
Des organisations de la société civile burkinabè engagées dans l’action climatique, participent au deuxième sommet africain sur le climat (ACS 2) qui se déroule du 8 au 10 septembre 2025 à Addis-Abeba (Éthiopie). Au nombre de ces organisations burkinabè représentées à Addis, CEAS Burkina dont a livré ce lundi 8 septembre une communication dans le cadre d’un Side Event organisé par Enabel.

Il s’agit du Biochar à base de biomasse résiduelle comme moyen de lutte contre la déforestation et de renforcement de la résilience socio-écologique au Sahel, l’une des régions du monde les plus vulnérables aux effets du changement climatique. Avec notamment un double défi majeur : une forte dépendance au bois-énergie, source de déforestation et de problèmes sanitaires et une dégradation croissante des terres agricoles, rendant cruciale l’adoption de pratiques de gestion durable des terres.
Ainsi en 2020, le Burkina Faso possédait 2 220 000 ha de forêt naturelle et en 2024 il a perdu 5 610 ha de forêt naturelle, ce qui équivaut à 1.74 Mt d’émissions de CO₂ (GFW, 2024). Par ailleurs, le rapport (REDD+, 2025) confirmera que la déforestation demeure le principal moteur des émissions au Burkina, représentant 60 313,48 GgCO2eq.
L’apport du projet biochar grâce à une initiative de Enabel

En réponse à la problématique Enabel a initié le projet: Bois énergie co-financé par le Royaume de Belgique et la Région wallonne pour la promotion du biochar comme combustible alternatif au bois-énergie et comme fertilisant des sols.;
Les résultats de ce projet mis en œuvre par le CEAS Burkina pendant durant 18 mois (2023-2024) dans les régions du Centre Est, du Plateau central et du Centre nord du Burkina Faso constituent le corpus de la présentation. du Directeur du CEAS Burkina au cours du présent Side Event.
«La technologie de production du biochar vise à réduire la consommation de bois-énergie et diminuer significativement la pression sur les écosystèmes forestiers, à développer des technologies de transformation de la biomasse issue de la chaine de valeur agricole non concurrentielle en biochar et briquettes de charbon ; à faire la promotion de biocombustibles alternatives aux bois-énergies ; à réduire la pression sur les écosystèmes forestiers et à créer des emplois aux profits des jeunes et femmes», a-t- il énuméré en termes d’objectifs du biochar.
Une approche inclusive et participative du choix des bénéficiaires

En outre, à écouter M, Soulama, les coopératives, les populations locales, les autorités et les services techniques ont été mobilisés à chaque étape pour garantir l’appropriation du projet et sa pérennité. Il s’agit là d’une approche inclusive et participative. Une approche basée sur l’étude du potentiel local de la biomasse non concurrentielle. Chaque unité est implantée après une analyse du potentiel en biomasse non concurrentielle, pour garantir efficacité et rentabilité.
Le Side Event d’Enabel au cours duquel la présente communication du Directeur du CEAS Burkina a été délivrée, a avait pour intitulé exact : «Le Biochar et l’HIMO Pastoral : deux solutions climatiques locales pour une résilience renforcée des communautés et des écosystèmes au Sahel»
Quant au deuxième sommet africain sur le climat, il a pour thème : «Accélérer les solutions climatiques mondiales : financer le développement résilient et vert de l’Afrique». Il intervient deux ans après le sommet de Nairobi de 2023.
Martin Philippe
Burkina Demain
































