(FILES) A picture taken on December 16, 2012 shows Barcelona's Argentinian forward Lionel Messi celebrating after scoring a goal during the Spanish league football match FC Barcelona vs Atletico de Madrid at the Camp Nou stadium in Barcelona. Messi has agreed on December 18, 2012 to renew his contract with FC Barcelona until June 2018.AFP PHOTO / LLUIS GENE (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/Getty Images)
Des médias du monde entier commencent à publier des révélations sur les avoirs cachés de personnalités du monde entier, depuis ce 3 avril 2016. Plusieurs présidents en poste sont cités dans des documents confidentiels que se sont procurés 370 journalistes de 107 rédactions. (FILES) A picture taken on December 16, 2012 shows Barcelona’s Argentinian forward Lionel Messi celebrating after scoring a goal during the Spanish league football match FC Barcelona vs Atletico de Madrid at the Camp Nou stadium in Barcelona. Messi has agreed on December 18, 2012 to renew his contract with FC Barcelona until June 2018.AFP PHOTO / LLUIS GENE (Photo credit should read LLUIS GENE/AFP/Getty Images)
On parle de la fuite la plus massive de l’histoire du journalisme. Elle est dix fois plus importante que le dossier Offshore Leaks révélé en 2013. Elle représente au total 11,5 millions documents, 2,6 téraoctets de données provenant des archives du cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans le montage de sociétés offshore.
Cette masse de documents, qui comporte des mails, des notes, des tableaux, des fax, a été livrée par une source anonyme au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. Pour les décrypter, le journal s’est associé à 106 autres rédactions à travers le monde et au Consortium international des journalistes d’investigation basé à Washington.
Douze chefs d’Etat, dont six en exercice sont mis en cause. Il y a aussi des milliardaires, des grands noms du sport, comme le footballeur Lionel Messi ou Michel Platini. Tous sont soupçonnés d’avoir recouru à des montages offshore pour dissimuler leurs actifs. Parmi les noms cités figurent Nawaz Sharif, le Premier ministre pakistanais, le roi Salman d’Arabie saoudite, le président ukrainien Petro Porochenko, son homologue argentin Mauricio Macri, ou le Premier ministre islandais, etc.
Les révélations éclaboussent des proches de Vladimir Poutine et notamment le parrain de sa fille. Les documents montrent comment les amis du président russe ont amassé et sorti du pays des sommes colossales puisées dans l’argent public.
Cette première visite de Roch Marc Christian en France était attendue depuis son élection à,la présidence du Faso
En principe, c’est ce lundi 4 avril 2016 que le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré est attendu en France pour sa première visite officielle, depuis son accession à la tête du Burkina il y a maintenant un peu plus de quatre mois. Lors de sa rencontre avec la presse en marge de la 18e Semaine nationale de la culture, le président a dû aborder le sujet.
Pour sa première visite dans l’hexagone, le président Roch Marc Christian Kaboré aura des entretiens avec son homologue français, François Hollande ; le Premier ministre Manuel Valls, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, la directrice générale de l’UNESCO Irina Bokova, et la Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie Michaëlle Jean.
Au menu des entretiens avec ses interlocuteurs en France, il sera question de relations bilatérales entre la France et le Burkina Faso ; de relations avec l’UNESCO, l’OIF et le Burkina.
Les échanges porteront entre autres sur des questions économique, sécuritaire, d’eau et d’assainissement.
Bref, pour un séjour de soixante-douze heures, l’agenda du président du Faso s’annonce chargé. La France, ex-puissance coloniale, reste un partenaire historique et important pour le Burkina.
Cette visite du président du Faso dans l’Hexagone intervient quelques jours après la tenue, le 1er avril dernier, de la cinquième réunion du Groupe international de suivi et d’accompagnement de la transition au Burkina Faso (GISAT-BF), devenu Groupe international de soutien à la consolidation de la démocratie et du développement du Burkina, la Transition étant finie.
Burkina DemainCette première visite de Roch Marc Christian en France était attendue depuis son élection à,la présidence du Faso
C’est fini pour la 18e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC ), Bobo 2016 . La clôture de la biennale culturelle est intervenue ce samedi 2 avril à Bobo sous le haut patronage du président du Faso, Roch March Christian Kaboré.
