La paroisse Scolasticat Saint Camille porte un projet de construction de boutiques à but commercial dans son pourtour. On peut y voir deux imposants bâtiments R+1 sortis de terre, compartimentés en pièces de 16 m 2 qui seront louées entre 40 000 et 55 000 francs CFA. Cela ne fait pour autant pas le bonheur de petits commerçants qui se livrent à nous. Nous reviendrons dès demain sur la réaction des responsables de la paroisse.
PAROISSE

Souleymane Ouédraogo (vendeur de chaussures)

Quand la construction des bâtiments a commencé, les responsables de la paroisse Scolasticat Saint Camille ont échangé avec nous qui sommes installés aux alentours du mur de l’église. Les conditions fixées nous dépassent. Par exemple la location s’élève à 55.000 F CFA par mois et cela fait 2. 200 .000 F CFA pour une boutique de 16 m². Nous avons essayé d’obtenir des rabais, mais les responsables de l’église ont refusé, car ils ont avancé avoir fait un effort dans ce sens. Avant, c’était 75.000 F CFA mais ils ont rabaissé à 55.000 F CFA qui est le dernier prix. S’ils avaient accepté 30.000 F CFA ou 25.000 F CFA , on pouvait se débrouiller pour payer.
Ils nous ont donné un délai de six mois, mais ce délai a été prolongé jusqu’à la fin décembre et si tu ne peux pas payer, tu dois partir. Comme nous avons échoué dans les négociations, nous allons chercher ailleurs. Ce n’est pas normal, mais on n’a pas le choix.

Junior Bayano, vendeur de maillots
Junior Bayano

La construction des boutiques a commencé il y a cinq mois de cela. Selon nous l’idée de construction de boutique n’est pas mal, mais il faut reconnaitre que ce n’est pas fait les pauvres comme nous autres. Ils nous ont demandé une caution de 4 ans pour un loyer mensuel de 55.000 F CFA. Ce n’est pas à notre portée, vu que nous pouvons faire quatre jours, sans avoir le moindre client. Si nous avions ce montant, nous aurions préféré voyager pour aller acheter du matériel pour renflouer nos boutiques et nous ne nous installerons pas sous des hangars.

Nous avons demandé la baisse des prix, mais on ne nous a pas écoutés. Ils disent qu’ils n’ont pas de solution pour nous. Au moment où on menait notre lutte, les plus riches venaient pour verser leurs cautions. Toutes les boutiques sont prises en ce moment. Les syndicats des commerçants et les autorités disent qu’ils ne peuvent rien faire pour nous, sous prétexte que le mur appartient à l’église.
Alors, nous attendons qu’ils finissent de construire pour quitter les lieux. Le problème, nous ne savons pas où aller pour trouver un autre lieu de commerce.
Comment allons nous faire pour nourrir nos familles?

Nicolas Bazié
Burkina Demain

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