Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui a pris part à la COP26 à Glasgow, s’est prononcé sur la prochaine COP qu’abritera son pays du 7 au 18 novembre 2022 à Charm el-Cheikh.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui a pris part à la COP26 à Glasgow,

La COP 27 sera, a indiqué le leader égyptien, « une véritable conférence africaine pour progresser dans des domaines prioritaires tels que le financement climatique, l’adaptation et les pertes et dommages». L’enjeu de cette future rencontre sera pour l’Afrique de franchir un nouveau cap dans la mobilisation des financements pour améliorer sa réponse face au changement climatique, à moyen et long termes.

Le premier défi sera de faire en sorte que les pays développés tiennent les engagements pris lors de l’Accord de Paris sur le climat en 2015. Il s’agit des fameux 100 milliards de dollars par an pour aider à couvrir les coûts d’adaptation et de transition des pays en développement. Ce qui nécessitera par ailleurs que les marchés financiers soient alignés sur les objectifs dudit Accord pour favoriser la disponibilité des ressources  à mêmes de permettre aux pays africains de s’adapter au réchauffement climatique.

Rôle de la Zone de libre-échange continentale

Pour  Akinwumi Adesina, président de la BAD ; Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA ou  Ibrahim Assane Mayaki, secrétaire exécutif du NEPAD, « toute solution au changement climatique doit aborder le commerce, élément vital de l’économie mondiale. La clé pour mettre fin à notre malaise économique actuel est de garantir une ouverture et une prévisibilité constantes, notamment en s’engageant à respecter des règles commerciales mondiales alignées sur les objectifs de l’Accord de Paris ».

«Des blocs régionaux tels que la nouvelle Zone de libre-échange continentale africaine peuvent donner une impulsion pour ancrer notre engagement en faveur d’un développement sobre en carbone», ont-ils soutenu.

L’Egypte est prête à poursuivre l’œuvre entreprise à Glasgow

A en croire Dr Yasmine Fouad, ministre de l’Environnement de l’Egypte, l’Afrique est prête à poursuivre « les efforts de l’actuelle présidence britannique de la conférence, les progrès significatifs réalisés dans l’agenda des négociations, les initiatives annoncées et le renouvellement des engagements en faveur de l’action climatique au plus haut niveau lors de la réunion des chefs d’Etat. Ce qui représente un coup de pouce sur la voie d’une lutte efficace contre les effets du changement climatique».

Ainsi, cinq ans après la COP de Marrakech, l’Afrique accueillera de nouveau le rendez-vous mondial du climat en 2022. Alors que les financements promis tardent à être débloqués, le continent veut prendre une part plus active dans une transition énergétique, de plus en plus au cœur de son développement.

Selon l’ONU, le changement climatique coûte au continent 7 à 15 milliards de dollars par an et menace à la fois la sécurité alimentaire et l’utilisation de l’hydroélectricité. Selon le Green Climate Fund, l’Afrique subsaharienne ne reçoit que 5 % du financement climatique total en dehors de l’OCDE.

Christian Tas

Burkina Demain

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