage et la vitalité. Dans les champs et les fermes, dans les villages et les villes, elle travaille la terre avec persévérance, entreprend avec audace, étudie avec rigueur et innove avec imagination. Elle participe activement à l’édification de la nation, consciente que l’avenir du Burkina Faso repose sur ses épaules. Malgré les défis économiques, sociaux et sécuritaires, elle demeure debout, soutenue par une détermination tranquille et un espoir inébranlable.
Cette jeunesse porte également en elle une admiration incommensurable et une capacité prodigieuse à s’exprimer par l’art. Dans les ateliers de céramique, elle transforme l’argile en formes qui racontent l’histoire, les croyances et le quotidien. Dans la sculpture du bronze, héritage d’un savoir ancestral, elle perpétue des techniques précieuses tout en y insufflant un souffle neuf et contemporain. Par la vannerie, elle tresse des fibres naturelles pour créer des objets à la fois utiles et esthétiques, incarnations d’ingéniosité et de mémoire culturelle.
L’art devient ainsi un langage vivant, révélateur de sensibilité, de créativité et de fierté. À travers ses mains, la jeunesse burkinabè dialogue avec l’histoire et avec le monde, portant en elle le poids des traditions et la promesse de l’innovation.
Cette jeunesse prend soin de ses anciens, qu’ils soient grands-parents, parents ou figures d’autorité. Elle veille sur eux avec une attention qui dépasse la simple obligation : elle s’acquitte d’un devoir sacré, d’une reconnaissance inscrite dans la chair et l’esprit. En ville comme au village, au Burkina Faso ou à l’étranger, elle reste attachée aux valeurs de respect et de solidarité. Tendre la main à un aîné, écouter un conseil, accompagner un parent : ces gestes naturels révèlent un attachement profond à la famille, socle fondamental de la nation.
Aujourd’hui, face aux épreuves qui secouent le Burkina Faso – terrorisme, insécurité, instabilité – la jeunesse se révèle consciente et résolue. Elle ne demeure pas spectatrice de l’histoire : elle s’engage, manifeste son courage dans les actions visibles et dans les sacrifices silencieux, soutenant les efforts pour la paix, participant à la résilience nationale et nourrissant une foi inébranlable en un avenir plus sûr.
Tout cela est le fruit d’une éducation patiemment cultivée dans les familles. Les parents, par leur exemple et leur guidance, inculquent l’amour de la patrie, le sens du devoir et le respect des valeurs morales. Dans le cœur de la jeunesse burkinabè, la nation est sacrée, et sa voix s’élève chaque jour avec conviction. Le courage se lit dans le travail accompli, dans le partage des repas, dans les mains qui se tendent pour bâtir le progrès collectif. L’entraide, la fraternité et la solidarité deviennent les principes organisateurs de la vie quotidienne, fondements d’une citoyenneté active et responsable.
La jeunesse burkinabè reste profondément respectueuse de ses parents et grands-parents, attentive aux conseils des oncles et tantes, inspirée par l’exemple des frères et sœurs aînés. Elle conserve au cœur l’enseignement reçu, non seulement dans les livres, mais aussi dans le village, auprès du chef coutumier, dans la tradition vivante des ancêtres. Ainsi se forment des hommes et des femmes responsables, solidaires, créatifs, fiers de leur identité et conscients de leur rôle dans l’histoire de leur pays.
En définitive, la jeunesse burkinabè incarne l’espérance de la nation. Forte de ses racines, riche de son éducation, émerveillée par sa culture et déterminée à défendre sa patrie, elle avance avec courage. Elle porte en elle la mémoire des anciens, la vitalité de la création artistique et la promesse d’un avenir meilleur. Sa voix est celle de la sagesse collective, le reflet de tout un peuple et de sa nation qui, tout en s’ouvrant au monde, demeure fidèle à ses racines.
L’arbre, racines anciennes, destin mondial.
