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AES : Les ministres de la Jeunesse reçus par le Président du Faso

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Le Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce vendredi en fin de matinée, une délégation des Ministres chargés de la Jeunesse des pays membres de la Confédération AES, conduite par la Ministre burkinabè, la Camarade Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara. Communiqué.

«AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO

Le Chef de l’État donne des orientations pour une jeunesse sahélienne engagée et productive

(Ouagadougou, 26 juin 2026). Le Président du Faso, Président de la Confédération des États du Sahel (AES), le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a reçu en audience, ce vendredi en fin de matinée, une délégation des Ministres chargés de la Jeunesse des pays membres de la Confédération AES, conduite par la Ministre burkinabè, la Camarade Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA.

Le Ministre de la Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, porte-parole de la délégation, à sa sortie d’audience avec le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré

Présents à Ouagadougou dans le cadre de la réunion des Ministres chargés des Sports et de la Jeunesse de la Confédération des États du Sahel, la délégation a dit être venue prendre les orientations du Président de la Confédération.

La majorité de la population de la Confédération AES est jeune « et aujourd’hui, cette jeunesse est au cœur de l’action et de la mission de nos plus hautes autorités », a souligné le Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne du Mali, M. Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, porte-parole de la délégation.

Selon le Ministre malien, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a rappelé avec force que les jeunes constituent la ressource la plus précieuse des États de la Confédération AES, tout en donnant des orientations pour calibrer et encadrer cette force vive, afin de répondre concrètement aux aspirations des populations et relever les défis de la région.

Le Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi du Burkina Faso, Camarade Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA et ses homologues du Mali et du Niger, s’engagent à concrétiser les orientations reçues du Président de la Confédération, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Direction de la Communication de la Présidence du Faso »

Compte rendu du Conseil des Ministres du 25 juin 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 25 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 34 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES 

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte déclaration d’utilité publique urgente, l’implantation de la société Textile des Forces du Burkina Faso (TEXFORCES-BF).

La mise en œuvre optimale et sécurisée du complexe industriel TEXFORCES-BF requiert la délimitation et la sécurisation de deux terrains contigus complémentaires, indispensables notamment pour la protection des installations industrielles et des équipements stratégiques, l’implantation des ouvrages techniques connexes et la constitution de réserves foncières en vue d’extensions futures du site.

Ces deux terrains sont situés à Logofourousso, commune urbaine de Bobo-Dioulasso. Ils couvrent une superficie de 5 hectares 69 ares 90 centiares.

Le présent décret vise à sécuriser durablement l’environnement foncier du complexe industriel TEXFORCES-BF, au regard de son intérêt économique, industriel et social pour le Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, l’implantation de la société Textile des Forces du Burkina Faso afin d’engager la procédure d’expropriation des terrains concernés.

Le second décret porte modification du décret n°2024-0174/PRES-TRANS/PM/MEFP du 04 mars 2024 portant gestion des comptes de dépôts de fonds au Trésor public.

Cette modification vise à corriger les insuffisances relevées dans l’application dudit décret.

En effet, les dispositions des articles 6, 7 et 8 du décret ne précisent pas les catégories de structures administratives habilitées à ouvrir un compte de dépôts au Trésor public. En outre, l’absence de distinction claire entre les personnes morales de droit privé et les structures publiques dépourvues de la personnalité juridique crée des confusions dans les procédures d’ouverture de comptes.

Les innovations du décret portent notamment sur :  – – – –

-la clarification des catégories de structures pouvant ouvrir un compte de dépôts de fonds, en établissant une distinction nette entre les personnes physiques ou morales de droit privé et les structures publiques selon qu’elles sont dotées ou non de la personnalité juridique ;

-la reconnaissance expresse des régies d’avances, des initiatives sectorielles de développement bénéficiant de financements extérieurs, ainsi que des entités militaires désignées par le ministre chargé de la Défense comme structures spécifiques pouvant bénéficier de l’ouverture de comptes de dépôts de fonds, sans autorisation préalable du ministre chargé des Finances ;

-la définition du profil des agents habilités à gérer les comptes de dépôts de fonds ;

-la précision des modalités d’octroi de découvert.

 

L’adoption de ce décret permet de clarifier les modalités d’ouverture de comptes de dépôts de fonds au Trésor public pour une gestion efficace des deniers publics.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Ce décret vise la révision de l’organisation du ministère de la Communication, de des arts et du tourisme, conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et aux changements institutionnels introduits au sein dudit ministère.

Ces changements concernent :

– le rattachement de la Société burkinabè de télédiffusion (SBT) au ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– la réforme des fonds de financements initialement rattachés au ministère en l’occurrence le Fonds d’appui à la presse privée (FAPP) et le Fonds de développement culturel et touristique (FDCT) fusionnés respectivement au Fonds d’appui au sport et à la presse privée (Wassa Bondo) et au Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES Tõogo) ;

– la déconcentration administrative du département par la création de Directions régionales et provinciales conformément au nouveau découpage territorial.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second rapport est relatif aux projets spécifiques du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Ces projets spécifiques concernent :

– la construction d’un auditorium, d’un bloc de magasin et de toilettes sur le site du Mémorial Isidore Noël Thomas SANKARA ;

– le suivi-contrôle des travaux de construction de l’auditorium, du bloc de magasin et de toilettes ;

– la réalisation d’une étude de faisabilité technico-économique du téléphérique ;

– la poursuite de la mise œuvre des actions de communication du Plan de travail annuel (PTA) 2026 de la Stratégie de communication de guerre ;

– la poursuite de la mise en œuvre du plan de communication 2026 du Fonds de soutien patriotique.

Le coût global de ces projets s’élève à neuf cent quatre-vingt-dix-sept millions cinq quarante-huit

(997 548 798) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant fixation des règles d’application des lois, ordonnances et actes règlementaires ainsi que des actes administratifs à caractère individuel.

Ce projet de loi est une révision de l’ordonnance n°75-23/PRES du 06 mai 1975 fixant les règles d’application des lois, ordonnances, décrets et arrêtés ministériels ainsi que les actes administratifs à caractère individuel.

Après un demi-siècle d’application, cet instrument juridique n’est plus en adéquation avec les exigences de la gouvernance administrative, les évolutions institutionnelles, technologiques et les mutations du cadre juridique national et international.

Les principales innovations du projet de loi sont : – la réduction à 03 jours du délai d’entrée en vigueur de la loi, de l’ordonnance et de l’acte règlementaire au lieu de 08 jours après leur publication au Journal Officiel du Faso ; – la possibilité de publier un texte législatif ou administratif au moyen des Technologies de l’information et de la communication ; – la possibilité de notifier un acte administratif à caractère individuel par voie électronique.

Ce projet de loi permettra de moderniser le cadre juridique régissant l’application, la diffusion et l’entrée en vigueur des actes législatifs et règlementaires.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant administration du Travail d’intérêt général.

Ce projet de loi vise la relecture de la loi n°035-2024/ALT du 08 novembre 2024 portant administration du Travail d’intérêt général (TIG) au Burkina Faso.

Au-delà de son objectif de réduction de la surpopulation carcérale et d’adaptation de la réponse pénale à la gravité des infractions, le Travail d’intérêt général se distingue par sa contribution significative à la production pénitentiaire et à la réalisation d’actions de développement.

Cependant, l’application de la loi a révélé des difficultés qui réduisent sa portée et son efficacité. En effet, cette loi n’a pas permis de faire du Travail d’intérêt général une véritable peine de référence pour les infractions mineures. En laissant au juge une marge d’appréciation quant à son prononcé, elle n’a pas favorisé un recours systématique à cette peine, laquelle demeure marginale dans la pratique judiciaire.

Les principales innovations du projet de loi sont :

-le prononcé d’office de la peine de Travail d’intérêt général pour certaines infractions mineures ;

-la prise en compte des prestations intellectuelles ;

-l’exclusion explicite des infractions en lien avec le terrorisme et certains crimes ;

-l’introduction d’un régime permanent de commutation de la peine d’emprisonnement en peine de Travail d’intérêt général en remplacement du régime transitoire.

