Le ministre d’Etat en charge de la Sécurité, Simon Compaoré, a rencontré les responsables des projets et programmes de son département ministériel, ce 25 février 2016 à Ouagadougou. Objectif, avoir une idée sur le niveau d’exécution des projets et programmes.
« Le secrétaire général et moi venons d’être affectés dans ce ministère. Nous avons besoin de connaître ce qu’il y a et ce qui se passe dans le ministère pour prendre des mesures afin d’aller rapidement vers les objectifs qui nous ont été assignés par nos supérieurs », a-t-il relevé, en affirmant que ces projets permettront de faire de la décentralisation une réalité.
Cela étant, il a parlé des élections municipales, en soutenant que les élus auront les moyens nécessaires pour mettre en œuvre des projets de développement en matière d’assainissement de santé, d’éducation, etc. «Les différentes collectivités doivent être en mesure de mener ces projets dans leurs communes et régions pour que leurs populations se sentent mieux afin qu’il y ait un mieux vivre au Burkina Faso», a-t-il conclu.
Au nombre des projets, il y a le programme d’appui aux collectivités territoriales (PACT), le projet fonds de développement communal (FPDCT/FICOD VI), l’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (DEPAC), le programme d’appui à la réforme et aux élections (PARE).
La 4e édition du forum ouest africain de développement des entreprises (Africallia 2016) a ouvert ses portes ce jeudi 25 février 2016 dans la salle de conférences de Ouaga 2000. A cette occasion, une conférence-débat sur l’importance de l’énergie pour la réussite des affaires a été animée par des experts et les participants au forum.
Le présidium de la conférence-débat sur l’énergie
Bien avant de parler business, les hommes et femmes d’affaires des 23 pays présents au Forum Africallia 2016, ont parlé énergie. Pour mieux cerner la problématique de l’énergie, trois conférenciers, le professeur Bernard Hessou du Système d’échange d’énergie électrique Ouest africain, Jean De Dieu Yaméogo du Ministère de l’énergie, des mines et des carrières et le professeur Azoumah Yaode l’Association des professionnels des énergies renouvelables de l’Afrique de l’Ouest ont livré chacun une communication sur le sujet crucial de l’énergie. La police des débats a été assurée par Pierre Claver Damiba, consultant international, ancien responsable de la Banque mondiale et de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).
Situation énergétique dans la sous-région ouest africaine
Selon le professeur Bernard Hessou, l’Afrique de l’ouest dispose d’importantes sources énergétiques. La région regorge de 30% des réserves de pétrole et 2% du gaz naturel du continent. Il ajoute que la puissance installée est de 17.5 Gigawatts mais que seuls 8 Gigawatt étaient disponibles. Cependant le professeur Hessou fait remarquer que la grande déception est que les capacités de productions et de transport sont peu développées. Du coup, il conclu qu’« on observe que le coût de l’énergie dans cette partie de l’Afrique est très élevé».
Ce point de vue est aussi partager par le professeur Arzoumah Yao. Pour lui, il est vraiment regrettable que de 17.5 Gigawatts de puissance installée c’est uniquement 8 Gigawatts qui soient disponibles. Cela voudrait dire que « nous devons revoir nos infrastructures de transport et de production sinon nous travaillons beaucoup pour ne rien faire », dira-t-il.
Mais, des mesures sont prises en vue de réduire significativement le problème. C’est l’exemple du protocole additionnel sur l’énergie adopté en 2003. Il y a aussi le plan d’urgence et de sécurité d’approvisionnement en énergie et le plan directeur de production et de transport de l’électricité en février 2012, qui prévoit la production à l’horizon 2025 de 10 000 MW et 16 000 kilomètres de ligne d’interconnexion, etc.
Pour ce qui est du Burkina Faso, le représentant du ministère des énergies, des mines et des carrières (MEMC) Jean De Dieu Yaméogo a présenté la nouvelle vision dudit ministère. La vision à l’horizon 2025 du MEMC, assure-t-il, c’est de s’appuyer sur les ressources énergétiques endogènes, notamment le solaire, pour combler le déficit énergétique que connait notre pays. Sur le plan régional Jean Yaméogo pense que le Burkina ne peut pas se passer des interconnexions électriques.