Du Nord, où la terre se fissure sous l’intensité solaire et où l’horizon semble converser avec l’infini, jusqu’aux terres plus généreuses du Sud-Ouest baignées de pluies patientes ; des vastes plaines mossi aux territoires gourmantché, des régions bobo aux espaces lobi, peule, gouroussi, sénoufo, dagara ou kasséna, l’arbre n’est pas simplement un élément du paysage burkinabè.
C’est une présence.
Une respiration lente et profonde.
Une mémoire dressée vers le ciel.
Il n’occupe pas seulement l’espace : il habite le temps. Il traverse les saisons comme un témoin immobile et lucide. Il voit naître les générations, les observe grandir, puis s’efface. Il écoute sans juger. Il veille sans imposer. Grandir ici, c’est comprendre que l’arbre n’est jamais un décor. Il accompagne les semailles et les récoltes. Il protège les maisons de banco contre la morsure du soleil. Il offre son ombre aux troupeaux épuisés. Il abrite les palabres du soir. Il recueille les confidences des anciens et les espérances impatientes des enfants.
Il ne connaît ni hâte ni agitation. Il sait que la durée est la forme la plus noble de la force.
L’arbre est une architecture vivante. Une colonne vertébrale écologique. Une mémoire biologique inscrite dans la matière. Il incarne un modèle d’organisation que la nature a perfectionné durant des millénaires.
Il relie la nature à la science, la tradition à l’innovation, la patience du temps long aux exigences du marché mondial. Il est à la fois racine et promesse, silence et enseignement, matière et esprit.
Bien avant que la botanique ne classe ses espèces et que la chimie ne décrive les molécules des arbres, les peuples du Burkina Faso avaient déjà compris une vérité simple, presque évidente, mais d’une profondeur vertigineuse : « Rien ne pousse seul ».
Avant les universités, avant les laboratoires, avant les satellites climatiques, l’arbre œuvrait déjà. Silencieusement.
Par la photosynthèse – alchimie lumineuse d’une précision presque sacrée – il capte le dioxyde de carbone, libère l’oxygène, transforme la lumière en énergie. Il stabilise les sols, protège les nappes phréatiques, ralentit l’érosion, régule l’humidité, tempère les vents brûlants.
Dans un pays confronté à la désertification et aux dérèglements climatiques, planter un arbre dépasse le simple geste écologique : c’est un acte stratégique. Presque un acte patriotique.
La science confirme aujourd’hui ce que l’agriculteur savait intuitivement : l’arbre est un système d’équilibre. Il crée des microclimats. Il fertilise la terre en se décomposant. Il abrite insectes et oiseaux. Il ne parle pas, mais il organise la vie autour de lui.
Et l’arbre produit et nourrit!
Le karité : patience, dignité et industrie mondiale.
Le karité ne se hâte jamais. Il peut vivre plus d’un siècle et n’offre ses premiers fruits qu’après de longues années d’attente.
Il enseigne que la maturité précède la générosité.
Son beurre, riche en acides gras essentiels, en vitamines A et E, en antioxydant, protège, nourrit et répare la peau. Les femmes en connaissaient les vertus bien avant que les laboratoires internationaux n’en analysent la structure moléculaire.
Au village, la transformation du karité est liée à une culture de solidarité. Les mains barattent, pétrissent. Les voix s’élèvent en cadence. Les enfants observent. La transmission s’opère naturellement.
Aujourd’hui, le karité traverse les frontières. Il entre dans la composition des produits fabriqués par les industries cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires. Il voyage de la savane aux vitrines du monde.
Le manguier du Faso offre un fruit merveilleux, d’une douceur solaire. Dans sa chair dorée palpite la mémoire des pluies et la patience des mois ardents. « Quand je mange une mangue, je mange un morceau de soleil », disait un agriculteur.
Poésie, certes. Mais aussi vérité scientifique : la lumière captée par l’arbre devient vitamines, fibres et énergie.
Aujourd’hui, la mangue s’inscrit dans des chaînes logistiques modernes : stations de conditionnement, certifications sanitaires, transport réfrigéré, exportations vers des continents lointains.
C’est une lumière transformée en économie: derrière chaque fruit exporté se tient une constellation humaine de producteurs, techniciens, commerçants, transporteurs, exportateurs.
