Les responsables de l'APMP animateurs de la conférence de presse

A l’occasion de la journée d’activités des partis de la mouvance présidentielle, l’Alliance des partis de la majorité présidentielle (APMP) a effectué un voyage à Kaya, ce jeudi 12 septembre 2019. Objectif, animer de prime à bord, un point de presse  sur la situation du pays, et ensuite procéder à une remise de vivres aux déplacés internes venus de divers horizons.

Les responsables de l’APMP animateurs de la conférence de presse

Conduite par Bénéwendé Stanislas Sankara, président de l’UNIR\PS et Clément Sawadogo, ancien ministre de la sécurité, l’APMP s’est entretenue avec la presse, ce jour 12 septembre à Kaya, Chef-lieu de la région du centre Nord. Avant d’aborder le sujet proprement dit, Bénéwendé Sankara a tenu a informé que malgré les conditions difficiles que traverse le pays, des acquis ont permis d’améliorer les conditions de vie des populations. Et, a-t-il ajouté, le train de la réconciliation nationale est en marche avec le début du triptyque vérité, justice et réconciliation.

«Marche-meeting de l’UAS inopportune”

Le “zuloèega” ou le véritable problème que connait la nation burkinabè est connu de tous: l’insécurité grandissante et la psychose ont plongé les populations dans le désarroi. A ce niveau, l’APMP a lancé un appel au peuple burkinabè les invitant à capitaliser l’esprit de l’insurrection populaire passée, à produire et fédérer la même énergie en tant que peuple uni et solidaire, pour apporter une réponse cinglante aux terroristes.

Autre point abordé au cours de la conférence de presse, la marche-meeting de l’Unité d’action syndicale (UAS) prévue pour le 16 septembre prochain. Une marche que Bénéwendé et son co- conférencier ont jugé inopportune et illégale. Pour eux, comment comprendre que dans une situation sécuritaire pareille, où les gens réfléchissent profondément pour trouver des solutions idoines face au mal, des syndicats se donnent le plaisir de vouloir marcher pour engendrer d’autres problèmes auxquels il va falloir y faire face.

Don de 10 tonnes de vivres aux déplacés

Si la lutte des travailleurs et leurs revendications  de meilleures conditions de travail sont légitimes, dit monsieur Sankara, elles ne sauraient occulter la nécessité d’une sacrosainte alliance, pour la lutte contre le terrorisme qui est la négation de la liberté et de la démocratie, au nom desquelles s’expriment avec aisance et suffisance, certains acteurs sociaux. A cet effet, il a proposé une table de dialogue plutôt qu’une marche-meeting.

La journée de ce jeudi à Kaya a été salvatrice pour les nombreux déplacés qui avaient du mal à se nourrir. En effet, comme le disait le maître de cérémonie, <nous ne sommes pas venus faire seulement une conférence de presse, nous avons jugé bon de vous venir aide>. Cette aide est constituée de 10 tonnes de vivres (riz, haricot, maïs), de cartons d’huile, du savon et des draps.

La question de savoir si cet acte justifie une campagne électorale vu que les élections sont pour bientôt, Clément a répondu par la négative. A l’écouter, <il n’y a rien de campagne électorale parce que s’il s’avérait que tel était le cas, c’est que nous sommes des démagogues>.  A en croire le haut-commissaire Patrice Zorgho, représentant le gouverneur de la région du centre Nord, ce don permettra d’atténuer le déficit alimentaire de ces déplacés forcés. Les activités ont été closes par la visite d’un site de déplacés, dans l’école Louda du secteur n°4 de la ville Kaya.

Nicolas Bazié

Burkina Demain

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