Des participants à l’ouverture du forum AFRICALLIA
Quelques solutions pour développer le secteur de l’énergie dans la sous-région
Des pistes de solutions ont été proposées par les uns et les autres au cours de cette conférence pour améliorer l’offre et la qualité énergétiques de la zone ouest-africaine. Il s’agit entre autre de promouvoir les investissements privés dans le secteur énergétique. Toutefois le Pr. Yao estime que le système classique de prêt ne permet pas aux petites entreprises intervenant dans le domaine de développer la filière. D’où la nécessité d’une concertation entre les banques locales pour voir quel type de financement pourra aider à développer cette filière. Les zones à fort potentiel énergétique doivent contribuer à alimenter les zones à faibles potentiel énergétique. Développer un système interconnecté régional et accroitre l’accès à l’électricité. Harmoniser les législations dans le secteur électrique et créer un marché ouvert et compétitif de l’énergie. Promouvoir et développer les infrastructures de transport et assurer des échanges d’énergie entre les Etats membres de la CEDEAO.
Joachim Batao
Burkina Demain
Le Suisse Gianni Infantino, âgé de 45 ans, a été élu au 2e tour à la tête de la Fifa, ce 26 février 2016 à Zurich, pour un mandat censé s’achever en 2019. Infantino a recueilli 115 voix, devant le Cheikh Salman, 88 voix.
Le Jordanien Ali a obtenu 4 voix et le Français Jérôme Champagne, 0. Le Sud-Africain Tokyo Sexwale s’était retiré juste avant le scrutin. Au 1er tour, Infantino avait légèrement devancé Salman avec 88 voix contre 85.
L’ancien bras droit de Michel Platini à la confédération européenne de foot (Uefa) succède donc au Suisse Joseph Blatter, démissionnaire puis suspendu en 2015.
Gianni Infantino est le neuvième président de la Fédération internationale de football (Fifa). Il y a encore cinq mois, Gianni Infantino apparaissait aux yeux du grand public comme le simple maître de cérémonie des tirages au sort de compétitions organisées par l’Uefa. Mais le destin de ce Suisse âgé de 45 ans a basculé avec les ennuis de son désormais ex-patron, Michel Platini.
L’Uefa, soucieuse de préserver ses intérêts et sa prédominance sur le football mondial, a donc décidé de présenter un candidat de substitution : Infantino, technocrate affable, habile et polyglotte. Un homme consensuel, avec un tropisme africain, capable donc d’arracher quelques précieuses voix au sein du principal réservoir de votes : la Confédération africaine (CAF).
FIFA : LES PRECEDENTS PRESIDENTS
Robert Guérin (France), de 1904 à 1906
Daniel Burley Woolfall (Angleterre), de 1906 à 1918
Jules Rimet (France), de 1921 à 1954
Rodolphe William Seeldrayers (Belgique), de 1954 à 1955
Arthur Drewry (Angleterre), de 1955 à 1961
Stanley Rous (Angleterre), de 1961 à 1974
Joao Havelange (Brésil), de 1974 à 1998
Joseph Blatter (Suisse), de 1998 à 2015.
*Le Néerlandais Carl Anton Hirschman (1918-1920), le Suisse Ernst Thommen (1961) et le Camerounais Issa Hayatou (2015-2016) ont été présidents par intérim.
Hama Amadou mènera le duel face au président sortant depuis sa prison
Il y aura bel et bien un second tour dans la présidentielle nigérienne du 21 février 2016. Au vu des résultats du premier tour du scrutin proclamés ce vendredi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’opposant prisonnier Hama Amadou avec ses 17% de voix affrontera au second tour le président sortant, Mahamadou Issoufou, crédité, lui, de près de 48% des suffrages. Président sortant, Mahamadou Issoufou, entendait l’emporter dès le premier tour du scrutin mais les résultats des urnes ont décidé autrement
Le Niger, ce n’est pas la Guinée, encore moins la Côte d’Ivoire où les présidents sortants, Alpha Condé et Alassane Ouattara, sont parvenus à se faire réélire dès le premier tour de présidentielle. Le président nigérien Mahamadou Issoufou qui vient d’être contraint à un second tour dans le cadre de la présidentielle du 21 février, ne dira pas le contraire. Il a perdu ainsi son pari de l’emporter un coup KO, comme on dit. Le chef de l’Etat sortant affrontera donc au second tour son principal adversaire, Hama Amadou. Hama Amadou mènera le duel face au président sortant depuis sa prison
On peut parler de demie -victoire pour les partisans de Hama Amadou qui déniaient toute capacité à Mahamadou Issoufou de l’emporter au premier tour du scrutin, sauf avec le recours aux fraudes. En revanche, ils doivent encore patienter, voire encore plus longtemps, par rapport à leur ambition affichée de faire élire leur champion président de la République. Et au regard de la configuration des résultats du premier tour, Amadou aura fort à faire pour combler l’écart de 30% avec le président sortant.
Sauf un scénario catastrophe, Mahamadou Issoufou devrait rempiler au second tour pour un second mandat de cinq ans.
