Des responsables de la SONABEL dont le DG Souleymane Ouédraogo ce vendredi matin à Gounghin au lancement de l'opération pilote de recensement des ouvrages et clientèle
C’est parti à Ouagadougou ce vendredi 15 novembre 2024 pour la phase pilote du recensement des ouvrages et clients de la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL). C’est dans le quartier Gounghin qu’intervenu ce lancement en présence du Directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo.
L’opération vise la mise à jour des informations sur la clientèle afin d’améliorer la qualité de service, d’optimiser la gestion des ouvrages de distribution et d’assurer une transition vers un réseau électrique plus moderne. Elle se déroulera du 15 novembre au 22 décembre 2024.
Encouragement du DG Ouédraogo
En présidant le lancement, le Directeur général Souleymane Ouédraogo, a naturellement évoqué l’objectif de l’initiative qui permettra à terme d’apporter plus de satisfaction à la clientèle, notamment en matière de qualité de services et de prestations. Le DG Ouédraogo a également tenu à encourager l’ensemble des acteurs engagés dans ce recensement et a souhaité la pleine participation et collaboration des clients pour que cette opération soit véritablement un franc succès.
Agents mobilisés pour la bonne conduite de l’opération pilote
L’opération est assurée sur le terrain par des agents recenseurs. Ils mobilisés et munis de badges personnalisés et dûment mandatés par la SONABEL et ses partenaires ATOS et Eburtis pour sa bonne conduite. Pour cette phase pilote de recensement des ouvrages et clientèle, ces agents sillonneront domiciles et artères du quartier Gounghin de Ouagadougou pour recueillir les informations nécessaires.
La Direction générale de la SONABEL attend beaucoup de leurs actions car les résultats et recommandations de la phase pilote permettront d’améliorer la prochaine étape de l’opération qui devra concerner l’ensemble de la clientèle sur toute l’étendue du territoire national. «SONABEL, ensemble au service d’une grande ambition ! »
Face au défi du financement en matière d’adaptation dans les pays en voie de développement en général et dans les Pays les moins avancés (PMA) en particulier, a été mise en place l’Initiative pour une adaptation et une résilience à long terme des pays les moins avancés (LIFE-AR) destinée à favoriser. La Délégation Burkinabè à la COP29 en a parlé ce jeudi 14 novembre à Bakou. Communiqué de presse.
Le ministre de l’Environnement de l’Eau et l’Assainissement du Burkina, Roger BARO, pendant son intervention
Bakou, le 14 Novembre 2024.( Pavillon Ethiopie)
L’urgence du changement climatique et le déficit de financement pour l’adaptation dans les pays en voie de développement en général et dans les Pays les moins avancés (PMA) en particulier, ont motivé le groupe des PMA à revoir leur manière d’intervenir. Il a donc été mis en place LIFE-AR, (Initiative pour une adaptation et une résilience à long terme des pays les moins avancés) afin de construire la résilience des populations d’ici 2050. Le Burkina Faso bénéficie de cette initiative dont la phase pilote de mise en œuvre concerne 4 communes rurales.
Depuis la signature du pacte de partenariat en 2019, plusieurs activités ont été réalisées dans la mise en œuvre de cette initiative dans notre pays. La COP29 à Bakou donne l’occasion aux pays bénéficiaires de faire le point de la mise en œuvre et surtout d’évoquer les perspectives.
C’est à cet exercice que s’est prêté le ministre de l’Environnement de l’Eau et l’Assainissement, Roger BARO. A ce jour dira le chef du département de l’environnement, les principaux organes de l’initiative ont été mis en place avec un secrétariat technique dans chaque commune pilote. La révision des plans communaux de développement pour prendre en compte les changements climatiques surtout l’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques est en cours de réalisation
Les prochaines étapes de mise en œuvre de l’initiative selon son point focal principal Marthe BARO / KY, c’est le transfert de fonds aux communes bénéficiaires mais aussi la signature d’une convention additionnelle de 5 millions de livres sterling dès la 2e année de mise en œuvre de LIFE-AR au Burkina Faso et l’augmentation du nombre de communes bénéficiaires qui passent de 4 à 7 communes
La CEDEAO (Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest) est un lieu où les échanges peuvent déboucher sur des mesures concrètes. Certes l’organisation créée à Lagos le 29 mai 1975 est actuellement un peu en difficulté avec la pseudo exclusion de 4 États situés au beau milieu de cette zone géographique : le Burkina Faso, la Guinée, le Mali et le Niger, tous gouvernés par des pouvoirs militaires qui, soucieux de l’indépendance de leur pays ont coupé les liens qu’ils entretenaient avec la France ce qui, accessoirement a également des répercussions dans l’ensemble de l’Europe occidentale.
