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Paul Kaba Thiéba : Bio expresse du nouveau Premier ministre

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Paul Kaba Thiéba

Nommé Premier ministre à la surprise générale, ce jeudi 6 janvier 2016 par décret présidentiel, Paul Kaba Thiéba (55 ans) est inconnu du grand public. Economiste bon teint, le nouveau Premier ministre burkinabè a fait l’essentiel de sa carrière à la Banque centrale des Etats de l’Afrique Ouest (BECEAO) où il occupait depuis février 2014 le poste d’administrateur délégué du Fonds de Stabilité Financière de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA).

Paul Kaba Thiéba est déjà là pour répondre à l'appel de la patrie
Paul Kaba Thiéba est déjà là pour répondre à l’appel de la patrie

Avant d’être administrateur délégué de ce fonds, il a assuré plusieurs fonctions au sein de la Banque centrale. Ainsi, il a été  :

– Conseiller du directeur du département des affaires générales de la BCEAO, de janvier 2009 à décembre 2011

– Directeur des opérations financières de la BCEAO de janvier 2007 à décembre 2008.

– Directeur adjoint des Opérations Financières de la BCEAO de juillet 2000 à décembre 2006.

– Chef du service des changes de la BCEAO de septembre 1998 à juillet 2000.

– Fondé de pouvoirs au service du marché monétaire de la BCEAO de novembre 1993 à septembre 1998.

– Gérant de portefeuille chez Techniques de gestion financière (TGF) de décembre 1998 à décembre 1991.

– Fondé de pouvoirs chez CDC Gestion, Groupe Caisse des Dépôts et Consignations à Paris de janvier 1992 à octobre 1993.

 

Formation scolaire et universitaire

 

La formation scolaire et universitaire de Paul Kaba Thièba a été marquée par les étapes suivantes :

– Décembre 1988 : Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS), option “Banques et Finances”, Université de Paris V ;

– Décembre 1987 : Doctorat de 3ème cycle, option Monnaie, Finance, Banque, Université de Grenoble II ;

– Juin 1984 : Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), option Monnaie, Finances Banques, Université de Grenoble II ;

– Juin 1983 : Maîtrise option Gestion des entreprises, Université de Ouagadougou ;

– juin 1982 : Licence option Gestion des entreprises, Université de Ouagadougou ;

– Juin 1979 : BAC série C, Lycée Philippe Zinda Kaboré.

S’il est né le 28 juillet 1960 à Bobo Dioulasso dans les Hauts Bassins, le PM Paul Kaba Thiéba est aussi originaire de la région de la Boucle du Mouhoun, plus précisément de la localité de Kouy, à une quinzaine de kilomètres de Tougan. Les deux régions voisines peuvent donc légitimement se réjouir de sa nomination, d’autant plus que certains parlaient d’équilibre régional dans le débat sur la nomination du chef du nouveau chef du gouvernement.

 

Burkinademain.com

Burkina: Paul Kaba Tiéba nommé Premier ministre

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Le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a nommé, le mercredi 6 janvier 2016, l’économiste Paul Kaba Tiéba au poste de Premier ministre du Burkina Faso.
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L’homme âgé de 55 ans, est un économiste en service à la Banque centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), depuis 1993. Il est nanti d’un doctorat de l’université de Grenoble en France. Il est marié et père de trois ans enfants.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM

Kosyam : Alexander De Croo chez le président Roch Kaboré

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Alexander De Croo, vice-Premier ministre belge en charge de la coopération au développement, a félicité Roch Kabore pour son élection à la Présidence du Faso

De Kosyam, les Burkinabè attendent impatiemment un Premier ministre. Mais, c’est d’un vice-Premier ministre de la Belgique qu’il leur a été donné de voir ce 6 janvier. En effet, Alexander De Croo, c’est de lui qu’il est question, est venu féliciter de vive voix Roch Marc Christian Kaboré pour son élection à la présidence du Faso.