Naturellement, Hama Amadou n’a pas dit son dernier mot et aucune prédiction de victoire n’est valide avant les résultats des urnes. C’est aux électeurs nigériens de décider en dernier ressort de celui entre Issoufou et Amadou qui va présider aux destinées du Niger pour les cinq prochaines années.
La rentrée parlementaire du MPP a lieu à Koudougou
Du 25 au 26 février 2016, se tient à Koudougou, la rentrée du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Au menu de cette rencontre, la sécurité nationale et les élections municipales à venir. L’insécurité et les municipales au menu des journées parlementaires du parti au pouvoir
« Réussir les élections locales pour optimiser la mise en œuvre du programme quinquennal du président du Faso dans un contexte de besoin sécuritaire : quelle contribution du groupe parlementaire MPP ? », c’est sous ce thème que se tient la rentrée du groupe parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).
La cérémonie d’ouverture desdites journées est intervenue dans la matinée du 25 février dernier, dans la « cité du Cavalier rouge ». Cette rencontre se tient dans un contexte national marqué par des conjonctions d’évènements politiques sociaux économiques et sécuritaires inédits, a relevé le président du groupe parlementaire du MPP, Alassane Sakandé. Alassane Sakandé, président du groupe parlementaire MPP, lors de son intervention
Mobiliser des ressources financières et endiguer l’insécurité
A l’en croire, la rencontre vise à outiller les membres du groupe parlementaire, afin que ceux-ci puissent non seulement défendre de manière conséquente le programme du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, mais aussi soutenir les projets de lois indispensables à sa mise en œuvre. Durant deux jours, les députés de la majorité parlementaire entendent ainsi mener la réflexion sur les pistes de mobilisation des ressources financières nécessaires au financement du programme présidentiel et sur les réponses à apporter pour endiguer le phénomène de l’insécurité sur l’ensemble du territoire national. C’est du moins, la précision qu’a faite M. Sakandé.
En sus, il s’agira pour ces députés, cadres du parti majoritaire, d’affûter leurs armes pour les élections municipales prévues le 22 mai prochain. En effet, dira Alassane Sakandé, « Les élections locales à venir revêtent une importance capitale dans le processus d’application du programme du président Roch Marc Christian Kaboré. Il est impérieux pour nous de les remporter d’où la nécessité de partager nos expériences sur le sujet ».
Relativement à la question sécuritaire, le président du groupe parlementaire du MPP a appelé à la vigilance. » Nous devons rester vigilants et debout pour mettre en échec toute velléité déstabilisatrice d’où qu’elle vienne », a-t-il lancé à ses camarades.
D’autres groupes parlementaires représentés
Signalons que la cérémonie d’ouverture de ces journées parlementaires a enregistré la présence de représentants d’autres groupes parlementaires de l’Assemblée nationale. Il s’agit des groupes parlementaires Paix, justice et réconciliation nationale, Union pour le progrès et le changement (UPC), Burkindlim. Ces derniers ont, dans leurs discours respectifs, salué l’initiative des députés du MPP qui, selon eux, vise à endiguer le phénomène de l’insécurité au pays des Hommes intègres. Faisant allusion aux élections municipales à venir, le représentant du groupe parlementaire Burkindlim, Aziz Hamadou Diallo, a, dans un air plaisantin, lancé ceci aux députés du MMP : « S’il vous plait, ne prenez pas tout car nous voulons aussi optimiser le programme quinquennal du président ».
Le présidium à l’ouverture des journées parlementaires du MPP Paul Kaba Thiéba et Simon Compaoré annoncés
Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba et le ministre en charge de la sécurité, Simon Compaoré ont été annoncés pour prendre part aux travaux du groupe parlementaire. Les deux vont échanger avec les députés respectivement sur la mobilisation des ressources financières nécessaires à la mise en œuvre du programme quinquennal du président du Faso, sur les élections locales et la lutte contre l’insécurité.