Le néré, produit des graines aux multiples vertus qui servent à l’élaboration du soumbala, reliant tradition et microbiologie. L’anacardier ouvre des perspectives industrielles.
Papaye, goyave, agrumes, gombo, aubergine locale : chaque culture contribue à la sécurité alimentaire et à la diversification économique.
Le baobab semble immobile, mais il traverse les siècles.
Son fruit, riche en vitamine C, en calcium et en bienfaits pour la santé, trouve aujourd’hui sa place sur les marchés internationaux.
Autrefois, le baobab était tribunal, école et refuge. Sous son ombre, on réglait les différends. On récitait les généalogies. On apprenait à écouter.
Dans un monde dominé par la vitesse numérique et la recherche du profit immédiat, le baobab rappelle une vérité stratégique : le développement durable exige vision longue et stabilité morale.
Non l’agriculture n’est pas un vestige du passé. Elle est base industrielle, matrice d’innovation, fondement stratégique. Soutenue par la recherche scientifique, adaptée au climat sahélien et dynamisée par l’entrepreneuriat jeune, elle devient moteur de croissance durable.
« Les cours royales » : écoles de gouvernance et matrices d’unité.
Dans l’histoire du Burkina Faso, les différentes cours royales – du Mogho Naaba chez les Mossi aux autorités traditionnelles des Bobo, Gourmantché, Lobi, Kasséna, Dagara, Sénoufo, Peul, Gouroussi et tant d’autres – ne furent jamais de simples centres de pouvoir.
Elles étaient des lieux d’élévation.
On s’y rendait avec respect. On y pénétrait avec retenue. La parole n’y était jamais lancée au hasard : elle avait du poids, elle engageait l’honneur, elle liait celui qui la prononçait à la collectivité toute entière.
Ces « cours » furent des écoles de responsabilité bien avant que le mot ne s’inscrive dans les traités modernes. Des laboratoires de gouvernance avant que la science politique n’en formalise les concepts. Des espaces de médiation entre le visible et l’invisible, entre la terre des vivants et la mémoire des ancêtres.
L’autorité n’y était pas domination. Elle était devoir
Le roi ou le chef traditionnel n’incarnait pas seulement une lignée : il portait un équilibre fragile, celui qui relie la terre, les ancêtres et le peuple. Il était gardien d’un ordre plus vaste que lui-même.
Chaque peuple, avec ses rites, ses langues, ses symboles, apportait sa nuance à la mosaïque nationale. L’unité ne signifiait jamais uniformité. Elle signifiait complémentarité. Comme les branches d’un même arbre : distinctes, parfois orientées vers des horizons différents, mais rattachées au même tronc nourricier.
Sous l’arbre des assemblées, les décisions se prenaient en cercle. On se regardait dans les yeux. On s’écoutait réellement. Les anciens parlaient avec la lenteur de ceux qui savent que la précipitation altère les choses. Les jeunes apprenaient d’abord le silence, puis la parole. Les femmes, gardiennes des savoirs agricoles, économiques et médicinaux, orientaient les choix avec une intelligence discrète mais décisive.
Ces « cours » portaient déjà une philosophie politique d’une étonnante modernité :
La légitimité naît du service.
La force véritable est celle qui protège.
La stabilité exige patience et cohérence.
L’unité se construit dans la diversité assumée.
Aujourd’hui encore, au sein de l’État moderne et de ses institutions républicaines, cet esprit demeure une référence morale silencieuse : gouverner ne signifie pas dominer, mais organiser les énergies humaines vers le bien commun.
À l’image des sociétés traditionnelles qui structuraient les forces humaines – anciens, jeunes, hommes, femmes – chacun était porteur d’un rôle indispensable à l’harmonie collective.
Ainsi, un arbre devient autonomie.
Une tradition devient industrie.
Une solidarité devient stratégie économique.
L’arbre nourrit.
La collectivité structure.
L’industrie amplifie.
Connaissance, recherche et exploration des territoires méconnus
Le véritable développement ne repose pas seulement sur les ressources visibles.
Il dépend de la capacité à explorer les territoires méconnus – scientifiques, technologiques, intellectuels.
