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Dédougou: fronde populaire contre la gendarmerie après le décès suspect

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La population de Dédougou s’en est pris, le mardi 3 mai 2016, aux gendarmes, incendiant des domiciles. Les raisons de ce défoulement de colère, la mort d’un gardé-à-vue, Salif Bokoum au Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou.
DEDOUGOU

Bilan, des domiciles en feux, des rues bondées de projectiles. Ainsi, le commandant de la Brigade de recherche et celui du commandant de la Brigade territoriale ont vu leurs cours saccagées puis incendiées.

A l’origine des faits, un cambriolage au domicile du Commandant de la gendarmerie de la ville. Dans le cadre de l’enquête de cette affaire, trois présumés délinquants sont arrêtés et détenus , le 27 avril dernier.
C’est ainsi que dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 mai 2016, M. Bokoum trouve la mort.
Selon la gendarmerie, ce dernier serait mort des suites d’une maladie, car il souffrait d’une forte fièvre. Or, la population estime que la victime a succombé des suites des sévices corporels infligés par les forces de l’ordre.

Les autorités administratives et coutumières ont tenté de calmer les manifestants en vain. Le chef de canton de Dédougou même a été lapidé pour avoir tenté de raisonner les manifestants.

Ali Drabo
Burkina Demain

Le Président du Faso est arrivé à Riyad

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Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE est arrivé à Riyad le lundi 02 mai 2016 en début de soirée pour une visite officielle de 72 heures.kab

Il a été accueilli à l’aéroport international du Roi KHALED par le gouverneur de Riyad, Son Altesse royale le Prince Faysal bin Bandar bin ABDULAZIZ, l’ambassadeur du Burkina Faso en Arabie Saoudite, Son Excellence Mansa OUNTANA et le personnel de la représentation diplomatique burkinabè.

Durant son séjour dans la capitale saoudienne, le Chef de l’Etat aura un tête-à-tête avec Sa Majesté le Roi Salman bin Abdulaziz AL SAOUD, Serviteur des Deux Lieux Saints dès le mardi 03 mai 2016, puis avec les deux princes héritiers du royaume.

A la suite de la rencontre avec ces personnalités de premier plan du royaume saoudien, le Président du Faso aura des échanges avec des ministres du gouvernement saoudien dont entre autres, le ministre des Affaires étrangères, celui du Commerce et le vice-ministre du Hadj. Une rencontre avec des hommes d’affaires saoudiens est également au programme du séjour de Roch Marc Christian KABORE.

Cette visite officielle, première du genre, vise à consolider les relations diplomatiques entre le Burkina Faso et le royaume saoudien.

France/ Côte d’Ivoire: chronique du bombardement de Bouaké par les FANCI

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Les Forces armées nationale de Côte d’Ivoire (FANCI) ont bombardé un camp français de la force Licorne à Bouaké, le 6 novembre 2004. Neuf soldats français et un Américain sont tués, 38 personnes blessées. Après 11 ans d’instruction, que sait-on? Quelles zones d’ombre persistent ? RFI revient sur cet épisode tragique. Une enquête de RFI, en 5 volets d’Anthony Lattier, avec le concours de Frédéric Garat.
france abi

Son épaisse chaussure noire compensée lui permet encore de marcher, mais ce soldat français le sait, un jour viendra où il faudra l’amputer. Le 6 novembre 2004, son pied gauche a été en partie arraché par l’explosion des roquettes lâchées par l’aviation ivoirienne au-dessus du lycée Descartes, l’un des camps militaires français de Bouaké, de la Côte d’Ivoire. « Pendant l’évacuation, j’ai refusé d’être amputé, j’ai perdu beaucoup de sang. Et puis je suis tombé dans le coma. Je suis passé 62 fois sur le billard », se souvient-il. « La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie est passée nous voir à notre chevet pour nous dire  » ne vous inquiétez pas, vous connaîtrez la vérité. On vous dira tout « . Mais la vérité qu’elle nous a présentée ensuite, c’était pas ça. »

Onze ans d’instruction n’ont pas permis de lever le voile sur plusieurs épisodes troubles de cette tortueuse affaire. Pour la comprendre, il faut tout d’abord revenir à ses origines. En novembre 2004, la Côte d’Ivoire est dirigée par Laurent Gbagbo. Son pouvoir ne s’exerce pas au-delà d’une ligne qui coupe le pays en deux. Au nord, les rebelles des Forces nouvelles, soutenus par le Burkina Faso. Au sud, le pouvoir officiel. Entre les deux a été établie une zone dite « de confiance » où patrouillent les Casques bleus de l’ONUCI, appuyés par les soldats de la force française Licorne.