Les participants à AFRICALLIA 2016 viennent des quatre coins du monde
C’est parti officiellement ce jeudi 25 février 2016 pour le quatrième Forum Ouest-Africain de Développement des Entreprises (AFRICALLIA 2016). C’est le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thièba, qui a présidé l’ouverture du forum au nom du président Roch Marc Christian Kaboré. Le présidium à l’ouverture du forum ce 25 février 2016 à la salle des Banquets de Ouaga 2000
441 participants représentant 374 entreprises de 23 pays. Voilà résumés les chiffres clés du quatrième Forum Ouest-Africain de Développement des Entreprises (AFRICALLIA 2016) qui a débuté officiellement ce jeudi 25 février 2016 à Ouagadougou. Alors que l’objectif, à en croire Adama Traoré, président de la délégation spéciale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), organisatrice du Forum AFRICALLIA, c’était de réunir au moins 400 chefs d’entreprises de l’Afrique de l’Ouest et du reste du monde. Un taux de participation satisfaisant, compte tenu du contexte sécuritaire national et sous- régional précaire et encore dominé la crainte du terrorisme. Une minute de silence a été observée pour les douloureux événements vécus au cours de l’année
Les attaques du 15 janvier restent encore vivaces dans les esprits. C’est pourquoi, le Premier ministre Paul Kaba Thièba, qui a présidé l’ouverture du Forum au nom du président Roch Marc Christian Kaboré, voit en cette forte participation une confiance en l’avenir du Burkina dans ces circonstances difficiles. Il a d’ailleurs rappelé les périodes difficiles que le pays a traversées au cours des derniers mois.
Comme ceux qui l’ont précédé à la tribune, en l’occurrence le président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) Cheikhe Hadjibou Soumaré ou la déléguée spéciale de FUTURALLIA, le PM Thièba a salué la contribution d’AFRICALLIA à l’investissement et à la compétitivité de nos Etats.
AFRICALLIA, faut-il le rappeler, est un forum multisectoriel de développement des entreprises ; il se tient tous les deux ans, depuis la première édition en 2010. Plateforme unique de rendez-vous d’affaires individuels et personnalisés entre des entreprises de la CEDEAO et du reste du monde, AFRICALLIA permet aux dirigeants et chefs d’entreprises de faire, dit-on, le tour du monde en 48 heures (25 et 26 février pour cette édition 2016) en un seul lieu pour rechercher des alliances technologiques, commerciales ou financières.
Les intervenants à l’ouverture d’AFRICALLIA 2016 ont en outre relevé la pertinence du choix de la thématique énergie. Le déficit énergétique mine la compétitivité de nos économies, reconnait le président Soumaré.
Pour sa part, Thièba a réaffirmé l’engagement de trouver des solutions aux problèmes énergétiques au Burkina Faso qui est une des conditions de la compétitivité de l’économie nationale qui tient à cœur le président Kaboré et son gouvernement. Il a rappelé le coût élevé du kilowatt heure au Burkina (118 francs CFA le kilowatt heure) contre 74 francs CFA le kilowattheure au Mali. Par ailleurs, sur la question de la compétitivité de l’économie burkinabè, le Premier ministre a indiqué que l’objectif de son gouvernement, c’était de faire figurer dès 2017 le Burkina Faso parmi le top dix des pays africains où il est facile de faire des affaires.
La problématique de l’accès à l’énergie, au cœur du présent Forum, a par la suite fait l’objet de communications, assurées des experts. Nous y reviendrons.
La Majorité présidentielle (MP), coalition au pouvoir en RD Congo, réclame le « retrait des candidatures des partis politiques et personnalités membres de la MP » qui n’ont pas obtenu « quitus de [leur] famille politique » pour se présenter à l’élection des gouverneurs dans les nouvelles provinces.
La Majorité présidentielle (MP) semble s’acheminer vers une nouvelle crise en RD Congo. Après le départ de sept partis (G7) et de Moïse Katumbi, le dernier gouverneur de la province minière de l’ex-Katanga, la coalition au pouvoir semble être aux prises avec une nouvelle rébellion interne.
Dans une requête adressée le 23 février au bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Aubin Minaku, chef de la coalition au pouvoir, a rejeté le dépôt des candidatures pour l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs dans les 21 nouvelles provinces de certains « membres des partis et personnalités politiques de la MP » qui n’ont pas obtenu le « quitus de [leur] famille politique ».
Dans le collimateur du secrétaire général de la MP, « l’on retrouve entre autres 10 des 14 candidats du camp présidentiel qui ont choisi de déposer leur candidature en qualité d’indépendants dans le Tanganyika, le Haut-Lomami, le Lualaba et le Haut-Katanga, quatre nouvelles provinces de l’ex-Katanga », confie une source proche du dossier.
Dans son courrier, la MP rappelle qu’elle « s’est fait l’honneur de déposer les listes de ses candidats gouverneurs et vice-gouverneurs [le 10 février] à travers le provinces concernées » et que toutes les autres candidatures déposées après cette date et celles qui « ne sont pas soutenues par des mandats et procurations politiques de la famille politique (…) tombent caduques ».
La coalition au pouvoir exige enfin que les nouveaux frondeurs, qui « prétextent devenir indépendants » prouvent leur départ de la coalition au pouvoir pour concourir. Et peu importe si le président Joseph Kabila lui-même, autorité morale de la MP, s’est toujours présenté à la présidentielle comme « candidat indépendant ».