 Alexander De Croo, vice-Premier ministre belge en charge de la coopération au développement, a félicité Roch Kabore pour son élection à la Présidence du Faso
Alexander De Croo, vice-Premier ministre belge en charge de la coopération au développement, a félicité Roch Kabore pour son élection à la Présidence du Faso

La courtoisie d’un libéral à un socio-démocrate. C’est ce à quoi l’on a assisté ce 6 janvier 2015 au palais de Kosyam où Alexander De Croo, vice-Premier ministre belge en charge de la coopération au développement, de l’agenda numérique, des télécommunications et de la poste ; est venue, à la tête d’une délégation officielle, rendre une visite de courtoisie au nouveau président du Burkina, Roch Marc Christian Kaboré.
La délégation belge lors de son tête-à-tête avec le président Kaboré
La délégation belge lors de son tête-à-tête avec le président Kaboré

«Nous avons tenu à effectuer le déplacement pour exprimer nos félicitations au nouveau président du Faso et au peuple burkinabè pour l’organisation réussie des dernières élections qui, on le souhaite, devra faire tâche d’huile en Afrique», a indiqué l’ancien président de l’Open VLD, parti libéral de Belgique.
La visite a été l’occasion pour les membres de la délégation belge de réaffirmer la volonté de leur pays à accompagner le Burkina Faso dans son processus de démocratisation et à soutenir ses nouvelles autorités en matière de développement, à travers notamment trois axes que sont l’approvisionnement en eau potable, la sécurité alimentaire mais surtout la question du planning familial et des violences faites aux femmes.
La visite de Alexander De Croo à Roch Marc Kaboré intervient à un moment où les Burkinabè se montrent de plus en plus impatients par rapport à la nomination d’un nouveau Premier ministre.
La fumée blanche va-t-elle enfin s’échapper de Kosyam ?

Philippe Martin
Burkinademain.com

Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara reconduit Daniel Kablan Duncan au poste de Premier ministre

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Il a fallu 6 jours à Daniel Kablan Duncan pour former son nouveau gouvernement

Quelques heures à peine avec avoir accepté la démission du gouvernement ivoirien, le président Alassane Ouattara a reconduit Daniel Kablan Duncan au poste de Premier ministre, ce 7 janvier 2016.

Daniel Kablan Duncan
C’est donc Daniel Kablan Duncan que le président ivoirien, Alassane Ouattara a chargé de constituer un nouveau gouvernement, qui devrait être connu avant le prochain conseil des ministres prévu le 13 janvier à Abidjan.

Il se rapporte que des changements sont d’ores et déjà attendus dans plusieurs départements – avec de probables jeux de chaises musicales. Selon une source proche de la présidence, « dans son intention de faire la promotion des femmes et des jeunes, Ouattara pourrait créer des surprises.

Annoncé depuis la réélection de Ouattara dès le 1er tour fin octobre, ce remaniement fait l’objet d’intense tractations au sein du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), la coalition au pouvoir. Si Alassane Ouattara a tenu à souligner qu’il reverrait la plupart des membres du gouvernement la semaine prochaine, Henri Konan Bedié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), principal allié d’Alassane Ouattara, devrait lui aussi avoir son mot à dire.

Anderson Koné

BURKINADEMAIN.COM

Côte d’Ivoire : Kablan Duncan rend sa démission

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Il a fallu 6 jours à Daniel Kablan Duncan pour former son nouveau gouvernement

C’était attendu, depuis la réélection le 25 octobre 2015 du président Alassane Ouattara. C’est à présent fait : Le Premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncun a remis, ce 6 janvier 2016, sa démission au chef de l’Etat, quitte à lui de nommer un nouveau chef de gouvernement.