Reconquérir le Nord

Cette situation exaspère le pouvoir ivoirien, à commencer par son chef. La zone de confiance a gelé les positions. Laurent Gbagbo veut entamer la reconquête du Nord. Depuis plusieurs mois, le pouvoir a entrepris de se constituer une flotte aérienne. Il a acheté à Robert Montoya, consultant en sécurité et intermédiaire dans le négoce d’armes de guerre français basé au Togo, des avions de chasse Sukhois et des hélicoptères. Les appareils ont été importés de Biélorussie. L’équipage, pilotes et mécaniciens, sont russes, biélorusses et ukrainiens. « Au début du mois de novembre, je sentais que Laurent Gbagbo avait envie d’y aller », se souvient Gildas Le Lidec, ancien ambassadeur français en Côte d’Ivoire (2002-2005). Les deux hommes entretiennent alors de bons rapports.

« Le 2 novembre, le général Henri Poncet [chef de la force Licorne] et moi-même avons eu un entretien avec Laurent Gbagbo, raconte le diplomate. Nous l’avons mis en garde. Poncet lui a dit qu’il n’avait pas les moyens militaires de reconquérir le Nord. Je lui ai demandé de reporter son offensive au moins jusqu’au lendemain, jour où était prévu – de longue date – un entretien téléphonique entre Jacques Chirac et le président ivoirien. Laurent Gbagbo a été très agacé par notre discours ».

Mais le soir à la télévision, les autorités ivoiriennes demandent aux militaires de patienter encore un peu. « Puisque l’offensive est repoussée, je suggère, en vain, à Paris d’annuler l’entretien avec Chirac. Il a donc eu lieu : il a été très court, très violent, explique Gildas Le Lidec. « Chirac a dit Gbagbo : ʽʽArrête tes conneries ! ʼʼ, à peu près en ces termes-là, raconte Henri Bentégeat, l’ancien chef d’État-major français des armées. ʽʽJe te déconseille totalement de t’engager dans cette aventure, ça ne peut que mal tourner.ʼʼ » Après ce coup de fil, le président Gbagbo lâche à l’ambassadeur français : « Jamais on n’a osé me parler comme ça. Je lance mon offensive demain ! »

«Feu orange clignotant »

Pourquoi Laurent Gbagbo se lance-t-il à la reconquête de son pays en dépit de la mise en garde de l’ancienne puissance coloniale ? « Pour trois raisons, explique aujourd’hui le général Poncet. D’abord, la communauté internationale (certains chefs d’État africains et l’ONU) lui a quasiment donné le feu vert. En effet, malgré les demandes répétées du chef de l’ONUCI, l’ONU ne change pas les ʽʽrègles d’engagementsʼʼ des Casques Bleus qui reste  » observer et rendre compte « . Des règles qui ne sont pas dissuasives pour s’opposer à un franchissement de la ʽʽzone de confianceʼʼ. L’ONUCI et la force Licorne ne pouvaient donc rien faire sur le terrain.

Deuxièmement, l’ONU est alertée par l’offensive, mais elle décide de se réunir… 8 jours plus tard ! Le président Gbagbo a donc compris qu’il avait un créneau de 8 jours pendant lequel il ne serait pas embêté. Enfin, certains clans à Paris lui ont tenu le même discours… » « Le feu était orange clignotant, admet de son côté le général Bentégeat. Il y avait une petite ambiguïté : c’est vrai que nous n’avons pas cherché à empêcher les bombardements sur les rebelles ».

Laurent Gbagbo et Jacques Chirac au moment de la signature des accords de Marcoussis en France, le 24 janvier 2003 à l’Elysée

Les responsables français ne sont en effet pas tous sur la même longueur d’onde. Le dossier ivoirien divise depuis l’arrivée de Laurent Gbagbo à la tête du pays. L’ancien membre de l’Internationale socialiste ne plaît guère à la droite au pouvoir. En janvier 2003, des accords de cessez-le-feu sont signés en région parisienne, à Marcoussis, sous la houlette de Jacques Chirac et Dominique de Villepin, ministre des Affaires étrangères. Gbagbo sauve son siège, mais il doit accueillir des rebelles au sein de son gouvernement, notamment au poste de la Défense et de l’Intérieur. Ce qui provoquera l’ire de ses partisans et des manifestations monstres à Abidjan.
Divisions à Paris
Plus d’un an et demi plus tard, alors que les bruits de botte se font de nouveau entendre en Côte d’Ivoire, à Paris « plusieurs cellules s’opposent les unes aux autres. […] Il n’y a pas d’unité sur le dossier ivoirien », indique Gildas Le Lidec à la juge qui instruit l’affaire. Michel de Bonnecorse le chef de la cellule Afrique de l’Élysée est peu favorable à l’offensive de Gbagbo. Au Quai d’Orsay, on pense au contraire qu’il faut « laisser jouer les acteurs », sous-entendu, laisser Laurent Gbagbo reprendre un peu de terrain. Les représentants diplomatiques et militaires français présents en Côte d’Ivoire estiment eux-aussi que Gbagbo est devenu incontournable. On dit le président Jacques Chirac lassé du dossier. Quant à Dominique de Villepin, passé à l’Intérieur, il continue à donner son avis sur les affaires ivoiriennes.