Des artistes à la Semaine nationale de la culture
En attendant de revenir sur cette cérémonie, il est bon de retenir déjà l’engagement de l’Etat burkinabè de faire en sorte que les lauréats de la SNC ne soient abandonnés à eux-mêmes avec l’événement.
Et c’est le ministre de la culture et du tourisme qui a affirmé l’engagement de l’Etat dans ce sens. Les artistes lauréats bénéficieront d’un accompagnement et auront droit à une tournée dans les régions du pays.
Cette mesure vient s’ajouter à d’autres engagements culturels des autorités. Il s’agit par exemple de la construction d’une cité des arts à Bobo devant servir de site de logements pour les artistes ou de la mise sur pied d’un projet de financement des artistes à hauteur de 200 000 000 F CFA.
Lors de sa rencontre avec les acteurs culturels, le président du Faso n’a pas manqué de mots pour rassurer ses interlocuteurs sur la place que tient la culture dans la politique gouvernementale. «La culture est un vecteur majeur de notre vouloir-vivre ensemble», a indiqué à cette occasion Roch March Christian Kaboré.
Reste maintenant à tenir tous ces engagements pour l’émergence de la culture burkinabè.
Ouagadougou a abrité ce samedi la troisième édition du Forum national de leadership (FNL). C’est le ministre de la jeunesse, de la formation et de l’insertion professionnelle, Jean Claude Bouda qui a présidé l’ouverture du Forum.
Le présidium de l’ouverture du Forum
«Responsabilité, confiance sociétale et autonomisation de la jeunesse». C’est sous ce thème que s’est tenu ce samedi à Ouagadougou la troisième édition du Forum national de leadership (FNL).
Pour le parrain du Forum, Jean Claude Bouda, tous les pays ont besoin du leadership de la jeunesse pour se développer. Et de saluer à sa juste valeur, l’initiative.
Pour l’initiateur, Abdoul Karim Bandé, il s’agit de galvaniser les jeunes à œuvrer pour prendre leur destin en main ; convaincu qu’il est que chaque jeune burkinabè peut devenir un leader à condition de prendre conscience du leadership qui dorme en lui.
«Ce forum est un lieu de partage d’expériences et de conseils afin de permettre aux jeunes qui veulent embrasser la carrière d’entrepreneur de le faire avec le plus d’outils nécessaires».
De la responsabilité des jeunes
Abdoul Karim Bandé a beaucoup insisté sur la responsabilité de la jeunesse, de la nécessité pour elle de s’assumer d’abord avant d’espérer la confiance des autres.
«Tant que nous jeunes, nous ne serons pas responsables pour nous-mêmes, de nous-mêmes, des autres, de notre nation, on ne pourra pas gagner la confiance. Et tant que les ainés et les partenaires ne nous font pas confiance, il serait difficile que nous puissions atteindre cette autonomie financière», a-t-il souligné.
Le président du Faso s'est montré attentif aux doléances des artistes
Le président Roch Marc Kaboré a reçu les artistes hier vendredi 1er avril 2016 au gouvernorat de la région des Hauts Bassins. L’objectif était d’encourager les artistes et écouter leurs préoccupations. Mais, avant leur audience avec le chef de l’Etat, les artistes ont assisté à une conférence sur l’art et l’engagement citoyen, animée par l’artiste Basic Soul.
Le président du Faso s’est montré attentif aux doléances des artistes
C’est autour d’un cocktail que le président du Faso a rencontré les artistes de cette 18e édition de la biennale culturelle. Le porte-parole des artistes, Vincent Koala, a traduit les vœux de ses collègues au président Roch Marc Kaboré. Il a souhaité vivement que la cité des arts puisse voir le jour afin de donner un cadre de résidence adéquat aux artistes. Aussi plaide-t-il pour la création d’un fond de financement pour faciliter les initiatives des artistes.
