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Vie des partis : Louis Armand Ouali et Bruno Kafando exclus de l’UPC

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A l’issue d’une réunion du Bureau politique, le 5 mai 2016, le Bureau politique national (BPN) de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a décidé d’exclure le deuxième vice-président Louis Armand Ouali et Bruno Kafando, ancien député et membre fondateur de l’UPC.
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Le député Louis Armand Ouali avait été suspendu par le Secrétariat exécutif national. Bruno Kafando, lui, était sous le coup d’une procédure disciplinaire.

L’UPC leur reprochait d’avoir violé ses textes, en se répandant négativement par des écrits dans la presse .

Anderson Koné
Burkina Demain

SEERA 2016 : Le gouvernement burkinabè réaffirme son option pour les énergies vertes

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C’est parti depuis ce vendredi 6 mai pour la première édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA). C’est le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, le Pr Alfa Dissa, qui a présidé au nom du Premier ministre Paul Kaba Thièba, l’ouverture de la Semaine, devant de nombreux acteurs du secteur.

Au lancement officiel de SEERA 2016 ce vendredi au salon de la créativité du SIAO, à Ouagadougou
Au lancement officiel de SEERA 2016 ce vendredi au salon de la créativité du SIAO, à Ouagadougou

«Au Burkina Faso, le gouvernement a fait l’option claire d’une transition énergétique vers les énergies vertes et renouvelables avec singulièrement une orientation vers l’énergie solaire et l’efficacité énergétique conformément aux engagements pris par Son Excellence, Monsieur le président du Faso dans son programme quinquennal, pour apporter une réponse au déficit structurel de l’offre et réduire les prix.
Dans ce sens, il s’agira d’accroître la capacité de production d’électricité à travers notamment la construction de centrales solaires, la promotion d’installation solaires par les particuliers et la poursuite des projets en cours dans le domaine de la production hydroélectrique et de l’interconnexion avec le Ghana».
Ainsi, s’est exprimé ce vendredi le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrière, le Professeur Alfa Dissa, à l’ouverture de la première édition de la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique qui se tienne ce week-end à Ouagadougou.
L’objectif visé à terme, ajoutera le ministre Dissa, est d’accroître le taux de couverture national en électricité et le porter à 80% à l’horizon 2020, tout en mettant fin aux délestages.

Le présidium de la cérémonie de SEERA , on reconnaît à l'extrême droite, le coordonnateur du SIERO, Cheick Omar Yéyé ; à sa droite le ministre Alfa Dissa.
Le présidium de la cérémonie d’ouverture de la SEERA  2016, on reconnaît à l’extrême droite, le coordonnateur du SIERO, Cheick Omar Yéyé ; à sa droite le ministre Alfa Dissa.

La SEERA, une fusion des JPEE et du SIERO

Cette première édition de la SEERA consacre l’union d’actions entre les Journées de promotion des économies d’énergies (JPEE), une initiative du ministère et le Salon international de l’environnement et des énergies renouvelables de Ouagadougou, une initiative privée.
Placés respectivement sous les thèmes «Efficacité Energétique : Défis et Opportunités pour le Burkina Faso» et Financement des systèmes énergétiques durables pour l’Afrique en développement», les JPEE et le SIERO s’inscrivent en droite ligne de la vision du gouvernement burkinabè pour la promotion de l’énergie durable pour tous à travers l’accroissement de la disponibilité et de l’accessibilité de l’Energie.
La présente SEERA est parrainée par le secrétaire général du WAPP, Apollinaire Ki Siengui.

Grégoire B. Bazié
Burkina Demain

Le premier ministre Paul Kaba devant la représentation nationale demain

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Le Premier ministre Paul Kaba Thiéba sera devant l’Assemblée nationale, ce vendredi 6 mai 2016 à 10 h à Ouagadougou, pour son Discours sur la situation de la nation (DSN) ; ce, conformément aux exigences de la Constitution.
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Le 5 février, dernier, le chef du gouvernement était devant la représentation nationale pour son premier grand oral, relatif à sa Déclaration de politique générale (DPG). Si le fonds du discours avait été apprécié par les observateurs de la saynète politique, la forme, elle avait été jugée décevante. On fonde espoir qu’il rattrapera le coup, cette fois!