« En réalité, la France ne maîtrisait plus rien. Le pouvoir était affaibli à Paris, il n’y avait pas de ligne claire, les responsables étaient en désaccord entre eux, sur le terrain les militaires étaient autonomes et les diplomates étaient mis à l’écart », résume Antoine Glaser, fondateur de La lettre du continent. Laurent Gbagbo entend donc différents sons de cloche et pense que le moment est bien choisi pour se lancer.
Stupeur
C’est dans ce contexte confus que l’aviation ivoirienne commence à bombarder les positions rebelles à Bouaké, capitale rebelle dans le centre du pays, mais aussi à Korogho, Vavoua ou encore Séguéla. Les militaires ivoiriens remontent vers le nord. Certains sont stoppés par l’ONUCI à Brobo quand d’autres atteignent les faubourgs de Bouaké. « Au soir du 5, les Français sont encore persuadés que le lendemain matin, les FANCI seront dans Bouaké et que la ville tombera facilement », raconte Jean-Christophe Notin dans son livre Le crocodile et le scorpion, La France et la Côte d’Ivoire (1990-2013).

Le 6 novembre, les deux avions Sukhois continuent de tourner dans le ciel de Bouaké. Le matin, ils passent au-dessus du lycée Descartes, l’un des camps militaires français. A 13h30, la plupart des soldats sont partis déjeuner. D’autres sont en train de préparer une opération d’évacuation de ressortissants de Bouaké. La sirène retentit : les avions sont de retour. Ils font un premier passage en rase-motte au-dessus du camp, puis font demi-tour et lâchent des roquettes sur le lycée. Neuf soldats français et un Américain sont tués.

Trois-quarts d’heure après, les deux avions seront détruits par l’armée française. Dans la soirée, le reste de la flotte ivoirienne connaît le même sort. Réaction de colère des partisans de Laurent Gbagbo à Abidjan : ils déferlent dans les rues de la capitale économique. La force Licorne prend alors le contrôle de l’aéroport. Des hélicoptères empêchent le franchissement des ponts qui mènent à la base française. La foule est également repoussée devant l’Hôtel Ivoire. Deux épisodes où l’armée française a ouvert le feu sur des manifestants sans que l’on connaisse encore aujourd’hui le nombre précis de morts et de blessés. 48 heures après le bombardement, la France commence l’évacuation de plusieurs milliers de ressortissants. Plus de 8000 quitteront le pays.
La force Licorne a été prise pour cible à la stupeur générale. Pourquoi attaquer une base française au troisième jour d’une offensive contre la rébellion? Toute l’armée française est en émoi. Les militaires du camp de Bouaké veulent savoir, tout comme le reste des bataillons dispersés dans le pays. Mais aux questions qui se posent, peu de réponses seront apportées. Au point que le doute s’est installé au fil des années : la France a-t-elle vraiment voulu savoir ce qui s’est passé ?

Anderson Koné

Burkina Demain
Source:Rfi

Gestion des risques liés à la sécheresse : Des formateurs ouest-africains se mettent au diapason

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Photo de famille à l'ouverture de la formation le 25 avril à l'hôtel Palm Beach de Ouaga

Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest (PROGIS-AO), une vingtaine de formateurs ouest-africains ont bénéficié du 25 au 29 avril 2016 à Ouagadougou d’une formation sur la gestion des risques liés à la sécheresse.

