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Compte rendu du Conseil des ministres du 5 février 2026

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La présente session s'est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 05 février 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 14 H 24 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à trois (03) projets de décret.

Il s’agit :

– du décret portant renouvellement de mandat de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP) ;

– du décret portant nomination de Membres au Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique ;

– du décret portant nomination du Président du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique.

Ces nominations visent à assurer la continuité institutionnelle et la stabilité des instances de gouvernance dans la mise en oeuvre de la politique nationale de transparence et d’efficacité de la commande publique.

L’adoption de ces décrets permet de garantir le fonctionnement du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique, conformément au décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MDICAPME du 05 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes d’administration des sociétés à capitaux publics, des établissements publics et des structures à statut spécifique.

I 2 AU TITRE DU MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant renouvellement des Membres du Tribunal militaire de Ouagadougou au titre de l’année judiciaire 2025-2026.

Le Tribunal militaire de Ouagadougou dispose d’un effectif composé de juges professionnels civils et militaires ainsi que de juges assesseurs.

Chaque année judiciaire, il est procédé au renouvellement des membres de ce Tribunal afin de lui garantir un fonctionnement régulier.

L’adoption de ce décret permet le renouvellement du mandat des Membres du Tribunal militaire de Ouagadougou au titre de l’année judiciaire 2025-2026, conformément aux dispositions de la loi n°24/94/ADP du 24 mai 1994 portant Code de justice militaire et ses modificatifs la loi n°007/98/AN du 31 mars 1998 et la loi n°44-2017/AN du 04 juillet 2017.

La liste des membres sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts particuliers de la Société Faso Agropôles en abrégé « SOFA ».

L’adoption de ce décret permet à la Société Faso Agropôles de disposer de textes règlementaires en vue d’assurer efficacement ses missions, conformément au décret n°2000-189/PRES/PM/MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des sociétés d’Etat.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité.

Ce décret est une relecture du décret n°2024-1676/PRES/PM/MATM du 31 décembre 2024 portant organisation du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité (MATM). Cette relecture vise à prendre en compte les réformes majeures dans l’organisation et le fonctionnement dudit ministère et à le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Les innovations majeures du décret sont :

– la prise en charge complète de la matière électorale par le MATM ;

– la suppression de la Maitrise d’ouvrage de l’Aéroport de Donsin et de la Régie administrative chargée de la gestion de l’assistance en escale (RACGAE) fusionnées à la Société des Aéroports du Faso (SAFA) ;

– la prise en compte de la SAFA ;

– la prise en compte de la centralisation des règles de dévolution et de perte de pouvoirs des chefferies coutumières et traditionnelles ;

– l’érection du protocole en service du protocole.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

I 5  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté sept (07) rapports.

Le premier rapport est relatif à la prise de contrôle de la société BIOTHIC INDUSTRIES SA par l’Etat.

BIOTHIC INDUSTRIES SA, implantée à Léo, est une unité industrielle moderne spécialisée dans l’extraction d’huiles essentielles. Cette société a bénéficié entre 2020 et 2021, d’un financement public global de 500 000 000 F CFA accordé par le Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES), dont 400 000 000 F CFA sous forme de crédit d’investissement et 100 000 000 F CFA au titre d’une opération de portage d’actions.

Malgré les multiples réaménagements d’échéances consentis par le FBDES, ce financement n’a fait l’objet d’aucun remboursement à ce jour. Au 31 décembre 2025, le cumul des impayés exigibles s’élève à 332 154 288 F CFA.

L’analyse de cette situation révèle une inexécution grave, continue et fautive des engagements contractuels de BIOTHIC INDUSTRIES SA envers le FBDES.

La prise de contrôle de cette société offrira à l’Etat la possibilité de conserver définitivement les actions et de transformer l’opération de portage en une participation permanente. Elle permettra également de convertir les créances du FBDES en capital afin de renforcer la position de l’Etat au sein de la société et de réorganiser la gouvernance de BIOTHIC INDUSTRIES SA en vue de sa relance effective.

L’adoption de ce rapport permet la prise de contrôle total des actions de la société BIOTHIC INDUSTRIES SA par l’Etat et son intégration dans le portefeuille des entreprises publiques.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant érection du Centre universitaire de Gaoua en Université et dénomination de la nouvelle Université.

Après huit (08) années de fonctionnement, le Centre universitaire de Gaoua (CUG) a connu une croissance soutenue de ses effectifs et de ses activités d’enseignement et de recherche. En effet, de 2017 à 2025, le nombre d’étudiants et celui des enseignants permanents sont passés respectivement de 165 à 1 166 et de 02 à 37.

En outre, le CUG prévoit d’accueillir environ 2100 nouveaux bacheliers et 44 enseignants permanents par an à l’horizon 2028. Cette évolution indique une maturité académique et institutionnelle de l’établissement qui est désormais apte à assumer la mission d’une université.

L’érection du Centre universitaire de Gaoua en université s’inscrit également dans un contexte de redéfinition de la politique éducative nationale bâtie autour de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ).

Ce changement contribuera entre autres à :

– répondre efficacement à la demande de formation de plus en plus forte ;

– améliorer la gouvernance universitaire ;

– atteindre les objectifs de diversification, de professionnalisation et dequalité de l’enseignement supérieur fixés par le Gouvernement.

L’adoption de ce décret permet l’érection du Centre universitaire de Gaoua en université, conformément au décret n°2014-612/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère scientifique, culturel et technique et sa dénomination en«Université SIB Sié Faustin » (U2SF).

Le troisième rapport est relatif à un projet de loi portant statut général des Autorités administratives indépendantes.

Les Autorités administratives indépendantes (AAI) font partie du dispositif institutionnel du Burkina Faso. Elles ont été créées pour répondre à des exigences spécifiques de régulation, de contrôle, de protection des droits et libertés et de moralisation de la gestion publique dans des domaines sensibles ou techniquement complexes.

Toutefois, ces Autorités administratives indépendantes ne disposent pas d’un cadre juridique général harmonisé.

Ce projet de loi vise à doter les Autorités administratives indépendantes d’un cadre juridique commun afin de renforcer la cohérence et la discipline de l’action publique tout en préservant leur indépendance fonctionnelle.

Il permettra de corriger les insuffisances constatées dans la gouvernance des AAI et d’adapter leur cadre juridique à l’environnement politique, institutionnel et économique du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant définition des modalités de répartition des amendes et pénalités issues du recouvrement des recettes de service.

Dans le cadre de la recherche de ressources supplémentaires pour le financement du développement, le ministère de l’Economie et des finances s’est engagé depuis plusieurs années à accroitre la part contributive des recettes de service au budget de l’Etat. A cet effet, des textes législatifs et réglementaires sont régulièrement adoptés pour créer de nouvelles recettes de service ou réviser les tarifs des prestations existantes. Toutefois, il est constaté que la multiplication de ces textes ne s’accompagne pas toujours d’une amélioration proportionnelle de la contribution de ces recettes au budget général.

Cette situation s’explique principalement par la pratique croissante de répartition des recettes de service entre le budget de l’Etat et celui des ministères ou institutions dont émanent les prestations. Une telle pratique, bien que visant à doter les structures techniques de moyens supplémentaires, contrevient au principe de l’universalité budgétaire, qui préconise la non-affectation des recettes aux dépenses.

Le présent décret vise ainsi à consacrer le principe du reversement intégral des recettes de service au budget de l’Etat, tout en encadrant la répartition des amendes et pénalités qui peuvent en découler.

Il introduit deux innovations majeures :

– l’affirmation du principe d’universalité budgétaire qui met fin à la répartition des recettes de service et leur reversement intégral au budget de l’Etat ;

– l’encadrement clair et uniforme de la répartition des accessoires qui instaure un régime de répartition des amendes et pénalités selon une clé de répartition de 90% pour le budget de l’Etat et 10% au profit des ministères et institutions concernés.

L’adoption de ce décret permet d’améliorer la part contributive des recettes de service au budget de l’Etat.

Le cinquième rapport est relatif à l’acquisition d’un terrain à Ouagadougou au profit de l’Etat.

Le terrain situé au secteur 4, arrondissement 01 de Ouagadougou a une superficie de 33 009 m2. Sa valeur est de 2 000 000 000 F CFA. L’acquisition de ce terrain permettra de renforcer les capacités immobilières de l’Etat.

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition dudit terrain au profit de l’Etat.

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant déclaration d’utilité publique urgente le terrain formant les sections 842 et 843 de Ouaga 2000, d’une superficie totale de 533 832 m2 dans l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou.

Par une délibération du Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) en 2015, ce terrain avait été mis à la disposition du gérant de la société des Cimetières de l’Espérance, un promoteur privé, au prix d’un franc symbolique par mètre carré. Si le promoteur s’est acquitté des frais d’acquisition, ledit terrain n’a jamais été mis en valeur.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente le terrain formant les sections 842 et 843 de Ouaga 2000, d’une superficie totale de 533 832 m2 dans l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou en vue de la réalisation d’investissements publics d’intérêt national.

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant reprise des participations des actionnaires privés dans le capital social de BAGREPOLE_SEM et de SOUROUPOLE_SEM.

Après plus d’une décennie de fonctionnement des agropôles, le constat révèle des défis persistants et des insuffisances majeures qui entravent leur contribution à la souveraineté alimentaire et au développement économique local et national.

Il s’agit notamment :

– de la faible mobilisation du secteur privé dans le financement des investissements structurants ;

– du retard des aménagements et d’une sous exploitation des terres attribuées ;

– du faible développement des pools de commercialisation et de transformation ;

– du non-achèvement des processus de sécurisation foncière et de l’existence de tensions sociales.

Au regard de la faible performance socio-économique des agropôles et de la ferme volonté du Gouvernement d’améliorer leur contribution dans la réalisation de la souveraineté alimentaire, des réformes stratégiques s’imposent tant dans leur vocation, leur mode de gouvernance que leur statut juridique.

Le décret vise le recentrage des missions des agropôles en tant que leviers stratégiques de développement intégré, tout en réaffirmant le rôle de l’Etat comme acteur central de leur processus de développement.

Les innovations majeures du décret sont :

– un meilleur pilotage du processus de réforme des agropôles ;

– une mutualisation des ressources financières, humaines et logistiques pour plus d’efficience ;

– une gestion intégrée des risques grâce à une mutualisation des moyens en permettant de mieux gérer les risques financiers climatiques.

L’adoption de ce décret permet la reprise des parts des actionnaires privés dans le capital social de BAGREPOLE_SEM et de SOUROUPOLE_SEM en vue de la mise en place d’une entité unique de gestion.

I 6  AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’approbation de la fiche synthétique de l’opération de développement « Identification, Rapprochement, Analyse de Police » (IRAPOL).

Le projet IRAPOL a été créé par arrêté conjoint n°2020-0463/MSECU/MINEFID du 15 juin 2020 pour répondre à la problématique de la mutualisation des ressources informationnelles et des méthodes de l’ensemble des acteurs de la sécurité intérieure.

Ce projet a enregistré des avancées majeures en matière de modernisation et de sécurité des structures concernées. L’informatisation et l’interconnexion ont facilité le déploiement de cinq modules essentiels, dont le noyau IRAPOL, la Police judiciaire, la gestion des détenus et des maisons d’arrêt, le suivi des armes civiles et la version mobile « IRAPOL SMART ».

Malgré ces résultats, IRAPOL n’a pas atteint les résultats escomptés ; d’où la nécessité de sa réforme.

D’un coût estimé à 10 000 000 000 F CFA, l’opération de développement «Identification, Rapprochement, Analyse de Police » a un délai d’exécution de 24 mois. Elle vise à contribuer à l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens au Burkina Faso par la mise en place d’un mécanisme numérisé de mutualisation et de partage d’informations entre les acteurs de la sécurité intérieure.

L’adoption de ce rapport permet la validation de la fiche synthétique de l’opération de développement « Identification, Rapprochement, Analyse de Police » (IRAPOL) en vue de sa mise en oeuvre.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère des Serviteurs du Peuple.

Le décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a consacré la création d’un ministère des Serviteurs du Peuple.

Par ailleurs, le décret portant attributions des membres du Gouvernement a opéré des ajustements dans les attributions dudit ministère, d’où la nécessité de la relecture du décret du 08 janvier 2026 portant organisation du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale.

Le présent décret vise à prendre en compte les différents changements dans la dénomination et les attributions du ministère des Serviteurs du Peuple.

Les innovations majeures du décret portent sur :

– le changement de dénomination des directions régionales en Directions régionales des Serviteurs du Peuple en abrégé « DRSP » ;

– la promotion d’une administration publique au service du peuple ;

– la promotion du travail décent et de la protection sociale au profit du peuple.

L’adoption de ce décret permet au ministère des Serviteurs du Peuple de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

I 8 AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Justice.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Les principales innovations de ce décret sont :

– le rattachement de l’Agent judiciaire de l’Etat au ministère de la Justice ;

– la suppression du Fonds d’assistance judiciaire dont les attributions sont désormais dévolues au ministère en charge de la Solidarité ;

– le changement de dénomination des directions régionales de l’administration pénitentiaire en « Commandements de l’administration pénitentiaires près les Cours d’appel ».

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Justice de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

I 9  AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant approbation des statuts de la Société Burkinabè de Télédiffusion.

Le transfert de la tutelle technique de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) du ministère en charge de la communication à celui en charge des communications électroniques commande une mise en conformité des statuts avec ce nouveau rattachement. Ce changement de tutelle vise à mieux arrimer la SBT aux dynamiques du numérique et à renforcer son ancrage dans le secteur des communications électroniques.

Le nouvel ancrage institutionnel de la SBT lui donne la possibilité de composer de nouveaux multiplex, d’utiliser d’autres canaux de diffusion tels que le satellite et d’élargir l’assiette de ses recettes par la prise en compte des produits de la location des multiplex, des souscriptions pour l’accès aux chaînes et la vente de services à valeur ajoutée.

L’adoption de ce décret permet à la Société Burkinabè de Télédiffusion d’être en phase avec le changement de tutelle, d’engager les réformes nécessaires en vue de renforcer ses capacités techniques et d’atteindre un équilibre économique et financier.

I 10  AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret est relatif à la modification du décret n°2024-1630/PRES/PM/MICA/MEF/MS du 23 décembre 2024 portant création d’une société d’économie mixte dénommée Société de gestion du Technopôle pharmaceutique de Kokologho.

Dans le cadre de l’accomplissement des formalités de constitution de la Société de gestion du Technopôle pharmaceutique de Kokologho « FASO-PHARMA », des difficultés liées à la défaillance de l’Agence de développement économique de Kokologho dont la part est de 50 000 000 F CFA, soit 1% du capital social, ont été relevées. Il s’agit principalement de la non libération par l’Agence de développement économique de Kokologho du minimum requis de ses parts dans le capital social de FASO-PHARMA ainsi que la non transmission de ses documents constitutifs dont le titre de jouissance.

Après plusieurs mises en demeure adressées à l’Agence sans suite, la modification du décret de création de la société FASO-PHARMA s’impose en vue de transférer les parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

L’adoption de ce décret permet le transfert des parts de l’Agence de développement économique de Kokologho à l’Etat.

Le second décret est relatif à la création d’une société d’Etat dénommée «Société Faso Agropôle» (SOFA).

Le Burkina Faso a adopté en 2011 l’approche de développement basée sur les pôles de croissance en vue de dynamiser les secteurs porteurs pour la transformation structurelle de son économie. Ainsi, l’agropôle de Bagré (BAGREPOLE_SEM) et celui du Sourou (SOUROUPOLE_SEM) ont été mis en place sous forme de société d’économie mixte à participation publique majoritaire.

Plus d’une décennie après leur création, ces agropôles présentent des bilans mitigés au regard des ambitions du Gouvernement pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire de notre pays. En vue de renforcer les capacités institutionnelles et financières des agropôles, la mise en place d’une entité unique de coordination s’impose.

La Société Faso Agropôle va désormais coordonner les activités de cinq (05) agropôles stratégiques à savoir les agropôles du Sourou, du Nakambé, de Samendeni, de la Comoé et du Liptako-Gourma.

L’adoption de ce décret permet la création de la société d’Etat, Société Faso Agropôle (SOFA) en vue de la valorisation maximale des potentialités agricoles nationales dans l’optique de la souveraineté alimentaire.

I 11  AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte approbation des statuts particuliers de l’Agence burkinabè pour l’emploi (ABPE).

L’adoption de ce décret permet à l’Agence burkinabè pour l’emploi de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des

Le second décret porte organisation du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi.

Conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels et suite à l’adoption du décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement, une relecture de l’organigramme du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi s’avère nécessaire.

Les principales innovations sont entre autres :

– la réduction du nombre des Directions régionales de 26 à 17 ;

– la diminution du nombre des Directions provinciales de 90 à 47 ;

– le changement de dénomination des directions régionales en Directions régionales des sports, de la jeunesse et de l’emploi ;

– la rationalisation des attributions des directions générales spécifiques.

L’adoption de ce décret permet au ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions.

 

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre des Serviteurs du Peuple a fait au Conseil une communication relative à la situation d’agents publics coupables d’actes de corruption.

Le 1er février 2026, le KORAG a révélé à l’opinion publique des cas avérés d’actes de corruption et de mauvaises pratiques dont se sont rendus coupables des agents publics. Un médecin, un agent domanial et cinq policiers dont deux nationaux et trois municipaux sont mis en cause.

Aussitôt, les autorités disciplinaires concernées ont pris leurs responsabilités et ont tiré les conséquences sur le plan administratif, sans préjudice des poursuites judiciaires.

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Robert SAWADOGO, Mle 240 873 E, Adjudant de police, révoqué pour attitude ou comportement attentatoire à l’éthique ou à l’honneur du corps ;

– Monsieur Séni SANKADE, Mle 240 559, Adjudant de police, traduit en conseil de discipline.

Au titre du ministère de la Santé :

– Monsieur Jacques BOA, Mle 278 480 M, Médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale, procédure disciplinaire enclenchée.

Au titre de la Mairie de Ouagadougou

– Monsieur Mamadou PORGO, Mle 1 104 2011 0033, agent de police, révoqué ;

– Monsieur Wendkouni Dieudonné SABA, Mle 1 104 2020 0134, agent de police, révoqué ;

– Monsieur Abdoul Rachid OUEDRAOGO, Mle 1 104 2021 0068, agent de police, traduit en conseil de discipline.

Au titre de la Mairie de Doulougou, province du Bazèga

– Monsieur Nioubi Claude KABRE, Mle 0201 2014 0007, agent domanial, révoqué.

Le Conseil félicite les différentes autorités disciplinaires pour les diligences accomplies et les a instruits d’achever dans les meilleurs délais les procédures en cours.

II 2 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le point de la participation du Burkina Faso à la troisième rencontre des ministres chargés de l’Industrie et du commerce et des acteurs du secteur privé de la Confédération des Etats du Sahel (AES), tenue du 13 au 20 décembre 2025 à Niamey.

Placée sous le thème « Quelles réformes pour un secteur privé en harmonie avec la vision de l’AES ? », cette session s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation du Traité instituant la Confédération des Etats du Sahel, notamment en son axe « Développement ». Elle fait suite aux deux précédentes réunions tenues à Bamako et à Ouagadougou, respectivement le 19 octobre 2024 et le 10 avril 2025.

Au regard du niveau de mise en oeuvre des recommandations et des défis de développement, les ministres se sont engagés entre autres à :

– poursuivre l’harmonisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des engins à deux roues de cylindrée 125 cm3 minimum de marque Aloba et assimilés au sein des Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ;

– poursuivre le renforcement des cadres de dialogue public-privé dans chaque Etat en vue de leur harmonisation au niveau confédéral ;

– renforcer la coopération entre les brigades mobiles de contrôle et de lutte contre la concurrence déloyale dans les pays de la Confédération des Etats du Sahel.

Par ailleurs, les ministres chargés de l’Industrie et du commerce ont pris des résolutions, notamment sur l’adoption diligente des textes rendant effective la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace confédéral et la mise en place d’un mécanisme d’actionnariat populaire pour soutenir l’industrialisation.

En marge des travaux, ils ont procédé au lancement de la première foire commerciale de l’AES le 16 décembre 2025, sur le thème : «Produire, transformer et consommer local pour une souveraineté économique dans l’AES».

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Ahmed Zoodnoma SANKANDE, Officier, est nommé Directeur général de l’Agence Faso Mêbo.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

Pour le compte du Conseil de régulation de l’Autorité de régulation de la commande publique (ARCOP)

Le mandat des personnes dont les noms suivent est renouvelé pour une seconde période de trois (03) ans :

– Monsieur Abdallah Youssef Chahine TRAORE, représentant la Primature, au titre de l’Administration publique, est nommé Membre et Président.

– Monsieur Ahmed Oumar TOURE, représentant les organisations professionnelles des secteurs du bâtiment et des travaux publics, au titre du secteur privé ;

– Monsieur Kiswendsida Serge Davy BAGUEMZANRE, représentant les organisations professionnelles des cabinets de consultants, au titre du secteur privé.

– Madame Mariamé OUATTARA, représentant le Centre pour la gouvernance démocratique (CGD), au titre de la société civile.

Les personnes dont les noms suivent sont nommées Membres pour un premier mandat de trois (03) ans :

– Monsieur Ahmed Amidou LOMPO, représentant les organisations professionnelles des secteurs du commerce et des services, en remplacement de Monsieur Roland Achille SOW, au titre du secteur privé.

– Madame Mariama SABA/SIDIBE, représentant le Centre d’information, de formation et d’études sur le budget (CIFOEB), en remplacement de Madame Marie Eugénie MALGOUBRI/KYENDREBEOGO, au titre de la société civile.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALEUTIQUES

– Monsieur Gaoussou SANOU, Mle 96 804 Z, Ingénieur d’agriculture, 2e classe, 3e échelon, est nommé Secrétaire général ;

– Monsieur Yassia KINDO, Mle 245 264 A, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Secrétaire général adjoint ;

– Monsieur Remy PALE, Mle 254 890 J, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Secrétaire permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable (SP/CPSADD) ;

– Monsieur Ousseini OUEDRAOGO, Mle 204 073 B, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur général de l’Agence nationale des évaluations environnementales ;

– Monsieur Abdoulaye BAZIE, Mle 213 848 X, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Souro André SANON, Mle 203 299 L, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur général des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Hamidou OUEDRAOGO, Mle 373 637 F, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des Infrastructures hydrauliques à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Paul KABORE, Mle 216 282 B, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de l’Approvisionnement en eau potable à la Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique ;

– Monsieur Arouna DOLOBZANGA, Mle 228 384 Z, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur de la Prévention des pollutions, des risques environnementaux et du changement climatique à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Madame Maimouna YAMPA, Mle 228 380 H, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 2e échelon, est nommée Directrice de l’Assainissement, des eaux usées et excrétas à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Adama OUEDAROGO, Mle 248 494 X, Inspecteur de l’environnement, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur des

Aménagements paysagers et de l’écologie urbaine à la Direction générale de l’environnement et du cadre de vie ;

– Monsieur Samuel TIBI, Mle 331 900 L, Ingénieur en pédologie, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques des Balé ;

– Monsieur Sidbewendin Gaël YAMEOGO, Mle 216 292 M, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de Bankui ;

– Monsieur Biombo KAHOUN, Mle 360 771 W, Ingénieur en agriculture, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Kénédougou ;

– Monsieur Sidbéwendin Ernest YAMPA, Mle 263 718 B, Ingénieur de conceptions du génie rural, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur provincial de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques du Passoré.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Madame Rakiéta OUEDRAOGO/KABORE, Mle 91 271 V, Inspecteur du trésor, 2e classe, 5e échelon, est nommée Inspecteur des finances ;

– Monsieur Soungalo Eric BARRO, Mle 43 110 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Yakouba MILLOGO, Mle 58 447 S, Inspecteur du trésor, 2e classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur des finances.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Karim OUEDRAOGO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Baouibié Jean Célestin BENAO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Sibiri COMBOIGO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Adobassin BASSOROBOU, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police ;

– Monsieur Abdoulaye ILBOUDO, Sous-officier, est nommé Contrôleur des forces de police.

F AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Karamoko OUATTARA, Mle 225 032 F, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur financier et comptable des Editions Sidwaya.

– Monsieur Amédée BAMOUNI, Mle 55 823 B, Administrateur des affaires sociales, 2e classe, 3e échelon, est nommé Directeur général du Fonds d’assistance sociale et de solidarité nationale (FASSN) «Seenimin ».

H AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Madame Tani SAGNA/LOMPO, Mle 249 859 V, Directrice de recherche, catégorie P, grade initial, 2e échelon, est nommée Directrice régionale de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation du Kadiogo.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques ;

– du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité ;

– de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) au titre du ministère des Serviteurs du peuple ;

– du Service d’aide médicale urgente (SAMU) au titre du ministère de la Santé ;

– du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique ;

– du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) et du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA), du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC), du Centre national de recherche scientifique et technologique (CNRST) et du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo.

A MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Adama SIRI, Mle 245 333 M, Ingénieur du développement rural, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques au Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bouraïma KOUANDA.

Le second décret nomme Monsieur Adama SIRI, Mle 245 333 M, Ingénieur du développement rural, Président du Conseil d’administration de l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Bouraïma KOUANDA.

B MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre de la Primature :

– Monsieur Boureima SAVADOGO, Mle 111 497 N, Contrôleur général de police.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat ;

– Monsieur Baowendmanégré ZOUNGRANA, Mle 248 615 L, Ingénieur en transport.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Edouard KABORE, Mle 247 184 L, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère des Affaires étrangères :

– Monsieur Wendlassida Léon Brice TIENDREBEOGO, Mle 105 151 Z, Conseiller des affaires étrangères.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’AGENCE POUR LA PROMOTION DES EXPORTATIONS DU BURKINA (APEX-BURKINA)

– Monsieur Rayaguedewinde Simon ZEMODO, Mle 90 121 A, Economiste.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA FAITIERE UNIQUE DES TRANSPORTEURS ROUTIERS DU BURKINA

– Monsieur Seydou GOUO, Gestionnaire commercial.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DU CONSEIL BURKINABE DES CHARGEURS

– Monsieur Jean-Claude DABONE, Mle 256, Conseiller en ingénierie et technique informatique.

Le second décret nomme Monsieur Jean Victorien TOE, Mle 130 331 T, Magistrat, Président du Conseil d’administration du Conseil burkinabè des chargeurs (CBC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :

– Monsieur Eric Nagaonlé SOME, Mle 231 955 Z, Maître de recherche, en remplacement de Monsieur Karlé ZANGO ;

– Madame Bankpal Songtaa Stella Sylviane ZOUNGRANA/SOME, Mle 91 859 S, Inspecteur du travail, en remplacement de Monsieur Yamgânagré Jude OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STRUCTURES FAITIERES

Au titre de la Chambre nationale d’agriculture :

– Monsieur Aliou Badara TRAORE, Mle 225 117 Z, Sociologue, en remplacement de Monsieur Moussa TRAORE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ASSUJETTIS

Au titre du personnel de la Caisse nationale d’assurance maladie universelle (CNAMU) :

– Monsieur Séni KOUGOUINDIGA, Mle 201 122 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Madame Macanie OUEDRAOGO/FONDIO.

D MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Patindé Romuald KAFANDO, Mle 110 640 U, Attaché de santé, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Service d’aide médicale urgente (SAMU) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E  MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE ET TECHNIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Yacouba KOROGO, Mle 280 441 Z, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration du Centre national des manuels et fournitures scolaires (CENAMAFS) pour un premier mandat de (03) ans.

F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté cinq (05) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Boundia Alexandre THIOMBIANO, Mle 271 386 X, Maître de conférences.

Au titre du ministère des Serviteurs du peuple :

– Madame Piegdwinde Germaine TIEMTORE, Mle 200 443 F, Inspecteur du travail.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Guidia dit Désiré HEBIE, Mle 208 017 P, Inspecteur du trésor.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la mobilité :

– Monsieur René OUEDRAOGO, Mle 247 536 L, Administrateur civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Madame Raïssa KORMODO/ZOUNGRANA, Mle 23 19 321 N, Chef de service statistiques.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Edmond HIEN, Mle 26 814 L, Professeur titulaire, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Edmond HIEN, Mle 26 814 L, Professeur titulaire, Président du Conseil d’administration du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST) pour une dernière période de trois (03) ans, à titre de régularisation, pour compter du 28 août 2025.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Babou André BATIONO, Mle 218 389 T, Directeur de recherche ;

– Madame Wendinkonté Sylvie ZONGO, Mle 231 942 C, Enseignant- Chercheur.

Au titre du ministère de l’Enseignement secondaire et de la formation professionnelle et technique :

– Monsieur Kèrabouro PALE, Mle 208 002 V, Inspecteur des impôts.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– Madame Salimata ROMBA/CONOMBO, Mle 108 582 V,

Administrateur des affaires sociales.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CONFEDERATION DES ENTREPRISES DU FASO

– Monsieur Issa COMPAORE, Promoteur d’établissement supérieur privé.

Le cinquième décret nomme Monsieur Patindé Wendinda Jean Yves BELEM, Mle 58 450 U, Inspecteur du trésor, Président du Conseil d’administration du Fonds de soutien à l’éducation et la recherche (FOSER) Bângr Baoobo pour un premier mandat de trois (03) ans.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

 

 

Compte rendu du Conseil des Ministres du 29 janvier 2026

0

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 29 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 31 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

La présente session s’est tenue sous la , sous la présidence du Président du Faso, Président du Conseil des ministres, le Capitaine Ibrahim Traoré

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE L’EAU, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025- 1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

La nouvelle organisation comporte les innovations majeures suivantes :

– la création du poste de Secrétaire général adjoint ;

– la création du Secrétariat permanent de la Coordination des politiques sectorielles agricoles et du développement durable (SP/CPSADD) ;

– le renforcement de l’ex-Secrétariat technique de l’Offensive agropastorale et halieutique (ST-OAPH) avec la prise en compte du volet hydraulique ;

– la fusion de l’ex-Secrétariat technique pour la Gestion intégrée des ressources en eau (ST-GIRE), de l’ex-Direction générale de l’eau potable, de l’ex-Direction générale des ressources en eau et de l’ex-Direction générale des infrastructures hydrauliques en une seule entité dénommée Direction générale des ressources en eau et de l’hydraulique (DGREH) ;

– la suppression de l’ex-Secrétariat technique pour la gestion des situations d’urgence en WASH (ST-WASH) avec le reversement de ses attributions au Secrétariat exécutif du Conseil national de sécurité alimentaire (SE-CNSA) ;

– la fusion de l’ex-Direction générale de la préservation de l’environnement (DGPE) et de l’ex-Direction générale de l’assainissement, des eaux usées et excréta en une seule entité dénommée Direction générale de l’environnement et du cadre de vie (DGECV) ;

– la fusion de l’ex-Direction générale de l’économie verte et du changement climatique et de l’ex-Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) pour en faire la Direction générale de la promotion de l’économie rurale (DGPER) ;

– la création d’une Direction technique des semences forestières dans la Direction générale des productions végétales ;

– la fusion des ex-Directions régionales de l’Agriculture, des ressources animales et halieutiques et des ex-Directions régionales de l’eau et de l’assainissement de l’environnement pour former les Directions régionales de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques (DRAERAH).

Cette fusion prend également en compte les directions provinciales.

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques de disposer d’un nouvel organigramme pour accomplir ses missions.

I 2  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution des partis et formations politiques.

En 2022, le répertoire de suivi des partis et formations politiques enregistrait 209 partis et 12 formations politiques. Cependant, lors des consultations électorales du 22 novembre 2020, seulement 125 partis et formations politiques ont présenté des candidats et uniquement 15 ont obtenu au moins un siège à l’Assemblée nationale avec un taux de participation global de 49,66%.

Cet état de fait révèle un système partisan basé sur un multipartisme illimité doublé d’un faible ancrage territorial qui ne répond pas aux attentes des Burkinabè. En outre, les partis et formations politiques peinent à mobiliser le citoyen burkinabè, toute chose qui dénote d’une faillite à leur mission constitutionnelle.

En effet, le système partisan tel que mis en oeuvre a contribué à diviser les citoyens, à fragiliser le tissu social, à mettre à mal le vivre-ensemble et à créer un développement déséquilibré du territoire. Fort de ce constat et en raison des actions subversives de certains acteurs politiques, les activités des partis et formations politiques ont été suspendues le 30 septembre 2022.

Par ailleurs, la dissolution des partis et formations politiques et la refondation du système partisan ont constitué des attentes fortes exprimées dans le rapport général de l’Assemblée législative de Transition, issu des journées d’échanges avec les forces vives des régions sur les réformes politiques, institutionnelles et administratives de la Transition, adopté le 22 septembre 2023.

