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PUDTR : Gros plan sur les réalisations à Boromo, Sibi, Poura et Fara

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A l’instar de Dédougou, chef de la Région de la Boucle du Mouhoun, les communes de Boromo, Sibi, Poura et de Fara ont bénéficié des actions du Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR). Les interventions du PUDTR en matière d’accès des populations aux services sociaux de base dans ces communes concernent notamment les secteurs de l’éducation, l’énergie, la santé, l’eau et l’assainissement de la connectivité physique via les pistes rurales, l’autonomisation de la femme, la protection de l’environnement.

Sous la conduite de Robert B. Traoré (en chapeau) Chef de l’antenne PUDTR de la Boucle du Mouhoun, les journalistes ont pu voir les réalisations du Projet au cours de la caravane de presse

Dans les communes de Boromo, Sibi, Poura et de Fara, dans la Boucle du Mouhoun, les résultats et bénéficiaires des interventions du Projet d’Urgence de Développement Territorial et de Résilience (PUDTR) sont divers et appréciables. Les interventions du Projet touchent en effet aux secteurs de l’éducation, l’énergie, la santé, l’eau et l’assainissement de la connectivité physique via les pistes rurales, l’autonomisation de la femme. Les actions fructueuses du Projet ont ainsi permis aux populations bénéficiaires de ces localités d’accéder à des services sociaux de base.

335 lampadaires pour assurer l’éclairage dans Boromo

A Boromo, en ce qui concerne le secteur de l’énergie, 335 lampadaires ont été installés pour assurer l’éclairage public dans la cité. Toute chose qui contribue à lutter contre l’insécurité, favorise le développement de certaines activités ou permet aux populations des quartiers bénéficiaires de mener des activités nocturnes.

Le Chef d’Antenne Robert B. Traoré a fait le point à la presse des différentes actions du PUDTR dans la région de la Boucle du Mouhoun, se félicitant des résultats engrangés

En matière d’éducation, des établissements de Boromo ont bénéficié de la construction et de l’équipement de 26 salles de classes, de la réalisation de 17 blocs de latrines. Dans l’ensemble de la région, ce sont au total 421 salles de classes qui ont été construites de établissements primaires et secondaires de la Boucle du Mouhoun.

Concernant le secteur de la santé, 1 maternité, 8 hangars pour accompagnants, des logements et cuisines ont été réalisés dans la cité. En outre 3 Postes d’eau autonomes (PEA) y ont été installé pour contribuer au résoudre le problème de l’accès à l’eau potable.

19 salles de classes, 3 bâtiments administratifs à Sibi

Une enseignante d’une école bénéficiaire de Poura, Mme Nébié, a salué l’apport du PUDTR dans l’amélioration du cadre de leur établissement

Dans la commune de Sibi, 167 lampadaires solaires ont été installés pour l’éclairage public. En matière d’appui au secteur de l’éducation, 19 salles de classes, 3 bâtiments administratifs, 19 blocs de latrines ont été réalisés. Pour ce qui est de l’accès à l’eau potable, 10 PEA ont été réalisés. Au niveau de la santé, 4 hangars pour accompagnants dans les centres de santé ont été érigés.

A Poura, l’autre commune bénéficiaire des interventions du PUDTR, 19 salles de classes équipées et 40 blocs de latrines ont été réalisés dans 5 écoles primaires et 1 CEG. L’on dénombre aussi à Pourra, la construction de 8,5 km de pistes rurales ; la réalisation de 6 PEA et 6 forages pastoraux. Ce qui a permis de contribuer à l’amélioration de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement. En matière d’énergie, 167 lampadaires ont été installés dans les rues de Poura pour assurer l’éclairage public.

11 Postes d’eau autonomes à Fara

La commune de Fara, non loin de Poura, a aussi bénéficié des interventions du PUDTR. Il s’agit de la réalisation de 70 salles de classes équipées et de 40 blocs de latrines au niveau de 18 établissements du primaire et d’un CEG. Il s’agit également de la réalisation de 168 lampadaires solaires pour assurer l’éclairage public et de 11 postes d’eau autonome.

A ces importantes réalisations s’ajoute 64,5 km de pistes rurales à travers plusieurs villages. Certaines pistes sont réalisées soit en mode Haute intensité de main d’œuvre, d’autres sont mécanisées.

27 associations de femmes soutenues dans les activités

Des membres de l’association des femmes de Fara interviennent dans la production et transformation locaux. Elle a bénéficié de matériels et de fonds de roulement du PUDTR

A écouter le Chef de l’antenne de la Région de la Boucle du Mouhoun, ce sont au total 27,684 milliards de francs qui ont été investis dans la région, au grand bonheur des populations bénéficiaires. Ces fonds ont contribué à la réalisation des infrastructures dans les communes concernées. Une partie de ce fonds a permis de financer 27 associations menant des Activités génératrice de revenus.

Toujours, pour parler globalement au niveau des réalisations au niveau régional, le PUDTR a permis de d’installer au total 1 170 lampadaires et d’aménager  65 hectares de bas fond et sites maraichers ; de construire  65 km de caniveaux curés et 200 km de pistes rurales

13 CSPS normalisés; 200 km de pistes rurales réalisées; 65 km de caniveaux curés; plus de 70 postes d’eau autonomes; 6 forages pastoraux; plus de 1 170 lampadaires installés; 65 hectares de bas-fonds et sites maraîchers aménagés, à travers la région.  Quant au nombre de Centre de santé et de promotion sociale, ils sont au total 27 CSPS.

Par ailleurs ; il faut ajouter la protection de l’environnement dans la réalisation  des Projets PUDTR. Ce qui permet de lutter contre le réchauffement climatique.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Corridor Abidjan-Lagos : La BAD veut en faire un puissant vivier économique et industriel

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L’autoroute Abidjan-Lagos, qui doit relier les mégapoles de cinq pays d’Afrique de l’Ouest d’ici à 2030, est appelée à devenir un puissant vivier économique et industriel grâce à l’Initiative de développement spatial promue par la Banque africaine de développement. Le projet de construction de cette autoroute côtière transnationale longue de 1 028 kilomètres, qui doit connecter la Côte d’Ivoire au Nigéria, en traversant le Ghana, le Togo et le Bénin, avance à grands pas.

«La Banque africaine de développement et ses partenaires veulent faire du corridor autoroutier Abidjan-Lagos un puissant vivier économique et industriel

Abidjan, le 25 novembre 2024 – L’autoroute Abidjan-Lagos, qui doit relier les mégapoles de cinq pays d’Afrique de l’Ouest d’ici à 2030, est appelée à devenir un puissant vivier économique et industriel grâce à l’Initiative de développement spatial promue par la Banque africaine de développement.