A ces doléances Roch Marc Christian Kaboré s’est montré attentif, puisqu’il a rassuré les artistes de sa ferme volonté de faire en sorte que la cité des arts de Bobo devant servir de logements des artistes soit effective. Il a même promis de travailler à donner des meilleurs conditions de vie aux artistes et aux promoteurs culturels car la culture est « un vecteur majeur de notre vouloir-vivre ensemble». Il a jouté qu’il fera en sorte de favoriser l’octroi de bourses aux meilleurs artistes. Déjà il faut noter qu’un projet de financement de la culture et du tourisme à hauteur de 200 millions débutera bientôt.
Des participants à l’issue de la rencontre avec le chef de l’Etat
Engagement citoyen de l’artiste
Avant de rencontrer le président Kaboré, les artistes ont assisté à une communication sur l’art et l’engagement citoyen. Cette conférence a été animée par l’artiste Basic Soul, assisté par ses pairs Kisto Koimbré et Smokey. Le premier vice-président de l’assemblée nationale Bénéwendé Sankara et le ministre de la Culture Tahirou Barry ont expliqué leur présence à cette conférence par leur volonté d’encourager les artistes et de leur traduire tout leur soutien.
Selon le communicateur Basic Soul, l’engagement citoyen de l’artiste n’est pas chose aisée car à partir de ses positions et points de vue, il peut être taxé de tous les noms. L’engagement de l’artiste peut lui valoir souvent des censures quant à ses œuvres voire, même des menaces sur sa vie, explique le conférencier. Sur ce point il a donné des exemples d’artistes dont les chants ont été censurés.
Il est aussi revenu sur la contribution des artistes dits engagés dans le mouvement insurrectionnel qu’a connu le Burkina Faso les 30 et 31 octobre 2014 et la lutte qui en est suivie sur les désaveux des ministres Moumini Djiguemdé et Sanou. Pour lui, dénoncer ne suffit pas et il faut des fois passer à l’action quand on se dit artiste engagé.
Au cours de cette rencontre le ministre de la culture a indiqué qu’après échanges avec les artistes sur le coût de location de la maison de la culture les prix ont été revus à la baisse. Ainsi la salle de spectacle de 1500 places qui s’élevait à 800 000f CFA coutera désormais 400 000f CFA. Tous les prix des autres salles ont aussi subi un rabais.
Le Groupe international de suivi et d’accompagnement de la transition au Burkina Faso (GISAT-BF) a changé de dénomination. Il est devenu le Groupe international de soutien à la consolidation de la démocratie et du développement du Burkina , à l’occasion de la 5ème Réunion du GISAT-BF, tenue ce vendredi 1er avril 2016.
« La révision du mandat s’impose pour prendre en considération les nouvelles données de l’évolution sociopolitique », a indiqué le Premier ministre Paul Kaba Thiéba.
Le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, Smaïl Chergui, a réaffirmé l’engagement des Partenaires techniques et financiers (PTF) à accompagner le peuple burkinabè .
L’appui porte sur des domaines prioritaires comme la sécurité: « Nous devons redoubler d’effort pour apporter toute l’aide et l’assistance nécessaire aux forces de sécurité et à l’armée du Burkina », a-t-il dit.
La seconde priorité, l’appui budgétaire et de l’avis de Smail Chergui, il va s’agir d’aider les autorités à mettre en œuvre leur politique.
Selon Paul Kaba Thiéba, cette aide devrait permettre de soutenir l’économie nationale, d’équiper les forces de sécurité et d’engager des reformes au niveau social.
Le GISAT-BF avait pour objectif d’appuyer la Transition pour un retour à l’ordre constitutionnel.
Mathias Lompo
BURKINADEMAIN.COM
Les lauréats du concours de photographie des sites touristiques du Burkina Faso ont été récompensés ce mercredi 30 mars 2016 en présence du ministre de la Culture, des arts et du tourisme Tahirou Barry.
Photo de famille des lauréats avec les officiels
Reconnaitre le travail de ceux qui immortalisent le temps et les images des sites touristiques du Faso à travers leurs clichés, voilà tout le sens de ce concours dédié aux photographes burkinabè. Ce mercredi les 10 meilleurs ont reçu des récompenses allant de 50 000 à 1 000 000 de francs CFA.