Il apparait donc clairement que le système partisan en cours imposé par le colon et entretenu par le néocolonialisme, en déphasage total avec nos réalités socioculturelles, a contribué à pervertir notre mode de gouvernance publique.

C’est pourquoi, dans le contexte actuel de refondation de l’Etat, la dissolution des partis et formations politiques en vue d’un meilleur encadrement du système partisan s’avère indispensable.

Cette dissolution va permettre d’affiner le choix politique et les idéaux de la Révolution progressiste populaire.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution des partis et formations politiques.

Le second rapport est relatif à un projet de loi portant abrogation de la loi n°032-2001/AN du 29 novembre 2001 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso, de la loi n°008-2009/AN du 14 avril 2009 portant financement des partis et formations politiques et des campagnes électorales et de la loi n°009-2009/AN du 14 avril 2009 portant statut de l’opposition politique ainsi que son modificatif n°2013/AN du 17 décembre 2013.

Ces différents textes ont favorisé une prolifération de partis et formations politiques sans idéologie ni représentativité significative, ni ancrage social et territorial, contribuant ainsi à la perte de confiance des citoyens envers les institutions politiques.

En outre, l’application de ces textes, pendant plusieurs années après l’adoption du multipartisme intégral, a révélé leur inadéquation avec les aspirations profondes du peuple, les enjeux sécuritaires et institutionnels ainsi que les exigences actuelles de refondation de l’Etat, de renforcement de l’unité nationale et de réduction du train de vie de l’Etat.

Par ailleurs, l’incapacité des partis et formations politiques à remplir leurs missions et la volonté affirmée du Gouvernement à refonder l’Etat, ont conduit à la suspension de leurs activités le 30 septembre 2022.

Au regard de ce qui précède, l’abrogation de ces textes constitue un préalable indispensable à l’élaboration d’un cadre juridique mieux adapté aux réalités socio-culturelles. Elle permet d’ouvrir la voie à une réforme du mode de gouvernance politique au Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté dix (10) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de décret portant règlementation générale des Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso.

En vue d’améliorer l’impact des investissements publics pour un changement qualitatif des conditions de vie des populations à la base, l’approche de gestion des investissements publics au Burkina Faso a été revue pour faire place aux Initiatives de développement, en substitution des instruments traditionnels que sont les projets et programmes de développement.

Le projet de décret vise à mettre en place un cadre règlementaire solide, des outils et des méthodes efficaces de gestion permettant de garantir la prise en main totale et souveraine du pilotage ainsi que la gestion des investissements publics par les structures de l’Etat.

Les innovations majeures de ce décret sont :

– le renforcement du leadership de l’Etat dans la priorisation, la gestion, le suivi et la capitalisation des investissements publics ;

– la rationalisation du nombre d’unités de gestion à travers la création d’une seule entité chargée de gérer l’ensemble des initiatives sectorielles de développement d’un même département ;

– la limitation des dépenses de fonctionnement à 5% du coût global cumulé des Initiatives sectorielles de développement, afin de consacrer plus de ressources aux investissements ;

– l’ouverture d’un compte de dépôt à la Banque des dépôts du Trésor pour recevoir les ressources financières provenant de l’Etat, des partenaires techniques et financiers et de toutes autres sources, destinées à la mise en oeuvre des initiatives sectorielles de développement.

L’adoption de ce décret permet de disposer d’un cadre règlementaire sur les Initiatives sectorielles de développement exécutées au Burkina Faso, en vue d’optimiser la gouvernance des investissements publics.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant autorisation d’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de la société AIR BURKINA SA et son érection en société d’Etat.

La compagnie AIR BURKINA connait depuis plusieurs années des difficultés financières et opérationnelles, affectant durablement sa capacité d’exploitation et sa situation patrimoniale. Face à cette situation, l’Etat burkinabè a décidé d’engager un processus de restructuration.

Ainsi, le 24 septembre 2024, l’Etat a sollicité et obtenu d’un particulier, alors détenteur de cent onze (111) actions correspondant à 1% du capital social de la société, la cession de l’intégralité de ses actions pour un (01) franc symbolique.

A l’issue de cette opération, l’Etat burkinabè est devenu actionnaire unique de la société AIR BURKINA SA, faisant d’elle désormais une société d’Etat.

L’adoption de ce décret permet de régulariser l’acquisition des actions cédées, en consacrant l’augmentation de la participation de l’Etat dans le capital social de AIR BURKINA, conformément à la loi n°025/99/AN du 16 novembre 1999 portant règlementation générale des sociétés à capitaux publics.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence burkinabè pour l’emploi en abrégé « ABPE ».

L’Agence burkinabè pour l’emploi est issue de la fusion de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF). En effet, il ressort que ces deux structures agissent toutes sur le marché du travail et certaines de leurs attributions sont proches.

Cette fusion s’inscrit dans le cadre de la rationalisation des structures avec pour objectif principal l’efficacité et la cohérence des actions de l’Etat. Elle permettra notamment une meilleure mobilisation et optimisation des ressources, une amélioration de l’exécution des politiques et actions en matière d’emploi, d’insertion professionnelle et de suivi du marché du travail.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence burkinabè pour l’emploi en vue de disposer d’une structure dynamique et performante de promotion de l’emploi au profit des jeunes et des demandeurs d’emplois.

Le quatrième rapport est relatif à l’adoption du Plan RELANCE, nouveau référentiel de développement 2026-2030.

En application des dispositions de la loi n°034-2018/AN du 27 juillet 2018 portant pilotage et gestion du développement, le Burkina Faso doit élaborer tous les cinq ans, un référentiel national de développement qui détermine les priorités de développement en cohérence avec la vision nationale de développement à long terme.

Le Plan RELANCE 2026-2030 capitalise les leçons tirées de la mise en œuvre des référentiels antérieurs ainsi que des politiques et stratégies sectorielles en cours. Il a aussi pour fondement les missions inscrites dans la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 et son modificatif du 25 mai 2024, les choix opérés pour la conduite de la Révolution progressiste populaire (RPP), les politiques sectorielles et les aspirations exprimées par les Burkinabè lors de l’élaboration de l’Etude nationale prospective (ENP) «Burkina 2060».

La vision du Plan RELANCE 2026-2030 est de faire du « Burkina Faso, une nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et

durable au service du bien-être de tous ». Pour sa concrétisation, quatre (04) piliers d’intervention ont été retenus. Il s’agit du :

– Pilier 1 « consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix » ;

– Pilier 2 « refonder l’Etat et améliorer la gouvernance » ;

– Pilier 3 « développer le capital humain » ;

– Pilier 4 « développer les infrastructures et transformer durablement l’économie ».

L’adoption de ce rapport permet de doter le Burkina Faso d’un nouveau référentiel de développement, le Plan RELANCE 2026-2030.

Le cinquième rapport est relatif à un projet de décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le Plan RELANCE 2026-2030 constitue le principal référentiel de l’action gouvernementale en matière de développement économique et social pour les cinq (05) prochaines années. L’adoption de ce plan rend indispensable la mise en place d’un dispositif institutionnel structuré et performant de suivi et d’évaluation, d’où l’élaboration du présent décret.

Ce dispositif a entre autres pour finalité, d’assurer un pilotage efficace et coordonné de la mise en oeuvre du Plan RELANCE, de permettre un suivi régulier des performances et des impacts des politiques publiques et de garantir la redevabilité des acteurs ainsi que la transparence dans la gestion des ressources publiques.

L’adoption de ce décret permet la création du dispositif de suivi et d’évaluation du Plan RELANCE 2026-2030.

Le sixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Agence de gestion du péage (AGP).

La création de l’Agence de gestion du péage vise à assurer la continuité du service public de péage dans des conditions optimales d’efficacité et de qualité et à professionnaliser l’activité de péage grâce à une structure dédiée, dotée d’une gouvernance adaptée.

L’Agence de gestion du péage est chargée de :

– la gestion et l’exploitation du système de péage ;

– la mobilisation et le recouvrement des recettes de péage ;

– toute activité connexe confiée par l’Etat dans le domaine du péage.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence de gestion du péage, conformément au décret n°2014-609/PRES/PM/MEF/MFPTSS du

24 juillet 2014 portant conditions et modalités de création, de gestion et de suppression des Etablissements publics de l’Etat.

Le septième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de l’Agence de gestion du péage (AGP).

L’adoption de ce décret permet de doter l’Agence de gestion du péage de textes réglementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des Etablissements publics de l’Etat à caractère administratif.

Le huitième rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution du Fonds spécial routier du Burkina (FSR-B).

Cette dissolution participe de la rationalisation des structures publiques et de l’optimisation de l’action gouvernementale. La mission du FSR-B est transférée au ministère de l’Economie et des finances désormais en charge des collectes de fonds destinés à la construction et à l’entretien des routes.

L’adoption de ce décret consacre la dissolution du Fonds spécial routier du Burkina.

Le neuvième rapport est relatif à un projet de décret portant organisation du ministère de l’Economie et des finances.

Ce décret vise la relecture du décret n°2024-1457/PRES-TRANS/PM/MEF du 22 novembre 2024 portant organisation du ministère de l’Economie et des finances (MEF) en vue de le conformer au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels, tout en tenant compte également de certaines spécificités nécessaires au bon fonctionnement des services.

La relecture de ce décret permet de prendre en compte certaines structures centrales et rattachées, puis d’opérer des ajustements.

Parmi les innovations du décret on peut retenir que les missions du MEF au niveau déconcentré sont désormais portées par les Directions régionales de l’Economie et des finances (DREF).

Les ajustements et modifications portent entre autres sur :

– l’élargissement des missions de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;

– la suppression de l’Agence judiciaire de l’Etat (AJE) au sein du département, suite à son transfert au ministère de la Justice ;

– le changement de dénomination de la Direction de la revue des marchés publics en Direction de l’informatisation et de la revue des marchés publics (DIRMP) ;

– la prise en compte de la Caisse des dépôts et d’investissements du Burkina Faso (CDI-BF) ;

– la prise en compte de l’Agence de gestion du péage (AGP) ;

– la prise en compte du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo ».

L’adoption de ce décret permet au ministère de l’Economie et des finances de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le dixième rapport est relatif à un projet de décret portant création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB).

La situation sécuritaire que traverse le Burkina Faso impose une adaptation constante des capacités de défense et de protection du territoire national.

La création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso (ISAB)apparait comme une réponse structurelle, pérenne et stratégique aux défis sécuritaires et de développement auxquels notre pays est confronté.

L’ISAB sera chargé d’assurer entre autres :

– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation militaire ;

– la formation initiale, continue et supérieure aux métiers de l’aviation civile ;

– la formation des experts et des cadres dans le domaine de l’aviation ;

– le développement d’actions de coopération internationale et de partenariats dans le domaine des métiers de l’aviation et de la recherche universitaire.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Institut supérieur de l’aéronautique de Bobo-Dioulasso.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte organisation du ministère de la Sécurité.

Le présent décret fait suite au remaniement du Gouvernement intervenu le 12 janvier 2026 et intègre les évolutions consacrées par le décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

Ce décret vise à prendre en compte le nouveau champ de compétences du ministère de la Sécurité en lui consacrant le reversement des attributions relatives à la gestion durable du patrimoine forestier et faunique.

L’innovation majeure de ce décret est l’intégration de nouvelles structures telles que la Brigade Laabal, la Direction générale des eaux et forêts, l’Office national des aires protégées et l’Ecole nationale des eaux et forêts.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Sécurité de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir efficacement ses missions.

Le second décret porte organisation et fonctionnement de la Direction générale de la Police nationale en abrégé « DGPN ».

Face aux menaces émergentes inhérentes au terrorisme, la Police nationale s’est adaptée en vue de participer pleinement à la lutte contre ce fléau à travers la création de nouvelles unités et une réarticulation des dispositions existantes.

Il apparait donc nécessaire d’actualiser son organisation, afin de permettre à la Police nationale de jouer pleinement son rôle d’institution républicaine chargée de la protection des personnes et des biens, de la sûreté de l’Etat et de l’application des lois et règlements.

Les innovations majeures du décret sont :

– l’organisation de la DGPN autour des quatre (04) piliers métiers que sont la Sécurité publique, la Police judiciaire, le Renseignement et le Maintien de l’ordre érigés en départements ;

– la création d’une Direction de la logistique pour répondre aux enjeux opérationnels et logistiques ;

– le rattachement du Groupe spécial d’intervention de la Police nationale (GSIPN) au cabinet du Directeur général ;

– la suppression et la fusion de plusieurs directions, divisions et services.

L’adoption de ce décret permet à la Police nationale d’assurer efficacement ses missions régaliennes.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°2023-1276/PRES-TRANS/PM/MEDICAPME/MEFP du 05 octobre 2023 portant modalités de désignation des membres des organes d’administrations des sociétés à capitaux publics, des Etablissements publics et des structures à statut spécifique.

Cette modification permet d’assouplir les règles de désignation des Administrateurs et des Présidents de Conseil d’administration.

Les principales innovations de ce décret sont :

– le renforcement de la redevabilité des Administrateurs ;

– la valorisation de l’expérience acquise en accordant la possibilité d’exercer un mandat d’administrateur trois (03) ans après l’expiration du deuxième mandat ;

– l’élargissement du vivier des Administrateurs potentiels par l’intégration des directeurs et chefs de cabinets ministériels ;

– la capitalisation de l’expérience acquise dans l’administration publique et dans le secteur privé pour la désignation de l’Administrateur.

L’adoption de ce décret permet de répondre aux difficultés rencontrées pour la désignation des Administrateurs.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE LA CONSTRUCTION DE LA PATRIE

Le Conseil a adopté un décret portant organisation du ministère de la Construction de la Patrie.

Le décret n° 2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement a institué le ministère de la Construction de la Patrie (MCP), résultant de la fusion du ministère des Infrastructures et du désenclavement (MID) et du ministère de l’Urbanisme et de l’habitat (MUH).

Cette nouvelle configuration impose une relecture de l’organisation administrative afin de l’adapter aux attributions élargies du département.

Les principales innovations de ce décret sont :

– la consécration d’une représentation unique du ministère en région comme en province ;

– la clarification des rôles entre études techniques et normalisation ;

– la création d’un poste de Secrétaire général adjoint.

L’adoption de ce décret permet au ministère de la Construction de la Patrie de disposer d’un nouvel organigramme en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2025-1545/PF/PRIM du 1er décembre 2025 portant organisation-type des départements ministériels.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Economie et des finances a fait au Conseil deux (02) communications :

– la première communication fait le bilan des résultats de l’opération spéciale de constat de mise en valeur des parcelles de la zone SONATUR à Ouaga 2000 qui s’est déroulée du 1er au 29 août 2024 et du 9 juillet au 16 septembre 2025.

Cette opération avait pour objectifs entre autres, de vérifier l’état de mise en valeur des parcelles attribuées dans les sites SONATUR de Ouaga 2000 et de Komsilga et de dresser un état statistique des parcelles nues, mises en valeur ou insuffisamment mises en valeur.

La première phase a permis d’identifier 2 654 parcelles nues et 3 407 parcelles insuffisamment mises en valeur. Quant à la seconde, elle a permis de recenser 522 parcelles nues, 1 184 parcelles insuffisamment mises en valeur et 17 parcelles inaccessibles pour le constat.

Cette opération a permis d’obtenir une photographie claire de l’état d’occupation et de mise en valeur des parcelles sur les deux sites. Elle a eu pour incidence d’accélérer ou de faire aboutir certains investissements en souffrance ;

– la seconde communication fait la situation de mise en oeuvre du Fonds de soutien patriotique (FSP).

La situation financière du Fonds fait le point des encaissements et dresse la situation d’exécution des dépenses au 31 décembre 2025.

Sur la période du 1er janvier au 31 décembre 2025, les encaissements toutes sources confondues se sont établis à 222 242 126 293 F CFA, représentant 148,16% de l’objectif annuel de recouvrement fixé à 150 000 000 000 F CFA.

Cette performance traduit une amélioration significative par rapport à l’exercice 2024, au cours duquel les encaissements cumulés, arrêtés au 31 décembre s’élevaient à 175 685 084 312 F CFA, soit une progression de 26,50%.

A la même date, le cumul des dépenses engagées s’élève à 276 087 509 961 F CFA pour des prévisions de dépenses arrêtées pour la période de janvier à décembre 2025, à 277 957 141 633 F CFA. Ce niveau d’exécution correspond à un taux d’engagements de 99,33%.

Au titre du quatrième trimestre 2025, les recouvrements ont atteint 79 638 596 875 F CFA, en hausse de 55,85% par rapport au trimestre précédent.