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a rencontré les forces vives de la Région du Centre ce jeudi 25 février 2016 dans le cadre des élections municipales du 22 mai 2016.
La CENI a mis en place un dispositif pour délivrer des duplicatas à ceux qui ont perdu leur carte. Pour ce faire, il suffit de s’adresser à la CENI ou à l’un de ses démembrements, du 20 au 29 février 2016 .
En ce qui concerne les transferts de lieu de vote, Me Kéré a affirmé que cela est possible pour les fonctionnaires, les travailleurs du privés, mutés ou admis à la retraite ainsi que les membres de leur famille et tous les autres électeurs inscrits sur une liste électorale qui changent de domicile.
En ce qui concerne les déclarations de candidature, elles ont lieu 70 jours avant la date du scrutin, soit au plus tard le 13 mars 2016. La CENI prévoit la réception des dossiers de candidature du vendredi 4 au dimanche 13 mars 2016. Et que la campagne électorale qui « fera l’objet d’un décret du gouvernement », s’étendra « probablement du 7 au 20 mai 2016 ».
Barthelemy kéré a laissé entendre qu’il est mis à la « disposition des mandataires des partis politiques et des regroupements d’indépendants, des formulaires pour la présentation de leurs candidatures ». Ces formulaires sont téléchargeables sur le site de la CENI à l’adresse suivante : www.ceni.bf
Me kéré a invité les acteurs politiques à « travailler main dans la main, en bonne intelligence et en toute responsabilité, pour que les résultats des élections ne souffrent d’aucune contestation dans la région du centre ».
Au total, ce sont 5 544 397 électeurs inscrits et 66 nationalités qui pendront part aux municipales.
Le conseil des ministre leur a offert la nationalité burkinabè
Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 24 février 2016,en séance ordinaire, de 9 H 00 mn à 16 H 45 mn,sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Le conseil des ministre leur a offert la nationalité burkinabè
Le Conseil des ministres a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour,procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.
I . DELIBERATIONS
I.1. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
Le Conseil a adopté deux (02) décrets. Le premier est relatif à la nomination de Commissaires de police. L’adoption de ce décret consacre le passage de quatre-vingt (80) Commissaires de police stagiaires au grade de Commissaire de police, conformément à l’article 78 de la loi n° 045-2010 AN du 14 décembre 2010 portant statut du personnel de la Police nationale. Le second décret porte convocation du corps électoral pour les élections municipales du 22 mai 2016.
L’adoption de ce décret permet la mise en œuvre du processus électoral qui conduira à l’élection des Conseillers municipaux sur toute l’étendue du territoire national.
I.2. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE, DES DROITS HUMAINS ET DE LA PROMOTION CIVIQUE
Le Conseil a adopté un décret portant organisation et fonctionnement du Fichier national du registre du commerce et du crédit mobilier (FN-RCCM).L’adoption de ce décret permet au Burkina Faso de conformer son Fichier national du registre du commerce et du crédit mobilier aux dispositions de l’Acte uniforme OHADA relatif au droit commercial général.
I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DU DEVELOPPEMENT
Le Conseil a adopté deux (02) rapports.
Le premier est relatif aux missions de suivi des activités sur le terrain de cinquante (54) ONG/Associations de développement (ONG/AD) en 2015.
Pour la période de juin à décembre 2015, 21 missions de suivi réalisées sur le terrain ont permis de visiter 164 réalisations physiques et de vérifier la réalisation effective de certaines activités non physiques dans les treize (13) régions du Burkina Faso.
Les constats révèlent une satisfaction globale des bénéficiaires par rapport à l’action des ONG/AD. Toutefois, on note quelques insuffisances relatives à l’absence de comptabilité matière au niveau de certaines ONG/AD et à une gestion inadéquate du matériel acquis sous exonération fiscale et douanière.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les mesures nécessaires pour un meilleur encadrement des ONG/Associations de développement (ONG/AD) au Burkina Faso.
Le second rapport est relatif à un décret portant création, organisation et fonctionnement du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).
L’adoption de ce décret permet de répondre aux préoccupations des partenaires techniques et financiers par la mise en place d’un véritable Fonds de 2ème génération, conformément à la directive communautaire N°11 2009/CM/UEMOA et aux exigences des fonds routiers réunis au sein de l’Association des fonds d’entretien routiers de l’Afrique (AFERA) dont notre pays est partie prenante.
I.4. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES
Le Conseil a adopté trois (03) rapports.
Le premier porte sur la situation du réseau routier du Burkina Faso.