Photo de famille à l'ouverture de la formation le 25 avril à l'hôtel Palm Beach de Ouaga
Photo de famille à l’ouverture de la formation le 25 avril à l’hôtel Palm Beach de Ouaga

A l’initiative du Partenariat régional de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP/AO) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), toutes deux initiatrices du Projet de gestion intégrée de la sécheresse en Afrique de l’Ouest (PROGIS-AO) ; Ouagadougou a abrité du 25 au 29 avril 2016 une formation sur la problématique de la gestion des risques liés à la sécheresse.
«La gestion des risques liés à la sécheresse dans le contexte de la Gestion intégrée des ressources en eau», tel est le thème de cette formation assurée par le Professeur Raymond Malou de CAPNET. Chef du département géologie à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Pr Malou est hydrogéologue et expert en analyse des impacts et des options d’adaptation au changement climatique.

Le secrétaire exécutif du GWPAO, Dam Mogbanté (extrême droite), souhaitant la bienvenue aux formateurs
Le secrétaire exécutif du GWPAO, Dam Mogbanté (extrême droite), souhaitant la bienvenue aux formateurs

6 modules au menu
Venus du Bénin, du Mali, du Niger et du Burkina ; la vingtaine de formateurs formés ont pu renforcer leurs capacités sur la gestion des risques liés à la sécheresse dans la région. Que ce soit en termes de maîtrise des concepts, de la planification et de la gestion stratégique des risques liés à la sécheresse, les uns et les autres ont renforcés leurs acquis. C’était d’ailleurs l’objectif principal de la formation qui était d’accroître les connaissances des participants sur le concept de la gestion intégrée des risques liés à la sécheresse/changements climatiques.

La chargée de projet, Félicité Vodounhessi ( micro) a présenté le projet PROGIS-Ao aux formateurs
La chargée de projet, Félicité Vodounhessi ( micro) a présenté le projet PROGIS-AO aux formateurs

Six modules ont constitué le menu de la présente formation :
Module1 : Aperçu de la sécheresse/occurrence de sècheresses, vulnérabilité et GIRE
Module 2 : Vulnérabilité et impacts des sècheresses
Module 3 : Gérer les risques de sècheresse
Module 4 : Caractérisation des sècheresses, échelle temporelle et spéciale, suivi et prévision
Module 5 : Planification stratégique dans la GIRE pour la gestion des risques de sècheresse
Module 6 : Préparation à la sècheresse, gestion d’urgence et rétablissement post sècheresse
En plus des travaux en plénière et en ateliers, la formation a comporté une partie terrain avec notamment une visite à la Ferme pilote de Guié, dans la province d’Oubritenga.

Lors de la visite de terrain de la ferme de Guié
Lors de la visite de terrain de la ferme de Guié

Exercice grandeur nature à Guié
Nantis des connaissances théoriques acquises en salle au cours de quatre jours, les participants à la présente formation ont eu droit le vendredi 29 avril 2016 à un exercice grandeur nature lors de la visite de terrain à la ferme pilote de Guié, village situé à une soixantaine de kilomètres de Ouagadougou.
Créée en 1989 par l’association AZN, la ferme pilote de Guié est l’œuvre de onze villages, quatre communes et compte 140 travailleurs.
Cinq programmes y sont conduits par l’association : la production de plants, l’aménagement foncier, l’élevage, l’animation/formation en nouvelles techniques, équipement mécanisation agricoles.
L’association mobilise les financements à travers l’ONG ‘’Terres Vertes’’ du Burkina.

Les visiteurs sur le périmètre bocager
Les visiteurs sur le périmètre bocager

Accueillis à leur arrivée par le guide Benjamin Kaboré, les visiteurs ont tour à tour été conduits sur le site de la pépinière, le périmètre bocager, une parcelle de maraichage au village, le Centre de formation des aménageurs ruraux et un enclos à bétail.
Par exemple, la pépinière produit essentiellement des essences locales adaptées au milieu. Ces essences sont utilisées comme haies vives, bordures des pistes et pour la délimitation des champs. Six femmes y sont employées.
Aménagé en 1998, le périmètre bocager de 100 ha est exploité par 25 familles à travers six parcelles de 0,75 ha. Chaque parcelle est divisée en deux parties pour l’exploitation et la jachère. Une rotation de trois ans (culture céréalière, jachère, légumineuse) est observée pour restaurer la fertilité des sols. La partie mise en jachère sert de pâturage.

