Supporters of South African President Jacob Zuma march to the City Hall in Durban, South Africa, October 15, 2016. REUTERS/Rogan Ward

Le président de la ligue des jeunes du Congrès national africain (ANC), formation au pouvoir en Afrique du Sud, a appelé le 15 octobre 2016 les vétérans du parti à prendre les armes pour défendre le président Jacob Zuma, impliqué dans plusieurs scandales au cours des derniers mois.

Supporters of South African President Jacob Zuma march to the City Hall in Durban, South Africa, October 15, 2016. REUTERS/Rogan Ward
Supporters of South African President Jacob Zuma march to the City Hall in Durban, South Africa, October 15, 2016. REUTERS/Rogan Ward

« Camarades vétérans, sortez vos armes. C’est le moment de défendre la révolution. Nous devons le faire, les générations avant nous l’ont fait. Ils ont sacrifié leurs vies », a lancé Collen Maine pendant une manifestation de soutien au chef de l’État à Durban, dans le sud-est du pays.

Son explication, « Jacob Zuma est entouré par des serpents à l’ANC. Nous devons d’abord corriger ça au sein du parti pour être capables de vaincre notre ennemi. Nous n’autoriserons personne à faire tomber Zuma ».

Jeudi, le président sud-africain avait saisi en urgence la justice pour interdire la publication d’un rapport potentiellement explosif de la médiatrice de la République, Thuli Madonsela, à son encontre.

Ce rapport vient solder plusieurs mois d’enquête de la médiatrice sur la famille Gupta, une puissante fratrie d’hommes d’affaires, soupçonnée d’avoir imposé au chef de l’État la nomination de ministres et de chefs d’entreprise publiques.

L’autorisation ou non de publier le rapport sera tranchée par la justice le 1er novembre. Le texte a pour le moment été placé dans un lieu sécurisé, au Parlement.
Au terme d’une longue bataille juridique, Thuli Madonsela, dont le mandat de sept ans vient d’expirer samedi 15 octobre, a obtenu que le président rembourse une partie de l’argent public utilisé pour rénover sa propriété privée pour des travaux considérés comme relevant de son confort personnel.

Les accusations visant les Gupta, famille d’origine indienne installée en Afrique du Sud dans les années 1990, dont l’empire s’étend du secteur minier aux médias en passant par l’immobilier, l’ingénierie et les transports, empoisonnent depuis des mois la vie de Jacob Zuma.

S’il reconnaît être proche de la famille – plusieurs membres de sa famille travaillent ou ont travaillé pour les Gupta –, le chef de l’État a toujours nié influence de celle-ci dans ses décisions politiques.

Élu en 2009, Jacob Zuma traverse une mauvaise passe, marquée par plusieurs scandales de corruption qui suscitent des critiques au sein même de son parti, l’ANC, au pouvoir depuis la fin de l’apartheid en 1994. Son deuxième et ultime mandat expire en 2019.

Anderson Koné
Burkina Demain

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