Stanislas Ouaro, ministre de l'éducation nationale, de l'alphabétisation et de la promotion des langues nationales

Pour le gouvernement et le Ministère de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et des langues nationales (MENAPL), les Assises nationales de l’éducation qui ont débuté ce jeudi à Ouagadougou, constituent une opportunité pour fonder un nouveau pacte national.

Stanislas Ouaro, ministre de l’éducation nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales

«Ces Assises nationales offrent à la nation burkinabè l’opportunité de réinventer son système éducatif afin de hisser le pays à la hauteur de ses ambitions et des impératifs du monde contemporain. Comme le rappelait le Professeur Joseph Ki-Zerbo : « le chaînon de l’éducation, selon sa nature et sa qualité, peut transformer la chaîne totale des réalités d’un pays en cercle vicieux ou vertueux ». C’est en effet, l’école qui accouche de la société du futur. Cette société à venir découle de la finalité que le système éducatif se donne». Lisez  plutôt !

«Assises nationales de l’éducation : une opportunité pour fonder un nouveau pacte national

Le Gouvernement du Burkina Faso a autorisé, suite à un rapport introduit par le département en charge de l’Education nationale en Conseil des Ministres du 31 mars 2021, l’organisation d’Assises nationales de l’Education nationale dans une approche participative et inclusive. Après de larges consultations auprès des autorités coutumières et religieuses, des élus locaux, des institutions, des partenaires sociaux et des partenaires techniques et financiers, des contributions pertinentes ont été faites.

Un comité composé d’anciens Ministres, d’anciens Secrétaires généraux des ministères en charge de l’éducation, de techniciens du ministère en charge de l’éducation nationale et de personnes ressources averties des questions d’éducation et de formation, en somme, un tandem de l’expérience et de l’expertise, a élaboré ensuite le document de base ayant fait l’objet d’amendements aux Assises régionales et devant servir maintenant aux Assises nationales.

Ces Assises nationales offrent à la nation burkinabè l’opportunité de réinventer son système éducatif afin de hisser le pays à la hauteur de ses ambitions et des impératifs du monde contemporain. Comme le rappelait le Professeur Joseph Ki-Zerbo : « le chaînon de l’éducation, selon sa nature et sa qualité, peut transformer la chaîne totale des réalités d’un pays en cercle vicieux ou vertueux ». C’est en effet, l’école qui accouche de la société du futur. Cette société à venir découle de la finalité que le système éducatif se donne.

La loi n°013-2007/AN du 30 juillet 2007 portant loi d’orientation de l’Education, stipule que le système éducatif burkinabè a pour finalité de faire du jeune burkinabè, « un citoyen responsable, producteur et créatif. Il vise essentiellement à assurer un développement intégral et harmonieux de l’individu ». C’est une finalité généreuse et prometteuse de lendemains qui chantent pour le système éducatif burkinabè.

Cependant, à la lumière de l’actualité, on constate que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs.  En effet, les jeunes   sortants  de  nos  structures  d’éducation  n’arrivent  pas  à  s’insérer facilement dans le marché  de l’emploi,  l’incivisme  et la violence  sont omniprésents dans le champ scolaire. L’amour de l’enseignement, l’éthique et la déontologie du personnel d’éducation se perdent dans les revendications corporatistes.

Quant à l’opinion nationale et particulièrement la communauté éducative, elle demeure presque indifférente aux oscillations en dents de scie des résultats scolaires d’une année à une autre. Aussi s’impose-t-il à nous la nécessité de porter un regard critique sur le système éducatif en définissant le type d’acteurs (élèves, enseignants, personnels d’éducation)  et de partenaires  dont  la nouvelle  école burkinabè  a besoin  pour  être la  locomotive  du  développement national.

Ces Assises entendent par conséquent fonder un pacte national sur l’éducation de sorte à ce que les conclusions qui en seront issues engagent toutes les composantes de la nation dans leur mise en œuvre. Il s’agit de traduire en actions, dans les meilleurs délais, les idées qui se seront imposées lors de ces consultations nationales. En somme, il s’agit, au sortir de ces Assises nationales, de disposer d’une école du futur, pensée par tous les Burkinabè au service de tous les enfants vivant sur la terre libre du Faso».

Source : Chronique du Gouvernement sur les Assises nationales

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