Les conférenciers de la BAD lors du point de presse

Dans un mois, jour pour jour, Brazzaville, capitale de la République du Congo, s’ouvrira l’édition 2026 des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), sous le thème «Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l’Afrique dans un monde fragmenté». L’évènement était au cœur d’une conférence de presse ce 23 avril animée depuis le siège de la Banque panafricaine à Abidjan par la secrétaire générale par intérim, Chioma A. Onukogu et l’économiste en chef et vice-président par intérim chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances à la BAD, Kevin Urama.

 

La secrétaire générale par intérim Chioma A. Onukogu livrant la déclaration liminaire

Pour les conférenciers, les prochaines Assemblées annuelles du Groupe de la BAD à Brazzaville, au-delà de leur caractère statutaire, sont très importantes pour l’avenir du continent africain en ce sens qu’elles permettront aux participants de faire le point des actions de mobilisations ressources financières en faveur de son développement ; de réfléchir et d’envisager ensemble les meilleures perspectives.

Les travaux de ces Assemblées annuelles porteront la mobilisation des ressources pour le financement du développement de l’Afrique, «Ce seront les premières Assemblées annuelles pour le Président de la BAD Ould Tah depuis sa prise de fonction en septembre 2025», a indiqué Chioma A. Onukogu dans la déclaration liminaire.

  Besoin de financement de 13 000 milliards de dollars

Dans un monde fragmenté, les besoins de financement de l’Afrique restent immenses.  13 000 milliards de dollars selon l’économiste en chef et vice-président par intérim chargé de la gouvernance économique et de la gestion des connaissances à la BAD, Kevin Urama.

Rien que pour le financement du développement des infrastructures, le besoin de financement du continent est estimé entre 240 et 400 milliards de dollars US. Pour la finance climatique, le besoin s’élève à 73 milliards de dollars. Pour accélérer la transformation structurelle, 402 milliards de dollars sont indispensable.

Pour toutes ces raisons, les conférenciers ont appelé à une mobilisation de toutes les parties prenantes pour faire véritablement du rendez-vous un franc succès.

Plusieurs réunions statutaires au programme…. La NAFAD

Des confrères à l’écoute des conférenciers du jour

Au menu des Assemblées annuelles de la BAD prévues du 25 au 29 mai 2026 à Brazzaville, plusieurs réunions statutaires. Il s’agit, entre autres, de la 61ᵉ séance du Conseil des gouverneurs de la Banque et de la 52ᵉ Assemblée du Fonds africain de développement. Des sessions qui permettront de mener des réflexions devant déboucher sur des orientations concrètes en matière de mobilisation des financements pour accélérer le développement du continent.

Aussi, ces réflexions devront s’appuyer sur les points de la feuille de route de la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) adopté le 9 avril dernier à Abidjan à l’issue du dialogue consultatif initié à cet effet par le Président de la BAD Dr Sidi Ould Tah.

En effet, la NAFAD a été justement conçue pour surmonter les obstacles structurels à la mobilisation des ressources à grande échelle, afin de combler le déficit de financement du développement de l’Afrique, qui s’élève à 400 milliards de dollars par an.

Pour les Assemblées annuelles à venir de la BAD, quelques 3 000 participants sont attendus à Brazzaville : 81 membres statutaires de la Banque, acteurs politiques, économiques, de la société civile, des médias.

Martin Philippe

Burkina Demain