Le projet de construction de cette autoroute côtière transnationale longue de 1 028 kilomètres, qui doit connecter la Côte d’Ivoire au Nigéria, en traversant le Ghana, le Togo et le Bénin, avance à grands pas. Les travaux devraient démarrer en 2026 pour s’achever en 2030, a révélé la Banque africaine de développement lors d’un atelier organisé en ligne, jeudi 22 novembre 2024, avec l’ensemble des partenaires du projet.

Sous la houlette de la Banque, les études de faisabilité, les options de financement de l’autoroute et les arrangements institutionnels pour l’opérationnalisation de l’Autorité de gestion du corridor Abidjan – Lagos ont déjà été menés, a précisé Mike Salawou, directeur du Département des infrastructures et du développement urbain de la Banque, représenté à la réunion par Marco Yamaguchi, chef de division au sein du même département.

«Ce corridor de transport  doit devenir un corridor économique et la Banque a lancé l’Initiative de développement spatial pour permettre une industrialisation transformatrice le long de l’autoroute afin de stimuler la croissance de grands pôles économiques », a poursuivi M. Salawou.

Dans un rapport présenté par le cabinet d’études chargé de l’élaboration de l’Initiative de développement spatial, 206 interventions spécifiques ont été identifiées dans la zone d’influence de l’autoroute pouvant nécessiter dans un premier temps des investissements de l’ordre de 6,8 milliards de dollars américains à débloquer majoritairement par le secteur privé. Parmi les domaines devant faire l’objet d’investissements transformateurs figurent les énergies y compris renouvelables, l’industrie manufacturière, les transports et la logistique, l’agriculture et l’agro-industrie, les TIC, le tourisme, l’exploitation minière ainsi que les zones économiques spéciales.

« Cette approche de corridor économique se recoupe aussi naturellement avec un développement urbain important. Elle soutiendra la croissance de grands pôles économiques et améliorera les liens entre mégapoles urbaines, les villes secondaires et zones rurales dans les cinq pays », a ajouté M. Salawou.

Selon Chris Appiah, directeur des Transports à la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), « l’objectif que nous recherchons, en fin de compte, c’est de faire en sorte que le corridor et les activités économiques à développer le long du corridor contribuent à l’agenda d’intégration régionale de la CEDEAO. C’est un projet intégré qui, une fois mis en œuvre, nous aidera à atteindre l’union économique que nous voulons dans notre espace. »

Outre la Banque africaine de développement, l’atelier a regroupé des représentants de la CEDEAO et d’autres parties prenantes ainsi que le bureau d’études mandaté sur l’Initiative de développement spatial du corridor.

L’ouvrage supranational partira de Bingerville, dans la banlieue-est d’Abidjan, pour se terminer au Théâtre national de Lagos. Selon les études déjà disponibles ainsi que les besoins de financement, 144 kilomètres d’asphalte seront construits sur le territoire ivoirien, 520 km au Ghana, 90 km au Togo, 127 km au Bénin et 82 km au Nigéria. Il est également prévu la construction de 63 échangeurs.

L’autoroute homogène à péage libre comportera de quatre à six voies et atteindra jusqu’à huit voies à Lagos.

L’African Investment Forum, la plus grande plateforme d’investissement en Afrique promue par la Banque africaine de développement et huit autres partenaires, joue un rôle de catalyseur majeur pour le projet. Lors de ses boardrooms en 2021, 15,6 milliards de dollars d’intérêts d’investissement avaient été exprimés par différents acteurs, privés et institutionnels, pour ce projet emblématique, qui figure parmi les priorités de la CEDEAO.

La construction de l’autoroute devrait générer jusqu’à 70 000 emplois directs et indirects. Les travaux seront réalisés, dans leur majorité, sous forme de partenariats public-privé, à l’image des quatre postes-frontières, dont la construction et la gestion devraient échoir à des entreprises privées.

Selon Lydie Ehouman, économiste des transports en chef et cheffe du projet à la Banque africaine de développement qui a présenté les études préparatoires du projet, l’infrastructure reliera les villes les plus dynamiques sur le plan économique et les agglomérations les plus densément peuplées d’Afrique de l’Ouest : Abidjan, Takoradi, Accra, Lomé, Cotonou, Porto-Novo, Lagos. La population urbaine de la zone d’emprise devrait atteindre 173 millions d’habitants d’ici à 2050, a ajouté Mme Ehouman, soulignant que cette zone était en passe de devenir l’une des conurbations régionales les plus importantes du monde.

L’autoroute Abidjan-Lagos se connectera aux corridors de transport ouest-africains (aéroportuaires, routiers et ferroviaires) et reliera les arrière-pays du Mali, du Burkina Faso et du Niger à l’ensemble des huit ports du corridor ainsi qu’au corridor Abidjan-Dakar-Praia, a conclu Mme Ehouman qui a modéré la session.

Contact médias : Romaric Ollo Hien, Département de la communication et des relations extérieures, media@afdb.org»

PIDA WeeK 2024 : Relancer la dynamique d’infrastructures africaines

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Le pont ferroviaire et routier Kazungula entre la Zambie et le Botswana inauguré le 10 mai 2021, est l’un des fleurons de PIDA PAP1

Après les retards consécutifs à la pandémie du Covid-19, l’Union Africaine, sa Commission et son Agence de Développement (AUDA-NEPAD), ainsi que ses partenaires dont la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA) ; s’apprêtent à redonner un coup d’accélérateur à la dynamique de réalisation d’infrastructures sur le continent. Ce sera à l’occasion de la huitième édition de la Semaine du PIDA-Programme de Développement des Infrastructures en Afrique-qui s’ouvre officiellement ce mardi 26 novembre 2024 à Addis Abeba, en Ethiopie.

«Favoriser des infrastructures résilientes  et inclusives pour la croissance durable de l’Afrique : tirer parti du financement  transformateur  et de l’intégration régionale». C’est le thème central de la huitième Semaine du PIDA qui s’ouvre officiellement ce mardi 26 novembre 2024 dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba.

En principe, l’ouverture de l’évènement devant le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed devrait consacrer le lancement officiel du second Plan d’action prioritaire du PIDA (PIDA PAP 2) couvrant la période 2021-2030.

Avant de parler un peu plus de ce PIDA PAP 2, c’est plus indiqué de jeter un regard sur le premier Plan d’Action Prioritaire du PIDA (PIDA PAP 1) mis en œuvre sur la période 2012-2020 et qui, malgré les difficultés (financements, Covid-19), a permis d’engranger des résultats intéressants dans les secteurs d’intervention du Programme continental.