Asky reliant Bamako à Lomé en 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros
Dernièrement, lors d’une réunion des responsables des aviations civiles des États membres, 11 pays si on enlève les quatre en froid avec l’Organisation, ont mis le prix des billets d’avion à l’intérieur du territoire couvert par les États au centre de leurs débats. Et c’est bien normal si on compare les tarifs pratiqués à ceux de l’Europe. En voici quelques exemples pris sur le trajet le plus direct avec un aller le 10 décembre et un retour le 17 décembre 2024 en classe économique : Bamako/Lomé : 4h30 de vol aller-retour pour 891 euros avec la compagnie Asky – Accra/Douala : 8h20 de trajet car il y a une escale au tarif de 1.194 euros toujours avec Asky – Abidjan/Dakar : 5h25 de vol au prix de 525 euros avec Kenya Airways. Et par comparaison sur les routes européennes Paris/Rome : 4h25 de vol au prix de 66 euros avec Ryanair ou Paris/Athènes en 6h50 aller-retour pour un prix de 176 euros avec Transavia ou Londres/Athènes : 7h50 de temps de vol pour 114 euros en prenant EasyJet. J’ai choisi des distances orthodromiques comparables.
Les écarts existent également sur des routes identiques selon que l’on voyage dans le sens sud/nord ou l’inverse. Exemples toujours pris aux mêmes dates et en classe économique : Abidjan/Paris au prix de 1.208 euros mais Paris/Abidjan à 993 euros avec le même transporteur, Air France, ou Accra/Londres à 1.466 euros et Londres/Accra pour 1.216 euros voyage effectué avec British Airways.
Il faut bien se rendre à l’évidence, à distance égale, les tarifs sont toujours plus chers, voire beaucoup plus chers pour les Africains que pour les Européens, or le coût de la vie est nettement plus élevé en Europe que dans les pays de la Cédéao.
Les facteurs de la cherté des billets d’avion selon la CEDEAO
Les dirigeants du transport aérien africain réunis à Lomé ont pointé plusieurs facteurs pour expliquer ces écarts : les redevances aéroportuaires, les charges du contrôle aérien, diverses taxes imposées par les gouvernements et ce n’est sans doute que le début de leur réflexion. Mais vu de l’extérieur d’autres raisons expliquent que les billets en Afrique soient aussi élevés.
La première est l’atomisation du transport aérien africain. Hormis quatre compagnies aériennes : Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal Air Maroc et Egyptair, aucun opérateur n’atteint la taille suffisante pour se battre devant une concurrence internationale toujours très active. Or, aucun des quatre transporteurs nommés plus haut est basé dans le territoire couvert par la Cédéao. Ainsi les compagnies européennes peuvent vendre à des tarifs plus élevés qu’elles le font ailleurs et elles ne s’en cachent pas, car elles ne craignent pas la concurrence africaine. La première réponse serait de créer une compagnie de bonne taille basée dans cette région.