Cette dynamique est principalement imputable au virement des ressources affectées du Fonds minier de développement (FMD), pour un montant 39 468 315 582 F CFA, représentant 49,56% des encaissements de la période.

II 2 Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à la tenue des Semaines régionales de la culture (SRC) 2025 en prélude de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC Bobo 2026).

Les SRC se sont tenues du 06 septembre au 11 novembre 2025 sur l’ensemble des 14 régions culturelles du Burkina Faso ainsi que dans 03 pays de la diaspora (Côte d’Ivoire, Mali et Niger).

En termes de bilan, les SRC ont enregistré 1 874 troupes inscrites contre 1 657 troupes à l’édition de 2023. Cette progression confirme l’engouement croissant des acteurs culturels et des populations autour de la Semaine nationale de la culture.

A l’issue des compétitions, 128 troupes et ensembles artistiques (Arts du spectacle), 28 artistes (Arts plastiques), 112 oeuvres (Littérature), 49 candidats (Art culinaire) et 431 sportifs (Sport traditionnel) ont été retenus pour prendre part au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) de la SNC Bobo 2026. La diaspora sera représentée avec 70 artistes toutes disciplines confondues.

La 22e édition de la Semaine nationale de la culture est prévue du 25 avril au 02 mai 2026 à Bobo-Dioulasso sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».

II 3 Le ministre de la Justice a fait au Conseil une communication relative au déroulement des travaux de la session permanente de l’Assemblée législative de Transition (ALT), au titre de l’année 2025.

Durant cette année, les députés ont examiné trente-quatre (34) projets de loi inscrits à l’ordre du jour de la session. Parmi ces projets de loi, vingt-quatre (24) ont été adoptés, tandis que les autres sont en cours d’examen. Deux lois ont fait l’objet d’une deuxième lecture.

Les députés ont également mené des contrôles informatifs de l’action de l’Exécutif par des questions au Gouvernement et des missions d’information.

La session a aussi été marquée par l’exposé de Son Excellence Monsieur le Premier Ministre sur la situation de la Nation, le 14 mars 2025 ainsi que par la présentation du Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028.

III NOMINATIONS

III 1  NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Sibiri de Issa OUEDRAOGO, Mle 23 593 L, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Ambroise SOME, Mle 28 127 B, Administrateur civil, 2e classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Mahamoudou ZAMPALIGRE, Mle 215 227 G, Juriste, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Conseiller technique.

B AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Madame Hélène Viviane BAMBARA /YAGO, Mle 46 219 V, Inspecteur du trésor, 2e classe, 4e échelon, est nommée Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Laurent BAYALA, Mle 53 584 G, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Ahmed ZAMPALIGRE, Mle 112 500 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Zidabou Zéphirin Marie Constantin ZOURE, Mle 97 637 F, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Mamadou OUATTARA, Mle 59 666 G, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Delwindé Laurent YOGO, Mle 111 154 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Justin Mathieu BADOLO, Mle 91 232 H, Administrateur des services financiers, 2e classe, 7e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Alassane OUEDRAOGO, Mle 37 254 R, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Issiaka KABORE, Mle 111 128 A, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Aboubacar IDANI, Mle 52 157 H, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Gauthier Oussouncri GOULLA, Mle 228 761 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat.

C AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Hatto Jules Modeste SIAN, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;

– Monsieur Ernest KI, Mle 227 569 D, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Aimé LANKOANDE, Mle 111 448 Y, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Madi OUEDRAOGO, Mle 119 417 T, Commissaire de police, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Windlassida S. Richard BELEM, Mle 111 435 P, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique des services ;

– Madame Yvette NANGA, Mle 101 223 Z, Commissaire principal de police, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Monsieur Lassane OUEDRAOGO, Mle 111 739 P, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police ;

– Monsieur Yéwaya Alexis Seydou ZOUBGA, Mle 101 467 S, Lieutenant de police, 2e classe, 8e échelon, est nommé Contrôleur de la Coordination nationale de contrôle des forces de police.

D AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– Madame Nibè-Nêe Scholastique SOME, Mle 59 228 R, Traducteur-interprète, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Chef du Bureau de l’interprétation et de la traduction.

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Philippe DINDANE, Officier, est nommé Conseiller technique chargé des questions sécuritaires ;

– Madame Séraphine SOME/MILLOGO, Mle 98 287 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 8e échelon, est nommée Chargé de mission ;

– Madame Noëlie CONGO/SALOUKA, Mle 216 714 W, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 4e échelon, est nommée Directrice générale de la culture et des arts ;

– Monsieur Donnibo Jacob DA, Mle 111 119 R, Administrateur des services financiers, 2e classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la gestion des finances ;

– Monsieur Ernest DAO, Mle 345 072 T, Administrateur des services touristiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Coopération et des relations publiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) ;

– Monsieur Inoussa BELEM, Mle 117 272 Y, Conservateur-Restaurateur de musée, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la Documentation, de l’information et des statistiques du Centre régional pour les arts vivants en Afrique ;

– Monsieur Marcellin ZANGO, Mle 216 768 G, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la Planification, des études et de la formation.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Ismaël Saturnin PARE, Mle 313 448 D, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la Communication et des relations presse.

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Sanwé Médard KIENOU, Mle 257 263 Y, Enseignantchercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des titres et diplômes et de l’assurance qualité ;

– Madame Pounyala Awa OUOBA, Mle 257 221 K, Enseignant-chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommée Directrice des institutions privées d’enseignement supérieur ;

– Monsieur Bassiaka OUATTARA, Mle 271 431 Y, Enseignant chercheur, catégorie P2, 1er grade, 2e échelon, est nommé Directeur des institutions d’enseignement supérieur du public.

III 2  NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) au titre du ministère de l’Economie et des finances ;

– de l’Institut national de santé publique (INSP) et du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) au titre du ministère de la Santé ;

– du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) et de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– de l’Université Nazi BONI au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

A MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Toalé Sibri SORY, Mle 254 818 V, Médecin, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Santé au Conseil d’administration de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Madame Assèta SAMA, Mle 212 382 P, Inspecteur du travail, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration de l’Institut national de santé publique (INSP) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Ismaël SAWADOGO.

Le second décret nomme Monsieur Kouakou Makoua DA, Mle 111 105 F, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Serviteurs du peuple au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire de Pala (CHU-P) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret renouvelle le mandat de Madame Arzouma Simone LANKOANDE, Mle 20 09 004 E, Comptable, Administrateur représentant le personnel au Conseil d’administration du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le second décret renouvelle le mandat de Madame Lydie ZONGO/SANON, Mle 111 324 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) pour une dernière période de trois (03) ans.

D MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Nazi BONI (UNB) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Justice :

– Monsieur Adama KAFANDO, Mle 130 307 L, Magistrat.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU GUIRIKO

– Monsieur Brahima ZERBA, Mle 97 451 J, Greffier en chef.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

Secteurs énergétique et minier : Une table-ronde pour informer et vanter les potentialités

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La table-ronde a réuni les différents acteurs des secteurs de l'énergie et des mines

A l’initiative de la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, Ouagadougou a abrité ce mardi 27 janvier 2026 une table-ronde sur la vulgarisation de l’information économique et le financement des projets miniers et énergétiques. La cérémonie d’ouverture de l’évènement a connu la présence effective du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Monsieur Serge Gnaniodem Poda et du ministre de l’énergie, des mines et des carrières Yacouba Zabre Gouba, respectivement président et parrain de l’heureuse initiative.

La table-ronde a été organisée à l’initiative de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso dont le président Achille Roland Sow aborde ici avec les hommes de média l’objectif

«Vulgarisation de l’information économique et financement des projets miniers et énergétiques». C’est l’intitulé exact du thème de la table-ronde qui s’est tenu ce mardi à Azalai Hôtel, à Ouagadougou.

Initiée par la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, elle se veut un cadre de concertation stratégique et de dialogue multi- acteurs destiné à analyser les nombreuses opportunités et à identifier les mécanismes de financement les plus adaptés aux réalités des projets miniers et énergétiques du pays.

Les réformes du secteur abordées

Au premier rang des officiels présents à la cérémonie, le président, ministre ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Serge Gnaniodem Poda et le parrain, ministre de l’énergie, des mines et des carrières Yacouba Zabre Gouba

Au cours des échanges, les participants ont abordé la question des récentes réformes dans le secteur des mines et de l’énergie.

Pour le patron du Département de l’énergie, Yacouba Zabre Gouba ; il n’y a pas de doute, ces réformes visent à faire du secteur énergétique et minier un véritable pilier de développement et à asseoir l’indépendance économique du Burkina Faso.

«Je voudrais d’ores  et déjà vous rassurer que les différentes réformes qui ont été entreprises dans le secteur de l’énergie et des mines visent surtout à concrétiser notre quête de souveraineté et à faire en sorte que ces secteurs soit des leviers essentiels pour le développement de notre pays», a-t- il indiqué à l’entame de son discours d’ouverture.

En droite ligne de la vision du Président du Faso

Une vue de participants à la table-ronde à Azalaï Hôtel ce mardi 27 janvier 2026

Pour sa part, le ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat Serge Gnaniodem Poda l’organisation de cette table-ronde sur le financement dans les secteurs stratégiques que sont le secteur minier et le secteur de l’énergie s’inscrit en droite ligne de la vision du Président du Faso et vient à ce titre à point nommé, s’inscrivant en droite ligne de la dynamique de souveraineté économique burkinabè porté par le chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré.

«Le Chef de l’État , la plus haute autorité de notre pays a toujours lancé un appel vibrant à l’endroit du secteur privé  nationale afin que ce secteur privé puisse jouer sa partition, et puisse jouer pleinement son rôle de soutien à la production dans la Révolution populaire progressiste  prônée», a-t- il rappelé.

Rapprocher tous les acteurs

Pour le président de la délégation spéciale consulaire nationale de la chambre de commerce et d’industrie du Burkina Achille Roland Sow, la présente table-ronde était vraiment indispensable en ce sens qu’elle vise à rapprocher les porteurs de projet, les institutions financières, les investisseurs, et les pouvoirs publics afin qu’ensemble ils puissent identifier les pistes et solutions adaptées aux besoins de financement du secteur minier et énergétique du Burkina Faso.

Comme on dit, l’union fait la force. Et ils étaient effectivement nombreux les acteurs du secteur de l’énergie et des mines à faire massivement le déplacement d’Azalai Hôtel pour participer utilement aux échanges, à la grande satisfaction des initiateurs.

Rachel Bazié

Burkina Demain

2026 : Retour sur ces vœux au pesant d’or culturel Yé Lassina Coulibaly

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Comme à l’accoutumée, l’homme de culture africain que l’on ne présente plus, Yé Lassina Coulibaly, a exprimé ses vœux à l’occasion de la nouvelle année 2026. Des vœux qui puisent leur essence dans nos trésors culturels intemporels. Lisez plus tôt ! 

Yé Lassina Coulibaly, homme de culture présente ses voeux pour l’année 2026 au nom de la Nature et de l’Humanité

«Au nom de la Nature et de l’Humanité

Vœux pour l’année 2026

Au nom de la grandeur de Dame Nature, de nos Grand-Mères et Grand- Pères, forces originelles où s’accordent – dans une harmonie cosmique et silencieuse, l’Eau féconde, la Terre nourricière, l’Air inspirant et le Feu vivifiant – la famille Coulibaly formule, avec la solennité que requiert l’instant et la sincérité qui lui est due, ses vœux les plus fervents de bonheur, de prospérité et, par-dessus tout, de santé.

Que l’an deux mille vingt-six s’ouvre sous le signe d’une tonalité majeure : celle d’une paix retrouvée, d’une sagesse partagée, et d’une fidélité inaltérable aux valeurs cardinales de solidarité, de fraternité et de transmission.

Une pensée profonde, respectueuse et fraternelle s’adresse à toutes les personnes en situation de handicap — aux personnes aveugles, aux personnes autistes, bipolaires ou atteintes de schizophrénie, à celles vivant avec un handicap physique ou mental, ainsi qu’aux personnes touchées par la maladie d’Alzheimer — dont le courage discret, la dignité constante et la force intérieure forcent l’admiration et appellent un hommage sincère.

Nous adressons également une pensée solennelle à toutes celles et à tous ceux qui ont consenti le sacrifice suprême pour la libération de l’Afrique. Leur mémoire demeure vive dans le cœur de celles et ceux qui aiment ce continent. Leur courage, leur combat et leur engagement continueront d’être honorés aujourd’hui, demain, et tant que subsistera le souffle de la liberté.

Car c’est le cycle immémorial de la Nature — vaste partition où chaque élément répond à l’autre sans heurt — qui nous invite à célébrer cet instant de joie à la fois sobre et profonde, où les générations se rejoignent dans une même espérance, accordées telles les voix d’un chœur ancien vibrant à l’unisson.

Chaque être humain est dépositaire d’un double héritage : celui du jardin familial, sanctuaire des gestes transmis de génération en génération, et celui du jardin intérieur, où mûrit une conscience attentive au souffle du monde.

Nos ancêtres nous ont légué le souci de l’autre — accueillir le voisin et l’étranger, soutenir l’ami, entourer la famille dans l’épreuve — et leur sagesse nous enseigne que ce don, semblable à une source vive et inépuisable, n’appauvrit jamais celui qui l’offre ; il l’enrichit, au contraire, d’une paix intérieure et d’une sérénité qu’aucun bien matériel ne saurait égaler.

À leur suite, nos parents nous ont transmis le sens du partage, cette lumière discrète qui jaillit lorsque l’on se libère du carcan étroit de l’individualisme. Ce combat humble et quotidien, chacun peut le mener à sa mesure, dans la discrétion des actes justes, tel un fil continu soutenant la symphonie collective de l’existence.

Que cette nouvelle année soit aussi celle de l’espérance — non d’une espérance naïve, mais d’une conscience lucide, patiemment construite, en des jours meilleurs pour l’humanité, pour nos nations, nos familles et nos peuples.

Dans un monde traversé par les crispations identitaires, les conflits larvés et les tensions multiples, la création artistique conserve une vertu singulière : elle parle sans exclure, relie sans contraindre et apaise sans nier. Elle demeure l’un des derniers langages véritablement universels, capable de restaurer les liens rompus, de panser les blessures invisibles et de rappeler aux peuples leur commune appartenance au vivant — tel un chant porté par l’Air, franchissant frontières et silences, traversant le temps et les mémoires.

De cette conviction profonde, nourrie à la fois par l’héritage immémorial des civilisations et par l’urgence pressante du présent, émane une vision : insuffler au monde contemporain un souffle régénérateur, une respiration nouvelle, en convoquant des symboles partagés capables de dialoguer au-delà des frontières, des langues, des croyances et des cultures — à l’image des éléments naturels qui se répondent sans jamais s’opposer et qui, par leur harmonie silencieuse, enseignent la continuité et la sérénité.

Figures à la fois familières et mythiques, porteuses de mémoire, de sens et de transmission, les arbres, à mes yeux tous sacrés, nous enseignent la résilience, la complémentarité dans la diversité…

Le baobab, colosse ancestral, recueille l’Eau dans son ventre et conserve l’histoire des hommes dans ses cercles silencieux, battements lents d’un cœur millénaire.

Le chêne enseigne la patience et la droiture face aux tempêtes ; l’olivier distille la paix avec une obstination douce et féconde ; le cèdre, souverain des hauteurs, parfume les sanctuaires et nourrit l’imaginaire des peuples de sa résine sacrée.

Le figuier dissimule la sagesse sous la pudeur de ses feuilles ; le palmier dattier offre la douceur là où la vie semble se retirer ; le bouleau annonce la renaissance par sa clarté ; le hêtre veille sur les forêts silencieuses ; le tilleul apaise sous son ombre bienveillante ; le pin affronte les vents tel un archet tendu ; le sapin se dresse comme une prière immobile ; le séquoia défie l’oubli par sa permanence ; le cyprès relie la Terre des vivants à celle des absents dans une verticalité grave et solennelle.

Des arbres nourriciers aux arbres médicinaux, des arbres sacrés aux arbres humbles, tous incarnent la durée, la résilience et la continuité des civilisations. Enracinés sur tous les continents, ils sont autant d’échos des paysages et des mémoires collectives, rappelant à l’humanité le rythme fondamental de la vie et le lien indissoluble qui l’unit à la Nature — vaste orchestre où chaque être joue sa note et contribue à l’harmonie universelle.

Les oiseaux n’enchantent-ils pas les passants de leur chant, à l’abri de la frondaison des arbres?