Ce projet de loi permettra de renforcer l’effectivité, la cohérence et la crédibilité du régime de l’administration du Travail d’intérêt général au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT 

Le Conseil a adopté un rapport relatif au bilan de la campagne cotonnière 2025-2026 et les prévisions de la campagne 2026-2027.

Le bilan fait ressortir 391 407 ha de superficies emblavées pendant la campagne cotonnière 2025-2026 contre 346 778 ha pour la campagne écoulée, soit une hausse de 13%. Ces superficies ont permis d’obtenir un volume définitif de 314 293 tonnes de production de coton graine (conventionnel et biologique) pour la campagne 2025-2026 contre 294 507 tonnes de la campagne précédente.

Les prévisions de la campagne 2026-2027 sont fixées à 532 000 tonnes de production de coton graine conventionnel et à 2 250 tonnes pour le coton biologique. La situation globale des quantités d’engrais disponibles fait ressortir 110 085 tonnes pour le NPK-SB et 38 013 tonnes pour l’Urée.

Pour la campagne cotonnière 2026-2027, les prix planchers d’achat du coton conventionnel ont été fixés à 310 F CFA/Kg pour le premier choix et à 285 F CFA/Kg pour le deuxième choix. S’agissant du coton graine biologique, son prix d’achat est de 375 F CFA/Kg.

Les prix de cession à crédit des engrais (NPK-SB et Urée) sont fixés à 17 500 F CFA par sac de 50 Kg. Ce prix est garanti par une subvention dont la prise en charge par les sociétés cotonnières a été décidée par le Conseil des ministres.

Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier de prendre les dispositions idoines pour un bon déroulement de la campagne cotonnière 2026-2027.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant régime des bourses d’études de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Ce décret est une relecture du décret n°2021 1263/PRES/PM/MAECIABE/MINEFID/MESRSI/MFPTPS/MJPEE du 09 décembre 2021 portant définition des divers régimes d’aides, de bourses d’études, de bourses de stages et fixation de leurs modalités de contingentement.

La relecture du décret vise à établir un cadre juridique harmonieux pour la gestion des bourses d’études afin de favoriser une meilleure gestion des sources de financement et de prendre en compte les filières prioritaires dans l’attribution des bourses d’études.

Les innovations majeures de ce décret sont : – la prise en compte des bourses spécifiques pour les pupilles de la Nation ;

– le transfert de l’Aide (jadis octroyée aux étudiants) au Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo ;

– l’intégration d’une nouvelle catégorie de bourses intitulée «Bourse patriotique », accordée par des personnes physiques ou morales en guise d’engagement patriotique pour le soutien à l’éducation et à la recherche ;

– l’annualité du contingent des bourses ;

– la redéfinition et la hiérarchisation des critères d’attribution des bourses (prise en compte du mérite, des filières prioritaires, de la série du Baccalauréat) ;

– la possibilité de mise en place d’une commission ad’hoc chargée de statuer sur l’attribution de bourses à des étudiants dans des circonstances jugées exceptionnelles.

L’adoption de ce décret permet de doter le ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation d’un nouveau texte juridique pour une meilleure gestion des bourses d’études de l’enseignement supérieur et de la recherche.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue de la première édition du concours « zama d’Or ».

Le concours « Zama d’Or » est une compétition destinée à reconnaître le mérite et célébrer l’excellence des femmes et des hommes exerçant dans les métiers de la communication, du marketing, des relations publiques et de la publicité.

L’organisation de ce concours vise l’émulation des acteurs du domaine de la communication et traduit la volonté du Gouvernement, de bâtir une communication forte, responsable et innovante, tirant ses sources dans nos réalités culturelles et sociales.

L’apothéose de cette activité dénommée «Nuit du Communicateur» verra la proclamation du palmarès officiel.

II 2 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 5e cohorte du programme « A l’école de la citoyenneté », tenue du 17 avril au 02 mai 2026, à Bamako en République du Mali.

Ce programme mis en place par les autorités maliennes vise à former des citoyens responsables, résilients et engagés, capables d’incarner et de promouvoir les valeurs républicaines telles que le patriotisme, l’intégrité et le vivre-ensemble, tout en agissant comme médiateurs au sein de leurs communautés.

Cette cohorte s’inscrit dans une dynamique régionale de construction d’une souveraineté collective, où la jeunesse devient un levier stratégique pour l’avenir du Sahel. A cet effet, l’édition 2026 a été élargie aux jeunes du Burkina Faso et du Niger dans le cadre de la consolidation de la Confédération des Etats du Sahel (AES).

La participation du Burkina Faso à ce programme a permis de renforcer l’intégration régionale au sein de la Confédération de l’AES, de consolider les liens de solidarité et de partage d’expériences avec les pays frères du Mali et du Niger.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Le camarade Evariste MILLOGO, Mle 216 141 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Agence burkinabè pour l’emploi ;

– Le camarade Ismaël dit Soumaïla LAMOUKRI, Mle 91 667 V, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Ecole nationale des Gardes de sécurité pénitentiaire ;

– Le camarade Mohamadi KAGAMBEGA, Mle 235 878 F, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Université Faustin Sié SIB ;

– Le camarade Boubié Jean IDO, Mle 294 300 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de la Bougouriba ;

– Le camarade Bewendtaoré David YAMEOGO, Mle 334 261 F, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial du contrôle des marchés publics et des engagements financiers de l’Oudalan.

B AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– Le camarade Emmanuel COMPAORE, Mle 118 852 C, Conseiller des affaires étrangères, 2e classe, 4e échelon, est nommé Ministre Conseiller près l’Ambassade du Burkina Faso à Copenhague (Royaume du Danemark) ;

– Le camarade Philippe SANDWIDI, Mle 97 442 E, Conseiller des affaires étrangères, 2eclasse, 6e échelon, est nommé Ambassadeur, Directeur général de l’Institut des hautes études internationales (INHEI).

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Le camarade Patrice FOROGO, Cadre de banque, est nommé Directeur général de la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY).

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence Faso Mêbo au titre de la Présidence du Faso ;

– de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) au titre du ministère de la Famille et de la solidarité ;

– de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières.

A PRESIDENCE DU FASO 

Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Ibrahim OUEDRAOGO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique au Conseil d’administration de l’Agence Faso Mêbo pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Institut national de formation en travail social (INFTS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’INSTITUT NATIONAL DE FORMATION EN TRAVAIL SOCIAL (INFTS)

– Le camarade Idrissou NACRO, Mle 47 730 K, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES DE L’INSTITUT NATIONAL DE FORMATION EN TRAVAIL SOCIAL (INFTS)

– Le camarade Paul Ibrahim DJERMA, Mle 286 652 C, Elève Conseiller en éducation sociale, pour la durée de son mandat de Délégué général.

C MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination du camarade Eugène ZONGO, Mle 85 84 T, Cadre-comptable, Administrateur représentant le personnel, au Conseil d’administration de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de la camarade Poudiba Aline BAZIEMO/YAMEOGO.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert Ouédraogo,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Audience du Président du Faso : Le Gouverneur de la BCEAO salue les performances de l’économie burkinabè

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Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, ce lundi dans la matinée, une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Une opportunité pour M. Jean-Claude Kassi BROU de faire le point de la santé économique, monétaire et financière de la sous-région, tout en mettant un coup de projecteur sur les performances remarquables du Burkina Faso.

Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience le Gouverneur de la BECEAO
Le Gouverneur de la BECEAO Jean-Claude Kassi BROU se prêtant à la presse à sa sortie d’audience

 

«AUDIENCE DU PRÉSIDENT DU FASO

Le Gouverneur de la BCEAO salue les performances de l’économie burkinabè

(Ouagadougou, 22 juin 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a accordé, ce lundi dans la matinée, une audience au Gouverneur de la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Une opportunité pour M. Jean-Claude Kassi BROU de faire le point de la santé économique, monétaire et financière de la sous-région, tout en mettant un coup de projecteur sur les performances remarquables du Burkina Faso.

«La région est dans une dynamique positive, une bonne dynamique, et ce sont des informations importantes qu’il fallait porter à l’attention du Président du Faso », a déclaré M. Jean-Claude Kassi BROU, à l’issue de l’audience.

