Romain Didier, est un auteur-compositeur-Interprète, un artiste de renommée internationale

Romain Didier, est un auteur-compositeur-Interprète, un artiste de renommée internationale.  Sur lui, Yé lassina Coulibaly que l’on ne présente plus, jette cet inédit coup de projecteur. Suivez plutôt ton témoignage sur l’homme de culture !

Yé Lassina Coulibaly (à gauche) en toute amitié avec avec la star Romain Didier

«Nos chemins se sont croisés pour la première fois au Festival de Parassy, créé dans le Cher par des passionnés de musique et de chanson française. Je me souviens l’avoir écouté jouer du piano avec émerveillement. Depuis, je sais qu’il est impressionnant que ce soit en solo, trio, quartet ou orchestre

Ce soir-là, j’ai rencontré l’un des génies de la chanson française, dont le talent rayonne au niveau international.

Nous avons gardé le contact et j’ai eu le privilège, à deux reprises, de passer de très bons moments chez lui avec sa famille.

Nos conversations téléphoniques portent tant sur les évènements familiaux que sur les faits marquants de l’actualité. Bien sûr, nous avons aussi de riches échanges sur la composition musicale.  C’est toujours, pour moi, une agréable parenthèse car il a beaucoup d’humour.

C’est l’un des artistes français qui se soucie de la beauté de la langue et de la force des mots, il la sculpte dans sa dimension savante mais aussi humaine et enveloppante.  Dans son écriture ciselée, on perçoit l’amour de la langue française, et sa manière d’écrire fait que l’on entend une langue nouvelle.

Emouvants chansons de Romain

Les chansons de Romain émeuvent, font rêver, donnent l’espoir, suscitent la réflexion et amènent à écouter et à aller plus loin, ses textes nous parlent de nous et révèlent sa sensibilité à l’humain… Sa voix chaude, ronde, chaleureuse, exceptionnelle, profonde, vient de loin et porte loin.

La douceur se dégage des accords, et des textes de ses chansons. Il a le souci de l’harmonie, ce qui est rare, et en privilégie constamment la recherche. Son dernier album « Souviens-moi » illustre parfaitement, pour moi, la perfection du travail de création de Romain, la magie de sa voix, des mots, de sa musique et de la délicatesse du toucher de ses doigts sur le piano …

Gentillesse et modestie remarquables

De plus, dans ses relations avec les autres, il fait preuve d’une gentillesse et d’une modestie remarquables. Sa curiosité dans tous les domaines artistiques de la musique l’amène à composer aussi bien pour la chanson que pour des orchestres et ensembles, et à réaliser des arrangements pour de nombreuses régions et pays étrangers, dans différents registres surtout en musique classique et chanson française… Romain aime également valoriser des projets innovants et pour ce faire travailler en Résidences avec d’autres artistes.

C’est quelqu’un qui respecte son public, est ponctuel, à l’écoute, partage, échange avec authenticité après les scènes. J’ai beaucoup de respect pour lui, en tant qu’artiste et en tant qu’homme : c’est la force tranquille, comme l’éléphant, la puissance et la légèreté comme le cheval…

C’est avec un immense plaisir que je saisis l’opportunité qui m’est offerte de partager la connaissance de la carrière artistique exemplaire et singulière de Romain Didier. Je ne saurais mieux que lui en synthétiser le cheminement : « Je suis entré dans la chanson par la musique, j’y suis resté par le texte. »

Naissance à Rome en 1949

Romain Didier est né à Rome, le 2 novembre 1949, lors d’une résidence à la Ville Médicis, de son père, Pierre Petit, prix de Rome de composition, puis directeur de l’École normale de musique de Paris, et de sa mère, Christiane Castelli, cantatrice à l’Opéra de Paris.

Son enfance et son adolescence furent baignées d’une ambiance musicale propice à un éveil précoce à l’art et à l’apprentissage d’un instrument. Cependant, attiré par le piano, le jeune garçon ne choisit pas la voie de l’enseignement traditionnel de la musique et apprendra seul à jouer du piano en se calquant sur les chansons entendues à la radio.