Le Burkina Faso porte encore des richesses à révéler : biodiversité médicinale, agroforesterie innovante, transformation agro-industrielle, énergies renouvelables sahéliennes, technologies numériques au service de l’agriculture.
La connaissance est une richesse invisible.
La recherche est une semence.
L’innovation est une germination.
Comme l’arbre, toute création commence par une racine cachée.
Les universités, les centres de recherche, les ingénieurs, les artisans et les entrepreneurs sont les explorateurs contemporains. Ils prolongent l’esprit des anciens : comprendre la terre pour mieux la servir.
Philosophie des racines et dignité humaine
Développer un pays ne consiste pas uniquement à bâtir des infrastructures ou à multiplier des statistiques.
C’est préserver les écosystèmes.
Valoriser les ressources locales.
Organiser les compétences humaines.
Honorer les femmes.
Encadrer la jeunesse.
Respecter les anciens.
Reconnaître la diversité des peuples comme richesse nationale.
Les « cours royales » enseignaient patience, écoute, médiation et responsabilité collective.
L’arbre enseigne la même leçon.
La patience : rien de durable ne naît dans la précipitation.
L’enracinement : pour s’élever, il faut être ancré.
La solidarité : aucune branche ne porte seule le fruit.
La générosité : donner sans bruit est la plus haute forme de puissance.
Chaque citoyen devrait planter un arbre, dans la forêt comme en ville – geste simple mais vision immense. Un destin enraciné et ouvert.
Un peuple ressemble à ses arbres :
S’il coupe ses racines, il s’affaiblit.
S’il honore ses femmes, il s’équilibre.
S’il respecte ses autorités morales et organise ses forces en collectivité, il se fortifie.
S’il unit science et sagesse, tradition et industrie, il conquiert l’avenir.
Quand le vent du Sahel traverse les branches du karité ou du baobab, il ne fait pas seulement frémir des feuilles.
Il murmure une vérité essentielle :
L’avenir ne naît pas uniquement des capitaux, des machines ou des marchés.
Il naît de la conscience collective.
De la connaissance approfondie.
De la recherche créatrice.
De l’innovation audacieuse.
De l’exploration courageuse des territoires encore inconnus.
L’intelligence humaine, lorsqu’elle s’enracine dans la mémoire et s’ouvre à l’universel, devient à son tour un arbre.
Un arbre de pensée.
Un arbre de responsabilité.
Un arbre de lumière.
Alors les racines anciennes ne retiennent plus le peuple vers le passé.
Elles le portent vers un destin mondial.
A propos de l’Auteur de la Tribune
Yé Lassina Coulibaly est artiste international et observateur attentif du monde, entre l’Afrique et l’Europe. Il prête sa plume comme une passerelle entre les cultures, afin que l’art, la connaissance et la parole demeurent un langage vivant et universel.
Il est ouvert à toute proposition de création et de conception d’évènement culturel et artistique pour servir la cause des femmes, que ce soit en Afrique, en Europe ou partout dans le monde, en collaborant avec des artistes féminines qui excellent dans l’art vocal.
Avec son orchestre afro-jazz, haut en couleur, ou les polyphonies de balafons, Yé Lassina Coulibaly a l’expérience de ce type de manifestations défendant des causes universelles. Une célébration du 8 mars, à Montreuil avec son Ensemble instrumental mandingue, en présence de Madame Alimata Salambéré Ouedraogo, en est une brillante illustration».
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 mars 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 56 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
Le Conseil a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu une communication orale, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger
I DELIBERATIONS
I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
Le Conseil a adopté quatre (04) décrets.
Le premier décret porte modification du décret n°2024-1085/PRES/PM/MEFP du 17 septembre 2024 portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources.
Le décret portant détermination et modalités de prise en charge des prestations spécifiques des agents publics et des personnes-ressources, adopté en 2024, a connu des difficultés d’application de ses dispositions relatives aux comités nationaux d’organisation des manifestations officielles à caractère national.
La modification du décret vise à rehausser le nombre des membres desdits comités.