Une Décennie de Transformation des infrastructures en Afrique

Ibrah Wahabou, l’un des principaux auteurs du Rapport qui souligne la contribution du PIDA au développement de l’Afrique

Le contenu du Rapport sur le premier Plan décennal de mise en œuvre est on ne peut plus explicite sur la contribution du PIDA PAP1 sur la transformation positive vers le développement. «Au cours de ces dix dernières années, le PIDA a servi de catalyseur du changement, favorisant l’intégration régionale, renforçant la compétitivité et libérant l’immense potentiel du commerce intra-africain. Grâce à des investissements ciblés dans les secteurs des transports, de l’énergie, des eaux transfrontalières et des technologies de l’information et de la communication (TIC), le PIDA a créé un environnement propice au développement économique, à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté. Les réalisations du PIDA témoignent de la détermination, de la collaboration, de la coordination, et de des partenariats efficaces entre tous les acteurs concernés, notamment l’AUDA-NEPAD, la Commission de l’Union africaine (CUA), la Banque africaine de développement (BAD), et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA)», indique en effet ce Rapport de grande portée dirigé par Amine Idriss Adoum, Directeur en charge des Infrastructures, de l’Industrialisation, du Commerce et de l’Intégration Economique à l’AUDA-NEPAD, avec le soutien du Dr Towela Nyirenda-Jere, Cheffe de la Division Infrastructure et Connectivité. «Les plans d’action prioritaires du PIDA (PAP 1) ont permis d’accélérer les projets prioritaires régionaux et de propulser l’Afrique vers un avenir plus connecté et plus prospère. Dans le cadre du PIDA PAP 1, des avancées significatives ont été réalisées, avec le développement de milliers de kilomètres de routes et de lignes ferroviaires, la mise en place de postes frontaliers à guichet unique et les progrès considérables réalisés en matière de production et de distribution d’énergie. Ces réalisations ont jeté des bases solides pour la poursuite de nos progrès», a précisé ledit Rapport.

161 milliards de dollars pour PIDA PAP 2

Le barrage Noumbiel à réaliser au profit des 6 pays du Bassin de la Volta (Burkina Faso, Bénin, Côte d’Ivoire, Ghana, Mali et Togo) d’un coût de 169 millions de dollars US, figure dans la liste des projet PIDA PAP2

Pour ce qui est de l’avenir, le 2e Plan d’Action Prioritaire du PIDA (2021-2030) tirera partie des succès de PIDA PAP1, en alignant notamment les projets sur nos aspirations collectives à l’intégration régionale, à l’industrialisation et à la réalisation de l’Agenda 2063. D’un coût global de 161 milliards dollars pour 69 projets, PIDA PAP 2 est dans sa conception plus réaliste et innovateur.

Les innovations concernent notamment la plus grande implication du secteur privé africain dans le financement, la réduction de la durée des projets, le recours massif aux technologies pour plus d’efficience et de réduction des coûts, l’utilisation à plus grande échelle des énergies renouvelables pour réduire l’empreinte carbone dans les projets industriels-que ce soit dans la production énergétique, dans les transports publics, ou dans la production et gestion des données et centres de données numériques-.

Ainsi, avec une mise en œuvre efficace et efficient du plan d’action prioritaire du PIDA, l’on favorisera le développement durable, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté sur l’ensemble du continent.

Le développement des infrastructures étant indispensable au développement du commerce intra-africain, comme le prévoit l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), les principales parties prenantes ont réaffirmé leur détermination sur leur ambition de départ.

Le PIDA focus sur ses objectifs d’ici 2040

Bref, le PIDA reste donc focus sur son objectif à long, voire très long terme, à savoir relever les défis de la connectivité régionale et intrarégionale en Afrique grâce au développement des infrastructures. Dans son acception la plus large, le PIDA vise à fournir non seulement un nombre suffisant d’infrastructures, mais aussi des infrastructures de transformation qui permettront à l’Afrique de passer à un niveau supérieur de développement et de se positionner en tant qu’acteur reconnu dans l’économie mondiale. Grâce notamment à la mise en œuvre réussie de ses différentes phases, ce qui devra permettre au PIDA d’améliorer la connectivité à travers le continent et à faciliter ainsi la croissance des échanges intra-africains de marchandises et de services, ainsi que la circulation des personnes. L’atteinte de cet objectif devra in fine se faire à travers, entre autres, la réduction du coût de la conduite des affaires et la libre circulation des capitaux financiers et humains sur le continent. En chiffres et termes clairs, à l’horizon 2040, ces résultats en matière de réalisation d’infrastructures devraient être atteints sur le continent :  30 700 km d’autoroutes modernes ; de 30 200 km de voies ferroviaires modernes ; de 16 500 km de lignes de transmission ; 54 GW de production d’hydroélectricité et  20 101 hm3 nouvelle capacité de stockage d’eau. Coût estimatif global de ces projets gigantesques à long terme : 360 milliards de dollars US.

Grégoire B. Bazié

Burkina Demain

Péril plastique planétaire : Vers un Traité international contraignant

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Sur la question du péril plastique au Burkina, le gouvernement burkinabè pour ce qui le concerne, a pris le 2 octobre dernier ses responsabilités en adoptant un projet de loi portant interdisant les emballages et sachets plastiques dans le pays. A Busan, en Corée du Sud, après deux ans de pourparlers, la Communauté internationale, sous l’égide de l’ONU, a entamé depuis ce lundi 25 novembre 2024, la dernière ligne droite des négociations y relative en vue de parvenir à un Accord contraignant. Soulignant l’urgence de l’action face à l’ampleur du péril planétaire, les officiels n’ont caché leur optimisme.

«Notre monde se noie dans la pollution plastique. Chaque année, nous produisons 460 millions de tonnes de plastique, dont une grande partie est rapidement jetée. D’ici 2050, il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans l’océan. Les microplastiques dans notre sang créent des problèmes de santé que nous commençons à peine à comprendre», a indiqué le secrétaire général de l’ONU António Guterres, mettant ainsi les délégués de plus de 170 pays et de plus de 600 organisations observatrices devant leurs responsabilités.

«La dépendance excessive de l’humanité à la commodité des plastiques a entraîné une augmentation exponentielle des déchets plastiques ; les déchets accumulés dans nos océans et nos rivières mettent désormais en danger la vie des générations futures», a alerté pour sa part le président sud-coréen Yoon Suk Yeol, exhortant vivement  ces délégués à s’entendre  sur une voie vers zéro pollution plastique, pour le bien des générations futures.

Aboutir à un instrument international juridiquement contraignant

Connues sous le nom de cinquièmes discussions du Comité intergouvernemental de négociations (INC-5), ces pourparlers encours à Busan, visent, faut-il le rappeler à un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, y compris dans le milieu marin. La présente session fait suite à quatre cycles précédents qui ont commencé il y a exactement 1.000 jours en Uruguay.

Officiellement, les discussions sont connues sous le nom de cinquièmes discussions du Comité intergouvernemental de négociations (INC-5) visant à élaborer un instrument international juridiquement contraignant sur la pollution plastique, y compris dans le milieu marin. La session fait suite à quatre cycles précédents qui ont commencé il y a exactement 1.000 jours en Uruguay.