Investir dans les transporteurs low-cost en zone CEDEAO
La deuxième raison vient de la rareté de l’offre. Pour obtenir un niveau de coûts raisonnablement bas, il faut des opérations beaucoup plus denses que celles dont le marché dispose. Chaque binôme de villes importantes, je pense d’abord aux capitales économiques, devrait être desservi par au moins 3 allers-retours quotidiens et c’est très loin d’être le cas. Il n’est pas normal de mettre plus de 6 heures pour rejoindre Douala à Lagos distantes de 746 kilomètres. Pour une distance équivalente, il y a près de 40 vols quotidiens entre Paris et Nice. La remarque est la même entre Accra et Douala, où il faut plus de 4 heures pour parcourir 1.122 km. La demande de transport est là surtout si les tarifs baissent jusqu’à un niveau raisonnable. Pour y arriver, il faut, là encore, créer un vrai transporteur low-cost dans cette région. Ne nous y trompons pas, les low-costs sont la seule origine de l’énorme baisse des tarifs européens. Ils ont d’ailleurs raflé près de la moitié du marché et obligé les compagnies traditionnelles à aligner leurs tarifs sur les leurs.
Et puis il serait judicieux que la composition des flottes n’obéisse qu’à des critères économiques et non politiques. A cet égard, Ethiopian Airlines, pourtant entièrement possédée par l’État Ethiopien, a toujours gardé sa pleine indépendance quant à sa stratégie et le choix de ses équipements.
L’Afrique, et plus spécialement cette région de la CEDEAO, est un véritable eldorado pour le transport aérien : une population jeune, en forte croissance, souvent bien éduquée, peu d’équipements au sol et un développement économique qui ne demande qu’à s’envoler. Le transport aérien est peut-être le moyen essentiel pour assurer ce développement.
Suite au décès, le vendredi 1er novembre 2024 à Ouagadougou, de OUEDRAOGO Lalé Aminata, à sa 74e année, suivi de son inhumation le samedi 02 novembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé, Province du Boulkiemdé ; les grandes familles OUEDRAOGO à Kouria-Toghin, Kouria-Nagrin, Koudougou, Nassira, Farah, Bobo-Dioulasso, Banfora, Pourra-carrefour, To, Boussé, Lallé, Nimdogsogo, Bolbilin, Kampti, Kaonghin, République de Côte d’Ivoire…, vous renouvellent leurs remerciements pour les multiples marques de solidarité, de compassion, de soutien matériel, technique et financier lors du rappel à Dieu de leur regrettée sœur, épouse, mère, grand-mère, tante, belle-sœur et belle-mère. Par ailleurs, elles vous convient au Doa du quarantième jour, tenant lieu de funérailles qui aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé. Union de prière ! «Communiqué nécrologique.
Maman OUEDRAOGO Lalé Aminata est décédée le 1er novembre 2024 à Ouagadougou à l’âge de 74 ans. Le Doa de quarantième jour aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé où avait eu lieu l’inhumation le 2 novembre dernier.
Les grandes familles OUEDRAOGO à Kouria-Toghin, Kouria-Nagrin, Koudougou, Nassira, Farah, Bobo-Dioulasso, Banfora, Pourra-carrefour, To, Boussé, Lallé, Nimdogsogo, Bolbilin, Kampti, Kaonghin, République de Côte d’Ivoire.
OUEDRAOGO Yabré Boureima, Cultivateur à Kouria ;
OUEDRAOGO Yéwaya, Cultivateur à Nassira ;
OUEDRAOGO Pèlega, ménagère à Boromo ;
OUEDRAOGO Sibdou en République de Côte-d’Ivoire ;
OUEDRAOGO Koudwango Jean-Baptiste à Ouagadougou ;
OUEDRAOGO Michel, Pasteur à Lallé commune de Siglé ;
OUEDRAOGO Ouampoko à Sylli ;
OUEDRAOGO Ouamdègma à Nimdogsogo ;
OUEDRAOGO Kamanga à Poura-carrefour ;
OUEDRAOGO Tiri Nathalie à Ouagadougou ;
OUEDRAOGO Dénis, cultivateur à Farah ;
OUEDRAOGO Ousmane, planteur en République de Côte d’Ivoire ;
OUEDRAOGO Kombassé à Kouria Bolbilin ;
OUEDRAOGOGO Ouampoko à Boussé, province du Kourwéogo ;
OUEDRAOGO Ouampousga à Bobo-Dioulossa ;
OUEDRAOGO Oambi à To, province de la Sissili ;
OUEDRAOGO Pascaline à Kaonghin, province du Kourwéogo ;
OUEDRAOGO Laurent, cultivateur à Kampti ;
OUEDRAOGO Gilbert, cultivateur à Kouria-Nagrin ;
OUEDRAOGO Boukaré Daniel, OUEDRAOGO Abel, OUEDRAOGO Pascal, à Kouria-Nagrin ;
Ousséni, Chauffeur de bus au bureau de Lilium Mining à Ouagadougou ;
Saïdou, Commerçant au grand-marché Rod-wooko à Ouagadougou ;
Adama, Journaliste, Conseiller Technique à la Direction Générale de la RTB, à Ouagadougou ;
Yacouba, Soudeur à Ouagadougou ;
Fatimata, Commerçante à Ouagadougou ;
Ismaël, Planteur en République de Côte d’Ivoire.