Pianiste de bar dans les années 1970

Il devient ainsi pianiste de bar, activité qu’il pratiquera tout au long des années 1970, se familiarisant avec avec les standards de ses chanteurs préférés, notamment Brel, Brassens, Ferré, Aznavour ou Trenet. Ce furent pour lui des années fécondes où il n’a cessé de composer, de rencontrer et de collaborer avec d’autres artistes: Patrice Mithois qui lui écrira des textes, Francis Lemarque pour lequel il participera à l’orchestration d’un album, Nicole Croisille pour laquelle il composera… Il dira lui-même de cette période  » …je pratiquais la musique toute la journée, c’était mon monde.»

C’est en 1980 que Romain Didier sort son premier album « Paroles musiques », dont il a composé toutes les musiques et dont les paroles sont de son complice Patrice Mithois et qu’il chante sur scène en première partie des spectacles de Nicole Croisille.

Parallèlement, il compose des musiques de films et de spectacles.

Ce début des années 80 marque un tournant dans sa carrière artistique. Ainsi, dès 1981 le théâtre du Petit Montparnasse l’accueille sur scène en vedette pendant quinze jours, et il obtient trois prix pour l’une de ses chansons au festival de Spa, en Belgique où il représentait la France.

En 1982, il signe un second album « Candeur et décadence ». L’une des chansons  » L’aéroport de Fiumicino  » remporte un succès radio.

Romain chante ensuite quinze jours à l‘Olympia en première partie de Popeck.

En 1983, il sort un 45 tours « Julie la Loire » puis, en 1984, un nouvel album « Le monde entre mes bras » et l’extrait « Señor ou Señorita » le mènent en 1985 à nouveau sur la scène de l’Olympia, cette fois seul au piano, en compagnie d’amis chanteurs.

Romain reçoit le Prix Georges Brassens au festival de Sète et le Prix Raoul Breton de la Sacem.

En 1985, au festival du Printemps de Bourges, Romain Didier rencontre Allain Leprest, auteur-interprète d’une sensibilité artistique proche de la sienne.

De cette rencontre, naît une amitié et une collaboration exceptionnelles qui aboutiront à la réalisation de nombreuses chansons et de plusieurs albums  en commun  « Romain Didier 88 », puis « Place de l’Europe » (en 1989), encore écrit en partie par Allain Leprest, ainsi que « Pantin Pantine » (1996), un opéra pour enfants.

Enregistrement d’un double album « Piano Public »

En 1986, seul au piano, il enregistre un double album « Piano Public » qui obtient le prix de l’Académie Charles Cros. Il se produit ensuite au Théâtre de la Ville (Paris) et en tournée.

En 1988, un nouvel album  » Romain Didier 88″ » voit le jour avec la participation d’Allain Leprest et Gilbert Lafaille à l’écriture. La tournée qui suivra pendant deux ans le mènera jusqu’au Kazakhstan.

En 1989, c’est  » Place de l’Europe », un album écrit en partie avec Allain Leprest, qui évoque, dans sa singularité, chaque pays de la communauté européenne. Romain porte les chansons sur la scène du Bataclan (Paris) et dans les grands festivals : Francofolies de la Rochelle, de Montréal, de Bulgarie, et au Paléo festival de Nyon…

Studio cinquante-deux anciennes chansons

En 1991, à l’issue de deux mois au Théâtre de Dix heures, Romain réunit en studio cinquante-deux anciennes chansons plus huit nouvelles dans trois CD : » D’hier à deux mains » avec l’accordéoniste Thierry Roques.

Il participe à Blagoevgrad aux premières Francofolies de Bulgarie où il côtoie de nombreux artistes, tels Maurane, Pauline Ester, Karim Kacel ou Daniel Lavoie.

 

En 1994, il enregistre un nouvel album « Maux d’amour », avec l’orchestre philharmonique Enesco de Bucarest.

En1996, Son spectacle au Café de la Danse, pour lequel Romain s’est entouré de l’accordéoniste Dominique Sucetti et du percussionniste Stéphane Grémaud a fait salle comble pendant quinze jours, puis a tourné dans toute la France.

« Pantin Pantine », un Opéra pour enfants

La même année, il écrit « Pantin Pantine », un Opéra pour enfants sur des textes d’Allain Leprest. Le CD enregistré avec un récitant de marque : Jean-Louis Trintignant, fait l’objet d’une nomination aux Victoires de la Musique.

L’aventure se poursuit sur scène : cinquante enfants dont quatre solistes, un récitant adulte et un orchestre de 22 musiciens.