Tenir compte du cycle de vie des plastiques

«Il nous faut un traité ambitieux, crédible et juste», a encore insisté le SG de l’ONU dans son message aux délégués réunis à Busan. Car, l’augmentation de la pollution plastique émet davantage de gaz à effet de serre, nous poussant encore plus loin vers la catastrophe climatique».

Tout accord doit tenir compte du cycle de vie des plastiques « en s’attaquant aux plastiques à usage unique et à courte durée de vie, à la gestion des déchets et aux mesures visant à éliminer progressivement le plastique et à promouvoir les matériaux alternatifs », a préconisé M. Guterres.

Et l’entendre, ces accords attendus, devraient permettre à tous les pays d’accéder aux technologies et d’améliorer les environnements terrestres et marins, tout en veillant à ce que les communautés les plus vulnérables qui dépendent de la collecte de plastique, comme les ramasseurs de déchets, ne soient pas laissées pour compte.

Burkina Demain

Source : ONU Info

Djibouti : Lancement de la formation en planification stratégique

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L’Institut Africain de Développement Économique et de Planification (IDEP), en collaboration avec l’Institut National d’Administration Publique (INAP) et le Ministère de l’Économie et des Finances en charge de l’Industrie, a lancé, ce vendredi 24 novembre à Djibouti, une session de formation en planification stratégique destinée à 38 agents des ministères chargés de la planification et des secteurs clés du gouvernement. Communiqué.

«L’IDEP soutient le processus de transformation économique pour un développement durable et inclusif

Djibouti, 24 novembre 2024 – L’Institut Africain de Développement Économique et de Planification (IDEP), en collaboration avec l’Institut National d’Administration Publique (INAP) et le Ministère de l’Économie et des Finances en charge de l’Industrie, a lancé, ce vendredi 24 novembre à Djibouti, une session de formation en planification stratégique destinée à 38 agents des ministères chargés de la planification et des secteurs clés du gouvernement.

Abdourazak Idriss, Secrétaire général du Ministère de l’Économie et des Finances, a replacé cette formation dans le contexte stratégique actuel de Djibouti marqué par l’évaluation du deuxième Plan national de développement et la préparation du troisième (2025-2029). Il a insisté sur « la nécessité de renforcer les capacités pour élaborer un plan de développement ambitieux, tout en s’assurant que ces plans soient appropriés par les populations locales».

Charmarké Idriss Ali Directeur général de l’INAP, a rappelé le processus rigoureux mené par le Ministère du Travail, en collaboration avec l’IDEP, pour appuyer l’INAP à mieux jouer son rôle dans le renforcement de capacités des Djiboutiens, ce qui a permis l’organisation de cette formation. Il a encouragé une participation active afin de garantir la pérennité de la collaboration avec l’IDEP.

José Barahona, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies à Djibouti, a, quant à lui, mis en exergue l’importance du capital humain dans le processus de développement. Il a souligné que les participants à cette formation représentent les acteurs essentiels pour traduire en actions concrètes la vision des autorités djiboutiennes qui aspirent à faire de Djibouti un modèle de développement comparable à celui de Singapour. Il a réaffirmé l’engagement du Système des Nations Unies à soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre la pauvreté et la mise en œuvre d’une gouvernance efficace pour une croissance accélérée.

Mamadou Cissé, Responsable de Formation de l’IDEP, a exprimé la gratitude de l’Institut aux autorités djiboutiennes et à l’INAP pour leur partenariat fructueux. Il a souligné que cette formation vise à équiper les participants des outils et méthodes nécessaires pour élaborer des plans stratégiques efficaces, alignés sur les Agendas 2030 et 2063, ainsi que sur les priorités nationales, notamment dans le cadre de l’élaboration du Plan national de développement (PND) 2025-2029. Il a également lancé un appel à l’action collective pour relever les défis du développement et contribuer à une transformation économique et sociale durable.

Cette session de formation marque une étape importante dans le renforcement des capacités institutionnelles pour soutenir les objectifs de développement durable de Djibouti et témoigne de l’engagement collectif des acteurs nationaux et internationaux pour une transformation durable.

-FIN-

À propos de la CEA

Créée en 1958 par le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies, la CEA est l’une des cinq commissions régionales de l’Institution et a pour mandat d’appuyer le développement économique et social de ses États membres, d’encourager l’intégration régionale et de promouvoir la coopération internationale pour le développement de l’Afrique.

Composée de 54 États membres, la Commission économique pour l’Afrique (CEA) joue un double rôle en tant qu’organisme régional de l’Organisation des Nations Unies (ONU) et en tant que partie intégrante du paysage institutionnel régional en Afrique.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur : www.uneca.org

Publié par : 

Institut Africain de Développement Economique et de Planification

Division Apprentissage en ligne et Gestion des connaissances

Rue du 18 juin (derrière l’Assemblé nationale)

Dakar

Sénégal

Tel.: (+221) 33 829 55 00 / 33 829 55 27»

Culture africaine : L’hommage de Yé Lassina Coulibaly à Me PACERE

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Maître Titinga Frédéric Pacéré est décédé le 8 novembre dernier

Cela fera bientôt deux semaines que le grand homme de culture burkinabè et africain, Maître Titinga Frédéric PACERE s’est éteint mais les témoignages sur sa vie continuent d’affluer de la part de ceux et celles qui l’ont connu et apprécié. Là c’est un autre grand homme de la culture burkinabè et africaine que l’on ne présente plus, en l’occurrence Yé Lassina Coulibaly qui y va de son vibrant hommage à Me PACERE. «Un des plus grands penseurs africains (…) C’était  le premier avocat burkinabé, écrivain, poète et chef traditionnel, reconnu dans le monde entier pour sa brillante carrière d’avocat , ses travaux de recherche,  ses publications, et son immense sagesse», annonce d’emblée Ye Lassina Coulibaly.  Lisez plutôt.

Maître Titinga Frédéric Pacéré est décédé le 8 novembre dernier 

«HOMMAGE A MAITRE PACERE

Un des plus grands penseurs africains des 20 ème et 21ème siècle, Maître Titinga Frédéric PACERE, nous a quittés ce 8 novembre 2024.

Titinga Frédéric Pacéré était né le 31 décembre 1943 à Manéga en Haute-Volta .  C’était  le premier avocat burkinabé, écrivain, poète et chef traditionnel, reconnu dans le monde entier pour sa brillante carrière d’avocat , ses travaux de recherche,  ses publications, et son immense sagesse .

Issu du peuple mossi, il en connaissait la civilisation et l’organisation de la société sur le bout des doigts.

C’était un homme dont les racines étaient ancrées dans la terre rouge de l’Afrique de l’Ouest. Il connaissait à la fois les civilisations africaines ancestrales et les réalités socio-économiques des temps modernes.

Il était la voix de la philosophie du baobab, son génie a dépassé les frontières des cinq continents, il était fier de la civilisation africaine et particulièrement de celle du Faso.

