Les conférenciers lors de leur sortie de ce 12 janvier 2021

Dans l’optique de dénoncer des faits qui tendent à leur porter préjudice, les acteurs du Haut Conseil des Transporteurs du Burkina Faso (HCT-BF) ont animé un point de presse ce 12 janvier 2021 à Ouagadougou.

Les conférenciers lors de leur sortie de ce 12 janvier 2021

Les acteurs du transport, en particulier ceux membres du HCT-BF, ne sont pas à l’abri des difficultés. A en croire les conférenciers du jour, voilà plus de trois ans que les transporteurs sont confrontés à des difficultés de divers ordres. Ainsi, selon Alassane Barro, secrétaire général du HCT-BF, le blocage de livraison de bon de chargement, l’orientation par le Conseil Burkinabè du Charbon (CBC) de tout demandeur de bon de chargement vers une structure syndicale (FUTURB, OTRAF bis) sont entre autres les difficultés que rencontrent les transporteurs.

A en croire ces derniers, le CBC affiche un refus catégorique de leur donner le bon de chargement, censé être délivré gratuitement, avançant pour argument que le HCT-BF n’est pas une structure reconnue. Pourtant, à entendre le secrétaire général, selon l’article 11 de l’arrêté ministériel numéro 2020-055 du 21 Octobre 2020 portant modalité de gestion et de contrôle de fret en provenance et à destination du Burkina Faso, <<le bon de chargement est délivré par le CBC sans aucun intermédiaire>>.

Toute chose qui n’est pas respectée car pour Alassane Barro :<<nous assistons à une manipulation par le CBC et certaines organisations syndicales>>. De ce fait, Sieur Maiga Issoufou, président de l’Organisation des transporteurs routiers du Burkina (OTRAF) est accusé par le HCT-BF de poser des actions discrètement ourdies dans les différents ports en complicité avec le directeur général du CBC Hervé Sébastien Ilboudo, en vue de :<<saper l’application de l’arrêté portant sur la gestion du fret>>.

   Des conséquences à ne pas négliger

Toutes ces difficultés que rencontrent les transporteurs ne sont pas sans conséquence sur l’économie du pays. Ainsi, pour Alassane Barro, la détérioration des marchandises durant le stationnement, la création de conflit entre les acteurs du transport burkinabè et togolais, l’interdiction aux véhicules burkinabè d’accéder au territoire togolais sont entre autres les principales conséquences qui découlent de cette situation.

Si le problème n’est pas résolu dans les délais, le HCT-BF pense que la présente situation est susceptible d’entraîner des pénuries de denrées alimentaires qui pourra créer une inflation sur les produits de première nécessité, ce qui aura de fortes chances de plonger le pays dans une situation de vie chère, sans également négliger les incidences diplomatiques qui pourraient naître entre les pays portuaires.

    Le ministre de tutelle est appelé à intervenir

Quant à la légalité de son existence, toute chose niée par le directeur du CBC, le HCT-BF dit être conforme à la loi car ayant obtenu son récépissé de la part de l’autorité compétente.

Afin de mettre fin à cette situation qui n’a que trop durée, la structure appelle le ministre Vincent Dabilgou a trouver une solution définitive à la crise qui persiste au sein du transport routier. Pour cela, il invite le ministre de tutelle a :<<jeté un regard sur les actions du CBC sur la bonne application du décret qui connait de sérieux problèmes à répétition depuis sa signature>>.

 

Aziz Yoda

Burkina Demain

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