L’adoption de ce décret permet une meilleure organisation des grandes manifestations officielles au Burkina Faso.
Le deuxième décret porte modalités de mise en œuvre du droit de préemption et de la cession involontaire pour cause d’utilité publique au Burkina Faso.
Le droit de préemption est la prérogative reconnue à l’Etat et aux collectivités territoriales de se substituer par préférence à l’acquéreur d’un droit ou d’un bien pour en faire l’acquisition dans les mêmes conditions que ce dernier.
La cession involontaire de droits réels pour cause d’utilité publique est une expropriation lorsque le droit concerné est un droit de propriété et un retrait de droits de jouissance quand il porte sur un droit de jouissance.
Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière (RAF).
Il encadre les mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique par une règlementation adaptée du droit de préemption et des cessions involontaires des droits réels immobiliers.
Les innovations majeures du décret sont :
– la clarification de la procédure de retrait de droit de jouissance pour cause d’utilité publique ;
– l’élargissement du champ d’application du retrait des terres pour cause d’utilité publique à tout détenteur d’un droit de jouissance matérialisé par un titre ou non ;
– la détermination des étapes et des délais de la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique ;
– la clarification des modalités de prise de possession des biens dans la procédure d’urgence en matière de cession involontaire pour cause d’utilité publique.
L’adoption de ce décret permet un meilleur encadrement des mécanismes associés aux procédures de mobilisation foncière pour la réalisation de projets d’intérêt général et d’utilité publique.
Le troisième décret porte modes de gestion du foncier national.
Ce décret vise l’application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant Réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il précise les modes de gestion afin d’assurer la protection effective du domaine foncier national.
Les innovations majeures de ce décret sont : – la prise en compte de la composition du dossier de transfert des terres aux collectivités territoriales ;
– un meilleur encadrement de la délégation et de la concession ;
– la désignation du ministère en charge de la gestion du bien comme structure qui conduit la procédure de classement et de déclassement d’un bien du domaine public immobilier de l’Etat ;
– le rallongement du délai de mise en valeur de cinq (05) à huit (08) ans pour les parcelles à usage d’habitation ;
– le renforcement du cadre juridique de l’acte de cession amiable des droits fonciers.
L’adoption de ce décret permet d’assurer une gestion rigoureuse et transparente du foncier national, la cohérence des interventions des services de l’Etat et de garantir la préservation du domaine public.
Le quatrième décret porte structures et outils de gestion du domaine foncier national au Burkina Faso.
Ce décret est une application de la loi n°015-2025/ALT du 21 octobre 2025 portant réorganisation agraire et foncière au Burkina Faso. Il comporte, entre autres innovations :
– l’amélioration de la procédure d’évaluation et de constat ;
– le renforcement de la composition et du fonctionnement des commissions de retrait des terres ;
– la définition des attributions des commissions ad’hoc de cession de parcelles ;
– la définition des critères de cession des parcelles à usage d’habitation ;
– la prise en compte de la délivrance de l’extrait cadastral en ligne.
L’adoption de ce décret permet la modernisation et la sécurisation de la gestion du domaine foncier national ainsi que le renforcement de la transparence administrative.
I 2 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Affaires étrangères.
Le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation type des départements ministériels et le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement imposent une mise en conformité des organigrammes ministériels avec les nouvelles normes organisationnelles et les orientations stratégiques du Gouvernement. C’est dans cette dynamique que le ministère des Affaires étrangères a engagé la relecture du décret régissant son organisation et son fonctionnement.
Les principales innovations de ce décret sont :
– la prise en compte de la nouvelle dénomination du ministère ;
– la suppression de la Direction générale du protocole d’Etat (DGPE), désormais rattachée à la Présidence du Faso ;
– le réaménagement d’une direction de la Direction générale des Burkinabè de l’extérieur (DGBE) afin d’intégrer le Guichet unique de la diaspora.
L’adoption de ce décret permet au ministère des Affaires étrangères de disposer d’un nouvel organigramme pour une meilleure efficacité dans la conduite de l’action diplomatique de l’Etat.
