Le président américain Joe Biden et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres

Par ces temps qui courent, ce ne sont pas les préoccupations qui manquent dans les rapports des Etats- unis avec d’autres pays de la planète, que ce soit avec l’actuel grand rival la Chine ou l’ex-concurrent la Russie ou le vieil ami la France.  Mais, pour son intervention ce mardi à la 76ème Assemblée générale de l’ONU ; le 46ème président américain Joe Bien s’est montré malgré tout un avocat défenseur du multilatéralisme. Quelques extraits son intervention à la tribune onusienne.

Joe Biden et Vladimir Poutine, à Genève, le 16 juin 2021

«Les États-Unis sont prêts à travailler avec toute nation qui fait un pas en avant et cherche à résoudre pacifiquement des défis communs, même si nous avons des désaccords intenses dans d’autres domaines, car nous subirons tous les conséquences de notre échec», a soutenu ce mardi  à New York, Joe Biden à l’ouverture de la 76ème Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies

Et le 46ème président américain de poursuivre : «Les bombes et les balles ne peuvent pas nous défendre contre la Covid-19 ou ses futures variantes. Pour combattre cette pandémie, nous avons besoin d’un acte collectif de science et de volonté politique. Nous devons agir maintenant pour obtenir des injections dans les bras aussi vite que possible».

Geste d’apaisement avant-coureur à l’égard de Pékin

Comme s’il préparait déjà les esprits à cette sortie devant les Nations unies, il y a eu ce geste d’apaisement avant-coureur du président Biden à l’égard de la Chine, considérée à tort ou à raison comme la principale menace à l’hégémonie américaine dans le monde et ce depuis le président Donald Trump.

En effet, le 10 septembre dernier, le président américain s’était entretenu officiellement par téléphone avec son homologue chinois, décrispant quelque peu des tensions au sommet entre les deux géants depuis l’arrivée à la Maison Blanche de Biden.

Quant aux relations avec la Russie, rivale historique des Etats Unis, il y a eu cet tête-à-tête à Genève le 16 juin dernier Joe Biden et le président russe Vladimir Poutine.

S’agissant des récentes tensions avec la France, consécutives à l’annulation d’un important contrat de sous-marins conventionnels passé avec l’Australie au profit des Etats-unis et du Royaume uni, Biden s’est voulu rassurant à l’égard de l’Hexagone, sollicitant à cet effet une ligne directe avec homologue français Macron pour s’en expliquer.

L’un dans l’autre, le président américain a défendu le multilatéralisme, ce qui constitue sans conteste une rupture avec son prédécesseur Donald Trump. Et cela devrait se ressentir sur des questions comme la lutte contre le changement climatique ou la lutte contre la pandémie de Coronavirus.

Philippe Martin

Burkina Demain

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