Et les petits enfants
Vous renouvellent leurs remerciements pour les multiples marques de solidarité, de compassion, de soutien matériel, technique et financier lors du rappel à Dieu le vendredi 1er novembre 2024, de leur regrettée sœur, épouse, mère, grand-mère, tante, belle-sœur et belle-mère.
OUEDRAOGO Lalé Aminata
Dans sa 74ème année à Ouagadougou, suivi de l’inhumation le samedi 02 novembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé, Province du Boulkiemdé.
Nos remerciements particuliers vont à l’endroit de Monsieur le Directeur de cabinet du Président du Faso, de Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de la Communication de la Culture, des Arts et du Tourisme, de Monsieur le Secrétaire Général du Ministère de la communication, de la culture, des arts et du tourisme, de Monsieur le Directeur Général de la Radiodiffusion télévision du Burkina RTB, de Madame la Secrétaire Générale de la RTB, à l’ensemble du personnel de la RTB, du Directeur Général de la Société burkinabè de télédiffusion SBT et son personnel, du Coordonnateur du Service d’information du gouvernement et son personnel, à la population de Kouria, aux voisins, amis et connaissances venus de près ou de loin. La famille s’excuse auprès de tous ceux dont les noms n’ont pu être cités de peur d’en oublier.
Ils vous convient par ailleurs au Doa de quarantième jour, tenant lieu de funérailles qui aura lieu le samedi 14 décembre 2024 à Kouria dans la commune de Siglé.
Officiels et participants à l'ouverture de l'atelier national de renforcement des capacités des OSC engagées dans la lutte pour la justice climatique, ce 13 novembre 2024 à Ouagadougou
Alors qu’à Bakou la COP29 se poursuit avec en toile de fond la justice climatique sur la planète terre, à Ouagadougou les organisations de la société civile engagées sur la question sont en formation pour renforcer leurs capacités et dynamiser leur mouvement. C’est le représentant pays d’OXFAM Omer Kaboré qui a présidé l’ouverture de cette session qui regroupe au total une cinquantaine d’acteurs issus d’une trentaine d’OSC Burkinabè.
C’est le Directeur Pays d’Oxfam Omer Kaboré (micro) qui a présidé l’ouverture de l’atelier
La présente formation s’inscrit dans le cadre de la deuxième édition de la Caravane Africaine Citoyenne pour la Justice Climatique» qui avait été initiée en 2021. «L’objectif principal de cet atelier national est d’élargie et renforcer le mouvement pour la justice climatique en mobilisant les organisations de la société civile pour la justice sociale et la justice climatique» , a expliqué Olivier Tuina, Directeur exécutif de JVE et point focal au Burkina Faso de cette Caravane africaine citoyenne pour la justice climatique.
Le point focal Olivier Tuina (à droite) remettant au représentant du SP CNDD Issouf Couraogo, la Déclaration faite par la Caravane africaine citoyenne pour la justice climatique
Et de remettre sur place à Issouf Couraogo, représentant du Secrétaire permanent du Conseil national de développement durable, une déclaration faite à l’occasion de la COP29 appelant les pays riches à tenir leurs engagements en matière de financements de la lutte contre le réchauffement dans le pays du Sud. «Le changement climatique représenté aujourd’hui l’un des plus grands défis de notre siècle.