Le réseau des infrastructures de transport est composé de 15 272 Km de routes classées dont 3 461 Km de routes bitumées et 11 811 km de route en terre, 406 095 Km de pistes rurales, 622 km de chemin de fer et 2 aéroports internationaux.
Se fondant sur l’état de délabrement actuel dudit réseau, le Conseil a instruit les ministres en charge de ce dossier de prendre les dispositions idoines pour le démarrage effectif des travaux d’entretien d’urgence et périodique du réseau routier national.
Le deuxième rapport concerne les difficultés rencontrées par le Fonds d’entretien routier du Burkina Faso (FER-B). Des difficultés majeures ont jalonné le fonctionnement du FER-B, contribuant fortement à réduire ses performances, notamment le manque d’autonomie financière et institutionnelle, l’insuffisance des crédits alloués, la lourdeur et la lenteur du processus de passation des marchés, le chevauchement des programmes d’engagement routier et le non-respect de la stratégie d’entretien routier.
Au regard de ces difficultés, le Conseil a marqué son accord pour la mutation du FER-B en Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B), Fonds d’entretien routier de 2ème génération.
Le troisième rapport est relatif à des projets d’infrastructures de transport susceptibles d’être financés selon la technique du Partenariat public-privé (PPP).
La réalisation de ces projets vise à développer un réseau d’infrastructures en adéquation avec les besoins de l’économie et à soutenir l’intégration régionale.
Le Conseil a instruit les ministres en charge du dossier de prendre les dispositions idoines pour une mise en œuvre réussie desdits projets.
I.5. AU TITRE DU MINISTERE DU COMMERCE, DE L’INDUSTRIE ET DE L’ARTISANAT
Le Conseil a adopté un décret portant prorogation du mandat de l’Assemblée générale de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF).
Le mandat des élus consulaires de la Chambre des métiers de l’Artisanat prendra fin le 05 avril 2016. Les élections consulaires, prévues pour se tenir le 07 février 2016 ont été reportées suite aux récents événements qu’a connu notre pays.
Le Conseil a marqué son accord pour la tenue des élections consulaires de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Burkina Faso (CMA-BF), le 17 avril 2016 et la prorogation du mandat de l’Assemblée générale jusqu’à l’installation des nouvelles instances de la CMA-BF, le 05 mai 2016.
I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS ET DES LOISIRS
Le Conseil a adopté deux (02) décrets portant respectivement classification du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs dans la catégorie des Fonds d’Etat et approbation de ses nouveaux statuts particuliers.
L’adoption de ces décrets permet de conformer les statuts du Fonds national pour la promotion du sport et des loisirs aux dispositions du décret N° 2014-610/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Fonds nationaux.
II. NOMINATIONS
II.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES
A. AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO
– Monsieur Soahanla Mathias TANKOANO, Avocat, est nommé Conseiller spécial ;
– Monsieur Paul NYAMEOGO, Mle 19 637, Conseiller des affaires économiques, 3ème classe, 5ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;
– Monsieur Seydou COULIBALY, Mle 59 771 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Secrétaire général au Conseil supérieur de la communication (CSC) ;
– Monsieur Jean-Paul KONSEIBO, Mle 17 981 J, Conseiller de presse et techniques de l’information, 3ème classe, 5ème échelon est nommé Chargé de missions au Conseil supérieur de la communication.
B. AU TITRE DU PREMIER MINISTERE
– Monsieur Jules TAPSOBA, Mle 44 071 D, Inspecteur des Impôts, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Conseiller spécial.
C. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE, DE LA DECENTRALISATION ET DE LA SECURITE INTERIEURE
– Monsieur Mimtiri Tahirou OUEDRAOGO, Mle 247 340 U, Secrétaire administratif, est nommé préfet du Département de Toéni, Province du Sourou ;
– Monsieur Mahdi ZONOU, Mle 212 043 T, Secrétaire administratif, est nommé Préfet du Département de Tiéfora, Province de la Comoé.