Anderson Koné
Burkina Demain

Inauguration de la nouvelle ambassade du Burkina en Arabie Saoudite

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Le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian KABORE, a inauguré la nouvelle Ambassade du Burkina à Riyad. La coupure du ruban est intervenue dans l’après-midi du mercredi 04 mai 2016 en présence de plusieurs Ambassadeurs accrédités en Arabie Saoudite et d’autres diplomates.
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Située dans la cité diplomatique de Riyad, la nouvelle chancellerie est un bâtiment à deux niveaux et abrite la résidence de l’Ambassadeur. Construite sur financement de l’Etat burkinabè à hauteur de 3, 150 milliards de F CFA, la nouvelle Ambassade qui est bâtie sur une superficie de 4444 mètres carrés compte plus de 30 bureaux.
Selon l’Ambassadeur Mansa OUNTANA, le nouvel édifice sera équipé et intégré très rapidement sur instruction du Président du Faso.

Le Président Roch Marc Christian KABORE a eu droit à une visite guidée des nouveaux locaux avant de prendre congé des différentes personnalités qui s’y trouvaient.

Direction de la communication de la Présidence du Faso

Mali: deux militaires condamnés à 5 ans ferme pour tentative de coup d’état

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La Cour d’assises de Bamako, en son audience du mercredi 4 mai, a condamné le lieutenant Mohamed Ouattara et le sergent-chef Amara Sylla à cinq ans de prison ferme pour tentative de coup d’état, a rapporté l’AFP, qui se fonde sur un communiqué du tribunal de première instance de Bamako.
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Selon l’arrêt de renvoi, « le 3 juin 2014, le lieutenant Mohamed Ouattara, officier du 333e régiment des commandos parachutistes et le sergent-chef Amara Sylla, ont eu un entretien qui a porté sur un coup d’état militaire contre le régime du président Ibrahim Boubacar Keïta ».

Selon ce même document, des militaires qui ont témoigné lors du procès, avaient affirmé durant l’instruction que « le lieutenant Mohamed Ouattara « les avaient approchés afin d’attaquer le domicile du président Ibrahim Boubacar Keïta afin de le capturer, ou au besoin de le tuer ».

Cet arrêt de renvoi décrit des lieux de rendez-vous et le mode d’action présumé pour réaliser ce coup de force. Me Magatte Seye, avocat de la défense, a dit avoir « insisté » lors du procès sur le fait que « le dossier était vide » et qu’il n’y avait pas eu « le moindre commencement d’exécution » du coup d’état.

Un autre militaire également accusé d’être impliqué dans l’exécution du coup d’état a lui été acquitté.
Les accusés auraient fomenté une « tentative de coup d’état » en 2014 contre le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Burkina Demain
Source: AFP

Burkina : les grandes oreilles du lieutenant-colonel Zida

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Le Premier ministre de la transition avait mis sur pied un système d’écoutes qui l’a aidé à déjouer le putsch du général Diendéré et à piéger Djibrill Bassolé et Guillaume Soro, rapporte Jeune Afrique.
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Le mystère entourant l’origine des enregistrements Soro -Bassolé tout comme la manière dont ils ont été réalisés ont en effet longtemps laissé planer le doute sur leur authenticité. Mais après plusieurs semaines d’enquête, J.A. a pu reconstituer la genèse cachée de ces écoutes, dont tout laisse désormais penser qu’elles sont réelles.
L’histoire remonte aux débuts du régime de transition. Le lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, Premier ministre, et son bras droit, le colonel Auguste Denise Barry, ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, sont alors les deux hommes forts du pays. Ces deux militaires, rompus aux techniques du renseignement, savent que les capacités de surveillance nationale sont, pour l’essentiel, concentrées à l’état-major particulier de la présidence, contrôlé par le général Gilbert Diendéré et le RSP.

Sur fond de rivalité naissante avec l’ancienne garde prétorienne de Compaoré, ils décident en catimini de monter leur propre système de renseignement. Dans le dos de Diendéré, ils acquièrent du matériel sophistiqué auprès d’une firme étrangère et remettent en service une vieille table d’écoutes du ministère de l’Administration territoriale et de la Sécurité, basée dans le quartier populaire de Gounghin, à Ouagadougou.