C’est Aboubacar Lougué (micro), Directeur exécutif de la CONAJEC, qui a assuré la première communication sur la justice climatique
Les conséquences de cette crise sont dramatiques à l’échelle mondiale, et les pays en développement en particulier en subissent les impacts les plus sévères», a indiqué pour sa part le représentant pays d’Oxfam Omer Kaboré, qui a prononcé le mot d’ouverture de la formation de renforcement des capacités des OSC Burkinabè engagées dans la lutte pour la justice climatique.
Les négociations sur le climat de la COP29 à Bakou ont examiné mercredi la question urgente de savoir comment gérer la demande de minéraux essentiels à la production de véhicules électriques et de panneaux solaires sans déclencher une « ruée vers la cupidité » qui exploite les communautés locales et écrase les pauvres.
«Nous sommes ici pour relever un défi majeur : faire de la transition énergétique une question de justice », a affirmé le Secrétaire général de l’ONU , António Guterres, en demandant aux participants d’une table ronde de donner leur avis sur les travaux de son Groupe sur les minéraux essentiels à la transition énergétique.
Ce groupe a été créé l’année dernière lors de la précédente Conférence des Nations Unies sur le climat, la COP28 aux Émirats arabes unis, dans le but de rassembler les gouvernements, les organisations internationales, l’industrie et la société civile afin d’élaborer des principes communs et volontaires pour guider les industries extractives « au nom de la justice et de la durabilité ».
À Bakou, le chef de l’ONU, qui a convoqué l’événement de ce mercredi, a déclaré que la révolution des énergies renouvelables allait de l’avant. L’année dernière, pour la première fois, les sommes investies dans les réseaux et les énergies renouvelables ont dépassé celles consacrées aux combustibles fossiles.
Les erreurs du passé et la ruée vers les ressources
UNFCCC/Kiara Worth Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, s’adresse à un événement de haut niveau sur les minéraux critiques de la transition énergétique lors de la conférence des Nations unies sur le climat, COP29, à Bakou (Azerbaïdjan).
La demande de minerais essentiels à la transition devrait exploser à mesure que les gouvernements tripleront la capacité des énergies renouvelables d’ici à 2030 – comme promis – et élimineront progressivement les combustibles fossiles, a indiqué M. Guterres.
«Pour les pays en développement riches en ces ressources, il s’agit d’une opportunité énorme : générer de la prospérité, éliminer la pauvreté et favoriser le développement durable. Mais trop souvent, ce n’est pas le cas », a-t-il averti, avant d’ajouter : « Trop souvent, nous voyons les erreurs du passé se répéter dans une course à la cupidité qui écrase les pauvres ».
En effet, la ruée vers les ressources a conduit à l’exploitation des communautés locales, au piétinement des droits et à la destruction de l’environnement. « Nous voyons des pays en développement réduits à la portion congrue dans les chaînes de valeur, tandis que d’autres s’enrichissent grâce à leurs ressources », a fait valoir le chef de l’ONU.
Valeur ajoutée maximale dans les pays en développement riches en ressources
C’est face à cette triste réalité et aux appels à l’action lancés par les pays en développement que le groupe d’experts a été créé, a-t-il déclaré.
Le dernier rapport du groupe identifie sept principes volontaires et cinq recommandations réalisables pour intégrer la justice et l’équité dans les chaînes de valeur des minerais essentiels.
«Ces principes visent à renforcer les communautés, à créer une obligation de rendre des comptes et à garantir que l’énergie propre favorise une croissance équitable et résiliente. Il s’agit notamment de faire progresser les efforts visant à garantir une valeur ajoutée maximale dans les pays en développement riches en ressources », a expliqué le Secrétaire général.
Le système des Nations Unies se mobilise pour contribuer à la mise en œuvre des conclusions du groupe, en collaborant avec les États membres et d’autres parties prenantes pour mettre en place le groupe consultatif d’experts de haut niveau recommandé pour accélérer l’action sur les questions économiques clés, y compris le partage des bénéfices, la valeur ajoutée et le commerce équitable.