Le Gouverneur de la BCEAO a donc rassuré sur l’évolution des grands agrégats macroéconomiques de l’institution. Qu’il s’agisse de la croissance économique, de la maîtrise de l’inflation ou de la position extérieure, les signaux affichent une orientation favorable.

Selon l’hôte du jour, les dernières données de la BCEAO confirment une bonne orientation de la croissance du Burkina Faso et une gestion maîtrisée des tensions inflationnistes. « Nous avons également salué la résilience et la performance de l’économie burkinabè », a-t-il soutenu.

Les échanges ont aussi porté sur l’ancrage territorial de l’institution financière au Burkina Faso. Un point d’étape a été fait sur l’état d’avancement des grands chantiers de la BCEAO au pays des Hommes intègres, avec des perspectives à court et moyen termes.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

Conférence publique à Banfora : La Grande Chancellerie sensibilise les acteurs de la société civile

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La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè, en collaboration avec la veille citoyenne, a organisé ce samedi 20 juin dernier, une conférence publique au profit des acteurs de la société civile. C’était à la salle polyvalente de Banfora, chef-lieu des Tannounyan où plusieurs personnalités dont femmes et hommes étaient vivement mobilisées pour cette occasion.

Vue du présidium: la Chargée d’études à la Grande Chancellerie, Fatoumata Kaboré/Sy (au milieu).

Présidant la rencontre, la Camarade Fatoumata Kaboré/ Sy, Chargée d’études à la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè a levé le voile sur un certain nombre de concepts afin d’éclairer davantage le public cible.

Ainsi, avant d’entrer dans le vif de la communication, la Chargée d’études a succinctement fait une présentation sommaire de la Grande Chancellerie et de ses attributions.

Chargée d’études à la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè, Fatoumata Kaboré/Sy

Alors, la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè est une structure spécifique de la Présidence du Faso. Elle est placée sous la haute autorité du Camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et est gérée par un Grand Chancelier qui est le Général de Brigade à la retraite Pingrenoma Zagré.

Ses attributions reposent principalement sur l’administration et la gestion des décorations et aussi la préservation des symboles de la nation.

Donc, au Burkina Faso, nous avons 4 symboles de la Nation qui sont concernés par l’article 34 de la Constitution du 2 juin 1991 à savoir le drapeau, les armoiries, la devise et l’hymne national.

En outre, il convient de rappeler que l’utilisation des symboles du pays a des règles auxquelles il faut se conformer. Cependant, toute forme ou tout usage dégradant de ces symboles exposent à des sanctions en référence au code pénal.

Grosso modo, la conférencière et son équipe ont d’abord présenté et expliqué les symboles nationaux notamment l’emblème national, l’hymne national, les armoiries et la devise nationale.

Ensuite, elles ont fait connaître et ont invité à promouvoir les valeurs patriotiques et citoyennes auprès des participantes et participants pour les amener à adopter des comportements civiques et patriotiques exemplaires.

Enfin, elles ont échangé avec l’assemblée en l’occurrence les femmes pour un partage d’expériences en vue de renforcer leur engagement dans la veille citoyenne surtout dans un contexte de défis sécuritaires, humanitaires et autres.

«L’objectif général est de former les femmes de la région des Tannounyan sur les symboles de la Nation, les valeurs patriotiques et citoyennes pour renforcer leur engagement et leur rôle en tant que citoyennes actives dans la consolidation de la souveraineté et pour le développement du Burkina Faso.

Alors, les résultats attendus à l’issue de cette formation se reposent sur l’appropriation des notions de symboles de la Nation notamment l’emblème national, l’hymne national, les armoiries et la devise nationale qui ont été présentés et expliqués ; des valeurs citoyennes et patriotiques connues et promues.

Et également, à travers des échanges qui ont été faits, le renforcement de l’engagement du réseau des femmes de la veille citoyenne pour soutenir les actions communautaires et civiques».

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain

Banfora : Inauguration du centre d’hémodialyse et de 18 CSPS

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Le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo était ce samedi 20 juin 2026 à Banfora, où il a présidé l’ouverture officielle d’infrastructures sanitaires au profit des populations. Il s’agit successivement du centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional (CHR) et du tout nouveau Centre de santé et de promotion sociale (CSPS) du secteur 4 où il a coupé le ruban puis planté des arbres.  Le Chef du Gouvernement a ensuite visité les locaux desdites infrastructures puis a échangé avec les acteurs, leur prodiguant de précieux conseils quant à l’entretien et à la durabilité des infrastructures sanitaires inaugurées.

C’est le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo qui a présidé la cérémonie d’inauguration

Dans le cadre de sa politique de rapprocher les soins de santé des populations, le Gouvernement burkinabè a inauguré simultanément, ce 20 juin 2026, plusieurs infrastructures sanitaires dans 4 chefs-lieux régions du pays, notamment Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’Gourma. Point d’orgue de ces inaugurations, la cérémonie de Banfora, chef-lieu des Tannounyan qui a enregistré la présence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

7 centres d’hémodialyse inaugurés à ce jour

Coupure de ruban symbolisant l’ouverture des 18 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS).

«Nous n’oublions pas dans la marche vers la Révolution progressiste populaire la question de l’amélioration significative des conditions de vie des populations. Et en la matière, la santé est une des très grandes priorités définies par le Camarade Président du Faso. Je pense qu’au-delà du discours, cette priorité se décline en réalisations visibles, pragmatiques sur le terrain. Dans le secteur de la santé, aujourd’hui ce que nous avons fait, c’est une énième inauguration. Ici à Banfora, nous avons pris plaisir à inaugurer 4 centres d’hémodialyse notamment pour Banfora, Dédougou, Dori et Fada N’Gourma. C’est une avancée significative parce qu’avec ces inaugurations, cela porte à 7 le nombre de centres d’hémodialyse inaugurés sous l’impulsion du camarade Président du Faso».

La mise à disposition de ces centres d’hémodialyse constitue un ouf de soulagement pour les patients des régions concernées. Et le PM Ouédraogo de confier à ce propos : «Pendant la visite j’ai pu voir un patient qui était donc pris en charge ici au centre d’hémodialyse. Il est dialysé depuis pratiquement 8 ans. Ce sont des va-et-vient entre Bobo Dioulasso et Banfora pour pouvoir bénéficier de cette prise en charge. On imagine donc le poids pour lui-même, pour sa famille. Et cela permet de mesurer également la portée de l’inauguration de ce centre d’hémodialyse ici à Banfora».

Autres infrastructures sanitaires inaugurées

Signature du cahier de charges par le Premier Ministre Ouédraogo

Au -delà des centres d’hémodialyse, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a également inauguré simultanément 18 Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) dans les 4 régions du pays susmentionnées.

« L’objectif reste le même : c’est de rapprocher les soins de santé, que ce soit les soins de santé ordinaires ou les soins de santé spécialisés des populations partout où ils se trouvent. Ainsi, chaque centre de santé et de promotion sociale inauguré rapproche les soins des populations», a rappelé le Chef du Gouvernement, saluant l’engagement de tous les acteurs grâce auxquels ces infrastructures ont pu être réalisées surtout avec des équipements de dernière génération.

Les autorités régionales mobilisées

Le PM Ouédraogo a par ailleurs exhorté les populations des régions bénéficiaires des infrastructures réalisées, à s’approprier ces centres de santé, ces centres d’hémodialyse et  à accompagner le Gouvernement, les agents de santé pour la durabilité desdites infrastructures».

Pour l’accueil à Banfora du Premier ministre et des membres de sa délégation, plusieurs autorités administratives régionales dont le Gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé ; le Haut -Commissaire, Mathieu Tinguéri ; le Président de la Délégation spéciale, Yakouba Barro ; des notabilités coutumières et religieuses, de la population et des acteurs de la veille citoyenne étaient vivement mobilisées pour la circonstance.

SoumaÏla Soma, Banfora

Burkina Demain

Président du Faso lors de la 8e JNA : «Planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité entière »

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Le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré a planté son arbre à l'occasion de la Journée nationale de l'arbre

Le Président du Faso, Chef de l’État, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a planté son arbre dans le cadre de la Journée nationale de l’Arbre placée sous le thème : « Ma concession, mon arbre », célébrée le 20 juin de chaque année. À l’issue de la plantation, le Président du Faso a livré un message, appelant chaque Burkinabè à planter et à entretenir son arbre, car « planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité ».