Sentiments de satisfaction générale

A entendre les organisateurs, le formateur et les participants ; la présente formation a atteint ses objectifs. Et ce sont des sentiments de satisfaction générale qui se dégageaient à la clôture, au grand bonheur de Félicité Vodounhessi/Chabi-Gonni, chargée de projet, qui a été au four et au moulin pour le bon déroulement de la session de formation. Pour le secrétaire exécutif du GWPAO, Dam Mogbanté, il y a véritablement lieu de féliciter les formateurs pour leur assiduité à la formation. Et de souhaiter que les connaissances acquises soient appliquées pour une meilleure gestion des risques liés à la sécheresse dans la région. Sur cette question, le formateur, le Pr Malou est formel : il faut une implication à tous les niveaux (techniciens, politiques, acteurs de la société civile, population), à court, moyen et long terme. La gestion efficiente des risques liés à la sécheresse nécessite, explique-t-il, l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie adaptée. Par la voix de Issa Zibo, les formateurs ont exprimé leur gratitude aux organisateurs et au formateur pour la qualité de la formation reçue et se disent prêts à mettre en pratique les connaissances acquises.
Les formateurs ont reçu chacun une attestation pour leur participation au présent atelier régional de renforcement des capacités sur le thème : «Réduction de risques de sécheresse dans le contexte de la gestion intégrée des ressources en eau».

Bazomboué Grégoire Bazié
Burkina Demain

Roch Marc Christian KABORE en visite d’amitié et de travail à Riyad en Arabie Saoudite

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Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE se rendra à Riyad en Arabie Saoudite du 2 au 5 mai 2016 pour une visite d’amitié et de travail. Invité par les autorités saoudiennes, cette visite entre dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Royaume d’Arabie Saoudite et le Burkina Faso. roc

Durant son séjour, le Président du Faso aura un tête-à-tête avec Sa Majesté le Roi Salman Bin Abdoulaziz Al SAOUD, Roi d’Arabie Saoudite.

Roch Marc Christian KABORE s’entretiendra également avec des ministres saoudiens et rencontrera des hommes d’affaires.

Plusieurs visites sont prévues au cours de ce séjour dont des installations technologiques, le centre de bienfaisance du roi SALMAN et une rencontre avec la communauté burkinabè vivant en Arabie saoudite.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Vie chère au Burkina : L’opposition invite le gouvernement à se pencher sur la question

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L'opposition réaffirme son engagement aux côtés des syndicats pour une amélioration des conditions de vie des travailleurs

La célébration ce 1er mai de la fête du travail offre l’occasion au Chef de file politique burkinabè de revenir les problèmes du monde du travail au Burkina et d’interpeller le gouvernement sur ses responsabilités. C’est du reste, la teneur de cette déclaration parvenue à notre rédaction. Lisez plutôt !

L'opposition réaffirme son engagement aux côtés des syndicats pour une amélioration des conditions de vie des travailleurs
L’opposition réaffirme son engagement aux côtés des syndicats pour une amélioration des conditions de vie des travailleurs

«DECLARATION DU CHEF DE FILE DE L’OPPOSITION POLITIQUE
A L’OCCASION DE LA FETE DU TRAVAIL 2016

Chères concitoyennes, chers concitoyens, travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé,

Ce 1er Mai 2016, le Burkina Faso et le monde entier célèbrent, comme de coutume, la Fête du Travail. Dans notre pays, cette célébration intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les travailleurs. Dans la fonction publique, les attentes des agents et cadres sont énormes. Les problèmes d’application de la loi 081 semblent avoir trouvé un début de solution, et l’Opposition espère que le Gouvernement présentera très bientôt un calendrier clair d’opérationnalisation.
Dans le secteur privé, elles sont nombreuses, les entreprises qui ferment, faute de pouvoir assurer le recouvrement de leurs créances. Il n’y a pas de volonté clairement affichée du Gouvernement d’éponger la dette intérieure. Ce climat d’incertitude affecte les entreprises et crée au jour le jour des pertes d’emplois. L’un des cas les plus récents est le licenciement de travailleurs de Fadoul Technibois.
Cette mort silencieuse de nos entreprises justifie la morosité actuelle du climat des affaires au Burkina Faso. Quelles réponses le Gouvernement espère-t-il donner aux multiples revendications provenant de l’enseignement supérieur, de la santé et des autres secteurs de l’administration publique ? Quelles réponses concrètes le gouvernement apporte-il aux crises à la SN/SOSSUCO ? Comment redynamiser le secteur privé ? Si rien n’est fait pour créer un climat de confiance, la désaffection des investisseurs ne risque-t-elle pas de plonger notre pays dans une crise profonde ?
Chers concitoyennes, chers concitoyens,
A l’occasion de la fête des travailleurs, l’Opposition politique rend un vibrant hommage au monde syndical. Elle réitère son ferme engagement à l’accompagner, à le soutenir dans toutes les initiatives qu’elle prendra pour l’amélioration des conditions de vie et de travail de leurs membres et dans les luttes pour l’avancée des idéaux de la démocratie.
A ce sujet, l’Opposition salue les actions patriotiques menées par les syndicats burkinabè dans l’histoire politique récente de notre pays, contre la modification de l’article 37, le coup d’Etat du Général Diendéré et en faveur des libertés et de la démocratie.
Laborieux filles et fils du Burkina Faso,
L’Opposition politique rend hommage à tous les paysans, les éleveurs, les commerçants et les travailleurs du secteur informel qui posent chaque jour des pierres sur l’édifice national. Elle formule le vœu que les conditions soient créées pour une révolution agricole et pour l’émergence des petites et moyennes entreprises.
Chers compatriotes,
Tout travail mérite salaire. Encore faut-il que ce salaire permette au travailleur de vivre dignement. Or, l’on assiste de plus en plus à la hausse des prix des biens de première nécessité et à la flambée des prix des loyers. C’est pourquoi, l’Opposition invite le Gouvernement à se pencher plus sérieusement sur la question de la vie chère afin de trouver les solutions idoines qui amélioreront le pouvoir d’achat des Burkinabè.
Pour terminer, l’Opposition compatit à la douleur de tous les travailleurs qui essuient des agressions dans l’exercice de leurs professions, particulièrement, les enseignants de Nagaré. Elle a une pensée pieuse pour tous les agents des forces de défense et de sécurité tombés cette année sur le champ de l’honneur, en protégeant notre pays. L’Opposition pense également à tous ces travailleurs des mines ensevelis dans des éboulements. Hommage aux survivants, paix éternelle aux disparus !
Dans leurs peines, leurs luttes et leurs victoires, l’Opposition souhaite une bonne et heureuse fête à tous les travailleurs, grands bâtisseurs du pays des hommes intègres ! »