I 3 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
Le Conseil a adopté un rapport relatif à une demande d’autorisation de recrutements sur concours, au titre de l’année 2026.
Les recrutements par concours professionnels et directs au titre de la session 2026 visent à renforcer les capacités en ressources humaines des ministères et institutions, tout en assurant le respect du droit à la promotion des agents publics.
Au titre de l’année 2026, 15 512 agents seront recrutés, soit 2 517 pour les concours professionnels et 12 995 pour les concours directs dont 11 168 suivis de formation et 1 827 non suivis de formation.
Le Conseil a marqué son accord pour les recrutements sur concours professionnels et directs, au titre de l’année 2026 et a instruit les ministres chargés du dossier à prendre les dispositions nécessaires pour une organisation réussie desdits concours.
I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
Le Conseil a adopté un décret portant octroi de la résidence permanente au Burkina Faso.
Ce décret vise l’octroi du statut de résident permanent à 20 personnes de diverses nationalités.
L’adoption de ce décret permet aux bénéficiaires de jouir du statut de résident permanent sur le territoire burkinabè, conformément à la loi n°012-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille au Burkina Faso.
La liste de ces personnes sera publiée au Journal Officiel du Burkina Faso.
II COMMUNICATION ORALE
Le ministre des Affaires étrangères a fait au Conseil une communication relative à la visite de travail d’une délégation burkinabè à Moscou, en Fédération de Russie, du 12 au 13 février 2026.
La visite de travail a permis la signature de quatre (04) instruments juridiques structurants :
– l’Accord sur les fondements des relations entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie ;
– l’Accord portant création de la Commission intergouvernementale russo-burkinabè pour la coopération économique, scientifique et technique ;
– un Mémorandum de coopération dans le domaine de l’enseignement
supérieur ;
– un Mémorandum de coopération dans les domaines scientifique, technologique et de l’innovation.
Ces instruments traduisent la convergence politique entre le Burkina Faso et la Fédération de Russie en actions concrètes et mutuellement bénéfiques. Ils ouvrent des perspectives en matière de sécurité, de développement économique, de formation des ressources humaines et de transfert de technologies.
III NOMINATIONS
III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A AU TITRE DE LA PRIMATURE
– Monsieur Saïdou SAVADOGO, Mle 51 958 E, Economiste, 2e classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national pour la protection sociale.
B AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES
– Monsieur Kouwanu Eric Pascal ADANABOU, Mle 266 669 V, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Guiriko ;
– Monsieur Bassirou MANDE, Mle 206 996 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Goulmou ;
– Madame Aïcha SANA, Mle 207 006 X, Conseiller d’élevage et de santé animale, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Kadiogo ;
– Monsieur Ragnimsom Serge Igor BIRBA, Mle 232 045 S, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Koulsé ;
– Monsieur Abidiasse YE, Mle 245 050 V, Ingénieur d’élevage, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Liptako ;
– Monsieur Germain Aimé TRAORE, Mle 293 588 C, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nakambé ;
– Monsieur Honoré ONADJA, Mle 263 281 U, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nazinon ;
– Monsieur Antoine ZORMA, Mle 351 223 Y, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Nando ;
– Madame Loumbana Béatrice TINGUERI, Mle 270 959 H, Ingénieur d’élevage, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Oubri ;
– Monsieur Minyemba SOUOBOU, Mle 96 797 F, Ingénieur en agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Tannounyan ;
– Monsieur Bernard SAWADOGO, Mle 104 692 U, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Yaadga.