«8e édition de la Journée nationale de l’Arbre

«Planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité entière », dixit Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ

(Ouagadougou, 20 juin 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a planté son arbre dans le cadre de la Journée nationale de l’Arbre placée sous le thème : « Ma concession, mon arbre », célébrée le 20 juin de chaque année. À l’issue de la plantation, le Président du Faso a livré un message, appelant chaque Burkinabè à planter et à entretenir son arbre, car « planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité ».

Dans son message, le Chef de l’État a expliqué les enjeux liés à la plantation d’arbre. « Planter un arbre, c’est un acte très important. L’arbre contribue à nourrir les hommes et les animaux, à donner de l’ombrage, à assurer l’équilibre écologique, à embellir notre environnement, à soigner les êtres humains et les animaux », a-t-il souligné.

Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a démontré que la vie sur terre est dépendante de la végétation, en s’inspirant de la relation entre l’abeille et l’arbre. « Les arbres contribuent à nourrir les abeilles. Les fleurs des arbres, par leur nectar et leurs pollens, contribuent à nourrir les abeilles. Et les abeilles sont ces insectes qui sont responsables, en majorité, de la pollinisation sur terre. Ce qui veut dire que si on n’a pas d’arbre, il n’y aura pas d’abeille et on n’aura pas de vie, on ne pourra plus se nourrir », fait savoir le Chef de l’État.

Au regard de l’importance de l’arbre dans la vie, le Président du Faso, Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ a lancé un appel : « Planter un arbre, c’est contribuer à la vie de l’humanité entière. J’invite chacun à pouvoir poser cet acte, planter au moins un arbre, l’entretenir pour que cet arbre puisse servir l’humanité ».

Direction de la communication de la Présidence du Faso »

Compte rendu du Conseil des Ministres du 18 juin 2026

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 18 juin 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 27 mn, sous la présidence du Camarade Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations, à des révocations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du Bureau national des Grands projets du Burkina (BN-GPB).  Ces projets concernent la construction, l’extension, la réhabilitation et l’acquisition de biens et services au profit de six (06) centres de santé ainsi que l’acquisition du matériel informatique et péri-informatique au profit de l’Académie technologique du Faso.

Le coût global de ces projets s’élève à dix milliards neuf cent soixante-quatorze millions quatre-vingt-un mille cinq cent vingt (10 974 081 520) F CFA.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) projets de décret portant respectivement nomination d’un Administrateur et du Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC).

L’adoption de ces décrets permet la nomination d’un Administrateur et du Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile, conformément au décret n°2026-024/PF/PRIM/MICA du 06 mars 2026 portant modalités de désignation des membres des organes d’administration des sociétés à capitaux publics, des établissements publics et des structures à statut spécifique.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif institutionnel de pilotage des pôles de croissance au Burkina Faso.

Pour une meilleure opérationnalisation de l’approche pôles de croissance, la Stratégie nationale de promotion des Pôles de croissance (SNP-PC) a été mise en place comme référentiel national pour la promotion des pôles de croissance sur la période 2019-2030. Cette stratégie est prévue pour s’exécuter en deux phases : la première de 2019 à 2023 et la seconde de 2025 à 2029.

Le présent décret vise à prendre en compte les enseignements tirés de la mise en œuvre de la première phase de ladite stratégie.

Les innovations majeures du décret sont :

– la réduction considérable des membres du Comité national de pilotage ;

– la prise en compte de la Société Faso Agropôles comme membre dudit comité et unique interlocuteur pour les agropôles ;

– la prise en compte du Bureau national des grands projets du Burkina et de l’Agence Faso Mêbo comme nouveaux membres du comité ;

– le recentrage du comité sur l’Etat et ses démembrements notamment les départements ministériels et les collectivités territoriales.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre règlementaire en vue d’un meilleur pilotage des actions de promotion des pôles de croissance au Burkina Faso.

Le second décret porte déclaration d’utilité publique urgente, l’opération d’aménagement agricole de terrains d’une superficie de 366 hectares 40 ares 11 centiares situés entre les villages de Sitiéna et de Djongolo dans la Commune de Banfora.

Ces terrains, localisés au Sud-ouest du département de Banfora, font l’objet depuis plusieurs décennies d’un conflit entre les habitants des villages de Sitiéna et de Djongolo. Les premiers affrontements ouverts datent de 2008 mais des violences plus prononcées ont été enregistrées en 2019 avec une dizaine de pertes en vies humaines et une vingtaine de blessés.

Plusieurs sorties ont été effectuées par les autorités administratives et judiciaires dans l’optique de déterminer et de baliser les limites du site ainsi que de constater le respect des décisions de justice et des mesures de mise en dépens.

Malgré l’ensemble de ces dispositions, le conflit demeure non résolu et les risques d’affrontement entre les parties persistent.

Ce décret vise à trouver une solution définitive à ce conflit afin d’éviter de nouveaux affrontements susceptibles d’entraîner des pertes en vies humaines.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente, l’opération d’aménagement agricole de terrains d’une superficie de 366 hectares 40 ares 11 centiares situés entre les villages de Sitiéna et de Djongolo dans la Commune de Banfora en vue de leur exploitation dans le cadre des initiatives nationales de production agricole.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant modification du décret n°2026-0207/PF/PRIM/MSECU du 26 février 2026 portant organisation du ministère de la Sécurité.

Cette modification vise entre autres à étendre les missions de la Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP), structure opérationnelle chargée du contrôle de la qualité des services de police sur les axes routiers, aux postes tenus par les Eaux et forêts.

Les principales innovations du décret sont :

– l’intégration de contrôleurs issus des Eaux et forêts dans la composition de la CONACFP ;

– l’augmentation du nombre de contrôleurs de 15 à 20 afin d’assurer une couverture efficace des nouveaux postes de contrôle ; – l’harmonisation des rangs du Coordonnateur général et de ses contrôleurs avec l’architecture institutionnelle du département.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Sécurité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second rapport est relatif à la révocation de deux (02) agents de police.

Des investigations menées par les services compétents de la Police nationale ont permis de confirmer la commission de malversations financières par le régisseur d’avances et le responsable de la logistique du Service administratif et financier de la Direction régionale de la police nationale de Bankui.

Ces malversations portent sur la somme de quarante-cinq millions deux cent seize mille (45 216 000) F CFA destinée aux primes d’opération et d’alimentation des éléments des unités mobiles d’intervention. Le Conseil a donc décidé de la révocation des agents de police mis en cause, conformément à l’article 109 du décret n°2019-0406/PRES/PM/MSECU/MINEFID du 09 mai 2019 portant règlement de discipline générale de la police nationale qui énumère les fautes d’une extrême gravité et à l’article 121 dudit décret qui stipule entre autres qu’en cas de faute d’extrême gravité, la révocation est prononcée par le Conseil des ministres sans consultation du Conseil de discipline.

L’adoption de ce rapport permet la révocation des deux (02) agents de la police nationale.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE 

Le Conseil a adopté un décret portant modalités d’évaluation et récompenses spécifiques accordées à l’Agent public ayant la qualité de Volontaire pour la défense de la Patrie (VDP).

Le présent décret fixe les modalités d’évaluation des agents publics de l’Etat mobilisés en qualité de VDP et institue en leur faveur des récompenses spécifiques, modulées en fonction de la durée de l’engagement et des services rendus à la Nation.

S’agissant de l’évaluation, une note annuelle de 9 points sur 10 est attribuée de droit à tout agent public ayant la qualité de VDP. Toutefois, la Brigade des volontaires pour la défense de la Patrie (BVDP) peut émettre un autre avis au sujet de la notation d’un agent donné ; dans ce cas, elle le notifie au Ministre des Serviteurs du Peuple et propose la note à attribuer à l’agent concerné.

L’agent public peut bénéficier de bonifications d’échelons ou de prime de rendement en raison du service accompli en qualité de VDP.

Il bénéficie de la première bonification d’un échelon ou de la première prime de rendement après trois années consécutives de service effectif en qualité de VDP.

La deuxième bonification d’un échelon ou de la deuxième prime de rendement intervient après cinq années consécutives de service effectif à l’issue de la première bonification d’échelon ou de la première prime d’ancienneté.