Parmi toutes les formes d’expression, la musique — à l’instar du chant des oiseaux — constitue la matrice première de toute harmonie. Avant que l’homme ne nomme le monde, l’oiseau le chantait déjà. Son chant ne divise pas : il relie.

À ce chant primordial répond l’hommage rendu aux grandes consciences africaines et universelles qui ont élevé la voix pour défendre la dignité humaine :

Nelson Mandela, Miriam Makeba, Cheikh Anta Diop, Martin Luther King, Aimé Césaire, Birago Diop, Patrice Lumumba…

Leur parole, telle une musique profonde et persistante, continue d’éclairer les chemins de la liberté, de la connaissance et de l’espérance.

C’est dans cette filiation — à la fois célébration et cérémonie — que s’inscrit mon œuvre artistique : faire de la musique un lieu de convergence entre mémoire ancestrale et conscience contemporaine. Mon art ne se contente pas de divertir ; il instruit, relie et élève, telle une flamme maîtrisée qui éclaire sans brûler, offrant à chacun la possibilité d’une ascension intérieure.

L’Art, souffle cardinal de la liberté et médiateur silencieux de la paix, ne saurait être dissocié, en ce seuil décisif de l’année 2026, de l’impératif supérieur qui s’impose désormais à la conscience humaine : la sauvegarde du vivant.

Que chacun, dans la forêt commune comme dans l’intimité de son jardin, plante un arbre — geste simple, presque ancestral — devienne non seulement un acte de salut pour la Terre, mais aussi une offrande de reconnaissance adressée à nos aïeux et à nos parents, à ces générations dont le courage, la sagesse et la patience silencieuse ont façonné les conditions mêmes de notre présence au monde.

Préserver la liberté d’expression par l’entremise de l’art ne relève plus, en notre époque troublée et fragmentée, d’un choix parmi d’autres — moral, esthétique ou philosophique — mais s’impose comme une nécessité vitale, presque organique, tant elle conditionne la respiration même de l’humanité contemporaine. À mesure que s’effacent les repères symboliques, culturels et spirituels, l’art demeure l’un des derniers territoires où la parole conserve son amplitude, où la pensée circule sans entrave, et où l’âme collective peut encore se reconnaître, se dire et se rassembler.

Là où l’oiseau chante, l’arbre écoute.

Là où l’arbre s’enracine, l’homme apprend.

Et là où l’homme plante, l’avenir respire.

La vie, riche de surprises, nous invite à souffler sans relâche sur les braises de l’âme afin qu’elles s’embrasent à nouveau ; à accueillir les retours inattendus, les rires partagés, les éclats de lune qui percent chaque matin sans que nul ne s’en aperçoive.

Les feuilles, manuscrits du cosmos, murmurent leurs secrets ; et dans la simplicité de la rivière, l’Eau chante, la Terre se souvient, l’Air transporte, le Feu éclaire — unis dans l’éternelle leçon du vivant, qui nous exhorte à honorer, par chaque geste, la grandeur et la fragilité de notre monde.

Depuis l’aube des temps, la musique accompagne l’humanité tel un héritage sacré transmis de génération en génération, destiné à traverser l’éternité…

Que chacun, d’où qu’il vienne, qui qu’il soit, contribue à pérenniser et à faire vivre ce lien indispensable entre l’art, la musique et l’humanité !

C’est l’art, la musique et mon parcours artistique, au croisement des civilisations et en recherche d’ouverture et d’harmonie universelle qui me poussent à partager ma curiosité et mes réflexions…

Puissent ces lignes susciter l’envie d’échanger et de me contacter !

Yé Lassina Coulibaly

Artiste auteur-compositeur sur la scène internationale.. »

Montée des couleurs nationales : «L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple»

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A l’occasion de la première montée des couleurs de l’année 2026 ce lundi 26 janvier, le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, a délivré un important message. «Je sais que l’endurance, l’allure de ces trois années passées n’est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression. La pression va continuer. Tenez bon ! Attachez les ceintures ! (…)

Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années. Je pense que les résultats parlent d’eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s’armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.

Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n’aurait pas été possible.

L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple. »

«Message de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, Chef de l’État à l’occasion de la première montée des couleurs de l’année 2026

Ouagadougou le 26 janvier 2026

Camarades, bonjour !

J’espère que chacun s’est très bien réveillé ce matin, dernière semaine du premier mois de l’an 2026. Donc, je profite souhaiter à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2026.

Je vous souhaite à vous, à vos familles, à vos proches, beaucoup de santé pour cette année, beaucoup de chance dans tout ce que vous entreprenez et beaucoup d’abnégation, beaucoup d’ardeur au travail.

 

Je sais que l’endurance, l’allure de ces trois années passées n’est pas simple. Vous avez appris à travailler sous pression. La pression va continuer. Tenez bon ! Attachez les ceintures !

J’aime caricaturer avec les membres du Gouvernement pour leur dire qu’en 2026, actuellement, c’est comme un avion qui est en bout de piste. Nous allons mettre les pleins gaz pour atteindre en fin d’année ce que les pilotes appellent V1. Ce qui veut dire qu’il y aura encore plus de pression pour 2026 et donc tenez bon, attachez les ceintures !

Je tiens aussi à vous féliciter pour tout ce qui a été fait durant 2025, mais surtout durant ces trois années. Je pense que les résultats parlent d’eux-mêmes. Il faut regarder dans le passé, et s’armer de courage pour ce que nous devons faire pour le futur.

Tout ce que nous avons eu à réaliser, je pense que nous devons cela au vaillant Peuple qui a compris notre message, qui a compris le sens de la Révolution. Parce que sans lui, sans les moyens mis à disposition par chacun pour pouvoir y arriver, cela n’aurait pas été possible.

L’essence même de la Révolution, c’est de travailler pour le Peuple. Et je pense que les exemples, il y en a beaucoup. Si vous prenez dans le domaine de l’Agriculture, cette année, par la grâce de Dieu, nous avons fait une production record. Il y a des spéculations particulières que nous avons essayé d’introduire depuis ces trois années. Comme je le dis, les esprits faibles, les petits esprits pensent toujours que c’est impossible lorsqu’on veut initier de grandes choses. Mais il ne faut pas les écouter. Si on devait les écouter, on allait se décourager, on n’allait pas pouvoir se lancer. Parce qu’il y en a aussi qui sont là pour nous décourager dans tout ce que nous faisons.

Lorsque vous décidez d’entreprendre quelque chose, ils vont être dans les railleries, les moqueries, pour vous amener à vous démotiver, à ne pas vous lancer. Je pense que tout un chacun a surmonté cela. Parce que ce que j’ai dit, ce n’est pas seulement au sommet de l’État, mais jusqu’aux citoyens au niveau du village, il y a eu un sursaut.

Tout ce qu’on disait impossible de faire au Burkina Faso en matière d’agriculture, cela se fait aujourd’hui. Nous avons parlé de cacao, les gens ont crié sur tous les toits, même certains réactionnaires à l’intérieur ici ont fait comprendre que ce n’est pas la priorité. Et pourtant, Dieu merci, nous avons de très bons maîtres chocolatiers et notre objectif n’est pas de produire pour vendre à l’extérieur, c’est de produire, transformer pour nous ici et pour nos enfants.

Aujourd’hui le café, c’est une réalité au bord de Samandéni et nous avons, Dieu merci, des Burkinabè qui le transforment. Je vous invite donc à consommer ce qui est transformé sur place ici. Beaucoup d’autres spéculations telles que le blé, l’ananas, la vigne et bien d’autres se cultivent aujourd’hui au Burkina Faso et seront transformés ici au Burkina pour créer de l’emploi pour les Burkinabè. C’est ce que nous allons consommer. C’est ce qu’il faut voir dans ce qu’on a pu réaliser et s’armer de courage encore pour l’avenir.

Beaucoup d’autres projets ont été un succès. Quand on prend les domaines de l’Éducation, beaucoup d’amphithéâtres ont été construits. La dernière fois au Conseil des Ministres, on a adopté des textes qui permettront donc d’équiper ces amphithéâtres et de construire de nouveaux amphithéâtres. Beaucoup d’écoles et centres de formation verront le jour en 2026 au bord de nos pôles de croissance tel que Bagré, Samendéni et autres. C’est pour amener les jeunes burkinabè à pouvoir produire et transformer ce que nous faisons ici. Donc nous n’allons plus nous concentrer sur l’enseignement général uniquement.

Nous avons parlé d’enseignement professionnel et technique. Beaucoup de lycées modernes verront le jour en 2026. En plus de cela, nous avons décidé de construire une université technologique et j’espère que d’ici la fin de l’année vous allez voir cette université se dresser. Les travaux ont déjà commencé et nous avons demandé aux entreprises de tout faire pour être dans les délais pour que les rentrées prochaines, nous puissions accueillir des étudiants dans des domaines assez pointus de la technologie, afin que nous nous mettions au diapason.

Comme je l’ai dit, nous sommes très loin, nous sommes dans les années 1800 et je pense qu’en 5 ans, nous pouvons faire un saut, au moins, de 100 ans pour nous retrouver dans les années 1950 et continuer de travailler ainsi.

Je le dis, ça peut faire rire, mais c’est la réalité. Jusqu’aujourd’hui nous constatons dans notre vie, le rythme auquel nous partons ; ce n’est pas bien. Il faut se mettre soi-même la pression pour rattraper le retard. Donc, faites en sorte que dans quelques années nous atteignons 1950 et après encore on se donne la pression pour atteindre les années 2000 et espérer rattraper les autres. Et c’est possible.

Et je suis heureux de vous dire que dans ce sens-là, nous sommes en train de mettre en place un laboratoire aujourd’hui au Burkina Faso. Par exemple pour les chercheurs, nous avons beaucoup d’équipements qui sont là. Nous allons leur permettre de faire la recherche sur place et je peux dire que nous avons actuellement ici installé un microscope électronique à balayage, le plus récent qui puisse exister en Afrique ici et le plus moderne. Il est là au Burkina Faso, il est fonctionnel et les chercheurs vont commencer à faire tout ce qu’ils doivent faire ici au lieu d’aller à l’extérieur encore le faire. Cela va encore encourager d’autres personnes à chercher et à découvrir.

C’est pour dire qu’il y a beaucoup de domaines que nous n’avons pas oublié, en passant par la santé, tout ce que nous sommes en train de faire notamment les centres de santé communautaire qui sont construits et qui seront équipés. Cela fait partie aussi des mesures prises lors du Conseil dernier et tout cela c’est à votre actif, c’est à l’actif de toute l’Administration et c’est avec donc l’appui et le soutien de notre vaillant Peuple que nous arrivons à les réaliser.

L’Initiative Faso Mêbo, qui est devenue une Agence aujourd’hui, lorsque nous entamions l’autoroute certains doutaient parce que c’est un projet qui est là depuis plus d’une décennie.

Bien sûr ! Nous avons trouvé le projet et lorsque nous avons donc cherché à comprendre le projet, c’était l’autoroute de 2 fois 2 voies. Les entreprises, en majorité étrangères, qui avaient fait des propositions, la moins chère était à 1032 milliards FCFA pour faire les 2 fois 2 voies. On nous proposait de nous financer pour pouvoir le réaliser en 10 ans pour le délai le plus court. Il faut être inconscient pour condamner les générations qui ne sont même pas encore nées à des prêts de 50-60 ans pour construire une autoroute de 2 fois 2 voies qui sera dépassée dans peu de temps. Lorsque nous avons voulu savoir si c’est 4 fois 2 voies, certains mêmes se sont moqués de nous. Certains entrepreneurs, ils n’y croyaient pas, dans un tel pays, 4 fois 2 voies, ce n’est pas raisonnable.

Certains ont dit que ça devrait nous coûter plus de trois mille milliards FCFA mais comme j’ai dit dans la Révolution, c’est la responsabilité, c’est la conscience ; on ne va pas rentrer dans ces schémas. Voilà pourquoi nous avons décidé de le faire nous-mêmes, parce que nous avons confiance à nos jeunes ingénieurs, nous avons confiance au potentiel des Burkinabè. Nous avons donc cherché des équipements de tout ordre.

Aujourd’hui, je peux dire que le chantier est unique en Afrique ; il n’y a pas un chantier d’autoroute pareil qui mobilise autant d’équipements. Il n’y en a pas. Le travail de nettoyage, il y a plus de 100 bulldozers sur ce chantier et je ne vois pas pareil.

Je m’étais donné deux mois pour qu’ils puissent finir le nettoyage et je pense qu’ils ont tenu le pari. Nous sommes à 40 jours, ils ont déjà fait plus de 70% de nettoyage et le 15 février prochain, s’il plaît à Dieu, ils auront fini. Ce qui veut dire que le rythme aussi, il n’y en a pas pareil en Afrique et nous allons finir. C’est un défi. Nous allons finir dans un délai que personne ne va croire parce que nous avons déjà tout à notre disposition, toutes les machines, tout le nécessaire est là. Il ne nous reste que le carburant et le bitume à acheter sinon tout le nécessaire est là. Ce qui veut dire que nous allons poursuivre parce qu’il y a beaucoup d’autres autoroutes qui doivent être lancées en 2026 et dont les travaux doivent commencer également.

Les infrastructures sont une priorité pour nous. Elles aident tout le monde, que ce soit les populations civiles, les forces armées, les forces de sécurité intérieure ; tout le monde a besoin d’infrastructures routières. C’est pour dire qu’il faut se concentrer sur ses acquis, voir qu’est-ce que nous avons pu réaliser et se projeter dans l’avenir. Comme je l’ai dit, maintenez la pression et je pense qu’en 2026, il y a tellement de grands chantiers qui doivent commencer et vous devez maintenir ce cap pour qu’on puisse réussir le pari.

Les gens continueront à nous démotiver, les impérialistes ne manquent jamais de tour dans leur sac. Ils vont continuer à communiquer pour ternir l’image, pour nous démotiver. Il ne faut pas les écouter. Il y a aussi ces individus esclaves de salon-là, qui ne peuvent jamais changer. Je l’ai dit, eux c’est comme une malédiction qui les poursuit. Peu importe ce que vous ferez, génétiquement ils sont esclaves, congénitalement ils sont aliénés. Ils ne peuvent que suivre ce que les impérialistes disent. Montrez-leur le soleil en plein jour, ils vous diront qu’il fait nuit. Donc c’est une malédiction et ils vont continuer à vous décourager, à parler ; mais le plus important, c’est ce que vous faites.

La réalité est là et on avance. C’est cela le plus important. Pendant qu’ils sont en train de faire leurs railleries, leurs moqueries, nous, on crée des usines, on crée des infrastructures et on crée de l’emploi, on produit et on se sent bien. C’est le plus important.

Donc, j’invite chacun à faire comme nos vaillantes forces de défense, les forces de sécurité, les vaillants VDP. Vous voyez, les impérialistes, certaines ONG, ont tenté tout pour saper leur morale, ont tenté tout, ont écrit, ont intimidé, ont menacé, mais ils avancent sereinement sur le terrain. Aujourd’hui, certains peut-être sont fatigués, ils ne parlent plus d’eux, parce que le résultat est là. Nous avançons et il y a des zones où nous avons déjà atteint les limites de la frontière, comme on le souhaitait, en train d’être sécurisées.

Sur le terrain, tout se passe très bien ; donc faites comme eux et c’est le lieu pour moi donc de leur rendre hommage et les inviter à continuer ce combat. Et tous ceux qui sont sur les différents chantiers, je parlais tout de suite de Faso Mêbo, c’est le lieu pour moi de les féliciter, de les encourager, parce que c’est historique ce que nous faisons et c’est unique en Afrique. Et chacun, qui a la chance de participer à cela, je pense qu’il doit en être fier.

Tous ceux, qui ne sont pas encore entrés dans la danse, que vous soyez ingénieurs et que vous pensez pouvoir apporter quelque chose, je l’ai dit, allez-y, apportez votre pierre, parce que demain, on dira, ce sont ceux-là qui ont construit ces infrastructures pour permettre au Burkina Faso d’être au niveau où il est !

Donc merci beaucoup, je vous souhaite encore bon courage, parce que le courage, vous en avez tous besoin. Le courage, vous en avez besoin pour transcender tout ce qui peut se dire.

Bon courage à tous pour 2026 ! Je vous souhaite bonne chance encore dans tout ce que vous menez, parce que vous en avez besoin. Et je souhaite que la santé soit là au quotidien pour vous, pour vos familles, pour vos proches, pour vous permettre de travailler avec la tête libre.

Merci beaucoup, je vous souhaite une très bonne semaine et à très bientôt, s’il plaît à Dieu ! 