Sont nommées commissaires de police les personnes ci-après :
– Monsieur Tihinté KAMBOU, Mle 27 685 ;
– Monsieur Boureima SAWADOGO, Mle 245 866 ;
– Monsieur Salif SINDE, Mle 245 867 ;
– Monsieur Souleymane BIKIEGA, Mle 245 868 ;
– Monsieur Mahama KABORE, Mle 245 869 ;
– Monsieur Ismaël OUATTARA, Mle 245 871 ;
– Monsieur Alain TARNAGDA, Mle 245 872 ;
– Monsieur M. Fidèle BOGORE, Mle 245 873 ;
– Monsieur Salifou ZALLE, Mle 245 874 ;
– Monsieur Thomas OUEDRAOGO, Mle 245 875 ;
– Monsieur Sialé Moussa PALM, Mle 102 422 ;
– Monsieur Soumaila TRAORE, Mle 102 429 ;
– Monsieur Nakoaba TANKOANO, Mle 102 424 ;
– Monsieur S. Jean Rodrigue COMPAORE, Mle 102 428 ;
– Monsieur Lassané ZIDA, Mle 102 427 ;
– Monsieur Dikio Bertrand TONI, Mle 102 425 ;
– Monsieur D. Honoré KIENTEGA, Mle 107 220 ;
– Monsieur Henri Joël SANOU, Mle 31 688 ;
– Monsieur Alexandre KAWASSE, Mle 31 785 ;
– Monsieur Sami René DOLLY, Mle 102 420 ;
– Monsieur Moussa KADIO, Mle 24 281 ;
– Monsieur Zei SINARE, Mle 27 542 ;
– Monsieur Passammanégré ILLY, Mle 111 463 ;
– Monsieur Hassane FAYANA, Mle 111 437 ;
– Madame Yvette Yarohan ZOMBRE/BONI, Mle 46 695 ;
– Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 ;
– Monsieur Yssoufou BELEMOU, Mle 46 802 ;
– Monsieur Bonaventure DEMBELE, Mle 46 703 ;
– Monsieur Raguidwende Simon GNAMA, Mle 31 725 ;
– Monsieur Oumarou INAMIN, Mle 107 218 ;
– Monsieur Harouna KI, Mle 119 425 ;
– Monsieur Tilado Hermann KIMA, Mle 102 415 ;
– Monsieur Issouf OUATTARA, Mle 107 222 ;
– Monsieur Adama OUEDRAOGO, Mle 107 221 ;
– Monsieur Nomwende Justin OUEDRAOGO, Mle 111 474 ;
– Monsieur Somnobgna OUEDRAOGO, Mle 102 431 ;
– Monsieur Blaise SOME, Mle 111 460 ;
– Monsieur Ollo Bertrand YOUL, Mle 119 414 ;
– Monsieur Souleymane ZOURI, Mle 119 424 ;
– Monsieur Abdoul Kadel CISSE, Mle 262 507 ;
– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 262 508 ;
– Monsieur Moussa SAWADOGO, Mle 262 509 ;
– Monsieur Nacanabo Ousmane DIALLO, Mle 262 510 ;
– Monsieur Kiswendsida Gilbert KOROGHO, Mle 262 511 ;
– Monsieur Paul TIENDREBEOGO, Mle 262 512 ;
– Monsieur Saidou KOUGOUIINDIGA, Mle 262 513 ;
– Monsieur Wenddinmi Hilaire Silver SAWADOGO, Mle 262 514 ;
– Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 ;
– Monsieur Issa OUALI, Mle 262 516 ;
– Monsieur Hamidou GNANKENE, Mle 277 308 ;
– Monsieur Pegdwendé Charlemagne Elyse SOUBEIGA, Mle 277 309 ;
– Monsieur Sak-wend-tongo David DAILA, Mle 277 310 ;
– Monsieur Tokeda Abdoul Moctar ZEBA, Mle 277 311 ;
– Monsieur Tahaboué MALO, Mle 211 717 ;
– Monsieur Arnaud Abou Rodrigue GUEL, Mle 119 416 ;
– Monsieur Adama DIANDA, Mle 211 712 ;
– Monsieur David ZONGO, Mle 211 744 ;
– Monsieur Aime LANKPANDE, Mle 111 448 ;
– Monsieur Larba SALAMBANGA, Mle 46 674 ;
– Monsieur Thomas MILLOGO, Mle 29 110 ;
– Monsieur Ousmane OUEDRAOGO, Mle 102 413 ;
– Monsieur Sagnon Adama HELOU, Mle 211 726 ;
– Monsieur Constant RAMDE, Mle 111 441 ;
– Monsieur Donfoui BONKIAN, Mle 31 765 ;
– Monsieur Sory OUATTARA, Mle 111 466 ;
– Monsieur Daouda CISSE, Mle 211 745 ;
– Monsieur Saidou SAM, Mle 111 462 ;
– Monsieur Paul Honoré OUEDRAOGO, Mle 111 436 ;
– Monsieur Amadou lamine OUEDRAOGO, Mle 260 669 ;
– Monsieur Padindsaongo Robert SAM, Mle 260 673 ;
– Monsieur Moussa ZONGO, Mle 260 675 ;
– Monsieur Nanmo Thomas BADO, Mle 260 674 ;
– Monsieur Aboubacar Sidy BAHIKORO, Mle 260 667 ;
– Monsieur Jean Claude COMPAORE, Mle 260 676 ;
– Monsieur Zakaria HEBIE, Mle 260 666 ;
– Monsieur Arouna OUATTARA, Mle 260 670 ;
– Monsieur Félix KABRE, Mle 260 675 ;
– Monsieur Tinga Aboubakar NIKIEMA, Mle 260 671 ;
– Monsieur Abdoulaye SAWADOGO, Mle 260 672 ;
– Monsieur Sibiri NIKIEMA, Mle 260 668.