Ces récompenses ainsi instituées sont sans préjudice sur les décorations pour fait de service public et sur les bonifications d’échelons qui en découlent.

Cette évaluation et ces récompenses prennent effet à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi instituant les Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) au Burkina Faso.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un mécanisme d’évaluation et de notation des agents publics ayant la qualité de VDP.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte catégorisation et modalités de délivrance des actes de construction.

Ce décret est une application de la loi n°008-2026/ALT du 03 mars 2026 portant Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina Faso.

Il permet de classer les actes de construction en deux catégories (autorisations de construire et autorisations d’exploiter) et de fixer les modalités de délivrance des actes de construction puis introduit de nouvelles catégories d’actes de construction tout en allégeant les procédures d’obtention desdits actes.

Ce décret comporte plusieurs innovations. Il s’agit entre autres :

– des autorisations de construire qui regroupent désormais le permis de construire, le permis de modifier et le permis de restaurer ;

– des autorisations d’exploiter qui comprennent le certificat de conformité et le certificat d’occuper ;

– de la délivrance des actes de construction par le ministre chargé de la construction ;

– de l’instauration d’un Guichet unique des actes de construction ;

– de la fixation du délai de traitement des actes de construction à 15 jours ouvrables à compter de la date de dépôt.

L’adoption de ce décret permet d’améliorer les procédures de délivrance des actes de construction.

Le second décret porte conditions de délivrance des agréments du domaine de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.

Ce décret est une révision du dispositif existant relatif aux conditions de délivrance des agréments du domaine de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport. Ledit dispositif comporte cependant des contraintes qui freinent l’accès des opérateurs économiques notamment des Petites et moyennes entreprises (PME) et des jeunes promoteurs à certaines opportunités et limitent la compétitivité nationale.

Les principales innovations du décret sont :

– la digitalisation progressive des procédures de délivrance des agréments ;

– la fixation d’un délai maximum de traitement de trente (30) jours ouvrables ;

– la mise en place d’une commission unique d’examen des dossiers ;

– la suspension de la condition financière ou de chiffre d’affaires ;

– la prise en compte de certains domaines tels que las activités de laboratoire et la confection des bornes topographiques ;

– l’harmonisation des catégories d’agréments et de leurs conditions d’exercice.

Le présent décret vise à définir un cadre unifié et cohérent pour les conditions de délivrance, de renouvellement, de suspension et de retrait des agréments.

L’adoption de décret permet de doter le ministère de la Construction de la Patrie de nouveaux textes règlementaires de délivrance des agréments du domaine de l’urbanisme, de l’habitat et des infrastructures de transport.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2025-0331/PRES/PM/MEMC/MEF du 25 mars 2025 portant fixation des taxes et redevances minières.

L’exploitation semi-mécanisée des substances de mines dont la promotion est en cours au profit des nationaux comme définit dans le Code minier du Burkina Faso, reste confrontée à des difficultés car les redevances proportionnelles sont alignées au même niveau que les mines industrielles pour des productions aurifères relativement basses et pour des dividendes au profit de l’Etat plus élevés.

Ce décret modificatif vise à permettre à l’Etat de poursuivre l’optimisation des recettes et de continuer la promotion de l’exploitation minière semi-mécanisée par des nationaux.

Les innovations majeures du décret sont :  – – –

– la fixation par arrêté des prix de référence des métaux précieux et des autres substances minérales ;

– la réduction de 1% des redevances proportionnelles des projets semi-mécanisés de substances de mines par rapport aux projets miniers industriels ;

– la précision sur le délai de paiement de la taxe superficiaire pour les cas de renouvellement des titres miniers en cours d’année.

L’adoption de ce décret permet l’amélioration du cadre juridique relatif aux taxes et redevances minières.

I 8 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un rapport relatif aux projets spécifiques du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Ces projets visent à réaliser des infrastructures et à acquérir des équipements et fournitures au profit dudit ministère pour un bon déroulement des activités pédagogiques dans un contexte de normalisation des années académiques.

Il s’agit :

– de poursuivre la construction des infrastructures dans les Instituts d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) en vue de leur opérationnalisation pour l’année académique 2026-2027 ;

– d’acquérir des équipements pédagogiques et des consommables de laboratoire  pour un bon déroulement des travaux pratiques dès la prochaine rentrée académique.

Le coût global de ces projets spécifiques s’élève à cinq milliards neuf cent soixante-cinq millions huit cent six mille huit cent quarante-huit (5 965 806 848) F CFA.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat, exercice 2026.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques a fait au Conseil une communication relative aux résultats de la campagne agricole de saison sèche 2025-2026.

La production maraîchère toutes spéculations confondues de la saison sèche 2025-2026 est estimée à 1 469 371 tonnes. Cette production est en hausse de 14,4% par rapport à la campagne 2024-2025.

Pour la production céréalière (maïs, riz, blé), elle est estimée à 55 141 tonnes, soit une hausse de 5% par rapport à la campagne précédente.

En ce qui concerne la production des racines et tubercules (pommes de terre, patates), elle est estimée à 61 512 tonnes soit une hausse de 5% par rapport à la campagne précédente.

Ces résultats ont été atteints grâce notamment aux efforts consentis par le Gouvernement. A cet effet, 472 forages à gros débit et 129 forages maraîchers ont été réalisés au cours de cette campagne pour renforcer la disponibilité en eau.

Dans le cadre de l’appui au développement de la production maraîchère, 3 900 ha de périmètres irrigués ont été aménagés dont 643 ha de périmètres maraîchers sur l’ensemble du territoire. Dans celui des actions de mécanisation 3 617 ha ont été labourés hors aménagement. Ces labours et aménagements ont permis de porter la superficie totale exploitée au cours de cette campagne à 91 307 ha, soit une hausse de 16% par rapport à la précédente campagne sèche.

Un appui de 6 634 tonnes d’engrais NPK, de 3 714 tonnes d’urée et de 377 tonnes de fumure organique ont été mis à la disposition des producteurs à prix subventionnés.

En outre, 1 525 tonnes de semences de variétés améliorées ont été octroyées gracieusement aux producteurs.

Du matériel d’exhaure constitué de 195 motopompes solaires, 7 731 tubes en PVC et 168 kits d’irrigation goutte-à-goutte a été mis à la disposition des producteurs à prix subventionnés.

La campagne a été affectée par diverses attaques de ravageurs dans plusieurs régions. Sur une superficie de 2 864 ha ayant fait l’objet d’inspection, 1 573 ha ont été identifiés comme infestés. A la suite de ces constats, plus de 1 496 ha ont été traités à l’aide de 1 221 litres et 80 kilogrammes de pesticides. Des vergers de mangue ont été infestés par les mouches de fruits. A ce titre, 14 807 ha ont été déclarés infestés parmi lesquels 2 024 ha ont bénéficié de traitements utilisant des pièges à paraphéromones ainsi que des appâts alimentaires.

Le Conseil félicite les différents acteurs pour tous les résultats engrangés.

II 2 Le ministre de la Sécurité a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 8e édition de la Journée nationale de l’arbre (JNA) et de la campagne de reforestation 2026.

La 8ᵉ édition de la Journée nationale de l’arbre se tiendra le 20 juin 2026 sous le thème «Ma concession, mon arbre». Trois activités majeures sont au programme de cette journée : une plantation d’arbres par le Camarade Président du Faso, l’organisation de «l’heure patriotique pour reverdir le Faso» et la tenue de la «Tree night» ou la nuit de l’arbre.

Quant à la campagne nationale de reforestation, placée sous le thème «Une institution, un bosquet », elle sera lancée le 27 juin 2026 et se poursuivra jusqu’en fin septembre, avec pour objectif la mise en terre de plus de 15 millions de plants.

II 3 Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative à la commémoration en différé le 26 juin 2026 à Ouagadougou de la 24e édition de la Journée mondiale contre le travail des enfants (JMTE).

Le thème retenu pour cette année est : « Carton rouge au travail des enfants : une enfance protégée, un travail décent pour les adultes».