Ouagadougou, le 1er Mai 2016
Pour l’Opposition politique burkinabè,
Le Chef de File
Zéphirin DIABRE

1er mai à Ouaga : Une plateforme minimale en 11 points

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Les militants syndicaux ont encore marché à travers les artères de la capitale avant de remettre leur plateforme minimale

A l’occasion de la fête du travail, les organisations syndicales burkinabè ont remis au ministre de la fonction publique, du travail et de la sécurité sociale, Clément P. Sawadogo, leur plateforme minimale articulée autour de 11 points que voici :

Les militants syndicaux ont encore marché à travers les artères de la capitale avant de remettre leur plateforme minimale
Les militants syndicaux ont encore marché à travers les artères de la capitale avant de remettre leur plateforme minimale

1- Mise en œuvre de l’ensemble des engagements pris à l’issue de la rencontre annuelle gouvernement/syndicats de l’année 2015 au plus tard le 31 décembre 2016
2- La diminution significative des prix des hydrocarbures et répercussion des différentes baisses sur les tarifs des transports ;
3- Relèvement des premières tranches de l’ONEA et de la SONABEL respectivement à 10m3 et à 75 KWK sans restriction ou répercussion sur les autres tranches ; à défaut, la suppression de la prime fixe et de la redevance ;
4- Prise en compte des indemnités et autres accessoires dans le calcul de la pension des fonctionnaires (y compris les fonctionnaires détachés et ceux mis à disposition) ;
5- Suppression de la Commission mixte paritaire de négociations salariales du secteur privé et retour à l’ancien système d’application dans le privé des augmentations décidées par le gouvernement ;
6- Remboursement des coupures de salaires opérées par certains employeurs sur les salaires de travailleurs ayant pris part à la grève générale de septembre 2015 contre le coup d’Etat de Gilbert Dienderé et du RSP ;
7- Respect des décisions de l’inspection du travail relatives aux demandes d’autorisation de licenciement et la réintégration des travailleurs dont le licenciement a été refusé par l’inspection du travail ;
8- Mise en place du cadre de dialogue social ;
9- Levée des sanctions arbitraires contre les délégués du personnel, les responsables et militants syndicaux ;
10- Création d’un cadre de dialogue social des pays de la sous-région conformément à l’acte additionnel N°02/2009/CCEG/UEMOA du 17 mars 2009 consacré par la création du CTDS ;
11- Suite judicaire des différents audits et rapports sur la gestion des ministères, des institutions et des sociétés sous le régime Compaoré et sous la transition. Le recouvrement de toutes les créances de l’Etat dues par tout dignitaire (ministres, députés, directeurs généraux…) ;

Burkina Demain

Electricité en Côte d’Ivoire : Alassane Ouattara s’attaque aux monopoles

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Le président Alassane Ouattara s'est montré proche des travailleurs à l'occasion de cette fête du 1er mai qu'il a lui-même présidée

Très attendu ce dimanche par les consommateurs d’électricité qui se plaignent de l’augmentation excessive de leurs factures d’électricité ces derniers mois, le président Alassane Ouattara envisage une solution : la fin des monopoles dans le secteur pour favoriser la baisse du coût de l’électricité.

