Si tout se passe bien, dans un peu plus d’un an, en 2021, l’on procédera au lancement de la seconde phase de l’ambitieux PIDA-Programme de développement des infrastructures en Afrique- destiné à favoriser le développement sur le continent à travers la réduction du déficit  infrastructurel dans les secteurs stratégiques de l’énergie, des transports, des eaux transfrontalières et des technologies de l’information et de la communication. Cette question et l’état de mise en œuvre de la précédente phase (plan d’action prioritaire) ont figuré en bonne place au menu de la session de renforcement des capacités des journalistes PIDA tenue du 3 au 5 septembre 2019 à Brazzaville, au Congo.

Les journalistes et communicateurs africains traitant des infrastructures sont un maillon essentiel dans la lutte pour l’atteinte des objectifs de l’ambitieux Programme de développement des infrastructures en Afrique (PIDA).

Pour leur permettre de jouer efficacement leur rôle, ces journalistes engagés sur les infrastructures ont bénéficié du 3 au 5 septembre 2019 à Brazzaville, en République du Congo, d’une session de renforcement de capacités.

«L’objectif premier, c’était de faire avec eux  l’état de la mise en œuvre du plan d’action prioritaire du PIDA. Deuxièmement, les informer sur le processus de développement de la phase 2 (2020-2030) et leur montrer un certain nombre d’outils qui leur facilitent le travail dans le reporting sur les infrastructures», a expliqué Yagouba Traoré, chef de l’unité d’information au département Infrastructures et Energie de la Commission de l’Union africaine.

4 000 km de voie ferrée

De la présentation de M. Traoré sur  le bilan de la mise en œuvre du Plan d’action prioritaire du PIDA couvrant la période 2012-2020 ; il est ressorti que la réalisation de 51 programmes et 433 projets étaient envisagée dans les quatre secteurs concernés : énergie, transports, eaux transfrontalières et technologies de l’information et de la communication.

A un peu plus d’un an de la fin de cette première phase, l’on retient entre autres que 16 066 km de route, 4 077 km de voie ferrée, plusieurs ouvrages électriques ont été réalisés. 17 pays africains ont été interconnectés. Inauguré en septembre 2015, le barrage hydroélectrique de Kaléta (240 MW) en Guinée Conakry fait partie des projets PIDA déjà réalisés en Afrique de l’ouest. En outre, toujours sur le volet énergie, 3,506 km de lignes de transmission électriques ont été réalisés.

Le corridor Abidjan-Lagos (1028 km) destiné à générer 75% des échanges économiques dans la région progresse sur le terrain malgré les lenteurs. 112 900 emplois directs et 49 400 emplois indirects ont été créés dans le cadre du PIDA.

Mais, globalement, les résultats du PIDA restent en deçà avec un taux de réalisation des projets estimé à ce jour à 35%, soit au total 143 projets. Un certain nombre de raisons expliquent ce relatif faible taux de réalisation : projets mal préparés, problèmes de financement, lourdeurs administratives. Les projets PIDA sont, faut-il le rappeler,  des projets intégrateurs et impliquent plusieurs pays.

Plus d’informations sur les infrastructures

Et pour tirer les leçons des difficultés de la première phase et se donner les moyens de réussir la seconde phase du PIDA, les journalistes PIDA, se doivent de jouer pleinement leur partition, tout comme les autres parties prenantes. Cela est vraiment important pour l’atteinte des objectifs du Programme, à entendre Sophia Nesri, chargée de communication. D’où donc la présente session de formation à laquelle ont pris part des journalistes venus des 4 coins du continent. Session de formation assurée également par Larban Cliff, consultant.

Réalités des infrastructures en Afrique

«Cette session était indispensable. Elle nous a permis de mettre à jour nos connaissances sur la mise en œuvre du PIDA», confie Ansoumany Camara de la Radio télévision guinéenne, coordonnateur Afrique francophone du réseau des journalistes PIDA. «Cela a été une très belle initiative», a renchéri Alcides du Mozambique.

«Les résultats sont satisfaisants. Nous espérons que les journalistes ont eu des informations sur l’état de mise en œuvre du PIDA. Nous devons continuer de travailler avec eux dans le processus de développement de la nouvelle phase», a indiqué pour sa part Yagouba Traoré, chef de l’unité d’information.

Et comme il est de coutume au PIDA, la  présente session a été une opportunité pour les journalistes PIDA de visiter un projet, notamment le site du projet pont- rail situé entre Brazzaville et Kinshasa, histoire de leur faire toucher du doigt les réalités des infrastructures sur le continent. Nous y reviendrons.

Grégoire B. BAZIE

Burkina Demain

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