Cette édition de la JMTE vise d’une part à sensibiliser et mobiliser l’opinion publique sur l’ampleur et la gravité du travail des enfants et d’autre part à plaider pour le respect de leurs droits fondamentaux. Elle sert de cadre à la définition de mesures destinées à l’accélération de la marche du Burkina Faso vers l’élimination de toutes formes de travail des enfants d’ici à 2030 conformément aux Objectifs de développement durable (ODD).

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– le camarade Arouna KONATE, Mle 269 540 M, Conseiller en études et analyses, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur des investissements et des participations à l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) ;

– la camarade Sali KASSA, Mle 23 002 (APEC), Economiste, est nommée Directrice des études, de la prospective et de la planification à l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

– le camarade Wendlassida Patrice COMPAORE, Ingénieur en télécommunications, est nommé Secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP).

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– le camarade Gaston BATIONO, Mle 43 595 M, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur technique des services, en remplacement du camarade Sidinomwendé Lamoussa Arsène SAWADOGO ;

– le camarade Hiver BOUSSINI, Mle 52 116 S, Vétérinaire, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique du ministre délégué ; – le camarade Adama BORO, Mle 57 450 V, Ingénieur agronome, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Chargé de mission ; – le camarade Albéric Lionel BAYALA, Mle 312 406 Z, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de l’agropôle du Nakambé.

D MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– le camarade Saïdou SANKARA, Mle 59 713 C, Administrateur civil, 2e classe, 8e échelon, est nommé Administrateur et Président du Conseil d’orientation et de contrôle de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Mahiret Eméric Rodrigue SOME ;

– le camarade Kassoum TARNAGDA, Mle 118 966 V, Administrateur civil, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– le camarade Abdoulaye HEMA, Mle 104 426 X, Administrateur civil, 2e classe, 5e échelon, est nommé Conseiller technique du Gouverneur de la région du Nakambé, chargé des questions relatives aux libertés publiques, à la prévention et à la gestion des conflits ; – la camarade Adissa Wend-Touin GOUMBRI/ZOUNGRANA, Mle 279 188 H, Administrateur civil, 2e classe, 1er échelon, est nommée Conseiller technique du Gouverneur de la région du Kadiogo, chargée des questions relatives aux libertés publiques, à la prévention et à la gestion des conflits.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– le camarade Issa ZONGO, Mle 211 729 V, Commissaire principal de police, catégorie I, 2e grade, 3e échelon, est nommé Commandant du Groupe spécial d’intervention de la police nationale (GSIPN).

F AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– le camarade Sié Mogodègnan Jérémi KOULIBALY, Mle 88 790 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2e classe, 5e échelon, est nommé Attaché de presse près l’Ambassade du Burkina Faso à Ankara (Türkiye).

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

– le camarade Tindnéré Bernard KOALGA, Officier, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– le camarade Anfana TRAORE, Mle 58 500 Y, Ingénieur de conception en informatique, 2e classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission.

I AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– le camarade Ousseni KABORE, Mle 392 (LA POSTE BF), Administrateur des services postaux et financiers, catégorie 10, 15e échelon, est nommé Inspecteur général des services ; – le camarade Youssouf DIANDA, Mle 1046 (LA POSTE BF), Inspecteur des services postaux et financiers, catégorie 9, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

J AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

– le camarade Sidpouita Mathilde LOMPO/KOUDOUGOU, Mle 375 142 Z, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 1er échelon, est nommée Directrice générale du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP).

K AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– le camarade Edmond LANKOUANDE, Mle 313 486 K, Enseignant-chercheur, catégorie PD, grade initial, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence Faso Vêenem.

L AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– le camarade Bamassi Serge HEMA, Mle 225 087 G, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Groupement d’intérêt public/Programme national de volontariat du Burkina Faso (GIP-PNV).

III 2 REVOCATIONS

Les agents de police dont les noms suivent sont révoqués de la Fonction publique :

– le camarade Nicolas B. TIAO, Mle 90 605 X, Lieutenant de police ;

– le camarade Marcelin P. ILBOUDO, Mle 309 147 H, Sergent-chef de police.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ;

– des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Manga et de Ziniaré et du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo au titre du ministère de la Santé ;

– de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de l’Agence burkinabè pour l’emploi «Faso Tonlo Zï» au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) et de l’Agence burkinabè pour l’emploi «Faso Tonlo Zï».

A PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour un premier mandat de trois  (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– le camarade Bernard KABRE, Mle 111 130 N, Administrateur des services financiers, en remplacement du camarade Adama ILBOUDO.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– le camarade Dieudonné KOURAOGO, Mle 40 648 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, en remplacement du camarade Mama DAHANI.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– le camarade Abraham TAPSOBA, Mle 212 615 A, Conseiller des affaires économiques, en remplacement du camarade Karim OUATTARA.

Le deuxième décret renouvelle le mandat du camarade Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat du camarade Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts, Président du Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– la camarade Larissa Carine KANYALA, Mle 279 851 W, Conseiller d’éducation féminine, en remplacement de la camarade Kibspoko Germaine KUILA.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances : – le camarade Ibrahima NOMBO, Mle 212 355 T, Conseiller en économie et développement, en remplacement du camarade Guesrim Basile Désiré SAVADOGO.

Le deuxième décret porte nomination de la camarade Bowendsom Claudine ROUAMBA/OUEDRAOGO, Mle 111 053 D, Professeur titulaire de Sociologie, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Mahamadou SAWADOGO.

F AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– le camarade Sié Mogodègnan Jérémi KOULIBALY, Mle 88 790 F, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 2e classe, 5e échelon, est nommé Attaché de presse près l’Ambassade du Burkina Faso à Ankara (Türkiye).

G AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

– le camarade Tindnéré Bernard KOALGA, Officier, est nommé Secrétaire permanent du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE

– le camarade Anfana TRAORE, Mle 58 500 Y, Ingénieur de conception en informatique, 2e classe, 9e échelon, est nommé Chargé de mission.

I AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

– le camarade Ousseni KABORE, Mle 392 (LA POSTE BF), Administrateur des services postaux et financiers, catégorie 10, 15e échelon, est nommé Inspecteur général des services ; – le camarade Youssouf DIANDA, Mle 1046 (LA POSTE BF), Inspecteur des services postaux et financiers, catégorie 9, 14e échelon, est nommé Inspecteur technique des services.

J AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

-le camarade Sidpouita Mathilde LOMPO/KOUDOUGOU, Mle 375 142 Z, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 1er échelon, est nommée Directrice générale du Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP).

K AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– le camarade Edmond LANKOUANDE, Mle 313 486 K, Enseignant-chercheur, catégorie PD, grade initial, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence Faso Vêenem.

L AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

– le camarade Bamassi Serge HEMA, Mle 225 087 G, Administrateur des services financiers, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Groupement d’intérêt public/Programme national de volontariat du Burkina Faso (GIP-PNV).

III 2 REVOCATIONS

Les agents de police dont les noms suivent sont révoqués de la Fonction publique :

– le camarade Nicolas B. TIAO, Mle 90 605 X, Lieutenant de police ;

– le camarade Marcelin P. ILBOUDO, Mle 309 147 H, Sergent-chef de police.

III 3 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) au titre de la Présidence du Faso ; – des Centres hospitaliers régionaux (CHR) de Manga et de Ziniaré et du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo au titre du ministère de la Santé ;

– de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de l’Agence burkinabè pour l’emploi «Faso Tonlo Zï» au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) et de l’Agence burkinabè pour l’emploi  «Faso Tonlo Zï».

A PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances : – le camarade Bernard KABRE, Mle 111 130 N, Administrateur des services financiers, en remplacement du camarade Adama ILBOUDO.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité : – le camarade Dieudonné KOURAOGO, Mle 40 648 T, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, en remplacement du camarade Mama DAHANI.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat : – le camarade Abraham TAPSOBA, Mle 212 615 A, Conseiller des affaires économiques, en remplacement du camarade Karim OUATTARA.

Le deuxième décret renouvelle le mandat du camarade Zoéwendtaalé Zéphirin ZONGO, Mle 314 384 F, Conseiller en études et analyses, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat du camarade Samuel KALKOUMDO, Mle 51 187 S, Inspecteur des impôts, Président du Conseil d’administration de l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC) pour une dernière période de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional (CHR) de Manga pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité : – la camarade Larissa Carine KANYALA, Mle 279 851 W, Conseiller d’éducation féminine, en remplacement de la camarade Kibspoko Germaine KUILA.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances : – le camarade Ibrahima NOMBO, Mle 212 355 T, Conseiller en économie et développement, en remplacement du camarade Guesrim Basile Désiré

SAVADOGO.