C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES
– Monsieur Seydou SERE, Mle 111 066 X, Inspecteur des impôts, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence de gestion du péage ;
– Monsieur Mayel DABIRE, Mle 49 078 N, Inspecteur des impôts, 2e classe, 5e échelon, est nommé Directeur général adjoint des impôts ;
– Monsieur Jean-Baptiste KABORE, Mle 46 238 R, Inspecteur des impôts, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur des grandes entreprises ;
– Monsieur Emmanuel GUIATIN, Mle 216 193 S, Inspecteur des impôts, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des moyennes entreprises du Centre II ;
– Monsieur Laopan Barthélemy PARE, Mle 208 072 U, Administrateur des services financiers, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur des finances et de la comptabilité du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) ;
– Monsieur Sami Nicolas KAMBOU, Mle 112 507 Y, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Centrale d’achat des médicaments essentiels génériques et des consommables médicaux ;
– Monsieur Abdoulaye SANGNE, Mle 208 075 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Suppléant de la Directrice du contrôle des marchés publics et des engagements financiers du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;
– Monsieur Justin TRAORE, Mle 210 738 F, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) «Seenimin» ;
– Monsieur Boubakar SORO, Mle 91 632 T, Contrôleur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence burkinabè d’électrification rurale ;
– Monsieur Gérald Joël TIAHO, Mle 97 649 G, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bagassi ;
– Monsieur Sigari SANON, Mle 229 647 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bittou ;
– Monsieur Marc Wind Maximin SAWADOGO, Mle 92 042 A, Adjoint du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Bokin ;
– Monsieur Rabougsirima Moctar Alain OUEDRAOGO, Mle 200 174 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boulsa ;
– Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 239 715 E, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Boussouma ;
– Monsieur Kader BOUBERE, Mle 200 110 V, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dapélogo ;
– Monsieur Kibsa OUEDRAOGO, Mle 210 799 X, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Dissin ;
– Monsieur Youwaoraogo Laurent YOUGBARE, Mle 58 625 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Trésorier départemental de Djibasso ;
– Monsieur Talato Kiswendsida Vincent KABORE, Mle 112 332 U, Adjoint du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Comin-Yanga ;
– Monsieur Amadou GADIAGA, Mle 97 671 Y, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fara ;
– Monsieur Laurent DABOUE, Mle 345 350 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Fô ;
– Monsieur Gnirissa NOBA, Mle 59 838 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de Garango ;
– Monsieur Boutou ZANGO, Mle 210 741 B, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Kampti ;
– Monsieur Lamoussa Emmanuel KUELA, Mle 303 021 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Trésorier départemental de Loumana ;
– Monsieur Mahoumoudou SAWADOGO, Mle 263 735 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Mangodara ;
– Monsieur Mounirou IDANI, Mle 97 673 T, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Méguet ;
– Monsieur Aboubakar TANKOANO, Mle 53 604 D, Adjoint du trésor, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Trésorier départemental de Nobéré ;
– Monsieur Ouryyagala KONATE, Mle 97 644 Z, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Trésorier départemental de N’Dorola ;
– Monsieur Souleymane KANE, Mle 112 474 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Trésorier départemental de Ouargaye ;
– Monsieur Mohamed Aziz BAMBA, Mle 247 128 Y, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pâ ;
– Monsieur Adamou LOMPO, Mle 219 318 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Pouytenga ;
– Monsieur Amidou TRAORE, Mle 278 229 D, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Safané ; – Monsieur Martin Brice TANKOANO, Mle 92 045 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samba ;
– Monsieur Salia TRAORE, Mle 200 188 U, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Samorogouan ;
– Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 210 804 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sangha ;
– Monsieur Souka Arouna TIONO, Mle 261 111 P, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Saponé ; – Monsieur Lounkou BOUE, Mle 246 857 H, Adjoint du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sidéradougou ;
– Monsieur Pamiki Mathieu SAVADOGO, Mle 228 728 A, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Trésorier départemental de Sindou ;
– Monsieur Pagomdé KOALA, Mle 210 715 L, Adjoint du trésor, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Trésorier départemental de Soubakaniédougou ;
– Monsieur Michel BONOU, Mle 97 639 W, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Trésorier départemental de Tanghin Dassouri ;
– Monsieur Sami Désiré KAMBIRE, Mle 219 263 P, Contrôleur du trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Trésorier départemental de Zabré.
D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES
– Monsieur Nategwende Ghislain YONI, Officier, est nommé Attaché de défense près l’Ambassade du Burkina Faso en République populaire de Chine.
E AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE
– Madame Carine Gisèle BELEM, Mle 212 185 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 2e classe, 3e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion de la bonne gouvernance au Secrétariat permanent de la Modernisation de l’administration et de la bonne gouvernance ;
– Madame Negazié Laurencia Elodie BAZYOMO, Mle 278 952 M, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département des vérifications et des enquêtes administratives au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics ;
– Monsieur Wiébéré KIENOU, Mle 303 649 H, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Chef de Département de l’instruction au Secrétariat technique du Contrôle de l’authenticité des diplômes et titres de capacité professionnelle des agents publics.
F AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE
– Monsieur Issa Saferiba FAYAMA, Mle 130 274 L, Magistrat, catégorie P5, grade exceptionnel, 4e échelon, est nommé Chargé de mission.
G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES
– Monsieur Noufou TAO, Mle 50 958 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur régional de l’éducation préscolaire, primaire et non formelle du Liptako.
H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE
– Monsieur Pascal OUEDRAOGO, Mle 212 358 R, Conseiller en économie et développement, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Ousséini OUEDRAOGO, Mle 58 120 K, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission.
I AU TITTRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
– Madame Mariette Wennègouda YOUGBARE/MININGOU, Mle 117 291 N, Enseignant-chercheur, catégorie P, 3e grade, 3e échelon, est nommée Chargé de mission en remplacement de Monsieur Zekiba TARNAGDA.
III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration : – – – – –
-de la Société des aéroports du Faso (SAFA) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;
-de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) et de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;
-de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère de la Construction de la Patrie ;
-du Centre national des œuvres universitaires (CENOU), du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo », de l’Université Thomas SANKARA (UTS) et de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;
-du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.
A MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Dominique MANE, Mle 260 047, Agent de chargement, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration de la Société des aéroports du Faso (SAFA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
B MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME
Le Conseil a adopté deux (02) décrets.
Le premier décret nomme Monsieur Marcellin NANEMA, Mle 59 644 R, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie et des finances au Conseil d’administration de de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.
Le second décret nomme Monsieur Claver Théophane Wendyam MANDZABA, Mle 376 135 A, Assistant en communication, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) pour la durée de son mandat de Délégué général.
C MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE
Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :
– Monsieur Baday Hermann SOMA, Mle 130 363 V, Magistrat.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO
D MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION
Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.
Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil
d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Economie et des finances :
– Monsieur Papa ZOUGOURI, Mle 51 200 E, Administrateur des services financiers.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES AUTRES UNIVERSITES PUBLIQUES DU BURKINA FASO
– Monsieur Honoré Kiéba OUOBA, Etudiant en 2e année de sciences biologiques, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Metouor D. Jules Yacinthe SOME.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS DES UNIVERSITES PUBLIQUES DE OUAGADOUGOU
– Monsieur Guétwendé Adolphe TIENDREBEOGO, Etudiant en physique énergétique et énergies renouvelables, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Oumarou SANDWIDI.
Le deuxième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national des œuvres universitaires (CENOU) pour une dernière période de trois (03) ans.
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Madame Rasmata NANA, Mle 245 782 N, Enseignant-chercheur.
Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :
– Monsieur Koulpiga Martin NACOULMA, Mle 105 244 F, Inspecteur du travail.
Le troisième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) « Bângr-Baoobo » pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO
– Madame Marie OUEDRAOGO, Mle 23 19 283 R, Spécialiste en logistique.
Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Thomas SANKARA (UTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :
– Monsieur Ibrahim ZERBO, Etudiant, pour la durée de son mandat de Délégué général.
Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université virtuelle du Burkina Faso (UV-BF) pour un premier mandat de trois (03) ans.
ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT
Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :
– Monsieur Francis PARE, Mle 48 184 C, Conseiller en gestion des ressources humaines.
ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU KADIOGO
– Monsieur Sidintoin Benjamin KAFANDO, Mle 91 867 M, Administrateur civil.
E MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI
Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Issouf SERE, Mle 324 225 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement de base, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales au Conseil d’administration du Groupement d’intérêt public-Programme national de volontariat au Burkina Faso (GIP-PNVB) pour un premier mandat de trois (03) ans.