La Patrie ou la Mort, nous Vaincrons !»

Football dans le Kadiogo : C’est parti pour la 1ère édition du tournoi des académies !

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Pendant trois mois, les pensionnaires des académies (catégories U15/U17) de Ouagadougou et de ses environs rivaliseront dans le cadre de la première édition du tournoi des académies. Le lancement officiel est intervenu ce samedi 24 janvier en présence d’un représentant du ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi, ainsi que du président de la Fédération burkinabè de football (FBF).

Le match d’ouverture du tournoi a opposé Focus Sport à l’USFA. Score final : 3 à 1 en faveur de Focus Sport

Initiée par Izouma Sidibé, responsable de Benfica Campus, la compétition mettra aux prises 12 équipes catégories U15/U17 réparties en deux poules A et B. L’objectif, c’est d’offrir un cadre d’expression sur le terrain aux académiciens, un cadre «là où les stars de demain se révèlent» comme le dit si bien la devise du tournoi. Autrement, leur offrir un temps de jeu conséquent et contribuer ainsi au développement du football à la base au Burkina Faso.

Le vainqueur de chacune des deux catégories (U15/U17) recevra un trophée et 500 000 F. Pour le match d’ouverture du tournoi, ce sont les joueurs de Focus Sport FC qui se sont imposé 3 -1 devant ceux de l’USFA.

Des officiels dont le président de la FBF ont assisté au lancement de cette première édition du tournoi des académies de Ouagadougou et de ses environs

La présente initiative, faut-il le rappeler, est placée sous la patronage du ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’emploi Annick Zingué Ouattara  ; sous la présidence du Président de la Fédération Burkinabè de Football Colonel Major Oumarou Sawadogo et sous le parrainage du Directeur Général du Fonds National pour la Promotion du Sport et des Loisirs Commandant Karim Souabo et le co- parrainage de l’ambassadeur du Sport du Burkina Faso, Charles Kaboré.

Clarisse Ouédraogo

Burkina Demain

Compte rendu du Conseil des Ministres du 22 janvier 2026

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Des membres du Gouvernement posant avec le Président du Faso et le Premier ministre

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le jeudi 22 janvier 2026, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 41 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger. Compte rendu.

D’importantes décisions ont été prises au cours du Conseil de ce jeudi 22 Janvier 2026

I DELIBERATIONS

I 1 AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à une demande d’autorisation pour la passation et l’exécution de marchés publics par la procédure d’entente directe dans le cadre des projets spécifiques 2026 du Bureau national des Grands projets du Burkina (BN-GPB).

Pour l’Initiative Présidentielle pour une Education de Qualité (IPEQ), il est prévu :

– l’achèvement des travaux de la première phase de construction de 12 amphithéâtres de 500 et 1 000 places à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua ;

– la construction de 02 amphithéâtres de 1000 places à Ouagadougou et Koudougou et de 04 amphithéâtres de 500 places à Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Tenkodogo ;

– la construction de 04 lycées techniques professionnels à Bagré, Samendeni, Yako et Kaya.

Pour l’Initiative Présidentielle pour la Santé (IPS), il est prévu :

– la construction de 05 services d’anesthésie réanimation au Centre hospitalier régional (CHR) de Tenkodogo, à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane COULIBALY de Ouagadougou, aux Centres hospitaliers universitaires régionaux (CHU-R) de Dédougou et Ouahigouya ainsi qu’au Centre hospitalier universitaire de Bogodogo ;

– l’acquisition d’équipements médicotechniques au profit des centres médicaux sanitaires communaux et des services de réanimation de plus de 30 communes de notre pays ;

– l’acquisition, l’installation et la maintenance de centrales de distribution d’oxygène et de réseaux de fluides médicaux aux CHR de Tenkodogo, aux CHU-R de Dédougou et Ouahigouya, au CHU Bogodogo et à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane COULIBALY de Ouagadougou.

Pour l’Initiative Présidentielle pour la Production Agricole et l’Autosuffisance Alimentaire (IP-P3A), il est prévu l’acquisition de :

– 06 foreuses avec équipements complets de grande capacité ;

– 100 tracteurs de 40 CV complets ;

– 80 semoirs complets de petite capacité ;

– 120 petites moissonneuses ;

– 120 motoculteurs complets ;

– 250 véhicules à deux roues ;

– 08 camions ;

– 400 motopompes ;

– 02 tracteurs multifonctionnels ;

– 12 égreneuses ;

– 12 botteleuses.

Pour l’Initiative Présidentielle pour le Développement Communautaire (IPDC), il est prévu l’acquisition d’outils et de petits matériels.

Pour l’Initiative Présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Elite Sportive (IP-RELIS), il est prévu l’aménagement de l’esplanade du stade et des terrains d’entraînement du complexe footballistique de Bobo-Dioulasso.

Le montant total cumulé de ces projets spécifiques s’élève à cent dix milliards cinq cent quinze millions neuf cent cinquante-sept mille deux cent cinquante-huit (110 515 957 258) F CFA TTC.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de l’Agence Faso Mêbo.

L’adoption de ce décret permet à l’Agence Faso Mêbo de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-613/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère administratif.

I 2 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à deux (02) décrets portant respectivement attributions des membres du Gouvernement et intérim des ministres.

La fixation des attributions des membres du Gouvernement et des ministres chargés de l’intérim constitue une exigence juridique et administrative essentielle au bon fonctionnement de l’appareil d’Etat. Elle résulte de l’adoption du décret n°2026-0006/PF/PRIM du 12 janvier 2026 portant remaniement du Gouvernement.

Ces deux décrets précisent notamment les domaines de compétence des départements ministériels et désignent les ministres intérimaires en vue de l’organisation du travail gouvernemental.

L’adoption de ces décrets permet aux membres du Gouvernement d’accomplir efficacement leurs missions et d’assurer la continuité de l’action gouvernementale.

I 3 AU TITRE DU MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a adopté une ordonnance portant mesures dérogatoires et complémentaires applicables aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

Le Burkina Faso fait face à une menace terroriste plaçant les Forces armées nationales (FAN) et les Forces de sécurité intérieure (FSI) dans un état d’engagement permanent, avec la nécessité de renforcer leurs effectifs et d’assurer une mobilisation citoyenne plus accrue dans la lutte contre le terrorisme.

Les Volontaires pour la défense de la Patrie constituent un instrument essentiel de mobilisation citoyenne et d’appui aux Forces armées nationales et aux Forces de sécurité intérieure. Leur engagement a permis de renforcer la veille territoriale, la protection des populations et la résilience des communautés face aux menaces sécuritaires.

Les innovations majeures de l’ordonnance sont :

– l’adaptation des modalités de recrutement et d’emploi des VDP, notamment par l’introduction du niveau de recrutement et d’emploi régional ;

– la facilitation de la mobilité des VDP en fonction des besoins opérationnels ;

– l’assouplissement des règles relatives à la durée de l’engagement afin de garantir la continuité de l’action sur le terrain ;

– la sécurisation juridique du VDP, en cas de disparition ou de captivité et la prise en compte de ses ayants droit ;

– la reconnaissance de l’engagement patriotique du VDP à travers, l’institution de la bonification du temps de production au titre du Service national patriotique, de quotas lors des concours de recrutement d’agents publics et la possibilité de recrutement exceptionnel en qualité d’agent public.

La présente ordonnance n’abroge pas la loi n°028-2022/ALT du 17 décembre 2022 instituant les Volontaires pour la défense de la Patrie. Elle s’inscrit dans une logique de complémentarité et d’adaptation, rendue nécessaire au regard des réalités du terrain.

L’adoption de cette ordonnance permet de renforcer l’efficacité opérationnelle des Volontaires pour la défense de la Patrie aux côtés des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté six (06) décrets.

Le premier décret porte exercice du droit de transaction en matière d’infraction douanière au Burkina Faso.

Ce décret vise l’application de la loi n°003-2025/ALT du 24 mars 2025 portant Code des douanes du Burkina Faso. Ce nouveau Code institue le droit de transaction qui permet à l’administration des douanes de conclure un accord avec les contrevenants pour mettre fin aux poursuites, sous réserve du respect des conditions définies.

Le décret précise l’exercice de ce droit de transaction en vue de doter l’administration d’un outil juridique moderne et efficace de gestion du contentieux douanier. Il va entre autres, accélérer le règlement rapide des litiges, désengorger les tribunaux et permettre à l’administration de recouvrer plus rapidement les créances dues à l’Etat.

L’adoption de ce décret permet de renforcer l’arsenal juridique des services douaniers et de lutter efficacement contre la fraude.

Le deuxième décret porte fixation des privilèges et immunités diplomatiques et consulaires en matière douanière.

Ce décret est une application de la loi n°003-2025/ALT du 24 mars 2025 portant Code des douanes du Burkina Faso. Il vise la modernisation et le renforcement de notre cadre juridique en vue de concilier le respect des engagements internationaux du Burkina Faso avec les impératifs de contrôle douanier et de protection des intérêts financiers de l’Etat.

Le présent décret comporte des innovations majeures. A ce titre, il introduit des améliorations substantielles et des clarifications autour :

– du cadre des exemptions et renouvellement des avantages en encadrant et précisant les conditions de renouvellement des franchises au-delà d’une durée de séjour de deux (02) ans ;

– des mécanismes de contrôle et de régulation des produits sensibles en instituant un système formalisé de contingents trimestriels pour les importations d’alcools, tabacs, conserves et carburants ;

– du principe de réciprocité et protection contre les abus en renforçant et détaillant avec précision le caractère strictement personnel, incessible et non transférable des biens admis en franchise ;

– de la modernisation et sécurisation des procédures administratives.

L’adoption de ce décret permet de renforcer le dispositif juridique fixant les privilèges et immunités diplomatiques et consulaires en matière douanière.

Le troisième décret porte institution et modalités d’octroi de la délégation de solde aux ayants droit des personnels des Forces de sécurité intérieure décédés en opérations.

Le Gouvernement a institué plusieurs mesures d’accompagnement en faveur des personnels des Forces de sécurité intérieure et des Forces armées nationales et de leurs familles afin d’atténuer leurs souffrances suite aux attaques terroristes.

Ces mesures consistent en une indemnisation appelée « délégation de solde » et sont matérialisées à travers les textes règlementaires suivants :

– le décret n°2019-0140/PRES/PM/MINEFID/MFPTPS/MSECU/ MJDHPC/MEEVCC/MDNAC du 18 février 2019 portant modalités d’indemnisation de l’agent des forces de la police nationale, de la garde de sécurité pénitentiaire, des douanes ou des eaux et forêts ayant subi des préjudices dans l’exercice ou en raison de l’exercice de ses fonctions lors d’une attaque terroriste ;

– le décret n°2021-0913/PRES/PM/MINEFID/MDNAC du 14 septembre 2021 portant institution d’une délégation de solde aux ayants droit du militaire décédé en opérations intérieures ou de fait d’acte terroriste qui encadre la délégation de solde.

Cependant, la mise en oeuvre de ces deux textes a révélé des insuffisances, notamment la disparité de traitement entre les personnels des Forces de sécurité intérieure et des Forces armées nationales.

Le présent décret vise à harmoniser et à rationaliser le cadre juridique existant, en vue de garantir une prise en charge plus équitable et mieux adaptée aux réalités actuelles.

Les principales innovations de ce décret sont :

– la clarification des catégories d’ayants droit éligibles à l’indemnité forfaitaire ;

– l’élargissement du champ d’application aux opérations de lutte contre le terrorisme, aux attaques terroristes caractérisées, aux opérations de déminage et de dépollution ainsi qu’à la lutte contre le grand banditisme ;

– l’instauration d’une clé de répartition forfaitaire entre les bénéficiaires ;

– la prise en compte du préjudice matériel subi par le personnel des Forces armées nationales ;

– l’introduction d’un délai de prescription de cinq (05) ans pour la soumission des demandes d’indemnisation.

L’adoption de ce décret permet de renforcer l’équité du dispositif de prise en charge des Forces de sécurité intérieure et des Forces armées nationales victimes d’acte terroriste et de leurs ayants droit.

Le quatrième décret porte fixation des conditions et des modalités d’indemnisation des personnels des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure ou de leurs ayants droit ayant subi des préjudices du fait d’acte terroriste ou suite à des opérations.

Ce décret vise l’harmonisation des textes du cadre juridique en matière d’indemnisation des personnels des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure ou de leurs ayants droit, en vue d’une prise en charge équitable.

L’adoption de ce décret permet de renforcer l’équité du dispositif de prise en charge des personnels des Forces armées nationales et des Forces de sécurité intérieure victimes d’acte terroriste ainsi que de leurs ayants droit.

Le cinquième décret porte création de l’Agence Faso Mêbo.

L’Agence Faso Mêbo est un établissement public de l’Etat dotée de moyens humains et matériels nécessaires à la réalisation des grandes ambitions du Président du Faso dans le domaine des infrastructures.

Cette agence résulte de la mutation de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo qui soutient la réhabilitation et l’embellissement des villes et villages du Burkina Faso, à travers une mobilisation des ressources matérielles et financières pour des projets d’intérêts nationaux. Faso Mêbo est la traduction de la volonté du Président du Faso d’accélérer le désenclavement de notre pays et de donner un nouveau visage à l’aménagement urbain des grandes villes du Burkina Faso.

L’innovation majeure portée par cette transformation réside dans le changement de statut qui permet à l’agence de jouir d’une autonomie administrative et financière afin de répondre plus efficacement à l’ensemble de ses missions.

L’adoption de ce décret permet la création de l’Agence Faso Mêbo.

Le sixième décret porte déclaration d’utilité publique urgente le projet de construction des infrastructures de la Société Nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO) à Bobo-Dioulasso, région du Guiriko.

La SN-BRAFASO prévoit construire sa deuxième brasserie dans la commune de Bobo-Dioulasso. Cette extension vise à renforcer la couverture des services offerts à la population, conformément aux objectifs de développement durable et aux engagements du Gouvernement en matière d’approvisionnement du peuple.

Le site identifié pour le projet se situe à Léguéma dans une zone peu exploitée.

Après les études techniques, sociales, environnementales, il a été établi que l’acquisition de ce terrain est favorable à la réalisation dudit projet.

Ce décret vise à reconnaitre l’intérêt général du projet et à mettre à la disposition de la SN-BRAFASO un site approprié pour l’extension de ses activités.

L’adoption de ce décret permet de déclarer d’utilité publique urgente le projet de construction des infrastructures de la Société Nouvelle-Brasseries du Faso à Bobo-Dioulasso, région du Guiriko.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

Le Conseil a adopté quatre (04) projets de loi portant autorisation de ratification de quatre (04) protocoles additionnels au Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES), signés le 23 décembre 2025 à Bamako, en République du Mali.

Il s’agit du :

– Protocole additionnel relatif aux sessions confédérales des Parlements ;

– Protocole additionnel relatif à la défense et à la sécurité ;

– Protocole additionnel relatif à la coordination de l’action diplomatique ;

– Protocole additionnel relatif à la coordination des actions de développement.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission desdits projets de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant statut du personnel de la Présidence du Faso.

Aux termes de la révision constitutionnelle du 29 octobre 2024, des réformes ont été apportées dans le cadre de la refondation de l’Etat et l’amélioration de la gouvernance. C’est ainsi que la Présidence du Faso a été consacrée comme institution constitutionnelle.

Ce projet de loi vise à doter la Présidence du Faso d’un cadre juridique spécifique pour la gestion du personnel afin de répondre plus efficacement à sa mission d’orientation et d’impulsion des politiques publiques pour un développement socio-économique durable et harmonieux de notre pays.

Les innovations majeures du présent projet de loi sont :

– la définition d’un cadre juridique spécifique sécurisé pour la gestion du personnel ;

– la consécration d’un personnel spécifique constitué des agents contractuels recrutés directement par la Présidence du Faso ;

– la consécration d’obligations et de droits spécifiques à l’agent de la Présidence du Faso ;

– la soumission de l’agent de la Présidence du Faso à un régime disciplinaire spécifique et contraignant ;

– des organes consultatifs propres à la Présidence du Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

Le second rapport est relatif à un projet de décret portant Organisation-type des établissements de formation professionnelle de l’Etat.

La formation professionnelle des agents publics constitue un levier stratégique pour l’amélioration des compétences, l’adaptation aux évolutions des métiers et des politiques publiques ainsi que la promotion de la performance au sein de la fonction publique burkinabè.

Toutefois, des disparités existent dans la structure organisationnelle desdits établissements.