Le deuxième décret porte nomination de la camarade Bowendsom Claudine ROUAMBA/OUEDRAOGO, Mle 111 053 D, Professeur titulaire de Sociologie, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Tengandogo pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Mahamadou SAWADOGO.

Le troisième décret porte nomination du camarade Dar Francis Albert SOME, Mle 80 524 M, Médecin spécialiste en santé publique, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration du Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement du camarade Lamoussa Lamine TRAORE.

C MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– le camarade Jean ZINSONE, Mle 46 263 C, Inspecteur du trésor, en remplacement du camarade Jérôme Jean Stéphane PARE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

– le camarade Serge SAMANDOULOUGOU, Mle 258 288 P, Maître de recherche, en remplacement de la camarade Hadja Oumou SANON.

D MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï » pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– la camarade Emilienne YAMEOGO, Mle 225 912 B, Conseiller en emploi et en formation professionnelle ;

– le camarade Parbignaré Julien ZANZE, Mle 212 146 A, Administrateur civil.

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :

– le camarade Soumaïla BARRO, Mle 59 693 F, Conseiller en gestion des ressources humaines.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– le camarade Sidiki DRABO, Mle 59 925 D, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :

– le camarade Barthélemy BADIEL, Mle 246 742 U, Conseiller en emploi et en formation professionnelle.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CONFEDERATION GENERALE DES ENTREPRISES DU FASO (COGEF)

– le camarade Inoussa KABORE, Gestionnaire de sociétés.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ORGANISATIONS SYNDICALES DE TRAVAILLEURS

– la camarade Kiswendsida Lynda Christine TIENDREBEOGO, Mle 59, Adjoint de secrétariat.

Le second décret nomme la camarade Emilienne YAMEOGO, Mle 225 912 B, Conseiller en emploi et en formation professionnelle, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence burkinabè pour l’emploi « Faso Tonlo Zï» pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, Officier de l’Ordre de l’Etalon.

SITARAIL : Capacités et compétences renforcées des agents de maintenance sur les locomotives GL30

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Dans le cadre de la modernisation de son parc de matériel roulant, SITARAIL a renforcé ses capacités opérationnelles, avec l’acquisition en décembre 2025, de quatre nouvelles locomotives GL30, de nouveaux engins dotés d’équipements et de technologies plus avancés.

Objectif : permettre de se familiariser et de maîtriser ces nouvelles unités et leurs fonctionnalités, et d’en garantir une exploitation optimale.

D’où l’initiative des présentes sessions de formation destinées notamment aux agents de la maintenance, notamment les mécaniciens, électriciens et thermiciens.

Au total, 55 agents sont concernés par la formation qui leur permettra de renforcer leurs connaissances et capacités pour une meilleure gestion des GL30.

Avec cette initiative, SITARAIL réaffirme son engagement en faveur du développement des compétences de ses collaborateurs, de l’excellence opérationnelle et son souci permanent de garantir un service toujours plus performant, sûr et fiable au bénéfice de ses usagers et partenaires.

Burkina Demain

Source : SITARAIL

Economies des Etats avec le Conflit au Moyen-Orient : La Banque mondiale prête à mobiliser 100 milliards de dollars

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Avec le conflit au Moyen-Orient, la croissance mondiale tombe à son niveau le plus bas depuis la COVID-19. En effet, selon les dernières Perspectives économiques mondiales du Groupe de la Banque mondiale, la croissance économique du monde devrait ralentir à 2,5 % en 2026, contre 2,9 % en 2025. Pour deux tiers des économies du monde, les prévisions ont été revues à la baisse par rapport à celles établies au mois de janvier de cette année. La croissance de l’économie mondiale devrait se redresser à 2,8 % en 2027, mais restera inférieure de 0,4 point de pourcentage à la moyenne enregistrée durant les années 2010. Pour ce qui est de l’Afrique subsaharienne, la croissance devrait légèrement reculer à 4,0 % en 2026, avant de remonter à 4,4 % en 2027. Plus de détails dans ce Communiqué de presse.

«Avec le conflit au Moyen-Orient, la croissance mondiale tombe à son niveau le plus bas depuis la COVID-19

Le Groupe de la Banque mondiale est prêt à mobiliser jusqu’à 100 milliards de dollars en 15 mois pour soutenir les pays touchés

WASHINGTON, 11 juin 2026 – Selon les dernières Perspectives économiques mondiales du Groupe de la Banque mondiale, le conflit au Moyen-Orient devrait ramener la croissance mondiale à son niveau le plus bas depuis le début de la pandémie de COVID-19, sur fond de flambée des prix de l’énergie, de regain de l’inflation et de renchérissement des coûts d’emprunt.

La croissance mondiale devrait ralentir à 2,5 % en 2026, contre 2,9 % en 2025. Pour deux tiers des économies du monde, les prévisions ont été revues à la baisse par rapport à celles établies au mois de janvier de cette année. La croissance de l’économie mondiale devrait se redresser à 2,8 % en 2027, mais restera inférieure de 0,4 point de pourcentage à la moyenne enregistrée durant les années 2010. Plusieurs années de faible croissance ont mis un coup d’arrêt au processus de rattrapage des économies en développement sur les économies avancées. Le rapport constate qu’en 2028 les économies en développement hors Chine et Inde auront collectivement traversé près d’une décennie sans réduire leur écart de revenu par habitant vis-à-vis des économies avancées.

«Les pays en développement font face à une succession de chocs depuis une décennie, souligne le président du Groupe de la Banque mondiale Ajay Banga. Chaque pays est touché différemment, mais l’enjeu est le même pour tous : protéger les populations et préserver la stabilité aujourd’hui, sans hypothéquer la croissance et l’emploi de demain. Face au choc actuel, nous fournissons dès maintenant des liquidités là où elles sont nécessaires. Et, si les pressions s’intensifient, nous sommes prêts à déployer des financements supplémentaires, ainsi que de nouvelles garanties et solutions pour le secteur privé. Notre rôle est d’aider les pays à tenir le cap, à maintenir le rythme des réformes et à sortir plus forts de cette épreuve».

Alors que la fermeture du détroit d’Ormuz a gravement perturbé les marchés de l’énergie, le rapport prévoit que le prix du pétrole Brent atteindra en moyenne 94 dollars le baril en 2026 (soit une hausse de 36 % par rapport à 2025), et ce en supposant que les perturbations les plus graves s’atténuent en juillet. Les prix des engrais devraient fortement augmenter cette année, avec des répercussions en cascade sur les prix alimentaires. Ces pressions conjuguées font remonter l’inflation mondiale, qui devrait s’établir à 4,0 % cette année, contre un taux de 3,3 % enregistré en 2025.

Les risques de détérioration restent cependant significatifs. Si les perturbations de l’approvisionnement énergétique s’avéraient plus graves que prévu et s’accompagnaient de tensions financières importantes, la croissance mondiale pourrait tomber à seulement 1,3 % en 2026, et l’inflation grimper à 4,4 %.

La croissance des économies en développement, qui avait atteint 4,4 % en 2025, devrait tomber cette année à 3,6 %, soit son niveau post-COVID le plus bas, avant de se redresser à 4,2 % en 2027. Les économies du Golfe directement touchées par le conflit devraient être les plus durement affectées, leur croissance chutant de 3,9 % en 2025 à un niveau proche de zéro en 2026. Le rapport table toutefois sur un rebond de la croissance autour de 5 % en 2027-2028, à la faveur de la reprise des échanges commerciaux et du lancement des dépenses de reconstruction.