À la mi-mars, sur ordre de Barry, le colonel Amadou Thera, coordonnateur du renseignement intérieur, qui remettait jusque-là ses rapports au général Diendéré, est remplacé par un officier de confiance : le lieutenant Zongo (son nom et son grade ont été volontairement changés). « Diendéré se doutait sûrement que nous avions des moyens, mais il ignorait qu’un tel système parallèle avait été mis sur pied », raconte un cadre du régime transitaire.

Au fil du premier semestre 2015, les clashs entre Isaac Zida et le RSP, son ancien régiment qu’il entend dissoudre, se multiplient. Plusieurs fois, la transition est menacée. En juillet, après une énième altercation entre le Premier ministre et ses anciens frères d’armes, qu’il a accusés de vouloir l’arrêter à son retour d’un voyage à Taiwan, son fidèle ministre de la Sécurité est limogé par le président, Michel Kafando.
« Diendéré et ses hommes considéraient Barry comme la principale menace. Ils ont fini par avoir sa tête », poursuit le cadre de la transition. Remercié, ce dernier s’absente régulièrement du pays, mais a conservé ses relais et ses capacités de renseignement.

Le 16 septembre, à trois semaines des élections devant mettre un terme à la transition, un commando du RSP fait irruption en plein Conseil des ministres pour arrêter Michel Kafando et Isaac Zida. Le lendemain, le général Diendéré endosse la responsabilité de ce coup d’État. Dans le camp d’en face, la résistance s’organise. En province, plusieurs jeunes officiers se coordonnent pour encercler la capitale et contraindre le RSP à déposer les armes. Parmi ces loyalistes figure le lieutenant Zongo.

Les capacités d’écoutes de son service sont rapidement mises à la disposition de l’offensive contre les putschistes. « Tous les numéros connus des membres du RSP et de leurs proches, civils comme militaires, ont été mis sur écoute. Même leurs SMS pouvaient être lus », explique un gradé placé au cœur de l’opération. En tout, plus d’une centaine de conversations seront enregistrées.

Elles seront exploitées durant toute la crise par le centre de commandement loyaliste installé au camp Sangoulé Lamizana et par la cellule de coordination créée par Auguste Denise Barry et Isaac Zida, une fois celui-ci libéré par les éléments du RSP, le 22 septembre à l’aube.

Le système est efficace : une fois qu’un numéro d’appel est « branché », la table d’écoute retient le numéro Imei de ce téléphone. Si bien que même en changeant de carte SIM, la personne visée continue d’être écoutée. Le système capte aussi les numéros des appels entrants ou sortants, ce qui permet d’identifier d’éventuels complices.

Les nombreuses conversations interceptées par les services loyalistes se sont révélées également utiles pour déjouer le coup d’État.

Parmi les premières cibles de ce dispositif, le général Diendéré, surnommé Golf, qui, malgré son expérience et ses précautions (il changera de puce à plusieurs reprises pendant le putsch), se fera surprendre. « Dans certaines écoutes, Golf affirme à son interlocuteur qu’il peut parler tranquillement et qu’ils ne sont pas surveillés », ironise un second officier loyaliste.

Après ses déclarations ambiguës sur le putsch, Djibrill Bassolé, qui possède plusieurs numéros, est lui aussi rapidement placé sur écoute. À la surprise des officiers de renseignement, ses communications permettent de remonter jusqu’à Guillaume Soro, avec qui Bassolé évoque un plan de soutien au RSP. En coulisses, l’étau se resserre autour de l’ancien ministre de Blaise Compaoré, désormais considéré comme une menace et non plus comme un potentiel sympathisant putschiste.

C’est sur la base de ces écoutes qu’il sera officiellement accusé de comploter avec des forces étrangères, puis interpellé à son domicile ouagalais, le 29 septembre. « L’état-major général a décidé de procéder à son arrestation après avoir pris connaissance de ces enregistrements », confirme une source sécuritaire.