Comme les Burkinabè depuis une semaine, les ivoiriens sont sans Premier ministre. Celui qui assumait les charges de chef de gouvernement depuis le 21 novembre 2012, en l’occurrence Daniel Kablan Duncan a remis ce mercredi même sa lettre de démission au président de la Côte d’Ivoire. Cela conformément à la tradition républicaine qui veut qu’à l’entame d’un nouveau mandat présidentiel, le chef du gouvernement présente sa démission. En rappel, Alassane Ouattara a été réélu le 25 octobre 2015 président avec 83,66% des voix.
Daniel Kablan Duncan,Premier ministre démissionnaire de Côte d'Ivoire
La lettre de démission de Duncan a été naturellement acceptée par Ouattara. Les deux hommes qui se connaissent très bien, sont d’ailleurs coutumiers du fait. Alassane a changé plusieurs fois de Premier ministre. Et Daniel Kablan Duncan a été plusieurs fois chef de gouvernement. Il a d’abord occupé le poste de 1993 à 1999 avant de le retrouver le 21 novembre 2012, sous la présidence de Ouattara. Et il n’est pas d’office exclu qu’il soit reconduit à la Primature, si telle était le désir d’Alassane Ouattara et de son ‘’grand frère’’ Henri Konan Bédié.
En tout cas, les ivoiriens attendent un Premier ministre pour voir véritablement Alassane Ouattara à l’œuvre, lui qui a promis la croissance inclusive pendant son second mandat. Le nouveau gouvernement devrait être connu avant le 13 janvier, à en croire Bruno Koné, porte-parole de l’équipe démissionnaire.

Philippe Martin
Burkinademain.com

Congo-Brazzaville : la plateforme d’opposition Frocad au bord de l’explosion ?

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Depuis l’annonce de la tenue anticipée de la présidentielle, au mois de mars 2016, les voix sont de plus en plus discordantes au sein du Frocad, le principal regroupement de l’opposition congolaise, qui risque d’éclater, écrit Jeune Afrique.
CONGO

À Brazzaville, une réunion a été convoquée d’urgence, mercredi 6 janvier, au siège de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), quartier général du Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad), la principale coalition de l’opposition congolaise. Objectif : tenter d’accorder ses violons sur la position commune à adopter après l’annonce de la tenue anticipée de la présidentielle, le 20 mars prochain.

Si certains opposants s’y attendaient, la décision du président Denis Sassou Nguesso a tout de même pris de court beaucoup d’autres membres du Frocad, encore bien occupés à se livrer une guerre de leadership pour contrôler l’opposition.

Très rapidement, Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole du regroupement politique, a affirmé à Jeune Afrique que l’opposition, à travers le Frocad, ne participerait pas à la présidentielle annoncée, qui ne serait, à l’en croire, « qu’un artifice » pour permettre à Denis Sassou Nguesso « de basculer d’une Constitution à une autre. En conséquence, le Frocad boycottera purement et simplement le scrutin à venir, affirmait-il.

Une plateforme, deux positions

Mais cette position est désormais remise en cause par d’autres forces sociales et politiques du Frocad regroupées dans la coalition « Sauvons le Congo ».

Pour elles, l’opposition peut participer à la présidentielle « sous certaines conditions » : « notamment la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante, un recensement pour doter le pays d’un fichier électoral fiable et la libération des détenus politiques pour décrisper le climat politique », avance Paul-Marie Mpouélé, ex-membre du Frocad (il en était le coordonnateur) et leader de « Sauvons le Congo ».

Sans ses alliés de l’Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), transfuges de la majorité au pouvoir qui ne se sont pas encore prononcés, le Frocad doit désormais lever le doute sur sa participation, ou non, à la présidentielle et se mettre d’accord sur son leadership. Ce n’est qu’en conciliant ces deux impératifs que la principale coalition anti-Sassou pourra éviter l’explosion.

Source: Jeune Afrique

Rosine Sori-Coulibaly Premier ministre du Burkina ?

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Si elle est confirmée, Roch Marc Christian Kaboré aura pris de court tout le monde. Il s’agit de l’information selon laquelle Rosine Sori-Coulibaly, représentant-Résident du Programme des nations-unies pour le développement (PNUD) au Bénin, a été nommée ce jour 5 janvier 2015, Premier ministre du Burkina Faso.