Le Groupe de la Banque mondiale s’attache à soutenir l’ensemble des pays en développement dans leur action face aux crises. En réponse au conflit au Moyen-Orient, il met immédiatement à disposition une enveloppe de 50 à 60 milliards de dollars par le biais d’instruments existants, dont 25 milliards de dollars de financements provenant de dispositifs préétablis. Ces fonds peuvent soutenir les filets de protection sociale en faveur des populations les plus vulnérables, renforcer les capacités budgétaires ou encore fournir des fonds de roulement et des liquidités aux entreprises et aux exploitations agricoles. À ce jour, plus de 30 pays travaillent activement avec le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de ce plan d’intervention, afin d’améliorer leur état de préparation et assurer une riposte rapide à la crise. En cas de conflit et de répercussions économiques prolongées, le Groupe de la Banque mondiale peut accroître son soutien à hauteur de 80 à 100 milliards de dollars sur 15 mois.

L’Asie du Sud devrait demeurer la région la plus dynamique en 2026, tout en accusant elle aussi un ralentissement significatif, avec un taux de croissance qui passera de 7 % en 2025 à 6,3 % cette année. La croissance de l’Afrique subsaharienne ralentit également, sous l’effet principalement de l’inflation, et plus particulièrement du prix élevé des denrées alimentaires induit par les pénuries et le renchérissement des coûts touchant les engrais.

«Le conflit a porté un coup dur à l’activité mondiale, mais toute crise est aussi une opportunité, affirme Ayhan Kose, économiste en chef adjoint du Groupe de la Banque mondiale et directeur de la cellule Perspectives. Ce moment doit être mis à profit pour renforcer les cadres de politique économique, investir dans les infrastructures, accélérer les réformes favorables aux entreprises et mobiliser des capitaux privés pour soutenir la création d’emplois à grande échelle. »

L’un des deux chapitres thématiques du rapport se penche sur les défis budgétaires des économies en développement. Environ deux tiers d’entre elles, qui représentent par ailleurs près de 90 % des pays à faible revenu, sont des économies exportatrices de produits de base. Pourtant, ces économies tendent à afficher des situations budgétaires plus fragiles que les autres économies en développement, en raison de recettes plus volatiles et moins diversifiées. Le rapport relève qu’après cinq ans, la manne engrangée par un boom des prix des produits de base a été en grande partie dépensée, au lieu d’être mise en réserve pour consolider les finances publiques. Pour faire face à la volatilité des prix des matières premières, les responsables politiques devraient s’appuyer sur des cadres adaptés, tels que des règles budgétaires bien conçues et des fonds souverains assortis d’un mandat de stabilisation explicite, conjugués à une meilleure mobilisation des recettes intérieures et à une plus grande diversification économique.

Le second chapitre examine comment la montée de l’endettement affaiblit la capacité des pays à répondre aux crises et à investir dans leurs priorités de développement de long terme, tout en faisant grimper leurs coûts d’emprunt. Depuis 2010, la dette publique globale des économies en développement est passée de moins de 40 % du PIB à plus de 70 %. L’analyse montre que plus un pays est déjà endetté, plus ses coûts d’emprunt augmentent fortement à chaque nouvelle dette contractée. Cet effet est particulièrement prononcé dans les pays les plus vulnérables. Pour les pays dont les ratios dette/PIB sont élevés, la réduction des niveaux d’endettement peut se traduire par des gains financiers tangibles, en dégageant un espace budgétaire qui leur permettra d’investir dans les infrastructures, la santé et l’éducation, avec à la clé plus de croissance économique et de création d’emplois.

Télécharger le rapport : https://www.worldbank.org

Perspectives régionales :

Asie de l’Est et Pacifique : La croissance devrait tomber à 4,2 % en 2026, avant de se raffermir à 4,4 % en 2027.

Europe et Asie centrale : La croissance devrait marquer le pas à 2,1 % en 2026, avant de remonter légèrement à 2,3 % en 2027.

Amérique latine et Caraïbes : La croissance devrait ralentir à 2,2 % en 2026, avant de se redresser à 2,5 % en 2027.

Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan : La croissance devrait chuter à 1,6 % en 2026, avant de rebondir à 5,0 % en 2027.

Asie du Sud : La croissance devrait fléchir à 6,3 % en 2026, avant de se consolider à 6,9 % en 2027.

Afrique subsaharienne : La croissance devrait légèrement reculer à 4,0 % en 2026, avant de remonter à 4,4 % en 2027. Pour en savoir plus, consulter la synthèse régionale.

Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des principales sources de financements et de savoirs pour les pays en développement. Depuis plus de huit décennies, le Groupe de la Banque mondiale allie financement et expérience de terrain pour créer des emplois et des opportunités dans les pays en développement. Nous travaillons avec des partenaires des secteurs public et privé pour bâtir des économies plus résilientes et concrétiser notre vision d’un monde sans pauvreté sur une planète vivable. Notre Banque des connaissances permet de reproduire et déployer à plus grande échelle des solutions éprouvées pour répondre aux problèmes de développement les plus pressants dans le monde.

Contacts : Relations médias Banque mondiale : +1 (202) 473 7660, press@worldbankgroup.org

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78e anniversaire CCI-BF : Célébration sous le signe du patriotisme à Banfora

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A Banfora, dans la matinée de ce jeudi 11 juin 2026 à la Direction de la Chambre de Commerce, d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), l’heure était à la traditionnelle montée des couleurs nationales. C’était à l’occasion de la célébration du 78e anniversaire de la CCI-BF Banfora.

Photo de famille pour marquer la postérité

La célébration du 78e anniversaire CCI-BF Banfora intervient dans un contexte particulier marqué par la volonté affirmée des plus hautes autorités de notre pays sous le leadership du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, de renforcer les fondements institutionnels de l’État et d’accélérer la transformation structurelle de notre économie.

Ainsi l’évènement ce 11 juin 2026 a été marqué dans la matinée par la montée des couleurs nationales au cours d’une cérémonie solennelle.

4 missions de la CCI-BF rappelées

C’est le Gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé qui a présidé la cérémonie commémorative du 78e anniversaire de la CCI-BF

Présidant la cérémonie, le Gouverneur des Tannounyan, Patrice Yéyé, a évoqué le discours du Camarade Ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat. Ledit discours rappelle qu’au regard des enjeux actuels, le Gouvernement a assigné à la CCI-BF plusieurs missions dont la 1ère consiste à renforcer son rôle de représentation des intérêts du secteur privé auprès des pouvoirs publics.

La 2ème mission qui est d’accompagner la transformation productive de notre économie à travers la promotion de l’industrialisation, de la transformation des matières premières et du développement des chaînes de valeurs nationales.  La 3ème mission est de contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs Burkinabè capables de créer des emplois et de conquérir les marchés nationaux et internationaux. La 4ème mission porte sur le renforcement de la compétitivité des entreprises nationales par la formation d’assistance technique, l’accès à l’information économique et l’accompagnement à l’exportation.

Pour un rôle accru de la CCI-BF

Le Gouverneur Yéyé a par ailleurs invité la CCI-BF à jouer un rôle accru dans la promotion de l’investissement, du développement des infrastructures économiques, de la modernisation du commerce et de la consolidation de l’économie nationale.

Enfin s’adressant à l’ensemble des personnalités présentes, le Gouverneur des Tannounyan les a exhortés à faire un vibrant *standing ovation * en l’honneur et hommage de tous ceux qui ont combattu jusqu’au sacrifice suprême, qui sont tombés vaillamment au nom de la patrie.

Les personnalités vivement mobilisées à cette cérémonie étaient entre autres les Camarades Haut- Commissaire, le 1 er Vice-Président de la Délégation spéciale des Tannounyan, le Chargé de Mission à la Présidence du Faso pour la région des Tannounyan, le Conseiller technique, le Président du Tribunal de Grande  instance de Banfora, le Procureur du Faso près du TGI de Banfora, l’Évêque de Banfora, les Autorités judiciaires, coutumières, religieuses, militaires, les corps constitués des Forces de Défense et de sécurité, la Représentante régionale de la CCI-BF à la Délégation consulaire des Tannounyan, le Directeur Régional de la Communication, des arts et du tourisme, les Directeurs généraux, régionaux, provinciaux et Chefs de service, les Responsables d’ONG, d’association, les membres de la Veille citoyenne.

Faut-il le rappeler, créée le 11 juin 1948 dans la cité de Sya à Bobo Dioulasso, la CCI-BF est une institution qui accompagne le développement économique de notre pays et contribue à la structuration du secteur privé national.

Soumaïla Soma, Banfora

Burkina Demain