Ses connaissances universitaires et de la civilisation ancestrale de l’Afrique, son ouverture au monde, constituaient autant d’assises pour aborder sans complexe les autres cultures dans des instances internationales.

«Je suis allé visiter le Musée qu’il a fondé en 1997, à Manéga»

Je fis sa connaissance dans le cadre de conférences qu’il donnait à Paris, mais bien antérieurement du temps de la Haute Volta, j’appréciais déjà son approche de recherche des droits humains.

Doté d’une personnalité rare, il incarnait l’assurance et la sérénité de celui qui va délivrer quelque chose de profond et sincère. L’élégance de ses vêtements traditionnels renforçait la majesté du moment.

Son discours recueillait beaucoup de succès auprès d’un public enthousiaste.

Par la suite je suis allé visiter le Musée qu’il a fondé en 1997, à Manéga, son village natal, à une cinquantaine de kilomètres de Ouagadougou. J’encourage la jeunesse africaine, et particulièrement burkinabé à faire de même en guise de passeport identitaire…

Dans ce lieu-sanctuaire unique au Burkina Faso, résonnent et rayonnent la philosophie et la sagesse des anciens, des masques et des animaux. Me Pacéré a consacré toute une vie à les étudier, les scruter, à traduire et à interpréter leur discours pour les générations actuelles et futures et à mettre noir sur blanc cet immense patrimoine oral, pour l’offrir en partage au monde entier.

Le musée rassemble de nombreuses pièces qui sont autant de facettes de la culture de ce pays : masques Karinsé, Bobo et Nuni, stèles funéraires ou Yakouga, amulettes, fétiches, instruments de musiques rituels et céramiques traditionnelles.

Des reconstitutions d’habitat traditionnel Peul, Mossi, Kasséna, Bobo et Sénoufo. y sont aussi présentées et  plusieurs sites sacrés ont été reconstitués dans l’enceinte du musée afin d’initier les visiteurs aux concepts sacrés et à la vie spirituelle des peuples du Burkina Faso.

Fervent défenseur des richesses traditionnelles, notamment dans leur rapport au sacré, il y a honoré toutes les civilisations qui constituent la diversité culturelle du Burkina Faso.

Il se souciait de la sauvegarde de nos traditions

Pour  illustrer  les connaissances divines de la société traditionnelle, il expliquait  les liens symboliques entre les objets et coutumes du quotidien et les rituels sacrés, initiatiques ou non, qu’il s’agisse de la sculpture du bronze, de la poterie, de la vannerie, des bijoux et des coiffures traditionnelles des femmes, ou bien des masques…

Par ailleurs, afin de sauvegarder un immense patrimoine oral qui disparaît, Me    s’est fait collecteur, écrivain et savant interprète d’un riche héritage légué par les âges et les patriarches.

Il se souciait de la sauvegarde de nos traditions et de la sagesse africaine, à tel point que dans son discours on sentait que l’on  n’était pas dans la forme, que c’était profond, que son coeur vibrait. On ne pouvait qu’être séduit, emporté par sa passion pour sa culture et son pays.

L’immensité de son savoir, il la partageait généreusement et avait le souci de sa transmission aux jeunes générations par le biais de l’enseignement scolaire et de l’Université, et en encourageant nombre d’étudiants sur la voie de la promotion…

Son charisme, sa qualité d’écoute, son professionnalisme, son approche du développement des métiers de l’agriculture, de l’art et de l’artisanat, sa compréhension du  système économique et politique mondial dans un monde troublé, conduisaient beaucoup de cadres de l’administration et de chefs coutumiers à le consulter.

Homme de la parole, Me Pacéré  était aussi un homme intègre pétri de valeurs, attaché aux droits humains. sensible aux causes quotidiennes, à l’actualité burkinabée et du reste du monde.

Très souvent, il conjuguait ses talents de poète et d’avocat pour s’insurger contre la barbarie, l’absurdité politique, les tragédies humaines et  les déficits socio-culturels. Ainsi face aux maux,  le discours poétique devenait une flamboyante plaidoirie pour des causes justes, dans laquelle l’écrivain prend le parti d’une Afrique décomplexée, forte de ses valeurs et qui s’assume en tant que puissance devant l’histoire.

L’Afrique a besoin d’hommes comme Me Pacéré afin de poursuivre son  engagement. Lui-même s’inscrivait dans une lignée de cerveaux et d’intellectuels africains qui, forts de leurs racines ont pris leur bâton de pélerin pour montrer au monde que l’Afrique est un continent puissant et le restera, que ses hommes et ses femmes ne restent pas spectateurs, qu’ils sont acteurs de leur vie.

Ceux-ci ont mis leurs  talents et leurs connaissances au service du développement de leur pays, de la promotion des droits de l’homme, de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche, afin de porter la fierté de notre civilisation et de donner l’espoir aux nouvelles générations.

Ces éclaireurs étaient des universitaires, des artistes,  qui se sont levés et mis en marche afin de travailler à la grandeur, la dignité  et l’unité de l’Afrique.  Je n’en citerai que quelques-uns : Aimé Césaire, Cheick Anta Diop, Nelson Mandela, Amadou Hampaté Bâ, Norbert Zongo, Myriam Makeba, Elsa Wolliaston, Souleymane Koly Ko Téba d’Abidjan, Keîta Fodeba, Bernard Binlin Dadié, Joseph Ki Zerbo, Ouezzin Coulibaly, Issouf Tata Cissé, etc…

L’être humain est riche de valeurs

Ce qu’ont réalisé ces personnalités n’emporte pas toujours l’adhésion du public mais leurs oeuvres ou travaux mériteraient une plus large diffusion dans laquelle l’éducation pourrait jouer un rôle important.

L’être humain est riche de valeurs intrinsèques mais il faut savoir lui parler… C’est pourquoi, l’art et la culture doivent être au cœur  de l’éducation. La philosophie est comme un oeuf, fragile, dont il faut prendre soin, le caresser pour ne pas le briser…

Moi, Yé Lassina Coulibaly, qui suis en perpétuelle quête de savoirs, je m’inspire de l’université de la Nature et de la Place Publique. C’est une des écoles les plus difficiles, les plus exigeantes qui soient, où l’on apprend des autres, où l’on se soumet au verdict populaire « éduquez-moi, vous allez m’apprendre l’humanité »… A-t’on déjà vu les masques se montrer dans un salon?

J’ai une vision des choses qui me pousse à penser que les forces vitales du monde visible et invisible doivent être au service des humains et que l’art est là pour faire du bien, pour nourrir le  souffle de la sensibilité et de l’amour.

Prendre soin des plus vulnérables, faire entendre la voix de ceux qui sont abandonnés au bord  de la route fait partie de la mission des artistes et est un devoir pour toute société. La reconnaissance du rôle de ceux-ci dans la cohésion de la société devrait permettre l’amélioration de leurs conditions de vie…

Le continent africain doit pouvoir bénéficier des immenses richesses de celui-ci.  Il faut sortir du culte de l’individualisme et créer des structures solides, garantes des droits humains, d’espoir d’un avenir meilleur, de cohésion de la société et d’unité de l’Afrique.