Les pays en développement aux commandes
Selon le chef de l’ONU, les pays en développement conduiraient ce processus avec les peuples autochtones, les communautés locales, les jeunes, la société civile, l’industrie et les syndicats présents dans les discussions, aux côtés des gouvernements.
«Nous ferons également progresser le cadre mondial recommandé en matière de traçabilité, de transparence et de responsabilité pour l’ensemble de la chaîne de valeur des minerais. Cela permettra d’encourager une production responsable, tout en préservant les droits de l’homme et l’environnement », a-t-il ajouté.
Tous les dirigeants – des gouvernements, de l’industrie et de la société civile – devraient rejoindre les Nations Unies et leurs partenaires des pays en développement, des communautés locales et au-delà, pour accomplir cette tâche, a insisté M. Guterres.
«Alors que la demande de minéraux essentiels à la transition énergétique augmente, il faut agir. Ensemble, orientons la transition vers la justice et l’équité », a-t-il conclu.
Les personnes contraintes de fuir la guerre, la violence et la persécution se retrouvent de plus en plus souvent en première ligne de la crise climatique mondiale et exposées à une combinaison mortelle de menaces sans pour autant disposer des fonds et du soutien nécessaire pour s’adapter, selon un nouveau rapport de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, présenté ce mardi à la Conférence sur le climat COP29.
«Pour les personnes les plus vulnérables du monde, le changement climatique est une dure réalité qui affecte profondément leur vie », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.
Sur les plus de 120 millions de personnes déplacées de force dans le monde, les trois quarts vivent dans des pays fortement touchés par le changement climatique. La moitié d’entre eux se trouvent dans des endroits touchés à la fois par des conflits et des risques climatiques graves, comme l’Éthiopie, Haïti, le Myanmar, la Somalie, le Soudan et la Syrie, a détaillé dans le nouveau rapport le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).
Selon ce document le nombre de pays confrontés à des risques climatiques extrêmes devrait passer de 3 à 65 d’ici 2040, la grande majorité d’entre eux accueillant des personnes déplacées. De même, la plupart des installations et des camps de réfugiés devraient connaître deux fois plus de jours de chaleur dangereuse d’ici à 2050.
Des déplacés de force fuyant la guerre menacés par des cyclones et inondations
« La crise climatique provoque des déplacements dans des régions qui accueillent déjà un grand nombre de personnes déracinées par les conflits et l’insécurité, ce qui aggrave leur situation et ne leur laisse aucun endroit sûr où aller », a ajouté M. Grandi.
Par exemple, le conflit dévastateur au Soudan a forcé des millions de personnes à fuir, dont 700.000 ont traversé le Tchad, qui accueille des réfugiés depuis des décennies et qui est pourtant l’un des pays les plus exposés au changement climatique. Dans le même temps, de nombreuses personnes qui ont fui les combats mais sont restées au Soudan risquent d’être à nouveau déplacées en raison des graves inondations qui ont frappé le pays.
De même, 72 % des réfugiés du Myanmar ont trouvé refuge au Bangladesh, où les risques naturels, tels que les cyclones et les inondations, sont considérés comme extrêmes.
«Dans notre région, où tant de personnes ont été déplacées depuis tant d’années, nous voyons les effets du changement climatique sous nos yeux », a affirmé Grace Dorong, une activiste climatique et ancienne réfugiée vivant au Soudan du Sud.
Elle espère que les voix des personnes mentionnées dans ce rapport aideront les décideurs à comprendre que si rien n’est fait, les déplacements forcés – et l’effet multiplicateur du changement climatique – s’aggraveront.
Les réfugiés n’ont pas accès au financement de la lutte contre le changement climatique
Le rapport du HCR publié souligne également que les réfugiés, les communautés d’accueil et les autres personnes vivant dans des pays fragiles et déchirés par la guerre n’ont pas accès au financement de la lutte contre le changement climatique, de sorte que leur capacité à s’adapter aux effets du changement climatique se détériore rapidement.
Par ailleurs, le document montre qu’à l’heure actuelle, les États extrêmement fragiles ne reçoivent qu’environ 2 dollars par personne en financement annuel pour l’adaptation, un manque à gagner stupéfiant comparé aux 161 dollars par personne dans les États non fragiles. Lorsque les investissements parviennent aux États fragiles, plus de 90 % sont destinés aux capitales, tandis que les autres régions en bénéficient rarement.