Les nombreuses conversations interceptées par les services loyalistes se sont révélées également utiles pour déjouer le coup d’État. Selon plusieurs officiers qui ont dirigé la contre-offensive, elles les auraient incités à accélérer le mouvement de leurs troupes vers Ouagadougou et aidés à coordonner l’encerclement du RSP dans son camp de Naaba Koom, situé derrière la présidence.

« Chaque jour, un camarade me remettait une clé USB avec des écoutes intéressantes pour le déroulement de nos opérations », témoigne l’un de ces gradés. Enfin, d’après une source au cœur de l’exécutif transitaire, une soixantaine de lignes téléphoniques appartenant à des putschistes auraient été brouillées lors de l’offensive finale sur Naaba Koom, permettant de couper les communications entre les derniers éléments réfractaires du RSP.
Qu’ils soient proches d’Isaac Zida ou non – voire, pour certains, très critiques envers l’ancien Premier ministre -, tous les militaires et civils interrogés qui ont participé à ces opérations sont unanimes : les écoutes sont authentiques. « Elles sont réelles. Il n’y a que Bassolé et Soro pour le démentir », assure un officier loyaliste.

Le premier, inculpé pour son implication présumée dans le coup d’État, devrait être jugé. Le second est, lui, visé par un mandat d’arrêt international émis par la justice burkinabè. Mais tout le monde, à Ouaga comme à Abidjan, sait qu’il ne risque pas d’être entendu par les juges de sitôt…
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SUIVIS À LA TRACE

Le système d’écoute n’a pas seulement permis aux forces loyalistes de suivre les conversations des putschistes ou de leurs alliés. Il les a également aidés à les localiser. À chaque appel, leur téléphone « bornait » en effet sur l’antenne relais la plus proche. Diendéré a ainsi été suivi quasi quotidiennement à la trace, tout comme ses lieutenants. Son épouse, Fatoumata, a longtemps été repérée dans le quartier ouagalais huppé de la Zone du Bois.

Après avoir tenté de se réfugier à l’ambassade des États-Unis – comme son mari, qui, trouvant porte close, se réfugiera finalement à la Nonciature apostolique le 30 septembre 2015 -, elle parviendra à déjouer la surveillance et à quitter le pays.

Anderson Koné

Source: Jeune Afrique

Le procureur élucide les conditions d’arrestation du bâtonnier Traoré

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Le procureur général près la Cour d’appel de Ouagadougou, Laurent Poda, a animé une conférence de presse portant sur l’inculpation et l’incarcération de l’ancien bâtonnier Me Mamadou Traoré.
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Selon Laurent Poda, son action a été guidée par le respect de la légalité, notamment l’alinéa 2 de l’article 6 du règlement UEMOA, relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA, et sa conviction que nul n’est au-dessus de la loi. A l’en croire, cette disposition oblige simplement à consulter le bâtonnier sans toutefois que sa réponse ne puisse lier sa décision.

« Pour moi, lorsqu’un citoyen est mis en cause, l’utilité et la nécessité de s’expliquer devant la justice, commandent qu’il réponde et cela, quel que soit sa qualité », s’est-il exprimé.

« Je lui ai fait savoir mon opinion sur l’indépendance du juge lorsque celui-ci est saisi d’un dossier », a avancé M. Poda qui a laissé entendre: « Me Traoré est poursuivi pour attentat à la sûreté de l’Etat, association de malfaiteurs, complicité d’enlèvement et de séquestration, complicité d’actes de terrorisme, complicité de crime contre l’humanité. Il est clair que cela n’a rien à voir avec sa fonction. On ne peut pas être plus clair que ça ».

Mathias Lompo
Burkina Demain

Liberté de la presse : Le CIFDHA appelle à un dialogue civilo-militaire

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Le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) a livré ce communiqué à l’occasion de la commémoration, le 3 mai 2016, de la Journée mondiale de la liberté de la presse.