Le président Alassane Ouattara s'est montré proche des travailleurs à l'occasion de cette fête du 1er mai qu'il a lui-même présidée
Le président Alassane Ouattara s’est montré proche des travailleurs à l’occasion de cette fête du 1er mai qu’il a lui-même présidée

Lors de la cérémonie officielle de la fête du travail qu’il a présidée ce dimanche 1er mai à Abidjan, le président ivoirien, Alassana Ouattara a annoncé la fin des monopoles dans le secteur de l’électricité. Dans son entendement, cela devait conduire à une baisse de coûts pour les populations qui se plaignent depuis quelque temps de l’augmentation des factures d’électricité.
Sur cette question de l’augmentation des factures d’électricité, ADO assure aux Ivoiriens qu’il est logé à la même enseigne qu’eux. «Nous sommes dans le même bateau», a-t-il laissé entendre.
La présente annonce du chef de l’Etat ivoirien concerne aussi le secteur de l’eau.
’Cette situation nous interpelle sur la nécessité d’ouvrir les secteurs de l’eau et de l’électricité à la concurrence, comme le prévoit le code de l’électricité’’, a indiqué Alassane Ouattara.
La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE) et la Société de distribution d’eau en Côte d’ Ivoire (SODECI) sont donc prévenues. Car, le président Ouattara, qui ne plaisante pas, a lancé dans la foulée un appel aux investisseurs.

Martin Philippe
Burkina Demain

Parenté à plaisanterie : Samo et Mossi scellent leur union par une association

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Le présidium de la conférence de presse de lancement de l'association

Mossi et Samo ont décidé de se mettre ensemble par la création de « l’association Mossi-Samo ». Les membres ont convié la presse ce samedi 30 avril 2016 à Ouagadougou pour la présentation officielle de ladite association et de ses prochaines actions à mener dans le cadre de son programme d’activité 2016.

Le présidium de la conférence de presse de lancement de l'association
Le présidium de la conférence de presse de lancement de l’association

C’est par un air plaisant qu’a commencé la présentation de cette nouvelle association par son président Jean-Marie Drabo. Comme il fallait s’y attendre, il n’a pas accordé d’état de grâce aux Mossé présents à ses côté qu’il a déclenché la première offensive sur eux les qualifiant d’êtres ses esclaves et venus de la brousse. Bruits, ricanements et protestations envahissent la salle comme pour traduire la joie de certains mais aussi le refus de d’autres. «Toi vilain Samo-là, méfie-toi hein ! Nous sommes tes chefs », a lancé quelqu’un dans le rang des journalistes.
Après cette première partie des attaques, place à la lecture de la déclaration.
Le président de l’association Mossi-Samo y a expliqué les raisons de la création de ce cadre de rencontre entre ces deux groupes ethniques ‘’rivaux’’ du Faso.

A la conférence de presse
A la conférence de presse

Au-delà des attaques virtuelles
Née sur le réseau social Facebook, le groupe parenté à plaisanterie Mossi – Samo a été créé « pour promouvoir la parenté à plaisanterie et partager la bonne humeur avec des frères et sœurs au Burkina et un peu partout ailleurs » a déclaré Jean-Marie Drabo.
Aussi, au-delà des attaques virtuelles sur facebook, l’idée de se rencontrer physiquement a guidé la création de cette association a ajouté le président ; d’où la décision de rendre plus officielle l’existence de ce groupe en sollicitant sa reconnaissance sur le plan juridique.
Pendant qu’on était en phase de conclure cette présentation et qu’on croyait terminées les attaques à bouche armée, vient le moment pour le vice-président Nabonswendé Ouédraogo d’ajouter sa dose à la partie. Il fait savoir que le poste de président de l’association devrait en principe lui revenir, mais « le petit Samo-là est venu me voir, me suppliant de lui donner l’opportunité de s’exprimer devant les journalistes comme étant le président, sinon est ce qu’un Samo peut diriger un Mossi ? » et «puis quand tu vois un Samo tout est exagéré sur lui trop grand, trop noir , trop bête.. » .
Organisation et objectifs de l’association
L’association Mossi- Samo est structurée par une assemblée générale, un bureau exécutif composé de 13 membres et des sections (Bobo, Ouhigouya, Koudougou etc.) Elle vise cinq objectifs qui sont entre autre la sensibilisation des populations à travers la parenté à plaisanterie, la promotion de la cohésion sociale pour une paix durable et l’union, la solidarité et l’entraide entre ses membres.
Dans son programme d’activité 2016 l’association prévoit des journées de salubrité, une journée de solidarité, une caravane culturelle etc.