Déjà relayée dans certains médias et les réseaux sociaux, l’information tarde cependant à être officiellement confirmée. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, aucune annonce à la télévision nationale.

Rosine Sori-Coulibaly sera-t-elle la femme de la situation ?
Rosine Sori-Coulibaly sera-t-elle la femme de la situation ?

Née en 1958 et titulaire d’une maîtrise en économie du développement de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal ; Mme Sori-Coulibaly a obtenu un diplôme de troisième cycle en macroéconomie et planification de l’Institut des Nations Unies pour le développement économique et la planification.
Après avoir travaillé comme économiste au Ministère de la planification et du développement économique du Burkina et au Conseil Economique et Social, elle est entrée dans le système des Nations-Unies où elle a travaillé au compte du PNUD dans plusieurs pays comme le Burundi, le Togo et enfin le Bénin.
Ce sera véritablement une innovation, si la nomination de Sori-Coulibaly se confirmait. Jamais, l’on n’a connu une telle promotion de femme dans le pays, pas même pendant la Révolution.
Mais, comme nous le notons tantôt, l’information reste encore à prendre avec des pincettes. Donc, affaire à suivre.

Burkinademain.com

Un cadre du MEF dénonce l’imposture de la ministre en charge du Budget, Amina BILLA

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Amina Billa est également mal lotie

Suite aux propos tenus par la ministre déléguée en charge du Budget, Amina Billa/Bambara, dans le journal « Lepays » n°6007 du 29 décembre 2015, l’ancien contrôleur financier, Pamoussa Kaboré a réagi à travers cette déclaration. Il dénonce l’imposture de la ministre et des pratiques à la fois absurde et indigne. Lisez plutôt!

Amina Billa est également mal lotie
Amina Billa est également mal lotie
ILLA
Je lis toujours avec attention et intérêt les multiples écrits de Madame la Ministre Déléguée Chargée du Budget ; j’écoute ses interventions aux différentes radios. Je suis aussi attentivement ses interventions à la télévision nationale « la chaine du plaisir ».
Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget, très loquace, s’exprime tantôt comme si elle était le Ministre de l’Economie et des Finances, et même le Premier Ministre ; Elle aborde des sujets aussi divers que la fiscalité, les marchés publics, la dette intérieure, l’exploitation de l’or, etc, donnant l’impression de faire le bilan de la transition.
Jusqu’à présent, je m’étais abstenu de commenter ses propos par pur respect pour le Ministre de l’Economie et des Finances, personnalité pétrie d’expérience et de talent qui travaille effectivement.
En effet, ceux qui travaillent ne passent pas le temps à crier à tue-tête à la face du monde qu’ils travaillent, qu’ils traitent par jour six cent (600) dossiers avec une mise en scène organisée montrant une personne entourée d’une montagne de dossiers, visiblement submergée.

J’écris cette fois-ci pour deux raisons :
1°) d’abord parce que j’ai produit un écrit pour dénoncer l’abus des gré-à-gré sous la transition (burkinademain.com depuis le 27 novembre 2015 et dans le journal l’évènement n°317 du 25 décembre 2015.)
Les propos de Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget, outre qu’ils confirment mon propos sur les surfacturations des marchés de gré-à-gré, éclairent ma lanterne sur les objectifs poursuivis.
2°) Ensuite pour rétablir la vérité sur les propos de la Ministre Déléguée sur le contrôle physique de la commande publique qu’elle aurait instauré.
En effet, j’ai occupé les fonctions de contrôleur financier successivement de la province du gourma (1991-1995), de la province du Houet (1995-1997), du Kadiogo et du Ganzourgou (1997-2000), de l’Office de la Radiodiffusion et de Télévision du Burkina (RTB) (2000-2005) et de la Région du Centre ainsi que les communes rattachées (2005-2009).
Comprenez donc que je ne peux accepter qu’on trompe l’opinion sur des questions aussi importantes.