Ces conclusions sont publiées pendant la COP29 à Bakou, en Azerbaïdjan, où le HCR appelle à une augmentation du financement climatique pour atteindre ceux qui en ont le plus besoin.
L’Agence pour les réfugiés exhorte également les Etats à protéger les personnes déplacées de force qui sont confrontées à la menace supplémentaire des catastrophes climatiques, et à leur donner, ainsi qu’aux communautés qui les accueillent, une voix dans les décisions financières et politiques.
«Les solutions sont à portée de main, mais il est urgent d’agir. Sans les ressources et le soutien appropriés, les personnes touchées seront prises au piège», a fait valoir M. Grandi.
Une vue des responsables de la Délégation officielle Burkinabè à la COP29 à Bakou
La COP29 a démarré officiellement ce lundi 11 novembre à Bakou, en Azerbaïdjan, avec un objectif clair: définir une nouvelle ambition de financement climatique pour aider les pays vulnérables à s’adapter aux effets du changement climatique et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Bien que certains des dirigeants des plus grandes économies mondiales soient absents cette année, cela n’affaiblit en rien la détermination des représentants présents, notamment les négociateurs africains, qui voient en cette situation une opportunité de montrer le rôle crucial de l’Afrique dans les discussions climatiques mondiales.
Le président sortant de la COP28, Sultan Al Jaber, a inspiré les participants avec son discours d’ouverture : « Laissons la positivité l’emporter et alimenter le processus. Que les actions parlent plus fort que les mots. Que les résultats perdurent au-delà de la rhétorique. Et souvenez-vous, nous sommes ce que nous faisons, pas ce que nous disons. » Ces mots résonnent profondément pour les négociateurs africains, bien décidés à faire de cette conférence un moment d’action et de progrès, et non seulement de promesses.
La Demande de l’AGN : Un Objectif de Financement de 1,3 Trillion USD
L’un des éléments phares de la stratégie africaine à la COP29 est la proposition de l’African Group of Negotiators (AGN) : un objectif de financement climatique de 1,3 trillion de dollars par an pour les cinq prochaines années, jusqu’en 2030. Présentée par Dr. Eng. Festus Ng’eno, Secrétaire Principal au Ministère de l’Environnement, du Changement Climatique et des Forêts au Kenya, cette demande repose sur une décision de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, et elle fixe les bases de la position africaine sur le financement climatique.
L’AGN propose également un mécanisme de partage des responsabilités entre les pays développés afin d’assurer la réalisation de cet objectif, en s’appuyant sur les principes d’engagement déjà établis dans la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et son Accord de Paris. En soulignant l’importance des engagements pris et des responsabilités différenciées, l’AGN demande aux pays riches de respecter les mandats existants et de contribuer de manière équitable à l’objectif proposé.
Mettre en Avant les Solutions Africaines
Au-delà des demandes financières, les représentants africains comptent également sur la COP29 pour présenter les initiatives locales qui ont fait leurs preuves. De l’agroforesterie au Kenya aux projets d’énergie solaire au Burkina Faso, les solutions africaines démontrent l’efficacité de projets adaptés aux réalités locales. En partageant ces succès, l’Afrique peut inspirer d’autres régions et renforcer sa position en tant que modèle pour le reste du monde.
Bâtir des Alliances avec les Pays du Sud
En l’absence de certains dirigeants des grandes puissances, l’Afrique peut également compter sur des alliances avec d’autres économies émergentes qui partagent des objectifs similaires. Des pays comme le Brésil, qui accueillera la COP30 l’année prochaine, partagent des priorités alignées avec celles de l’Afrique, notamment en matière d’adaptation climatique et de protection de l’environnement. Ces coalitions avec d’autres pays du Sud permettent aux négociateurs africains de créer un bloc fort et solidaire, capable de peser davantage dans les discussions et de promouvoir des solutions climatiques plus équitables.