79 œuvres photographiques présentés par 34 photographes étaient en compétition. A l’arrivée ils sont une dizaine dont le mérite a été reconnu. Pour être retenu il fallait avoir des photos de qualité, des images attractives et ayant un rapport avec le thème qui est « à la découverte des sites touristiques », a expliqué la présidente de jury Rosalie. Aussi ces photos devraient pouvoir « générer du rêve et donner de l’envie à la destination Burkina Faso», a ajouté la présidente du Jury.
Des préoccupations exprimées
Le président du syndicat des photographes de Bobo- dioulasso, Toungou Issa Zoné après avoir exprimé la joie des photographes de voir leur talent magnifié, a plaidé auprès du parrain Tahirou Barry pour la réalisation d’un certain nombre de leurs préoccupations.
Il s’agit entre autres de la création d’un centre de formation de photographie, des sessions de formation en faveur de leurs membres pour plus de professionnalisme dans le métier et la mise en place de textes devant régir l’exercice de la profession.
A l’image ici de Evrad Ouédraogo de L’Express du Faso, de nombreux journalistes ont participé au concours
Le premier prix à Alexandre Sibidibila
Pour Tahirou Barry cette compétition initiée par son département sera pérennisée car ces chefs d’œuvres photographiques sont un moyen de vente et de promotion de la culture burkinabè et de la destination Burkina Faso. Abondant dans ce sens Issa Zoné soutient que « certaines personnes n’ont connu leur père ou leur grand père qu’à travers sa photo ». Comme pour dire qu’à travers la photo on peut faire l’histoire d’un peuple ou de sa culture.
Le premier prix d’un montant d’un million (1 000 000) de F CFA est revenu à Alexandre Sibidibila Ouango pour sa photo sur les greniers troglodytes. Le photographe des confrères du journal les échos du Faso, classé 9e a reçu la somme de 50 000 f pour sa photo sur les ruines de Loropéni. «Je suis très content d’avoir été récompensé et je ferai en sorte que la prochaine édition je me rapproche du premier prix et pourquoi pas occupé la première place», a-t-il confié.
Joachim Batao
Burkina Demain
Le président du conseil constitutionnel, Kassoum Kambou (à gauche), lors de son audience avec le président Roch Kabore, le 11 janvier 2016
A sa séance du 16 mars dernier, le Conseil des ministres a annoncé la création prochaine d’une Commission constitutionnelle. En attendant la mise en place effective de cette Commission, ce que l’on sait, c’est qu’elle devra marquer le point de départ du processus de passage à une Ve République. Et ce dont on se rappelle, c’est que ce passage à une Ve République a été promis par le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré. Cette promesse voulue pour être tenue au début du quinquennat en cours, a été réitérée à plusieurs occasions, par plusieurs autorités du pouvoir actuel. Certaines de ces autorités ayant présagé de ce que devront être la dynamique de fonctionnement de cette Commission, et les orientations du contenu de l’avant-projet de Constitution qui devra sanctionner la fin de ses travaux.
Le président du conseil constitutionnel, Kassoum Kambou (à gauche), lors de son audience avec le président Roch Kabore, le 11 janvier 2016
Le passage à une Ve République dans notre pays requiert la rédaction d’une nouvelle Constitution. Pour ce faire, il faut bien mettre en place et actionner une Commission constitutionnelle. Une telle Commission, le président Roch Kaboré avait – avant même son élection à la magistrature suprême – promis sa mise en place. Du reste, l’on se rappelle qu’au cours d’une conférence de presse animée au siège de son parti le 21 juillet 2015, il a été suffisamment clair sur la question, en précisant que dans les six mois de sa prise du pouvoir, une Commission constitutionnelle allait être mise en place pour se pencher sur l’élaboration d’une nouvelle Constitution. Et à la page 15 de son Programme de société, le candidat d’alors précise « Je m’engage (…) à l’écriture et à l’adoption d’une nouvelle constitution consacrant l’avènement de la cinquième République (…) à travers un processus qui sera mis en place dans les mois qui suivent mon entrée en fonction. »
A ce jour, l’on est à moins de 100 jours de son pouvoir, et un décret est adopté en Conseil des ministres le 16 mars dernier relativement à la création de cette Commission constitutionnelle. Ce qui est bien, car le signal est ainsi donné quant à l’attachement du président Kaboré à la tenue effective de ses promesses politiques.