1 Photo CIFDHA
«COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Dimanche 03 mai 2016
Le CIFDHA appelle à l’opérationnalisation de l’ Autorité nationale d’accès à l’information publique (ANAIP) et à un dialogue civilo-militaire pour renforcer la liberté de la presse.
Ce jour 3 mai 2016, le monde célèbre la journée mondiale de la liberté de la presse sous le thème « Accès à l’information et aux libertés fondamentales – C’est votre droit ! ». Notre pays a choisi de mettre en avant un thème national sur: « La presse burkinabè face au renouveau démocratique ! » à l’occasion de cette célébration. Le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) saisit l’occasion de cette double commémoration pour saluer le sacrifice inlassablement consenti par les journalistes dans l’exercice de leur profession, le rôle qu’ils assument dans la promotion et la défense des droits humains, et la contribution qui fut la leur dans le processus électoral 2015.
Cette célébration est surtout l’occasion pour nous de faire le bilan de la liberté de la presse au Burkina Faso au cours de l’année écoulée. Nous nous réjouissons légitimement des évolutions positives et des acquis en la matière. Au titre de ces acquis, on note la dépénalisation effective des délits de presse, l’adoption de la loi sur l’accès à l’information et aux documents administratifs, ainsi que différentes mesures d’accompagnement de la presse privée. Ces évolutions valent aujourd’hui à notre pays de se hisser dans le classement mondial de la liberté de la presse de Reporters Sans Frontière (RSF) au niveau mondial à la 42ème place sur 180 pays – en 2015, le Burkina Faso était à la 46ème place mondiale – et à la 5ème place en Afrique.
Toutefois, ces acquis ne doivent pas nous faire oublier que 2015 a été l’une des années les plus sombres de la liberté de la presse au Burkina Faso. En effet, à l’occasion du coup d’Etat de septembre 2015, la presse a été une cible de choix des soldats du Régiment de sécurité présidentielle. Les radios ont été coupées à Ouagadougou et de nombreux autres ont subi des dégradations à l’occasion d’expédition punitives ciblées: Radio Oméga, Radio Savane FM, Radio Laafi (Zorgho), etc. Des journalistes ont été agressés physiquement et leur matériel confisqué ou détruit. Avec Amnesty International, nous avons rencontré le personnel de Radio Oméga qui a subi l’incendie de plusieurs motos, ainsi que le photographe Jean Jacques Konombo qui a été frappé à coups de pieds et de ceinturon par plusieurs soldats, jusqu’à ce qu’il perde connaissance; son appareil photo et outil de travail a été détruit. A ce jour rien ne semble avoir été fait par l’Etat pour dédommager ou soutenir les journalistes victimes, alors même que l’instruction du coup d’état par un tribunal militaire ne semble pas permettre à ces victimes d’être parti à la procédure et de bénéficier de réparation.
Le début de l’année 2016 a vu encore une intrusion de forces de défense et de sécurité dans l’activité des médias notamment à la RTB dont les journalistes ont été contraints d’arrêter une édition spéciale consacrée aux attaques terroristes du 15 janvier 2016. Par ailleurs, des journalistes ont eu une séance d’explication avec la justice militaire en février 2016 à la suite de la publication d’articles sur des pressions supposées pour la levée de mandats d’arrêt émis par l’institution. Enfin, le journal L’Evénement a fait l’objet de suspension par le Conseil supérieur de la communication (CSC) pour avoir publié des informations sur des sites militaires jugés sensibles. Tout ceci vient rappeler la difficulté de collaboration et de compréhension entre les hommes de médias et les forces de défense et de sécurité. La conciliation entre le droit à l’information et le droit à la sécurité avec ses implications en termes d’obligations de la part des acteurs qui en ont la charge est loin d’être acquis. C’est pourquoi le CIFDHA appelle à:
– la formation et la sensibilisation des forces de défense et de sécurité, notamment la haute hiérarchie, sur la liberté de la presse et le droit à l’information;
– la formation des journalistes sur le respect des exigences en matière de défense et de sécurité dans un contexte de menaces accrues;
– promouvoir le dialogue civilo-militaire et en particulier celui entre les militaires et les journalistes pour la compréhension respective des droits et devoirs de chaque corps;
– opérationnaliser l’Autorité nationale d’accès à l’information publique (ANAIP), afin qu’elle joue effectivement son rôle de gestion et de contrôle de l’accès à l’information et aux documents publics.
Convaincu que sans une presse plurielle, libre et indépendante, il n’y a point de démocratie ni de garantie possible des droits humains, le CIFDHA réitère sa proposition pour que, dans le cadre des réformes à venir, le pluralisme médiatique intègre les dispositions intangibles de la Constitution de la 5ème République au même titre que le système multipartite.
Enfin, le CIFDHA remercie tous les organes de presse qui l’ont très généreusement accompagné au cours de l’année écoulée dans ses activités de promotion et de défense des droits humains et formule le vœu que ce partenariat puisse se renforcer.»
Urbain Kiswend-Sida YAMEOGO
Président du CIFDHA

