Le président du CSC, Mathias Tankoano (micro) se prêtant aux questions de la presse

Au-delà de ses missions traditionnelles de régulation des médias et des communications, le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso se prépare à relever le défi de la communication en période électorale, avec la récente fixation, le 22 novembre prochain, des élections couplées présidentielle et législatives 2020. La question a été évoquée ce vendredi 7 février à l’occasion de la présentation de vœux au siège de l’institution à Ouagadougou.

Le président du CSC, Mathias Tankoano (micro) se prêtant aux questions de la presse

Comment parvenir à une communication apaisée, équilibrée et pluraliste en vue d’aboutir des élections apaisées en cette année électorale 2020 qui sera marquée par la présidentielle et les législatives du 22 novembre prochain. C’est le défi principal que doit relever  le Conseil supérieur de la communication (CSC) du Burkina Faso qui a organisé le vendredi dernier sa traditionnelle cérémonie de présentation de vœux avec les acteurs nationaux de la presse et de la communication.

La question était naturellement au cœur des préoccupations en ces instants de retrouvailles confraternelles. Généralement, gérer, réguler les communications en période électorale n’est pas une chose aisée. Dans notre contexte marqué par les problèmes sécuritaires liés au terrorisme, la mission devient encore compliquée pour le CSC. En plus de travailler à protéger les différents acteurs de la communication des attaques verbales, il faut songer à assurer leur sécurité tout au long au processus électoral.

800 millions de francs CFA pour les médias

Des participants à la cérémonie de présentation de voeux

La prise en compte du nouveau contexte risque d’alourdir la facture. Le président Mathias Tankoano en est conscient. Ainsi, il a annoncé au cours de la cérémonie une enveloppe de 800 millions de francs CFA pour les médias. «500 millions de francs CFA pour les médias publics et 300 millions de francs CFA pour les médias du privé».

Au-delà des moyens financiers et logistiques plus sécurisés, un travail d’organisation et de sensibilisation des acteurs de la communication à un certain nombre choses s’impose. Jamais, par le passé, les journalistes burkinabè n’ont eu à couvrir dans leur pays des élections dans un contexte sécuritaire aussi préoccupant. Il faut absolument les préparer à y faire face. Evidemment, chaque média intéressé à couvrir le double scrutin doit avoir sa propre stratégie. Mais, le CSC doit en tant qu’instance nationale de régulation, donner des directives, coordonner.

S’il n’y a pas de recette préétablie en matière de sécuritaire électorale, l’on peut quand même penser qu’en agissant de la sorte, le CSC se donnerait des chances de relever ce défi d’une année électorale sans précédent.

Christian Tas

Burkina Demain

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