Après avoir participé vendredi à Kosyam à la rencontre du président Sandaogo Damiba avec les anciens présidents ; l’ex-président burkinabè a regagné Abidjan samedi soir, abord de l’avion affrété par le pouvoir ivoirien

Après avoir participé vendredi à Kosyam à la rencontre du président Sandaogo Damiba avec les anciens présidents ; l’ex-président burkinabè a regagné Abidjan samedi soir, abord toujours de l’avion affrété par le pouvoir ivoirien.

Les défenseurs des droits de l’homme, notamment les avocats de la famille Sankara ont exigé sans succès l’exécution du mandat d’arrêt contre l’ex-président Compaoré

Son retour ce samedi 9 juillet à Abidjan après avoir participé la veille au palais de Kosyam à une rencontre avec le président Damiba sur la situation nationale, pourrait, peut-être, faire baisser la polémique suscitée par sa venue alors qu’un mandat d’arrêt pèse toujours sur lui, suite à sa condamnation le 6 avril dernier par la justice burkinabè, dans le cadre du verdict du dossier de l’assassinat du président Sankara.

C’est la première fois que le président Blaise Compaoré, puisque c’est de lui qu’il est question, remettait les pieds dans son pays suite à son départ forcé du pouvoir avec l’insurrection dub 31 octobre 2014.

Si l’on savait qu’il revenait au pays pour quelques jours, ce que l’on ignorait, c’est que son séjour serait aussi bref. Au cœur de ce séjour au pays natal abrégé du président Compaoré, l’action des défenseurs des droits de l’homme, notamment les avocats de la famille Sankara qui sont montés au créneau pour exiger de la justice burkinabè l’exécution du mandat d’arrêt contre l’ancien président. Dans ces conditions, Blaise Compaoré ne pouvait pas prolonger son séjour, au risque de contribuer à raviver encore davantage la polémique autour de sa venue considérée par certains comme une prime à l’impunité.

Mais, maintenant qu’il est reparti dans son pays d’exil, la Côte d’Ivoire ; les tensions devraient en principe retomber un tant soit peu, surtout que les attaques terroristes dans le pays ont repris avec leurs corollaires de victimes.

Christian Tas

Burkina Demain

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