La ministre Amina Billa reconnait la surfacturation des marchés de gré à gré

Concernant la première raison évoquée :
Répondant à une question d’un journaliste sur les réformes que Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget a apportées dans le secteur des marchés publics, elle répond : «Effectivement, c’est le secteur qui entraîne beaucoup de gaspillage des ressources de l’Etat. Nous avons entrepris des réformes dans ce secteur. Mais, ce qu’il faut savoir sur les marchés de gré à gré qui étaient abusivement octroyés à certains opérateurs nonobstant les procédures formelles d’appel d’offre ouvert, nous avons, pour le compte de 2015, un peu dérogé à une norme qui nous était imposée. Il y a un critère qu’il faut respecter et que nous n’avons pas pu, malheureusement, prendre en compte. Parce que nous avons eu des situations où il fallait faire la passation du marché, son exécution et sa réception, la même année, c’est-à-dire, en 2015, pour afficher cela comme étant des résultats de la Transition. A circonstances exceptionnelles donc, mesures exceptionnelles. C’est pour cela que nous n’avons pas pu respecter cette limite imposée. Néanmoins, il faut dire que le gré à gré est une procédure autorisée et légale, seulement, il ne faut pas en abuser. C’est pour cette raison qu’on a mis un plafond et ce plafond, nous n’avons pas pu le respecter, mais notre démarche a participé à la réduction du train de vie de l’Etat. Nous considérons l’année 2015 comme étant une année anormale dans l’exécution de la dépense publique. C’est ce qui a justifié notre démarche. Sinon, désormais, il faudrait répondre à tous les critères normaux d’octroi de marché de gré à gré. Même si pendant la Transition, nous n’avons pas pu respecter ce critère, il faut souligner qu’il y a une certaine vigilance qui a été observée. Notre département s’est rendu compte, à un moment donné, qu’il y a eu un marché qui a été octroyé par appel d’offres ouvert à un opérateur économique. Pour les questions d’urgence qui s’imposaient et justifiant donc le gré à gré, les services techniques sont repartis vers cet opérateur économique. Mais, nous nous sommes rendu compte que le prix du gré à gré était deux fois plus élevé que le prix en appel d’offre ouvert. Pourtant, cela devrait être l’inverse. Donc, naturellement, nous avons refusé d’octroyer le gré à gré. C’est ce genre de rigueur que nous avons observé, même si cela n’a pas été du goût de certaines personnes. Mais, dans tous les cas, je pense que la machine est en marche…» (journal lepays n°6007 du mardi 20 décembre 2015).

Quels commentaires peut-on faire sur ces propos de Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget ?

Notons ici que Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget, répond comme la personnalité qui incarne toute la transition. Dans ses propos sans tête ni queue, sans véritable contenu, je retiens deux (2) idées essentielles :
 D’une part, la transition a voulu afficher des résultats au peuple à travers par exemple la construction d’infrastructures éducatives, sanitaires, des logements, la réalisation de forages, etc.
En effet, pour atteindre cet objectif, Madame Amina BILLA/BAMBARA reconnaît avoir dérogé à une norme (laquelle ?), imposée (par qui ?). Elle parle de critères non respectés (lesquels ?).
Cette volonté de la transition d’afficher des résultats est peut-être noble. Elle pêche cependant par le viol des procédures, et ce viol aboutit toujours à des surfacturations, à des travaux mal exécutés et au pire à des chantiers non aboutis.

Le recours abusif à la procédure de gré-à-gré, avait donc pour objectif principal de montrer les hauts faits de la transition. Quid des procédures instituées pour assurer la qualité des infrastructures ainsi que leurs coûts avantageux pour l’Administration.