Personnage hors du commun, Me Pacéré s’en est donc allé rejoindre les ancêtres. Je suis profondément attristé de son décès mais pour moi il n’est pas mort, son héritage culturel et ses valeurs vivront dans nos mémoires et dans nos coeurs…

Auteur de nombreux ouvrages

Sa contribution à la construction de son pays est incontestable. Outre ses oeuvres et ses travaux, il a légué au Burkina Faso et à l’Afrique une immense fierté.

La qualité des recherches qu’il a réalisées est une chance pour l’Afrique, sa mémoire et ses écrits vont aider nos pays à aller de l’avant car ils donnent de l’espoir aux droits humains.

Il est l’auteur de nombreux ouvrages de littérature, de poésie, de sociologie et de droit, mais aussi d’essais sur l’art et de témoignages…

A ce titre, de prestigieuses distinctions et nominations lui ont attribuées : Grand Prix littéraire d’Afrique noire francophone en 1982, Médaille d’honneur de l’Association des écrivains de langue française, Membre Honoris Causa de l’Académie des arts, des lettres et des sciences du Languedoc en 2009 et Membre associé  de l’Académie des sciences d’outre-mer, Grand Prix de la poésie Léopold Sédar Senghor en 2013, Grand Officier de l’Ordre national en 2015, Chevalier de la Légion d’honneur française en 2016,  Grand-Croix de l’Étalon en 2022,  Baobab d’Or en 2024…

Que l’âme du génie du baobab d’Afrique repose en paix

J’invite tous les africains à lire ses travaux, à s’imprégner de sa pensée, car tout ce qui peut faire rêver un enfant, c’est la grandeur de sa culture, un trésor vivant qui le libérerait de tout complexe par rapport aux autres civilisations. Ce serait sa première protection, en quelle que sorte sa première arme pacifique…

Que l’âme de Me Pacéré, ce génie du baobab d’Afrique, qui a toujours prôné la médiation et privilégié ce qui unit nos peuples, repose en paix!

Que d’autres baobabs se dressent pour préserver son héritage et poursuivre l’écriture d’une histoire noble et digne de l’Afrique!

Yé Lassina Coulibaly art et culture,

Site officiel : www.yecoulibaly.com

Artiste auteur-compositeur interprète

Musicothérapie sociétaire de la SACEM, ADAMI, SPEDIDAM, Union des Artistes Burkinabés

Chevalier de l’ordre du mérite, des lettres et de la communication (agrafe musique et danse)   du    Burkina-Faso.  concert, spectacle, pédagogie 00 336 76 03 71 66 »

Dédougou : Au cœur des infrastructures socioéconomiques du PUDTR

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La Boucle du Mouhoun est l’une des principales régions bénéficiaires des interventions du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR) avec des investissements estimés à 27 684 978 F CFA.   A Dédougou, chef-lieu de la région, les réalisations du PUDTR concernent, au grand bonheur des populations et autorités locales, les secteurs de l’éducation, l’énergie, la connectivité rurale, l’assainissement, l’agriculture et l’élevage, la sécurité, la mobilisation sociale,…bref, la relance économique dans un contexte de défi sécuritaire. Constats grandeur nature, sur place dans la cité de Bankuy, ce mardi 19 novembre 2024.

C’est un fait indéniable. Le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR) a fait et continue de faire œuvre utile dans la commune de Dédougou qui en est grande bénéficiaire avec d’importantes infrastructures socioéconomiques réalisées et en cours, malgré le contexte de défi sécuritaire. Cela conformément à l’objectif principal du Projet, à savoir «améliorer l’accès inclusif des communautés, y compris les Personnes déplacées internes (PDI) des zones à fort défi sécuritaire, aux services sociaux, à l’alimentation.

71 salles de classes réalisées et équipées

Gaoussou Cissé, Directeur de l’école Bourakuy C, apprécie l’apport du PUDTR dans son établissement

Certaines de ces nombreuses réalisations du PUDTR dans la cité de Bankuy ont été visitées ce mardi 19 novembre 2024 par les journalistes au cours d’une caravane de presse. Dans le secteur de l’éducation, ce sont au total, 71 salles de classe qui ont été réalisées et équipées par le PUDTR. Que ce soit au primaire ou au secondaire, ces infrastructures scolaires ont permis d’améliorer les capacités et conditions d’accueil des apprenants dans les établissements avec l’arrivée massive des déplacés internes due à la crise sécuritaire.

Dans les écoles Bourakuy B et C, 2 blocs de 3 salles de classes ont été par exemple construits à hauteur de 150 196 494 F CFA à la grande joie de Gaoussou Cissé, Directeur de l’Ecole Bourakuy D. A l’écouter, cela a permis de désengorger les effectifs des écoles Bourakuy A et B.  Ainsi, la classe de CP1 à l’école Bouraky B qui affichait un effectif de 226 élèves en 2023, compte en cette rentrée scolaire 2024, 120 élèves. Ce qui reste quand même un effectif élevé. C’est pourquoi, le Directeur Cissé tout en saluant l’appui du PUDTR, souhaite la construction d’un bloc afin de tendre davantage vers la normalisation son établissement à 6 classes.

«Des salles  plus confortables aux Lycées Communal et Municipal»

Au Lycée communal, 2 blocs pédagogiques ont été réalisés pour un coût global de 151 652 137 F CFA. Dans un autre établissement, le Lycée Municipal, la réalisation de 2 blocs pédagogiques s’élève à 129 163 207 F CFA. Au total, le PUDTR a consacré 1 732 429 956 F à la réalisation et à l’équipement d’infrastructures scolaires dans la commune de Dédougou, au grand bonheur des apprenants, des responsables des établissements ainsi que des autorités communales. «Nous sommes assis maintenant 2 par table alors qu’avant nous étions assis 3 par table. C’est plus confortable. Nous pouvons mieux suivre les cours et mieux comprendre que par le passé. Nous sommes à l’aise», a confié Jacqueline Condé une élève de 4e C du Lycée communal. «Nos salles sont plus confortables qu’avant. Tous nos remerciements au PUDTR ! Que Dieu leur donne la force de continuer», a laissé entendre pour sa part Adéline Bitié de la 1ère D dudit établissement. Et au proviseur Ouédraogo d’exprimer toute sa satisfaction : «Vraiment, nous sommes très contents de ces appui du PUDTR. Cela nous a permis d’accueillir 300 élèves supplémentaires. Grand merci au Projet pour cet appui inestimable à notre système éducatif».

«C’est une grosse épine d’enlevée du pied du monde de l’éducation de notre commune, surtout qu’il y avait un manque d’infrastructures scolaires même que la situation ne se complique avec l’arrivée massive des PDI. C’est vraiment du pain béni que nous saluons à juste valeur», a indiqué, W. Hervé Yé, deuxième vice-président de la Délégation spéciale de Dédougou.