En 1997, l’album « Romain Didier en concert », enregistré à Sarrebrück (Allemagne) avec les cordes de l’orchestre symphonique de la Radio Sarroise, David Venitucci et Stéphane Grémaud ses complices, est primé Grand Prix de l’Académie Charles Cros, avec une mention spéciale pour le rayonnement de la chanson française à l’étranger.

Palmarès 1999-2006

En 1998 : Création chanson à l’issue d’une résidence au Manège / Scène nationale de Reims. Le spectacle poursuit sa route à Paris au Café de la Danse en compagnie de David Venitucci et Stéphane Grémaud, Marco Quesada à la guitare et Benoît Nicolas à la contrebasse.

En 1999: Romain Didier signe les paroles et musiques de l’intégralité des chansons d’un nouvel album « J’ai noté ». dont il confie la réalisation  à Mick Lanaro qui l’entoure d’une remarquable équipe de musiciens (André Ceccarelli, Rémi Vignolo, Christian Escoudé, Sylvain Beuf, Florin Nicolescu et David Venitucci).

En 2001, il monte un nouvel opéra pour enfants,  » Pinocchio court toujours », sur des textes de Pascal Mathieu.

En 2004/2005, ses opéras, « Pantin Pantine » et « Pinocchio court toujours » ne cessent d’être joués dans toute la France notamment « Pantin Pantine », en juin 2005, par l’Orchestre du Capitole de Toulouse.

En 2005/2006, il écrit une cantate, « Cantate pour un Cœur Bleu ». Il s’agit d’une commande d’Etat, créée en juin 2006 dans le cadre du Festival des Musiques Sacrées à Fes, avec des textes de Allain Leprest, Enzo Enzo et lui-même comme chanteurs, un orchestre à cordes, un chœur d’enfants et des musiciens solistes.

Palmarès 2008-2015

2008 est l’année de l’album « Chez Leprest », sur lequel une quinzaine d’artistes chantent Allain Leprest autour du piano de Romain, maître d’œuvre de l’opération.

Entre 2010 et 2013 : Romain fait les orchestrations et participe au CD « Leprest Symphonique », CD commencé avec Allain Leprest et malheureusement terminé sans lui, après la tragique disparition de celui-ci, fin 2011.

Grâce à la contribution d’artistes de renom: Christophe, Daniel Lavoie, Sanseverino, Kent, Enzo Enzo, Jehan et Jean Guidoni, avec l’ensemble orchestral des Hauts de Seine sous la direction de Laurent Brack, ce CD pourra être achevé.

En 2011, sortie de album « De loin on aurait cru des oies » dont 4 chansons sont composées en collaboration avec Allain Leprest.

La même année, il crée, au Festival d’Avignon, « Au singulier », un nouveau spectacle, seul au piano.

En 2015, il crée un nouveau spectacle, « Dans ce piano tout noir » qui réunit, en les fusionnant, deux univers, celui de ses propres chansons et celui de chansons qu’il admire. L’année suivante, il enregistre l’album et enchaîne avec une série de concerts en Suisse, avec Jeanne Cheral et Vincent Delerm, autour de deux pianos et un mélange de trois mondes.

Palmarès 2019-2021

En 2019, contacté par l’orchestre National des Pays de la Loire pour jouer sur scène « Leprest symphonique », il orchestre de nouvelles chansons puis crée à Nantes avec Clarika, Sanseverino, Cyril Mokaiesh et Dylan Corlay à la baguette, un « Leprest en symphonique » revisité », en hommage à son ami disparu.

En 2020, deux concerts de « Leprest en Symphonique », pourront être donnés, avec l’orchestre de Normandie, à Saint-Etienne du Rouvray et Coutances, avant le déclenchement du confinement lié au Covid 19.

En 2021, Romain Didier sort son onzième album de titres intitulé « Souviens-moi ». Il y revendique ce côté  » un peu lent « , ce besoin de  » digérer les émotions avant qu’elles ne s’échappent jusqu’au piano ».

Pour moi, cet album est le reflet de l’univers musical, du talent, de la sensibilité et de l’humanité de cet immense artiste… S’y mêle la voix de la poésie qui, comme le souffle de l’océan, apaise les coeurs…

Merci et chapeau, monsieur Romain Didier!

Yé lassina Coulibaly  à toute amitié»

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