Mieux, le compte rendu du Conseil des ministres qui a adopté ce décret, précise que la Commission constitutionnelle annoncée est » chargée de proposer, dans un délai de 60 jours au plus, un avant-projet de Constitution pour le passage à la cinquième République. »
Dynamique de fonctionnement de la Commission constitutionnelle
Aux fins d’élaboration de cet avant-projet de Constitution, la Commission constitutionnelle « enclenchera un processus inclusif et participatif ». C’est du moins en ces termes que le chef du gouvernement, Paul Kaba Thièba, a présagé de la dynamique de fonctionnement de cette Commission constitutionnelle. C’était le 5 février dernier, à l’occasion de sa Déclaration de politique générale devant la Représentation nationale.
Cela revient à dire que la Commission constitutionnelle devra réunir en son sein, les représentants de toutes les sensibilités sociales. Au-delà, il doit être permis à ces derniers de donner leurs points de vue sur l’avant-projet de Constitution qui doit sanctionner la fin des travaux de cette Commission. Une telle dynamique de fonctionnement est capitale, car le produit fini (Constitution) que la Commission aura germé, constituera le pacte social sur lequel les Burkinabè sont censés s’être accordés.
En termes de contenu, l’essentiel devra résider dans l’équilibre des pouvoirs
Cet avant-projet de Constitution et sa mutation en Constitution valide doit, de l’avis du président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, être au diapason de la soif des Burkinabè à l’égalité, à la justice, à l’équité et au progrès. Cette Constitution doit, à tout le moins, exclure les germes des « dérives que nous avons connues sous la IVe République ». Il l’a dit dans son discours inaugural de la première session ordinaire 2016 de la VIIe Législature ; un discours prononcé le 2 mars dernier.
Pour le chef du Législatif en effet, cette Constitution devra poser les jalons d’un mieux-vivre ensemble dans un « Etat libre et démocratique », dans un « Etat apte à satisfaire les aspirations multiformes des populations en partant de ses propres ressources ». Elle devra en particulier, consacrer clairement la séparation des pouvoirs. La séparation des pouvoirs, M. Diallo dit y voir la » seule à même de garantir l’indépendance de la justice. » Du reste, prévient-il, « le parlement sera très attentif à ce que le constituant (en l’occurrence la commission constitutionnelle, ndlr) fera dans le sens de la séparation des pouvoirs, principe fondamental des démocraties ».
Mais cette séparation des pouvoirs gagnerait à être souple, de sorte à induire une collaboration dynamique entre les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ; et ce, « pour le plus grand bien de la démocratie dans notre pays ». Au final, dira Salifou Diallo, « peu importe la nature du régime à instituer, l’essentiel réside dans l’équilibre des pouvoirs. »
Des particularités cardinales
Pour sa part, le président du Faso s’est voulu assez précis dans son Programme. Il a en effet, précisé les particularités majeures que doit renfermer le contenu de la future Constitution. Ces particularités se rapportent notamment à la « réduction des pouvoirs du président du Faso », au « verrouillage de la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux quinquennats ». Cette limitation de mandat sera d’application immédiate, donc à compter du mandat en cours. C’est du moins la promesse qui avait été faite de façon ferme, au cours de la conférence de presse du 21 juillet 2015.
Ces particularités se rapportent également à la « création d’un organe fondé sur les principes du dialogue, de la paix et de la stabilité dont la composition sera inspirée de celle du collège des sages institué en 1998 », à la « suppression du sénat et le retour au monocaméralisme », à la « valorisation de la fonction législative du parlement et le renforcement de son rôle de contrôle de l’action gouvernementale », et à la « revue de toutes les institutions du Faso. » Dans un élan de veille citoyenne, attendons donc de voir la prise en compte de ces particularités cardinales.