335 lampadaires solaires pour apporter la lumière

Salif Gandema :  »L’installation de ces lampadaires nous fait beaucoup de bien »

Dans le secteur de l’énergie, la PUDTR a réalisé au total dans la ville de Dédougou 335 lampadaires solaires à la satisfaction des bénéficiaires. Coût total de la réalisation de ces lampadaires : 463 469 000 F CFA.

«L’installation de ces lampadaires nous fait beaucoup de bien. Avant, on était obligé de fermer tôt vers 18 h quand le soleil se couchait parce qu’il n’y avait pas de lumière. Maintenant avec la lumière, nous pouvons mener nos activités jusqu’à 22 h, voire au-delà selon l’affluence des clients. Nous sommes vraiment contents», a témoigné le commerçant Salif Gandema.

«Ces lampadaires dans les ruelles de la ville, a contribué non seulement à améliorer la situation sécuritaire et contribue également à mettre les populations dans les meilleures conditions de vie des populations et développer des activités économiques, comme vous pouvez le constater», a soutenu Jean Robert Traoré, chef d’antenne régionale du PUDTR Boucle du Mouhoun.

Et ce n’est pas. «Le Projet étant intégré, il a aussi travaillé  à faire des formations au profit des producteurs et éleveurs. On a formé des jeunes dont des VDP pour non seulement sauvegarder la sécurité mais aussi contribuer à la production nationale. Aussi sur l’engagement citoyen qui concerne tout ce qui est mobilisation sociale autour du projet et de ses réalisations ; le Laboratoire Citoyenneté nous a accompagnés dans la mobilisation sociale de telle sorte que chaque citoyen dans la commune de Dédougou puisse effectivement interpeller le projet chaque fois qu’on se rend compte qu’il y a des manquements ou des aspects qui ne sont pas assez corrects qu’on pouvait corriger le plus vite possible», a poursuivi M. Traoré.

18,6 km de pistes rurales…30 km de caniveaux curés

En matière de connectivité, le PUTR a réalisé dans la ville de Dédougou, quelques 18, 6 km de pistes rurales pour faciliter le déplacement des populations et l’accessibilité de certaines localités. C’est le cas de la piste Tionkuy-Magnimasso longue de 13 km et visitée ce 19 novembre par les journalistes. Ces pistes ont été réalisées en mode HIMO (Haute Intensité de Main d’œuvre), ce qui a permis de créer des emplois pour les jeunes dans le cadre de la réalisation de ces pistes.

En termes d’eau et d’assainissement du cadre de vie des habitants de la ville de Dédougou, 30 km de caniveaux ont été curés. A ce niveau aussi, un bloc latrine de 5 postes, un bloc latrine de 4 postes, 1 bloc de douche à 6 postes et 1 bloc de douche de 4 postes ont réalisés dans le site des Personnes déplacées internes du secteur 2 pour un coût global de 39 986 049 F CFA.

8 associations féminines soutenues

P. Marie Hermann Coulibaly, coordinatrice de l’association African Women Leaders, présentant les produits de leur unité

Le PUDTR accompagne également les associations de femmes pour mener des Activités génératrices de revenus. Dans la commune de Dédougou, ce sont au total 8 associations qui ont bénéficié d’accompagnement et qui mènent des activités génératrices de revenus.

African Women Leaders fait partie des associations féminine qui ont bénéficié de l’appui du PUDTR. Grâce au financement de son fonds de roulement par le Projet, l’association dispose d’une usine de fabrication de savons, jus et de transformation de produits locaux. African Women Leaders emploie 30 femmes. Sa coordinatrice P. Marie Hermann Coulibaly ne tarit pas d’éloges sur le soutien apporté pour le PUDTR, toute chose qui permet, dit-elle, à l’association de faire ce qu’elle arrive à faire : produire localement, payer son personnel, son loyer.

Des infrastructures de relance économique à Dédougou

Jean Robert Traoré, Chef d’Antenne PUDTR Boucle du Mouhoun du PUDTR, a conduit la visite sur les sites des différentes réalisations du Projet

Par ailleurs, dans le cadre de sa contribution du PUDTR à la relance économique à Dédougou, un certain nombre d’infrastructures ont été réalisées ou sont en cours de réalisation. «Il s’agit des jardins maraichers pour permettre aux PDI de mener des activités génératrices de revenus ; des bas-fonds qui permettent de faire la production. On a également accompagné les producteurs avec des intrants et des équipements (engrais, charrues, charrettes,) pour permettre d’augmenter la production agricole», a précisé le Chef d’Antenne PUDTR Boucle du Mouhoun Jean Robert Traoré.

Le VP W Hervé Yé  a assuré que des mesures idoines seront prises par le Conseil municipal pour l’entretien de tous ces ouvrages

Le 2e vice-président de la Délégation spéciale de Dédougou a salué à sa juste valeur toutes ces réalisations du PUDTR dans sa commune, remerciant le Projet pour son inestimable contribution au développement local. Le VP W Hervé Yé  a assuré que des mesures idoines seront prises par le Conseil municipal pour l’entretien de tous ces ouvrages, exhortant chaque structure bénéficiaire à jouer sa partition pour que, véritablement, la devise du PUDTR «un développement inclusif pour des communautés résilientes», soit une réalité à Dédougou et au-delà, notamment dans les autres communes bénéficiaires de la Région de la Boucle du Mouhoun.

Martin Philippe

Burkina Demain

Colloque sur les pratiques de l’info et de la com : Tout est bien qui finit bien

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Après trois jours d’échanges fructueux, le colloque organisé par le Laboratoire de recherche Médias et Communications Organisationnelles (LAMCO) de l’université Joseph Ki-Zerbo s’est achevé ce samedi 16 novembre 2024 sur des motifs de satisfaction et d’espoir sur l’amélioration des pratiques communicationnelles et informationnelles à l’ère des mutations.

Dr Firmin Gouba, Directeur de LAMCO, a exprimé sa gratitude à tous les acteurs du colloque

«Ce colloque n’est pas une fin, mais un point de départ». Cette phrase du Dr Firmin Gouba, Directeur du Laboratoire de recherche Médias et Communications Organisationnelles (LAMCO) de l’université Joseph Ki-Zerbo, traduit tout le satisfecit et l’espoir engendrés par le colloque organisé du 14 au 16 novembre 2024 à Ouagadougou sous le thème : «Les pratiques de l’information et de la communication dans une société en mutations».

À travers sept panels, les communicateurs ont analysé les différentes facettes du thème et exploré plusieurs pistes d’amélioration des pratiques actuelles de l’information et de la communication dans un contexte notamment de crise sécuritaire.