D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE ET DE L’ALPHABETISATION
– Monsieur Babou Eric BENON, Mle 22 365 S, Maître assistant, Catégorie P3, classe exceptionnelle, 3ème échelon, est nommé Directeur de Cabinet ;
– Monsieur Sinaré ZERBO, Mle 49 092 B, Inspecteur du Trésor, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances ;
– Monsieur Raphaël KAFANDO, Mle 224 693 B, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé, Directeur de la communication et de la presse ministérielle.
E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JEUNESSE, DE LA FORMATION ET DE L’INSERTION PROFESSIONNELLE
– Monsieur Rasmané OUERDAOGO, Mle 208 069 V, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur administratif et financier de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).
F. AU TITRE DU MINISTERE DE LA FEMME, DE LA SOLIDARITE NATIONALE ET DE LA FAMILLE
– Madame Fati OUEDRAOGO/ZIZIEN, Mle 26 614 U, Conseiller en économie sociale, 2ème classe, 6ème échelon, est nommée Secrétaire générale ;
– Madame Saran TAMOU, Mle 74 710 J, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère catégorie, 10ème échelon, est nommée Directrice de la communication et de la presse ministérielle ;
– Monsieur Billy Tuwis Mandel Josito ZONGO, Mle 119 339 W, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’Administration des finances ;
– Monsieur Alidou OUEDRAOGO, Mle 104 296 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur des marchés publics.
G. AU TITRE DU SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT ET DU CONSEIL DES MINISTRES
– Monsieur Paul ZONGO, Mle 118 967 S, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chargé de missions ;
– Monsieur Adama BOUNTOULOUGOU, Mle 220 670 G, Administrateur civil, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Personne responsable des marchés.
II.2. NOMINATION DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION
AU TITRE DU MINISTERE DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT
Le Conseil a adopté un (01) décret portant renouvèlement du mandat de Madame Diane Pauline SOME/COMPAORE, Mle 103 677 T, Ingénieur du génie sanitaire, Administrateur au titre du ministère de la Santé au Conseil d’Administration de l’Office de l’eau et de l’assainissement (ONEA), pour un dernier mandat de trois(03) ans.
Le Ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement Porte-parole du gouvernement,
Rémis Fulgance DANDJINOU
BURKINADEMAIN.COM
Le Comité intersyndical des magistrats a dressé le bilan de la première journée de la grève, le 24 février 2016, à travers un communiqué de presse. Lisez plutôt!
Le Comité intersyndical des magistrats, après avoir fait le point dans toutes les juridictions du Burkina Faso et dans les administrations publiques employant des magistrats, note avec satisfaction les taux suivants au titre du respect du mot d’ordre de grève en cours pour la première journée :
I) – Dans les tribunaux :
1) – du ressort de la Cour d’appel de Ouagadougou : 100%
2) – du ressort de la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : 100%
II) – Dans les cours d’appel :
1) – Cour d’appel de Ouagadougou: 98% (une seule personne s’étant présentée au bureau)
2) – Cour d’appel de Bobo-Dioulasso : 100%
III) – Dans les hautes juridictions
1) – Cour de cassation : 98% (une seule personne s’étant présentée au bureau)
2) – Conseil d’Etat : 100%
IV) – Au ministère : 100% (exception faite du Ministre, de la Directrice de cabinet et du Secrétaire Général)
La lecture qu’il faut avoir du bilan de cette première journée, c’est que les magistrats, parlant par leurs responsables syndicaux, n’ont pas entendu faire un simple jeu de mots lorsque dans une de leurs correspondances antérieures, ils ont indiqué que la limite tolérable avait été franchie à leur égard.
Le comité intersyndical voudrait saluer la détermination, l’engagement et la responsabilité des magistrats dans cette lutte pour une indépendance véritable de la magistrature. Il les invite à rester vigilants et à se référer à lui en cas de besoin.
Ouagadougou, le 24 février 2016
Le Secrétaire général du Syndicat des magistrats du Burkina (SMB)
Christophe COMPAORE
Le Secrétaire général du Syndicat burkinabè des magistrats (SBM)
Moriba TRAORE
Le Secrétaire général du Syndicat autonome des magistrats du Burkina (SAMAB)