Accompagné de la gendarmerie, le ministre Tahirou Barry s'est rendu sur les lieux de l'incendie
Les festivaliers de la 18e édition de la semaine nationale de la culture, Bobo2016, se sont réveillés ce matin avec le cœur meurtri. La cause, un incendie qui s’est produit aux environs de 5 h15 du matin de ce jeudi 31 mars 2016. Le ministre de la culture, Tahirou Barry, s’est rendu sur les lieux pour constater les dégâts causés par les flammes
Les stands de la foire ont été calcinés
Guidé par la gendarmerie, le ministre Tahirou Barry a fait le tour des différents stands touchés par l’incendie de ce matin. Le spectacle était désolent, on pouvait voir calcinés des objets d’arts, des chaussures, des pagnes, des cannettes, des bijoux, brefs, rien ne semblait être récupérable dans cette partie des locaux de la SNC touchée par le feu. Rien n’a été épargné par la furie des flammes au point que mêmes des livres saints comme le coran ont aussi réduits en cendres. Seuls deux réfrigérateurs n’avaient pas été totalement consumés.
Accompagné de la gendarmerie, le ministre Tahirou Barry s’est rendu sur les lieux de l’incendie
La communauté sénégalaise a été durement éprouvée par ce drame car elle était assez représentée en ces lieux sinistrés.
A l’heure actuelle, aucune conclusion ne peut être tirée quant aux causes de cet incendie, a expliqué le ministre Barry. Toutefois il a laissé entendre que les enquêtes et les expertises devant déboucher à la manifestation de la vérité sont en cours. Il exprimé sa compassion à l’endroit des exposants.
Enorme désolation sur le site de la foire de la SNC 2016
S’agissant de la question d’une quelconque indemnisation des victimes, Tahirou confie que ce sont les conclusions de l’enquête qui détermineront de la conduite à tenir.
Fort heureusement il n’y a eu aucune perte en vie humaine, ni de blessés. Un communiqué du comité d’organisation suspend les activités de la foire qui ne reprendront que demain 1er avril 2016. Joachim Batao Burkina Demain
Le président Jacob Zuma a de sérieux soucis à se faire quant à son avenir à la tête de l'Afrique du Sud
C’est certainement une étape importante de l’affaire Nkandla qui s’est jouée ce jeudi en Afrique du Sud, où la Cour constitutionnelle vient d’ordonner au président Jacob Zuma de rembourser purement et simplement les fonds publics utilisés pour la rénovation de sa résidence privée de Nkandla.
Le président Jacob Zuma a de sérieux soucis à se faire quant à son avenir à la tête de l’Afrique du Sud
Sur le Scandale Nkandla, la Cour constitutionnelle sud-africaine a tranché ce jeudi. Le président sud-africain doit rembourser une partie de l’argent public déboursé pour la rénovation de sa résidence privée. Au total, Jacob Zuma doit rembourser quinze millions d’euros. Et il dispose de 45 jours pour le faire. Pour la Haute juridiction, le président Zuma a failli à ses devoirs de défendre et de faire respecter la Constitution» en refusant notamment d’obtempérer dans le passé aux ordres de la médiatrice de la République qui lui avait demandé de rembourser les fonds incriminés.
D’autres ennuis en perspective pour Zuma
La présente décision de la Cour constitutionnelle pourrait entrainer d’autres ennuis par le président Zuma qui pourrait faire l’objet d’une procédure de destitution pour avoir violé la Constitution sur laquelle il était censé veiller en tant que chef de l’Etat.
Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique, ne s’en cache et a indiqué à l’annonce du verdict qu’il allait lancer une procédure dans ce sens. Et ce n’est pas tout. Le parti radical, les Combattants de la liberté économique de Julius Maléma a déjà appelé les Sud-africains à descendre dans la rue pour demander purement et simplement la destitution du président. Très sale temps donc pour Jacob Zuma. Zuma avait toujours réussi à se tirer d’affaire dans les nombreux scandales qui ont jalonné sa présidence mais cette fois-ci il pourrait bien ne pas s’en remettre, si les Sud-africains suivent ses détracteurs jusqu’au bout.