 D’autre part, Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget semble être le seul cadre du Ministère de l’Economie et des Finances à ignorer que les marchés de gré-à-gré aboutissent toujours à des surfacturations. DIEU merci, elle nous relate son expérience personnelle : après avoir « octroyé » un marché à un opérateur économique suite à un appel d’offres ouvert, elle se rend compte qu’il fallait plutôt un gré-à-gré. Elle est repartie vers cet opérateur économique, sûrement dans l’intention de retirer le marché et de «l’octroyer » par la procédure de gré-à-gré à un autre, c’est seulement à ce moment qu’elle se rend compte que le gré-à-gré coûte deux (02) fois plus cher.
Pour la première fois en 32 ans de services, j’apprends qu’il est possible de procéder à un appel d’offres ouvert et d’attribuer le marché à quelqu’un et après se rendre compte qu’il y avait urgence et qu’il faille passer par la procédure exceptionnelle de gré-à-gré. Quand Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget parle de « services techniques » qui seraient repartis vers l’opérateur économique, cela me semble impossible. Aucune « structure technique » ne peut s’adonner à une telle pratique à la fois absurde et indigne.

De l’imposture de la ministre en charge du Budget

Concernant la seconde raison évoquée : sur le contrôle physique
A la page n°7 du même journal lepays du 29 décembre 2015, celle qui prétend être Administrateur des Services Financiers tient les propos suivants : «…Pour ce qui concerne les dépenses, nous avons aussi entrepris des réformes vigoureuses. Nous avons, à ce niveau, instauré le contrôle physique de la commande publique. Cela voudrait dire que désormais, il ne suffira plus d’afficher une paperasserie pour donner la preuve que vous avez réalisé un service donné ou un marché donné. Il faudra en plus donner la preuve que ce marché a été exécuté sur le terrain. Dès le premier forum des contrôleurs financiers, j’ai instruit le contrôle financier à prendre en compte le contrôle physique de la commande publique. Donc, si toutefois, la paperasserie est présentée pour attester la réalisation d’un marché, il faut que le contrôle financier (la commission d’attribution des marchés ou de réception des marchés) se déporte sur les lieux pour s’assurer que le service a été fait ou si le marché a été bien exécuté. Sinon, de par le passé, vous avez souvent entendu parler de cathédrale dans le désert ou d’éléphant blanc. Nous avons également pris des mesures pour réduire le train de vie de l’Etat. Toute chose qui a fâché plus d’un mais, heureusement, nous avons pu économiser pratiquement 40 milliards de F CFA pour garantir le financement des élections et mobiliser 25 milliards pour le financement du PSUT.».

A la page N°46 de son livre intitulé « le redressement de la république de Haute Volta », l’Intendant militaire Garango Tiémoko Marc, ministre des Finances et du Commerce de la Haute Volta décrivant la stratégie arrêtée afin d’assainir la gestion des finances publiques, écrit : « Premier objectif immédiat et à court terme ; établissement et adoption du budget 1966 ; mise en place d’un contrôle budgétaire strict et inventaire de la situation ».

Avant de commenter les propos de Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget, je voudrais rendre hommage à cette personnalité que fût l’Intendant militaire Garango Tiémoko Marc qui a posé les jalons d’une bonne gouvernance économique en Haute Volta par l’adoption du dispositif juridique notamment :
-l’ordonnance N°69/47/PRES/MFC du 18 septembre 1969 portant loi organique relative aux lois de finances et ses décrets d’applications.
-le décret N°70-202 du 05 novembre 1970 portant règlementation des marchés administratifs.
C’est cette illustre personnalité qui a posé les jalons en créant un service appelé « service des dépenses engagées » rattaché directement à son cabinet et dont le rôle en particulier de s’assurer avant tout paiement par le Comptable Public que le service est fait et bien fait. C’est pourquoi le « Contrôleur Financier » est membre de la commission de réception prévue par la règlementation. C’est pour constater le service fait avant de signer les documents de liquidation permettant au Comptable de payer car l’Administration ne paie qu’après service fait.

Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget a déclaré avoir instauré le contrôle physique de la commande publique. Quelle imposture ?
Madame Amina BILLA/BAMBARA, Ministre Déléguée Chargée du Budget, sachez que le contrôle physique de la commande publique existe depuis 1966 ; il a au fur et à mesure été renforcé et aujourd’hui en dehors des commissions de réception, il y a au sein de la Direction Générale du Contrôle des Marchés et des Engagements financiers, une structure dénommée Direction de la Programmation et du Suivi de l’Exécution de la Commande Publique (DCEBE) qui a pour rôle entre autres de s’assurer que les commissions de réception font effectivement leur travail.