Joachim Batao
Burkina Demain

Russes et Américains en guerre dans la Mer Baltique

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Russes et Américains se livrent à une guerre d'espionnage dans la Mer Baltique

Des éléments de l’aviation militaire russe auraient mené ce vendredi une nouvelle manœuvre dangereuse à proximité d’un avion de reconnaissance américain. C’est ce qu’a affirmé ce samedi le Pentagone qui a dénoncé ce comportement ‘’dangereux’’ des militaires russes, alors que de son côté Moscou dément en dénonçant à son tour l’envoi par Washington des ‘’avions-espions’’ en Russie.

Russes et Américains se livrent à une guerre d'espionnage dans la Mer Baltique
Russes et Américains se livrent à une guerre d’espionnage dans la Mer Baltique

La mer Baltique est une mer intracontinentale et intérieure de 364 800 km² située dans le Nord de l’Europe et reliée à l’océan Atlantique par la mer du Nord. Elle communique au sud-ouest avec la mer du Nord par le Cattégat et le Skagerrak.
Et c’est dans cette mer non loin des frontières de la Fédération de Russie qu’un nouvel incident a opposé vendredi des avions russes et américains, à en croire le Pentagone, qui a dénoncé un comportement « dangereux », tandis que Moscou a démenti et accusé Washington d’envoyer des « avions-espions » en Russie.

Les faits selon EUCOM
Vendredi, un avion de reconnaissance « des forces aériennes américaines RC-135 effectuant un vol de routine dans l’espace international au-dessus de la mer Baltique a été intercepté par un (chasseur) russe SU-27 de manière dangereuse et non professionnelle », a déclaré dans un communiqué le commandement des forces américaines en Europe (EUCOM).

« Nous sommes très préoccupés par ce genre de comportement », a ajouté l’EUCOM, basé à Stuttgart, dans le sud-ouest de l’Allemagne, soulignant que ce type d’actes « a le potentiel de faire escalader inutilement les tensions entre les pays ».

Démenti de Moscou
De son côté, Moscou a démenti tout incident, affirmant « respecter les règles internationales de sécurité aérienne », et accusé les Etats-Unis d’envoyer des « avions-espions » en Russie.
« Nous commençons à nous habituer aux insultes du Pentagone concernant de prétendues manœuvres non professionnelles de nos chasseurs lorsqu’ils interceptent des avions-espions américains aux frontières russes », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Un avion de reconnaissance RC-135  des forces américaines a été dangereusement abordé, selon le Pentagone
Un avion de reconnaissance RC-135 des forces américaines a été dangereusement abordé, selon le Pentagone

Ces « avions de reconnaissance américains tentent de se faufiler jusqu’à la frontière avec leur transpondeur éteint », ce qui les rend invisibles pour les autres avions, a-t-il affirmé.
« En conséquence, les forces de défense aérienne doivent envoyer des chasseurs pour qu’ils identifient visuellement ce type d’avion et leur numéro d’identification », a-t-il expliqué.
« Les forces aériennes américaines ont deux solutions : soit elles ne volent pas près de nos frontières, soit elles allument leur transpondeur pour que notre radar puisse les identifier par des moyens de contrôle objectifs », a conclu le général russe.

Avant-dernier incident

Le 17 avril, un incident avait déjà opposé un SU-27 russe et un RC-135 américain. Washington avait là aussi dénoncé le comportement « dangereux » du chasseur russe et Moscou avait répliqué que cela « ne correspondait pas à la réalité ».
Ces confrontations entre forces aériennes russes et américaines s’inscrivent dans un contexte de regain de tensions entre Moscou et Washington, après de multiples survols mi-avril par des avions russes du destroyer américain USS Donald Cook dans les eaux internationales de la mer Baltique.
Le Pentagone avait alors qualifié ces survols d' »attaque simulée » tandis que Moscou avait nié le caractère provocateur ou imprudent de cette action.’’, rapporte l’Agence France Presse.

On l’aura compris, Américains et Russes se livrent régulièrement une guerre d’espionnage dans la Mer Baltique. Une guerre qui fait rage depuis quelque temps entre les deux géants militaires que sont les Etats-Unis et la Fédération de Russie.
Burkina Demain