Ce colloque international, qui se voulait au départ un cadre d’échange, d’apprentissage et de partage d’expériences pour les chercheurs, enseignants-chercheurs, doctorants, et professionnels de l’information et de la communication ; aura donc fait œuvre utile. Plus de 250 participants d’environ sept pays y ont pris part, soit en présentiel, soit en ligne. Tout est bien, qui finit bien.

Martin Philippe

Burkina Demain

COP29 : Rencontre de haut niveau entre le Président du CBE et la SG du CME

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Au-delà l’environnement, la COP29 à Bakou est aussi un grand rendez-vous pour tous les acteurs du secteur de l’énergie. Le président du Conseil burkinabè de l’énergie (CBE) Baba Ahmed Coulibaly qui y conduit une délégation du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières a rencontré la Secrétaire Général du Conseil mondial de l’Energie (CME).

«Cette COP29 est une bonne occasion pour nous de faire la promotion de projets d’investissement dans les énergies renouvelables qui sont candidats à être réalisés au Burkina Faso et qui ont un potentiel d’atténuation des émissions de Gaz à effet de serre», assure depuis Bakou le Président du Conseil Burkinabè de l’Energie (CBE) Baba Ahmed Coulibaly.

A la tête d’une mission du Département de l’Energie

Le Chargé de Mission et Président du CBE Baba Ahmed Coulibaly participe à la COP29 à Bakou

A cet évènement important, le Chargé de Mission de Ministre de l’Energie, des Mines et des Carrière dirige une mission du Département comprenant au total 7 personnes. A savoir un représentant de ⁠l’Inspection de l’Energie ; un représentant de la Direction Générale de l’Energie ; deux représentants de l’Agence Nationale des Energies Renouvelables et de l’efficacité énergétique et deux l’Agence Burkinabè d’Electrification Rurale.

4 projets énergétiques à présenter à la COP29

Les représentants du Ministère de l’Energie, des Mines et des Carrières sont à Bakou avec 4 projets qu’ils entendent vendre aux potentiels investisseurs présents à cette COP29. Primo, il s’agit d’un projet d’électrification de 700 localités à travers la création de mini-réseaux alimentés par des mini-centrales solaires. Secundo, d’un projet de construction de 4 centrales solaires de 4,5MW raccordées aux réseaux existants en vue de la réduction des coûts de l’énergie distribuée. Tertio, d’un projet de promotion des énergies renouvelables et de développement de l’efficacité énergétique (mobilité électrique, cuisson propre et hydrogène vert). Et quarto, d’un⁠ projet de développement de l’efficacité énergétique dans les bâtiments de l’administration.

Rencontre de haut niveau avec le SG du CME

Le Président du CBE et la SG du CME Angela Wilkinson se sont rencontré à Bakou dans le cadre de la COP29

Outre les Ministères de l’Environnement et de l’Energie, d’autres départements ministériels burkinabè ainsi que d’autres acteurs nationaux participent également à cette COP29. «Le Burkina Faso est présent à la COP29 par une forte délégation constituée principalement de délégués des Ministères de l’environnement, de l’agriculture, de l’énergie, des affaires étrangères, du commerce, du transport, etc… et aussi de la société civile et des particuliers», a confié à ce propos le Président du CBE Coulibaly qui a par ailleurs eu l’occasion de rencontrer et échanger avec la Secrétaire Générale du Conseil Mondiale de l’Energie,   Angela Wilkinson. C’est la deuxième fois que le Président du CBE et la SG du CME se rencontrent au cours de cette année. Ils s’étaient déjà rencontrés en avril dernier  lors du 26e Congrès Mondial du CME à Rotterdam, au Pays Bas. Preuve, sans doute, que les rapports entre le CBE et le CME sont au beau fixe.

Martin Philippe

Burkina Demain

COP29 : «Le monde riche ne peut pas se cacher derrière l’élection de Trump»

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Mohamed Adow, Directeur du Power Schift Africa

Alors qu’à Bakou, les choses semblent piétiner après presqu’une semaine de négociations sur le financement du climat ; le Directeur de Power Shift Africa donne encore de la voix sur place, alertant sur la nécessité pour les pays développés, même avec le retour prochain à la Maison Blanche de Donald Trump qui n’avait pas, faut-il le rappeler, hésité, lors de sa précédente présidence, à ordonner le retrait des Etats Unis d’Amérique de l’Accord de Paris. «Le monde riche ne peut pas se cacher derrière cette réélection de Donald Trump», prévient Mohamed Adow qui appelle les ministres du Royaume-Uni, de l’Australie, du Japon, du Canada et de l’Union européenne à commencer à travailler ensemble de manière constructive pour sortir de l’impasse et proposer des solutions significatives sur cette question cruciale du financement du climat. Voici l’intégralité de la Déclaration du  Directeur du Power Shift Africa.

«Samedi 16 novembre 2024

DÉCLARATION DE POWER SHIFT AFRICA SUR LES PROGRÈS LIMITÉS DE LA PREMIÈRE SEMAINE DE LA COP29

Bakou, Azerbaïdjan… Mohamed Adow, directeur et fondateur du groupe de réflexion sur le climat et l’énergie Power Shift Africa, a réagi à la lenteur des négociations de la COP29 à Bakou, Azerbaïdjan, avertissant que l’impasse risque de compromettre l’issue des négociations sur le climat en cours.

Déclaration

Cela a été la pire première semaine d’une COP au cours de mes 15 années de participation à ces sommets.

Les progrès ont été limités en matière de financement, de règles autour des marchés du carbone, de la manière dont nous allons réduire les émissions et de ce que nous faisons pour suivre les progrès par rapport aux engagements antérieurs.

Je ressens de la frustration, en particulier parmi les groupes de pays en développement présents à cette COP.

La présidence ne donne aucun espoir quant à la manière dont le monde parviendra aux bons compromis.

Ce que les pays développés doivent faire

Pour combler ce vide, il appartient désormais aux ministres du Royaume-Uni, de l’Australie, du Japon, du Canada et de l’UE de commencer à travailler ensemble de manière constructive pour sortir de l’impasse et proposer des solutions significatives.

Le monde attend un signal clair sur le financement de l’action climatique et nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer dans cette tâche ici à Bakou.

Certaines personnes commencent à remettre en question le processus multilatéral, mais les COP sont comme la description de la démocratie par Winston Churchill ; c’est la pire façon de procéder, à l’exception de toutes les autres.

Il s’agit de la seule réunion où chaque nation – riche et pauvre – obtient une place à la table.

Manque de clarté sur les négociations financières

Sur le grand dossier financier, les fondamentaux n’ont pas changé au cours de la semaine écoulée.

Il n’y a aucune clarté sur l’objectif financier, la qualité du financement ou la manière dont il sera rendu accessible aux pays vulnérables.

Le nuage qui plane sur ces négociations est l’inconnue connue autour de l’élection de Donald Trump. Le monde riche ne peut pas se cacher derrière cela».