Ces alliances peuvent également donner naissance à des projets conjoints, à des transferts de connaissances et à un soutien mutuel pour des initiatives de résilience climatique. En tissant des liens avec d’autres nations du Sud, l’Afrique renforce non seulement sa propre position, mais elle contribue également à construire une dynamique mondiale en faveur d’un financement climatique équitable et efficace.
Une Vision Optimiste et un Avenir Prometteur
Face à ces défis, il est essentiel de rester optimiste. Les négociateurs africains apportent une perspective unique, basée sur la résilience et une forte volonté de changement. Ils se battent non seulement pour leurs communautés mais aussi pour un avenir plus juste et durable pour tous. La COP29 peut être un tournant décisif grâce à leur engagement et à leur vision.
Le succès de la COP29 ne dépend donc pas de l’absence de certains dirigeants, mais de la force collective de ceux qui ont choisi d’être présents. Les pays africains, forts de leur unité et de leurs solutions, peuvent faire de cette conférence une réussite. C’est l’occasion de montrer que l’Afrique n’est pas seulement une victime du changement climatique, mais aussi un acteur essentiel et innovant dans la lutte pour la justice climatique.
Alors que le monde les regarde, les dirigeants africains sont prêts à prendre les devants. La COP29, loin d’être un échec annoncé, peut devenir un moment décisif pour l’Afrique et pour le monde entier, une preuve que la détermination et la solidarité peuvent transformer les défis en opportunités.
Safiatou Nana, Fondatrice et Directrice de AFRICED, à Bakou
Décédé hier vendredi 8 novembre 2024 à 81 ans; Maître Frédéric Titinga PACERE, a reçu à titre posthume les hommages du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE
Dans un communiqué ce samedi 9 novembre, le Président du Faso du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE a salué la mémoire de Me Frédéric Titinga PACÉRÉ, décédé ce vendredi 8 novembre 2024 à l’âge de 81 ans.
Décédé hier vendredi 8 novembre 2024 à 81 ans; Maître Frédéric Titinga PACERE, a reçu à titre posthume les hommages du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE
« C’est avec une grande affliction que j’ai appris le décès du doyen des avocats du Burkina Faso et Trésor Humain Vivant, Me Frédéric Titinga PACÉRÉ’’, a indiqué le Chef de l’Etat. Et de rappeler : «Avocat, homme de culture et de lettres, Naaba Panantougri de Manéga, Me Frédéric Titinga PACÉRÉ a toujours répondu à l’appel de la patrie. Premier avocat burkinabè et premier bâtonnier, il a contribué à bâtir notre système judiciaire et former de nombreux magistrats et avocats», a rappelé le Capitaine TRAORE. «En ces circonstances douloureuses, je m’incline devant la mémoire de ce grand Homme bien ancré dans la tradition et fervent défenseur de la culture, qui s’est toujours battu pour valoriser les savoirs endogènes et promouvoir les valeurs traditionnelles. Je présente mes condoléances à sa famille biologique, au barreau et au monde de la culture», a-t- il conclu.
Le Président du Rassemblement pour le développement national, Michel BERE, aux côtés de Me PACERE, lors d'une de ses visites au grand homme de culture dont on pleure aujourd'hui la disparition
Comme bon nombre de ceux et celles qui ont connu de son vivant le grand homme de culture qu’a été Me Frédéric Titinga PACÉRÉ, le Président du Rassemblement pour le développement national, Michel BERE, a lui aussi été pris de court par l’annonce ce vendredi de sa disparition, et y va également de son hommage au grand homme, de son témoignage.
Le Président du Rassemblement pour le développement national, Michel BERE, aux côtés de Me PACERE, lors d’une de ses visites au grand homme de culture dont on pleure aujourd’hui la disparition
«Homage à Me Pacéré Titinga Frédéric
J’ai duré de vous rendre visite! Si j’avais su…!
Ce fût un grand plaisir et avec plein d’enthousiasme mes visites à vos côtés. Après chaque visite, je suis reparti plein de savoir et de conseils.
“ la sagesse prévient et sauve…”
Vous avez vécu utile dans le courage, la persévérance et le bon sens!