En conclusion à la lecture des propos de Madame Amina BILLA/BAMBARA, je connais des personnes qui ne sont même pas du Ministère de l’Economie et des Finances qui seront émus, surpris qu’un Administrateur des Services Financiers tienne de tels propos. Je pense immédiatement aux maires, aux membres des délégations spéciales, aux agents communaux, provinciaux et à tous les agents chargés d’élaborer et de suivre l’exécution des budgets locaux. Si ces propos provenaient de certains pigistes de la RTB, nous aurions tous souri. Mais ici, elle dit qu’elle est Administrateur des Services Financiers. Pour les agents du Ministère de l’Economie et des Finances, c’est écœurant.
Un conseil au futur ministre en charge du Budget : si on vous nomme et vous mandate pour signer à tue-tête des gré-à-gré afin d’enrichir illicitement vos mandants, signer et taisez-vous (mangez et taisez-vous). N’insultez surtout pas l’intelligence des gens.
Quant à moi, je suis convaincu que chacun récolte ce qu’il a semé ; c’est une question de temps.

NB : Pour avoir été le 1er Contrôleur Financier de la RTB, je connais bien les pigistes qui sont d’excellents agents, pétris de talents et qui abattent un travail pour nous ; que mon propos sur les pigistes ne frustre pas ces personnalités qui sont dignes.

Pamoussa Joanny KABORE
Ancien Contrôleur Financier

La FBF a présenté officiellement Paulo Duarte

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La Fédération burkinabè de football (FBF) a présenté le coach des Etalons Paulo Duarte à la presse le 5 janvier 2016 à Ouagadougou.DOAURTErong>

A en croire le président de la FBF, Sita Sangaré, Duarte a signé un contrat de deux ans, avec une mission première, la qualification et une bonne participation à la CAN Gabon 2017 . De même, il lui est demandé de faire flotter les couleurs nationales le plus longtemps possible dans les éliminatoires du Mondial Russie 2018, à défaut, d’une participation, au mondial.
Sita Sangaré pense que Paulo Duarte est l’homme de la situation. Il a tablé sur le fait qu’il a qualifié les Étalons aux CAN 2010 et 2012.

Le coach Duarte a indiqué avoir décliné deux offres pour accepter celle du Burkina Faso. Et il pense avoir les moyens de mettre de la rigueur et de la discipline dans le vestiaire des Étalons. Pour ce faire, il compte redonner confiance aux cadres de l’équipe et injecter du sang neuf. « J’ai déjà une liste 15 joueurs. On verra s’ils font mon affaire ou pas. Et nous allons aussi observer dans le championnat », a-t-il dit.

Paulo Duarte sera secondé par le Burkinabè Narcisse Yaméogo, ancien international burkinabè et deux compatriotes portugais, Vaso Evora, 28 ans et Fabio Fernadès, 38 ans, chargés respectivement de l’entrainement des gardiens et de la préparation physique des joueurs.

La prochaine sortie des Étalons du Burkina est prévue pour le samedi 26 mars 2016 contre l’Ouganda.

Joachim Batao

Liste nominative du nouveau gouvernement guinéen

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Le nouveau Gouvernement guinéen a été mis en place, ce lundi 4 janvier 2015. Il a été remanié de moitié et comprend 34 ministres. Voici in extenso la liste des membres de l’équipe qui sera dirigée par le Premier Ministre, Mohamed Youla.
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1. Ministre d’Etat auprès du Président de la République chargé de la Défense Nationale
Docteur Mohamed Diane, précédemment Ministre d’Etat, Directeur de Cabinet du Président de la République.

2. Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux
Maitre Cheick Sako, confirmé.

3. Ministre d’Etat, Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile
Maître Abdoul Kabele Camara, précédemment Ministre délégué à la Défense Nationale.