Ce décret vise à harmoniser l’organisation administrative et technique des structures dédiées au développement des compétences des agents publics, afin de répondre efficacement aux besoins de l’administration et d’améliorer la qualité du service public.

L’adoption de ce décret permet d’harmoniser le cadre organisationnel et fonctionnel des établissements de formation professionnelle de l’Etat et partant, de rationaliser leur gestion.

I 7 AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret porte approbation des statuts modifiés de la Société de

Fabrique et de Pose de Rails.

Ce décret vise la modification du décret n°2024-1780/PRES/PM/MICA/MEF/MID du 31 décembre 2024 portant approbations des statuts de la Société de Fabrique et de Pose de Rails. Il permet de prendre en compte les modifications apportées dans le capital social de ladite société.

L’adoption de ce décret permet de doter la Société de Fabrique et de Pose de Rails de nouveaux textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions.

Le deuxième décret porte modification du décret n°2025-0869/PRES/PM/MICA/MEF du 07 juillet 2025 portant création d’une société d’Etat dénommée « FASO YAAR ».

Cette modification vise à étendre les attributions de «FASO YAAR» à la distribution de produits de grande consommation notamment la boisson et le ciment. Elle permet également de modifier la répartition du capital social de la société en prenant en compte l’évolution institutionnelle.

L’adoption de ce décret permet d’étendre les attributions de la Société «FASO YAAR» à la distribution de produits de grande consommation.

Le troisième décret porte modification du décret n°2025-0997/PRES/PM/MICA/MEF du 1er août 2025 portant approbation des statuts de la Société d’Etat « FASO YAAR ».

L’adoption de ce décret permet à la Société d’Etat « FASO YAAR » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2000-189/PRES/PM/MCIA du 17 mai 2000 portant statut général des Sociétés d’Etat.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso à la 9e réunion ministérielle de coordination des quatre pays (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) co-auteurs de l’Initiative sectorielle en faveur du coton et la Côte d’Ivoire (C4+), tenue du 26 au 28 novembre 2025 à Bamako, en République du Mali.

Cette réunion a eu pour objectif de présenter la situation de l’état des négociations sur les questions du coton au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin d’assurer une meilleure participation de notre pays à la 14e Conférence ministérielle (CM14), prévue du 26 au 29 mars 2026 à Yaoundé au Cameroun.

A l’issue de la 9e réunion ministérielle de coordination, les ministres chargés du Commerce ont adopté une Déclaration dite de Bamako dans laquelle ils ont réaffirmé leur détermination à poursuivre les réformes nationales de modernisation de la filière coton, à promouvoir la transformation locale, à développer les chaînes de valeur régionales et à défendre les intérêts des producteurs africains.

II 2 Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation a fait au Conseil une communication relative à la participation du Burkina Faso à la 3e réunion ordinaire du Comité de la Convention d’Addis, tenue les 17 et 18 décembre 2025 à Marrakech, au Royaume du Maroc.

La Convention d’Addis établit un cadre juridique pour une évaluation juste et transparente des qualifications de l’enseignement supérieur dans la région Afrique afin de faciliter la coopération et les échanges inter-universitaires à travers la mobilité des étudiants, des chercheurs et des professeurs.

Elle vise à accroitre la coopération et les échanges académiques au sein de l’espace africain d’enseignement supérieur et à soutenir l’intégration régionale à travers le renforcement de la mobilité académique.

Au cours de cette rencontre, la délégation burkinabè a fait une communication sur les réformes de l’enseignement supérieur au Burkina Faso. Elle a en outre remporté un trophée international renforçant le rayonnement de notre pays dans le monde.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Madame Nandy SOME/DIALLO, Mle 59 720 L, Administrateur civil, 1ère classe, 12e échelon, est nommée Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès du Canada ;

– Monsieur Saïdou ZONGO, Mle 49 036 H, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Représentant Permanent du Burkina Faso auprès de l’Organisation des Nations Unies.

B AU TITRE DE LA PRIMATURE

– Monsieur Wendlarima Hyacinthe OUEDRAOGO, Mle 348 126 V, Enseignant-chercheur, catégorie P, grade initial, 2e échelon, est nommé Conseiller Spécial en question Juridiques et Politiques en remplacement de Monsieur Siaka COULIBALY ;

– Monsieur Blaise KIENTEGA, Journaliste, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Tho-oh Paz HIEN, Juriste, est nommé Chargé de mission en remplacement de Monsieur Essimayila BAKOUAN ;

– Madame Ida OUEDRAOGO/PARE, Mle 91 270 M, Inspecteur du trésor, 2e classe, 6e échelon, est nommée Directrice générale du Fonds d’appui au sport et à la presse privée (FASP) «WASSA BONDO».

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA MOBILITE

– Monsieur Wênd-Bouda Serge SOUBEAGA, Mle 220 642 N, Administrateur civil, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé d’études ;

– Monsieur Emile NABARE, Mle 238 053 K, Administrateur civil, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Gaoussou YEYE, Mle 98 022 D, Administrateur civil, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets, programmes et du partenariat ;

– Monsieur Abdoulaye DOUBARE, Mle 345 550 R, Administrateur civil, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur des Statistiques sectorielles et de l’évaluation.

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

– Monsieur Ahmadé Nour GUENDA, Mle 204 606 J, Economiste, 2e classe, 6e échelon, est nommé Directeur général du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) « Tõogo » ;

– Monsieur Antoine OUARI, Mle 54 649 D, Inspecteur du trésor, 2e classe, 7e échelon, est nommé Chef du Bureau de l’analyse opérationnelle à la cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) ;

– Monsieur Koudbi CONOMBO, Mle 59 670 G, Inspecteur du trésor, 2e classe, 6e échelon, est nommé Chef du Bureau de l’analyse stratégique à la cellule nationale de traitement des informations financières ;

– Monsieur Souleymane RAMDE, Mle 97 702 M, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Comptable principal des matières des Editions SIDWAYA ;

– Monsieur Nouhoun SORI, Mle 228 773 J, Contrôleur des services financiers, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Université Nazi BONI ;

– Monsieur Vlabedar Ulrich Michel MEDA, Mle 257 119 U, Inspecteur du trésor, 2e classe, 1er échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère des Affaires étrangères ;

– Monsieur Tareck Rachid El-Jaber TRAORE, Mle 303 078 N, Contrôleur du Trésor, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Comptable principal des matières de l’Agence d’information du Burkina (AIB).

E AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

– Monsieur Emanoël KABORE, Mle 57 715 C, Inspecteur général de police, 5e classe, 4e échelon, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Sidbénèwendé Arnaud Omer TEGRE, Officier supérieur, est nommé Conseiller technique ;

– Monsieur Boukary TRAORE, Mle 227 562 U, Commissaire divisionnaire de police, 3e grade, 1er échelon, est nommé Secrétaire permanent du Comité national de lutte contre la drogue ;

– Monsieur Missa MILLOGO, Mle 111 492 U, Contrôleur général de police, catégorie I, 3e échelon, est nommé Directeur de la police judiciaire (DGPN) ;

– Monsieur Valentin KABORE, Mle 239 815 N, Commissaire divisionnaire de police, catégorie I, 3e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Bankui ;

– Monsieur Pakindsama OUEDRAOGO, Mle 239 807 L, Commissaire divisionnaire de police, catégorie I, 3e classe, 1er échelon, est nommé Directeur régional de la police nationale du Djôrô.

F AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

– Monsieur Sylvain Yamtiguimda YAMEOGO, Mle 104 400 P, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Ambassadeur, Conseiller technique du Ministre des Affaires étrangères ;

– Monsieur Passida Pascal GOUBA, Mle 104 417 L, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 12e échelon, est nommé Ambassadeur, Chargé de mission ;

– Monsieur Levi YAMEOGO, Mle 236 365 C, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur Europe, Amérique, Océanie et Caraïbes ;

– Monsieur Brahima OUATTARA, Mle 117 016 N, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études.

G AU TITRE DU MINISTERE DES SERVITEURS DU PEUPLE

– Monsieur Wendpanga Achille ILBOUDO, Mle 226 376 K, Inspecteur du travail, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Loukoumana ZONO, Mle 104 439 W, Inspecteur du travail, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Madame Rita Silvère Sibdou BAMBARA/KABORE, Mle 333 528 U, Médecin généraliste, catégorie PC, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Directrice du Contrôle des services de santé au travail ;

– Monsieur Nicaise BADOLO, Mle 212 155 A, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur du Contrôle de l’hygiène et de la sécurité au travail ;

– Monsieur Abdou Karim OUEDRAOGO, Mle 118 975 U, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur des mutualités sociales ;

– Monsieur Abdoul Kader KONE, Mle 216 849 V, Inspecteur du Travail, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la sécurité et santé au travail ;

– Monsieur Sylvain ZONGO, Mle 247 150 M, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur des affaires juridiques et du contentieux ;

– Monsieur Firmin BADIEL, Mle 277 809 K, Inspecteur du travail, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Zinbiè BANI, Mle 303 702 N, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur du contrôle approfondi à l’Agence générale de recrutement de l’Etat ;

– Monsieur Madi CONNOMBO, Mle 278 912 U, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la gestion prévisionnelle des emplois et des effectifs de l’Agence générale de recrutement de l’Etat ;

– Monsieur Daouda ZOUGMORE, Mle 212 229 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la gestion des carrières ;

– Monsieur Ousséni TRAORE, Mle 324 709 A, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur des sorties assistées ;

– Monsieur Noufou SAVADOGO, Mle 278 899 G, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 5e échelon, est nommé Directeur de la législation de la fonction publique.

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA FAMILLE ET DE LA SOLIDARITE

– Monsieur Simandé SAWADOGO, Mle 200 262 X, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de l’Institut national de formation en travail social.

I AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE

– Monsieur Mathieu LOMPO, Mle 130 434 K, Magistrat, catégorie P5, 1er grade, 4e échelon, est nommé Membre de la Commission nationale de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du Droit des Affaires

(CONAHDA) ;

– Monsieur Mamadou OUEDRAOGO, Mle 226 290 M, Conseiller en droits humains, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur régional des Droits humains, de la promotion de la citoyenneté et de la paix du Djôrô.

J AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITAL, DES POSTES ET DES COMMUNICATION ELECTRONIQUES

– Monsieur Abdoulaye MAMBONE, Mle 520 788 Y, Juriste, catégorie CS3, échelon E1 (ARCEP), est nommé Directeur de Cabinet ;

– Madame Somborigna Djélika DRABO, Mle 244 966 G, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 5e échelon, est nommée Directrice de la communication et des relations presse.

K AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

– Monsieur Braïma BARRO, Mle 272 810 C, Administrateur des services financiers, 2e classe, 1er échelon, est nommé Directeur général de la Société burkinabè des fibres textiles (SOFITEX) ;

– Monsieur Lodouba KOHIO, Mle 238 361 H, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Chef du Département de la prospective, de la formation, des études et de la coopération au Secrétariat permanent du Centre national de la propriété intellectuelle ;

– Monsieur Wennepousdé Philippe OUEDRAOGO, Mle 212 622 A, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chef du Département des archives, de la documentation et de l’information technique au Secrétariat permanent du Centre national de la propriété intellectuelle ;

– Monsieur Emmanuel ZONGO, Mle 200 584 X, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chef du Département de la promotion de l’invention et du transfert de technologies au Secrétariat permanent du Centre national de la propriété intellectuelle ;

– Madame Zoénabo NIAMPA, Mle 200 567 T, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Chef du Département de la promotion des créations commerciales et des labels au Secrétariat permanent du Centre national de la propriété intellectuelle ;

– Madame Rihanata OUEDRAOGO, Mle 238 589 N, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 2e échelon, est nommée Chef du Département de la prospective et de l’innovation technologique au Secrétariat permanent de la filière coton libéralisée ;

– Monsieur Mahamoudou ROUAMBA, Mle 212 625 L, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 4e échelon, est nommé Chef du Département de la promotion et du partenariat au Secrétariat permanent de la filières coton libéralisée ;

– Monsieur Hermann Aristide OUEDRAOGO, Mle 247 181 Y, Conseiller des affaires économiques, 2e classe, 2e échelon, est nommé Directeur régional de l’industrie, du commerce et de l’artisanat du Nazinon.

L  AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Monsieur Ouindzanda DABILGOU, Mle 233 937 J, Ingénieur de conception en géologie et mines, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur régional de l’énergie, des mines et des carrières du Goulmou.

M AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

– Monsieur Dieudonné KYELEM, Mle 37 446 S, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Victor YAMEOGO, Mle 27 344 Z, Enseignant-chercheur, catégorie P3, grade terminal, 2e échelon, est nommé Chargé de mission ;

– Monsieur Zakaria NEZIEN, Mle 26 142 F, Inspecteur de l’enseignement primaire et de l’éducation non formelle, 1ère classe, 17e échelon, est nommé Chargé de mission.

N AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Madame Tiertou Edwige DEMBELE/SOME, Mle 334 001 N, Maitre-assistant, catégorie P2, grade initial, 1er échelon, est nommée Directrice générale du Fonds de soutien à l’éducation et à la recherche (FOSER) Bângr Baoobo ;

– Monsieur Antoine BERE, Mle 59 229 S, Professeur titulaire, catégorie P, grade terminal, 2e échelon, est nommé Président de l’Université Joseph KI-ZERBO.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– de la Caisse d’assurance maladie des Armées (CAMA), au titre du ministère de la Guerre et de la défense patriotique ;

– de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme ;

– du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) au titre du ministère de la Santé ;

– de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– de la Minoterie du Faso (MINOFA) au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ;

– des Universités Norbert ZONGO (UNZ), Daniel OUEZZIN COULIBALY (UDOC) et Joseph KI-ZERBO (UJKZ) ainsi que de l’Ecole normale supérieure (ENS) au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ).

A MINISTERE DE LA GUERRE ET DE LA DEFENSE PATRIOTIQUE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Patoénéwendé Hervé KINDA, Officier, Administrateur représentant la Brigade nationale de Sapeurs-pompiers au Conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie des Armées (CAMA) pour un premier mandat de trois (03) ans en remplacement de Madame Chamiratou Madina Wendata OUEDRAOGO.

B MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Madame Hélène SEBOGO, Mle 221 792 L, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme au Conseil d’administration de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

C MINISTERE DE LA SANTE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Sourô SANOU (CHUSS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– Monsieur Ollé KAM, Mle 51 713 L, Inspecteur d’éducation de jeunes enfants, en remplacement de Monsieur B. Ali KONE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’UNIVERSITE NAZI BONI

– Monsieur Adama OUATTARA, Mle 91 426 L, Professeur titulaire hospitalo-universitaire, en remplacement de Monsieur W. Jean DIALLO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DU GUIRIKO

– Monsieur Jacob KOUDOUGOU, Mle 200 322 M, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur B. Célestin KOUSSOUBE.

D MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Bantida Samire YONI, Mle 262 515 M, Commissaire principal de police, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Sécurité au Conseil d’administration de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) pour un premier mandat de trois (03) ans.

E MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Jean Jacques NIKIEMA, Mle 238 571 L, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre de la Primature au Conseil d’administration de la Minoterie du Faso (MINOFA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Zakaria GNAMOU.

F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté sept (07) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Habib Ahmed DJIGA, Mle 231 941 W, Enseignant-chercheur.

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Monsieur Kiswende-sida Richard YAMEOGO, Mle 257 161 F, Administrateur des services financiers.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Artio HIEN, Mle 334 078 X, Ingénieur de la géologie et des mines.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Siébou SOU, Mle 119 824 W, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Monsieur Bély Hermann Abdoul-Karim NIANGAO, Mle 216 684 N, Conservateur de musée.

Au titre du ministère de la Construction de la Patrie :

– Monsieur Yassia OUEDRAOGO, Mle 211 898 D, Ingénieur de conception en génie civil.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE

– Monsieur Abdoulaye COMPAORE, Mle 258 289 R, Maître de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BANGR BAOOBO

– Monsieur François BONKOUNGOU, Mle 106 399 A, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN

– Monsieur Rayim Wendé Narcisse OUEDRAOGO, Mle 228 830 X, Conseiller d’éducation.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA CHAMBRE DE COMMERCE ET D’INDUSTRIE DU BURKINA FASO

– Monsieur Rimpanga Dominique Aristide KABORE, Mle 23 19 152 L, Ingénieur informaticien.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DE NANDO

– Monsieur Jonas KOALA, Mle 392 922 F, Chargé de recherche.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS

– Monsieur Lucien ZONGO, Etudiant, pour la durée de son mandat de Délégué général.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE SYNDICAT DES ENSEIGNANTS

– Monsieur Boukaré OUEDRAOGO, Mle 333 969 R, Enseignant chercheur.