Prix de la meilleure journaliste du Burkina : C’est parti pour l’édition 2016

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A l'affiche, deux anciennes lauréates du Prix, Laure Sawadogo et Aissata Sankara

La commémoration, ce mardi 3 mai à Ouagadougou, de la Journée mondiale de la liberté de la presse, a également servi de cadre de lancement de l’édition 2016 du prix de la meilleure journaliste burkinabè de l’année.

Le ministre de la Communication, Rémi Fulgence Djandjanou, prononçant son allocution
Le ministre de la Communication, Rémi Fulgence Djandjanou, prononçant son allocution

«La presse du Burkina Faso face au renouveau démocratique». C’est sous ce thème qu’a été commémorée ce 3 mai à Ouagadougou la Journée mondiale de la liberté de la presse.
Pour Boureima Ouédraogo du Comité national d’organisation, «la célébration du 3 mai intervient dans un contexte national de menace sécuritaire et de nouvelle ère institutionnelle et sociale avec un nouveau pouvoir qui n’a d’autres choix que de s’imposer une gouvernance transparente»
Pour sa part, le ministre de la Communication, Rémi Dandjinou, s’est félicité du bon classement du Burkina Faso dans le classement de Reporter sans frontière de 2015. Le pays est ainsi classé 1er en Afrique francophone et 42e au niveau mondial. «La presse burkinabè est libre», a-t-il laissé entendre.

A l'affiche, deux anciennes lauréates du Prix, Laure Sawadogo et Aissata Sankara
A l’affiche, deux anciennes lauréates du Prix, Laure Sawadogo et Aissata Sankara

Lancement du prix de la meilleure journaliste
La présente commémoration a également servi de cadre au lancement officiel de l’édition 2016 du prix de la meilleure journaliste burkinabè de l’année. Et c’est la lauréate de la précédente édition, Laure Sawadogo qui a lancé le concours de 2016.
Le prix de la meilleure journaliste d’un montant d’un million de francs est décerné chaque année à la meilleure journaliste du Burkina Faso, toutes catégories confondues et récompense le meilleur article ou la meilleure production des professionnelle collaborant ou travaillant dans des organes de presse du pays.
Les œuvres concernées par le concours doivent avoir été publiées ou diffusées entre le 3 mai 2015 et le 3 mai 2016. Le prix sera remis à la lauréate le 20 octobre prochain à l’occasion de la célébration de la journée nationale de presse.

Philippe Martin
Burkina Demain

Nigeria : 15 milliards de dollars détournés sous le couvert d’achats d’armes frauduleux

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Le vice-président nigérian, Yemi Osinbajo, a accusé l’administration Jonathan d’avoir détourné 15 milliards de dollars (13 milliards d’euros) de fonds publics à travers des contrats d’armement frauduleux, lors d’un discours à l’université d’Ibadan (sud-ouest).
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Depuis l’élection de Buhari, il y a presqu’un an, de nombreux membres du gouvernement précédent ont été arrêtés et sont dans l’attente d’être jugés.

Par eux figurent, Sambo Dasuki, l’ancien conseiller à la sécurité nationale de l’ex-président Goodluck Jonathan ou encore l’ancien chef d’état-major des armées, Alex Badeh, poursuivi pour des détournements évalués à 19,8 millions de dollars.

En janvier dernier, le ministre de l’Information, Lai Mohammed, avait affirmé qu’en l’espace de sept ans, pas moins de 6,7 milliards de dollars de fonds publics avaient été détournés par seulement 55 personnes.

Anderson Koné
Burkina Demain