Responsables et membres de l'AFAB posant pour la postérité en marge de l'initiative

Dans le but de permettre aux personnes victimes de préjugés ou de rejet social de mieux se faire connaître, l’agence Palladium a initié une activité (bibliothèque humaine) qui a eu lieu ce 30 janvier 2021 à Ouagadougou.

La présidente de l’AFAB, Maimounata Déné, se félicite de l’initiative

Les albinos, les personnes atteintes de handicap moteur ou visuel, ces personnes qui ont subi ou subissent des stéréotypes ont eu le courage, ce samedi d’extérioriser ce qu’elles ont longtemps gardé caché en elles.

Initiée par l’agence Palladium, la  Bibliothèque humaine consiste à mettre les gens face à ces personnes pendant longtemps méprisées par la société afin de les découvrir et de plus apprendre sur leur situation.

Selon Emma Yinguémyé, directrice artistique de l’agence Palladium, qui est à l’origine de l’initiative, la bibliothèque humaine a pour objectif de <<mettre les gens face à leur préjugé>>.

Ainsi, tout comme porté par son slogan <<on ne juge pas un livre par sa couverture>>, la bibliothèque humaine vise à amener les gens à mieux connaître ces victimes, ces personnes jugées uniquement sur leur apparence. Elle a été donc marquée par des témoignages, mais aussi des partages d’expérience.

Les participants n’ont pas hésité à apprécier cette initiative ; c’est bien le cas de Maïmouna Déné, présidente de l’Association des femmes albinos du Burkina (AFAB).

<<C’est vraiment une initiative à saluer>>, a-t-elle affirmé tout en remerciant les initiateurs pour l’intérêt accordé aux personnes atteintes d’albinisme au Burkina.

Responsables et membres de l’AFAB posant pour la postérité en marge de l’initiative

Le souhait de la présidente de l’AFAB est d’aboutir un jour à une société qui verra l’inclusion effective des albinos. Et pour elle cette activité est à encourager car elle va permettre à ce qu’il y ait plus d’une personne informée sur la situation des albinos, ce qui <<va contribuer à inclure d’autres personnes dans la lutte>>.

La bibliothèque humaine est à sa première édition au Burkina Faso et n’entend pas s’arrêter là. Le souhait de la directrice artistique est d’organiser trois éditions par an, et de ce fait, prévoit le deuxième rendez-vous pour avril prochain. En attendant, elle se dit satisfaite du résultat de cette édition, en admettant qu’il pourrait y avoir des améliorations quant à l’organisation.

Aziz Yoda

Burkina Demain

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