4. Ministre d’Etat, Ministre des Transports

Monsieur Oyé Guilavogui, précédemment Ministre d’Etat, Ministre des Postes, Télécommunications et des Nouvelles Technologies de l’Information.

5. Ministre d’Etat, Ministre de l’Hôtellerie, du Tourisme et de l’Artisanat
Monsieur Thierno Ousmane Diallo, précédemment Ministre de l’Elevage et des Productions Animales.

6. Ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation,
Général Bouréma Condé, confirmé

7. Ministre des Affaires Etrangères et des Guinéens de l’Etranger
Madame Makalé Camara, ancien ambassadeur.

8. Ministre de l’Economie et des Finances
Madame Malado Kaba, économiste, précédemment Directrice pays de Africa Governance Initiative.

9. Ministre du Plan et de la Coopération Internationale
Madame Kanny Diallo, précédemment Conseillère économique principale du Président de la République.

10. Ministre de l’Energie et de l’Hydraulique
Monsieur Cheick Taliby Sylla, confirmé.

11. Ministre de l’Agriculture
Madame Jacqueline Marthe Sultan, confirmée.

12. Ministre de la Ville et de l’Aménagement du Territoire
Monsieur Louseny Camara, confirmé.

13. Ministre des Mines et de la Géologie
Monsieur Abdoulaye Magassouba, précédemment Conseiller du Président de la République chargé du Bureau de Suivi et d’Appui de la Présidence de la République (BSAP).

14. Ministre des Travaux Publics
Madame Oumou Camara, précédemment Secrétaire Générale dudit Ministère.

15. Ministre de l’Enseignement Technique, de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et du Travail, Porte-Parole du Gouvernement
Monsieur Albert Damantang Camara, confirmé.

16. Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration
Monsieur Sekou Kourouma, confirmé.

17. Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Monsieur Abdoulaye Yéro Baldé, précédemment 1er Vice Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).

18. Ministre de l’Enseignement Pré-Universitaire et de l’Alphabétisation
Docteur Ibrahima Kourouma, confirmé

19. Ministre de l’Industrie, des PME et de la Promotion du Secteur Privé
Monsieur Boubacar Barry, confirmé.

20. Ministre du Commerce
Monsieur Marc Yombouno, confirmé.

21. Ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté
Monsieur Kalifa Gassama Diaby, précédemment Ministre des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques.

22. Ministre de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance
Madame Sanaba Kaba, confirmée.

23. Ministre de la Jeunesse
Monsieur Moustapha Naite, confirmé.

24. Ministre des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique
Monsieur Moustapha Mamy Diaby, précédemment Directeur Général de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT).

25. Ministre de la Santé
Docteur Abdourahmane Diallo, précédemment Directeur Technique du Renforcement des Systèmes de Santé, USAID/PROJECT DELIVER, Washington DC

26. Ministre du Budget
Docteur Mohamed Lamine Doumbouya, précédemment Conseiller Spécial du Premier Ministre chargé des questions monétaires.

27. Ministre de la Communication
Monsieur Rachid Ndiaye, précédemment Conseiller Chargé de la communication et de la prospective du Président de la République.

28. Ministre des Pêches, de l’Aquaculture et de l’Economie Maritime
Monsieur André Loua, précédemment Secrétaire Général du Ministère délégué au Budget

29. Ministre de l’Environnement, des Eaux et Forets
Madame Christine Sagno, précédemment Inspectrice générale adjointe dudit ministère.

30. Ministre de l’Elevage et des Productions Animales
Monsieur Mohamed Tall, juriste

31. Ministre de la Culture, des Sports et du Patrimoine Historique
Monsieur Siaka Barry, précédemment Coordonnateur du Programme Sectoriel de l’Education.

32. Secrétaire Général du Gouvernement
Monsieur Sekou Kissi Camara, confirmé.

33. Secrétaire Général des Affaires religieuses
Elhadj Abdoul Karim Dioubaté.

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