Le deuxième décret renouvelle le mandat de Monsieur Tiga Alain OUEDRAOGO, Mle 17 702 Z, Maître de recherche, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Tiga Alain OUEDRAOGO, Mle 17 702 Z, Maître de recherche, Président du Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO (UNZ) pour une dernière période de trois (03) ans.

Le quatrième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Daniel OUEZZIN COULIBALY (UDOC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Madame Rayangnéwendé Adèle OUEDRAOGO, Mle 254 847 N, Chercheur, en remplacement de Madame Afsata PARE/KABORE.

Au titre du ministère des Serviteurs du Peuple :

– Monsieur Nagaonlé Eric SOME, Mle 231 955 Z, Maître de recherche, en remplacement de Monsieur Pierre BOUNDAONE.

Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’eau, des ressources animales et halieutiques :

– Monsieur Idrissa OUEDRAOGO, Mle 212 396 X, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Mathué BADIEL, Mle 111 307 G, Conseiller des affaires économiques.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Monsieur Kadré SAWADOGO, Mle 200 487 F, Administrateur des services touristiques.

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– Monsieur Kusavie Crépin SOMDA, Mle 210 951 E, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BANGR BAOOBO

– Monsieur Wendpagnagdé Philippe OUEDRAOGO, Mle 53 327 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

– Monsieur Noufou OUEDRAOGO, Mle 110 932 Y, Chercheur, en remplacement de Monsieur Honoré KAM.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE DEDOUGOU

– Monsieur Hamidou ZONGO, Mle 117 054 L, Administrateur civil, en remplacement de Monsieur Karim Lombosa KONDE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN

– Monsieur Abdoul Khader TRAORE, Mle 238 265 S, Conseiller d’administration scolaire et universitaire, en remplacement de Monsieur

Mohammed KABRE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS

– Monsieur Wahabo ZOROM, Etudiant en agronomie, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Zakaria KI.

Le cinquième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole normale supérieure (ENS) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de la Sécurité :

– Monsieur Lassina TRAORE, Mle 227 553 W, Commissaire divisionnaire de police.

Au titre du ministère de la Famille et de la solidarité :

– Monsieur Salifou YOUNGA, Mle 55 812 C, Administrateur des affaires sociales.

Au titre du ministère des Sports, de la jeunesse et de l’emploi :

– Madame Windpanga Sonia Emilie BELOUM, Mle 217 116 N, Professeur d’éducation physique et sportive.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CONSEIL REGIONAL DE NANDO

– Monsieur Bienzi Didier PARE, Mle 206 357 H, Inspecteur de l’enseignement secondaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ENCADREURS PEDAGOGIQUES DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE

– Monsieur Ouibila Eric YAMEOGO, Mle 105 139 U, Inspecteur de l’enseignement secondaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES STAGIAIRES DE L’ECOLE NORMALE SUPERIEURE

– Monsieur Boubou BAMA, Mle 202 982 X, Elève Inspecteur de l’enseignement secondaire, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Dimitri TUINA.

Le sixième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Wendkouni Judicaël DJIGUEMDE, Mle 245 747 P, Enseignant-chercheur, en remplacement de Monsieur Issiaka BELEM.

Au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières :

– Monsieur Gueswindé Samuel DJIGUEMDE, Mle 17 810 334, Ingénieur géologue.

Au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme :

– Madame Christine BATIONO/NABALOUM, Mle 250 571 Y, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication.

Au titre du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques :

– Monsieur Borlli Michel Jonas SOME, Mle 102 929 F, Enseignant chercheur.

Au titre du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat :

– Monsieur Emmanuel OUEDRAOGO, Mle 111 320 V, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET TECHNOLOGIQUE (CNRST)

– Monsieur Didier ZIDA, Mle 00 218 842 H, Maître de recherche, en remplacement de Monsieur Oumar SANOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE FONDS DE SOUTIEN A L’EDUCATION ET A LA RECHERCHE (FOSER) BANGR BAOOBO

– Monsieur Ollo POODA, Mle 280 291 L, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SYNDICATS DES ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

– Monsieur Roch Modeste MILLOGO, Mle 375 283 J, Enseignant chercheur, en remplacement de Messieurs Philippe Augustin NIKIEMA et Hugues Roméo BAZIE.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL

ADMINISTRATIF, TECHNIQUE, OUVRIER ET DE SOUTIEN

– Monsieur Wend-Panga Jérémie OUEDRAOGO, Mle 398 187 U, Ingénieur des travaux informatiques, en remplacement de Monsieur Elie OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES DELEGUES ELUS DES ETUDIANTS

– Monsieur Wendpouiré Aziz Anselme Kevin OUEDRAOGO, Etudiant, pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Messieurs Emmanuel TINDANO et S. Kevin SOME.

Le septième décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Joseph KI-ZERBO (UJKZ) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Economie et des finances :

– Madame Agnès DAHO/COMPAORE, Mle 225 082 B, Administrateur des services financiers.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LA COMMUNE DE OUAGADOUGOU

– Monsieur Christian Charles ROUAMBA, Mle 59 715 A, Administrateur civil.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

 

Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO,

Officier de l’Ordre de l’Etalon

 

Infrastructures : Initiatives Faso Mêtbo devient une Agence

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L’érection en Agence de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo a été l’une des décisions majeures du Conseil des Ministres de ce jeudi 22 janvier 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso.

Des membres du Gouvernement posant avec le Président du Faso et le Premier ministre

«CONSEIL DES MINISTRES DU JEUDI 22 JANVIER 2026

-L’Initiative présidentielle Faso Mêbo devient Agence Faso Mêbo

-Un nouveau régime juridique applicable aux VDP adopté

-Plus de 110 milliards Fcfa d’investissements structurants pour accélérer le développement économique et social

(Ouagadougou, 22 janvier 2026). Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi le Conseil des ministres du Gouvernement RIMTALBA 2, issu du remaniement du 12 janvier dernier. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et a pris d’importantes décisions pour répondre aux aspirations profondes du Peuple, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO.

Pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un décret portant création de l’Agence Faso Mêbo résultant d’une transformation de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo.

Selon le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar NACANABO, cette agence est un établissement public de l’État et aura pour fonction d’assumer les missions qui sont aujourd’hui exécutées par l’Initiative présidentielle Faso Mêbo. L’Agence Faso Mêbo sera dotée de tous les moyens institutionnels, matériels et humains nécessaires pour lui permettre de réaliser les grandes ambitions d’infrastructures portées par le Président du Faso.

Au titre du ministère de la Guerre et de la Défense patriotique, le Conseil a adopté un projet d’ordonnance portant régime juridique applicable aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP). Selon le Ministre d’État, Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin SIMPORÉ, l’adoption de cette ordonnance permet de corriger les limites du régime juridique en vigueur. Le projet d’ordonnance comporte donc des innovations majeures. Entre autres, l’adaptation des modalités de l’emploi des VDP par l’introduction du niveau de recrutement et d’emploi régional, la facilitation de la mobilité des VDP en fonction des besoins opérationnels, la sécurisation juridique du VDP en cas de disparition ou de captivité et la prise en compte de ses ayants droit.

Des investissements de plus de 110 milliards Fcfa pour les Initiatives présidentielles

Pour le compte de la Présidence du Faso, le Conseil a adopté un décret relatif à une série d’investissements structurants et prioritaires à réaliser durant l’année 2026 en vue de consolider et d’accélérer le développement économique et social de notre pays. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, M Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, les investissements envisagés s’inscrivent dans le cadre des initiatives présidentielles.

Au titre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ), il est prévu l’achèvement des travaux de la première phase de 12 amphithéâtres de 500 et 1000 places à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Manga, Ouahigouya, Dédougou, Banfora, Kaya, Ziniaré, Fada N’Gourma et Gaoua. Il y a également la construction de deux amphithéâtres de 1000 places à Ouagadougou et Koudougou et de 4 amphithéâtres de 500 places à Bobo-Dioulasso, Ouahigouya, Fada N’Gourma et Tenkodogo. On note également la construction de 4 lycées techniques professionnels à Bagré, Samandéni, Yako et Kaya.

Au sujet de l’Initiative présidentielle pour la santé (IPS), il est prévu la construction de 5 services d’anesthésie-réanimation au CHR de Tenkodogo, à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane-COULIBALY de Ouagadougou, au CHU régional de Dédougou, au CHU régional de Ouahigouya et au CHU de Bogodogo. Des acquisitions d’équipements médicaux techniques au profit des centres médicaux sanitaires communaux et des services de réanimation de plus de 30 communes sont prévues cette année.

Il est également envisagé l’acquisition, l’installation et la maintenance des centrales de distribution d’oxygène et de réseaux de fluides médicaux au CHR de Tenkodogo, au CHU-R de Dédougou et Ouahigouya, au CHU de Bogodogo et à l’Hôpital militaire Capitaine Halassane-COULIBALY de Ouagadougou.

L’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-3A) quant à elle, prévoit l’acquisition de 6 foreuses de grande capacité avec équipements complets, 100 tracteurs de 40 chevaux, 80 semoirs, 120 petites moissonneuses, 120 motoculteurs, 250 véhicules à deux roues, huit camions, 400 motopompes, deux tracteurs multifonctionnels, 12 égraineuses et 12 botteleuses.

Pour le compte de l’Initiative présidentielle pour le développement communautaire (IPDC), il est prévu l’acquisition d’outils et de petits matériels pour la réalisation des activités.

A propos de l’Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive (IP-RELIS), l’année 2026 connaîtra l’aménagement de l’esplanade du stade et des terrains d’entrainement du complexe footballistique de Bobo-Dioulasso.

Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, ces investissements sont évalués à plus de 110 milliards FCFA et se feront sur fonds propres au profit de toutes les régions du pays.

Direction de la communication de la Présidence du Faso»

ACG – BAD : Un partenariat face au défi croissant de financement du développement en Afrique

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Le Groupe de coordination arabe (ACG) et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont lancé le 13 janvier dernier à Abidjan un partenariat stratégique structuré pour accroître le cofinancement et l’investissement en Afrique. C’était le 13 janvier à Abidjan à l’issue d’une réunion de consultation de haut niveau qui réunit les chefs du ACG et de la BAD. Une réunion sanctionnée par une Déclaration commune destinée à renforcer le partenariat en faveur de la transformation économique de l’Afrique.

«COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

Le Groupe de coordination arabe et le Groupe de la Banque africaine de développement lancent un partenariat stratégique structuré pour accroître le cofinancement et l’investissement en Afrique

– Une réunion de consultation de haut niveau réunit les chefs du Groupe de coordination arabe et du Groupe de la Banque africaine de développement à Abidjan.

-Une déclaration commune a été adoptée pour renforcer le partenariat en faveur de la transformation économique de l’Afrique.

Abidjan, Côte d’Ivoire, le 13 janvier 2026. Le Groupe de coordination arabe (ACG) et le Groupe de la Banque africaine de développement ont lancé, aujourd’hui à Abidjan, une nouvelle phase de leur partenariat visant à accroître le cofinancement, à mobiliser des capitaux privés et à accélérer la transformation économique de l’Afrique.

La réunion de consultation de haut niveau, qui s’est tenue au siège de la Banque africaine de développement, a permis d’établir une plateforme commune pour passer d’une coopération fragmentée à un co-investissement programmatique à grande échelle aligné sur les priorités de développement économique du continent.

La consultation se déroule au moment où l’Afrique est confrontée à un déficit croissant de financement du développement et à un besoin urgent de mobiliser des capitaux à grande échelle pour l’accès à l’énergie, la résilience climatique, la sécurité alimentaire, l’intégration régionale et la croissance tirée par le secteur privé.

Cette consultation reflète également l’ambition collective des membres de l’ACG de renforcer leur engagement avec l’Afrique, déployé de manière plus coordonnée et plus catalytique.

De la coopération au co-investissement à grande échelle

Les discussions ont porté sur la manière dont l’ACG et la Banque africaine de développement pouvaient conjointement ancrer le cofinancement arabo-africain (en combinant leurs bilans respectifs, leurs capacités de financement à long terme et anticyclique, leur expertise sectorielle et leurs plateformes nationales) pour mobiliser des investissements publics et privés plus importants et mieux coordonnés afin de soutenir les priorités d’investissement en matière de développement de l’Afrique. Les participants ont exploré des pistes concrètes pour améliorer la préparation conjointe des projets, harmoniser les approches de financement, renforcer le dialogue politique, exploiter les avantages comparatifs et soutenir les programmes de développement menés par les pays, tout en veillant à ce que les investissements produisent un impact mesurable et une résilience à long terme.

La consultation s’inscrivait également dans le cadre du programme de la Banque africaine de développement visant à renforcer la souveraineté financière de l’Afrique grâce à une Nouvelle architecture financière africaine (NAFA), destinée à mieux intégrer les institutions de financement du développement, les fournisseurs de garanties, les assureurs, les marchés de capitaux et les investisseurs privés.

La Déclaration commune fixe le cadre du suivi

La réunion de consultation de haut niveau a abouti à l’adoption d’une Déclaration commune sur un partenariat stratégique entre l’ACG et le Groupe de la Banque africaine de développement. La Déclaration articule une vision politique partagée et la traduit en orientations opérationnelles, définissant clairement les domaines prioritaires de coopération. Elle établit également les principes des mécanismes de suivi institutionnels qui guideront la prochaine phase du partenariat arabo-africain.

S’agissant de la prochaine étape pratique, la Déclaration prévoit l’élaboration d’un cadre de financement et de partenariat opérationnel, à envisager en 2026, qui définira les modalités de cofinancement, de coordination des pipelines, de confiance mutuelle et de programmation conjointe régulière. Elle reconnaît également le rôle central du Fonds africain de développement (le guichet de financement concessionnel du Groupe de la Banque) dans le soutien aux pays à faible revenu et fragiles. La Déclaration appelle également à explorer une collaboration plus étroite entre les institutions de l’ACG et le Fonds

Lisez la Déclaration commune

Burkina : La composition du nouveau Gouvernement remanié

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Le nouveau Gouvernement remanié du Burkina Faso a été rendu public ce lundi soir

Le Ministre Secrétaire général du Gouvernement Ousmane OUATTARA a rendu publique au journal télé de 20h de la RTB de ce lundi 12 janvier 2026, la composition du nouveau gouvernement remanié avec d’importants départs et de nouveaux entrants dont le chroniqueur de l’émission 7info de BF1 le Pr Moumouni Zoungrana, nommé Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Formation professionnelle et technique.

Le Pr Moumouni Zoungrana est nommé Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Formation professionnelle et technique

Sur proposition du Premier Ministre Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO  et sur Décret du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE Le Gouvernement du Burkina Faso est remanié ainsi qu’il suit :

1 Ministre d’Etat, Ministre de la Guerre et de la Défense Patriotique :

Général de Division Célestin SIMPORE

2 Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques :

Commandant Ismaël SOMBIE

3  Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité :

Monsieur Emile ZERBO

4 Ministre de l’Economie et des Finances :

Monsieur Aboubakar NACANABO

5 Ministre de la Sécurité :

    Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA

6  Ministre des Affaires étrangères

Monsieur Karamoko Jean Marie TRAORE

7  Ministre des Serviteurs du Peuple

Mathias TRAORE

8  Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme :

Pingdwendé Gilbert Noel OUEDRAOGO

9  Ministre de la Famille et de la Solidarité :

Lieutenant-Colonel Passowendé Pélagie KABRE/KABORE

10 Ministre de la Justice :

     Monsieur Edasso Rodrigue BAYALA

11  Ministre de la Santé

Monsieur Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU

12 Ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques :

Madame Aminata ZERBO/SABANE

13  Ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat :

Monsieur Serge Gnaniodem PODA 

14  Ministre de la Construction de la Patrie

Monsieur Mikaïlou SIDIBE

15 Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières :

      Monsieur Yacouba Zabré GOUBA

16 Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales :

Monsieur Jacques Sosthène DINGARA

17 Ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Formation professionnelle et technique :

Monsieur Moumouni ZOUNGRANA

18 Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :

Monsieur Adjima THIOMBIANO

19  Ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi :

Madame Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUE OUATTARA

20 Ministre délégué auprès du Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques :

Monsieur Amadou DICKO

21 Ministre délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget :

      Madame Fatoumata BAKO/TRAORE

22  Ministre délégué auprès du Ministre des Affaires étrangères :

Madame Bebgnasgnan Stella Eldine KABRE/KABORE.

 

Burkina Demain