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8 Mars au Burkina: la première dame appelle à réduire le coût du Faso Dan Fani

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La Journée internationale de la femme a été célébrée, le 8 mars 2016 à Ouagadougou, sous le thème : « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives », sous le patronage de la première dame Sika Bella KABORE et le co-parrainage du ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Madame Adizatou Rosine COULIBALY /SORI, du ministre de l’Agriculture et de l’Aménagement hydraulique, Monsieur Jacob OUEDRAOGO et du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Monsieur Stéphane SANOU.
SIKA

A l’occasion, Sika Bella KABORE a indiqué que le thème de cette année, pertinent et d’actualité, interpelle et vise à faire de la femme agricole, un acteur majeur du développement. « Au Burkina Faso, 60% des femmes sont dans l’activité agricole. Elles jouent un rôle important dans la croissance économique du pays. Cependant, elles rencontrent des difficultés qui les empêchent d’investir dans l’entrepreneuriat agricole. C’est pourquoi le thème vient interpeller les acteurs du développement à réfléchir sur les obstacles qui freinent l’autonomisation des femmes », a expliqué Madame KABORE.

Cela étant, elle a salué la promotion du Faso Dan Fani, tout en invitant le ministère en charge de la Femme à œuvrer pour la réduction de son coût, afin qu’il soit à la portée de toutes les bourses.
La présidente de la coordination nationale des femmes du Burkina, Madame Arlette LANKOANDE a interpellé les acteurs de développement à se mobiliser en synergie avec le ministère en charge de la Femme pour trouver des solutions idoines à l’accès des femmes à la terre, au matériel de production, aux crédits etc

Le chef de file des partenaires du cadre de concertation genre, Madame Edwige ADEKAMBI a rendu hommage aux femmes qui se battent au pour s’insérer dans le tissu économique burkinabè. Elle a déploré que 68, 4% des femmes qui s’investissent dans l’agriculture ne possèdent pas les terres sur lesquelles elles travaillent.
Le parrain, Monsieur Stéphane SANOU, ministre en charge du Commerce, a dit que le gouvernement burkinabè entend réduire la pénibilité du travail des femmes, du financement de l’entrepreneuriat féminin, de l’amélioration des entreprises gérées par les femmes.

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la Famille, Madame Laure ZONGO/HIEN, a rendu hommage aux femmes qui ont pris une part active à l’insurrection populaire d’octobre 2014.

Selon Madame ZONGO, l’autonomisation des femmes occupe une place de choix dans le Programme national de développement économique et social (PNDES), nouveau référentiel pour la mise en œuvre du programme présidentiel.
La cérémonie a été marquée par des distinctions honorifiques de 31 femmes battantes, la prestation d’artistes, un grand défilé civil, militaire et paramilitaire sur l’avenue de l’Indépendance.

Mathias LOMPO
BURKINADEMAIN.COM

Centrafrique : 333 enfants tués et 589 mutilés durant la crise

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Les Nations unies ont publié un rapport sur la situation des enfants en Centrafrique le lundi 7 mars 2016. Il ressort que 333 enfants ont été tués et 589 autres ont été mutilés au cours des vagues successives de violences, depuis 2013.

CENTRAFRIQUE
« En 2013 et 2014, au plus fort de la crise, les enfants ont été victimes de violations extrêmement graves commises dans un climat d’impunité totale », a déclaré la représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies pour les enfants et les conflits armés, Leila Zerrougui.

Selon les Nations unies, ces centaines de garçons et de filles « ont été tués ou blessés à la machette, par armes à feu et d’autres types d’armes, parfois de manière extrêmement brutale. Lors d’incidents particulièrement horribles documentés dans le rapport, des enfants ont été décapités ».

Depuis la crise de 2013, le recrutement d’enfants par des groupes armés a nettement augmenté, insiste le rapport. En 2014, l’Unicef estimait qu’entre 6 000 et 10 000 enfants étaient associés à toutes les parties du conflit.
« Les enfants ont été utilisés comme combattants, esclaves sexuels, pour effectuer des pillages et dans divers rôles de soutien », explique le rapport de l’ONU. « Durant les pics de violence, ils ont été vus en grand nombre, associés aux groupes armés, et souvent utilisés pour ériger des barricades et garder des barrages routiers ».

Dans certains cas, documentés par les Nations unies, les enfants ont été « utilisés comme boucliers humains ou pour attirer les forces internationales dans des embuscades ».

Au total, depuis 2011, plus de 500 cas de viols et autres formes de violences sexuelles ont été recensés par les Nations unies, dont certains « commis par des membres des forces internationales de maintien de la paix ». Pour l’année 2015, l’ONU a enregistré 69 cas d’abus sexuels perpétrés par ses Casques bleus, principalement en Centrafrique et en RD Congo.

Anderson Koné

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Présidentielle nigérienne: l’opposition se retire du second tour

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Au Niger, l’opposition n’ira pas au second tour, prévu dimanche 20 mars 2016. C’est l’annonce faite par le porte parole de l’opposition réunie au sein de la Convergence pour l’Alternance (COPA) en 2016, Seyni Oumarou, lui-même candidat au premier tour de l’élection à la présidence de la République.169-seyni-oumarou-president-du-mnsd-nassara

A l’en croire, la coalition a constaté de multiples manquements dans le processus qui marque la volonté de passage en force du président Issoufou.

La coalition appelle ses militants à suspendre toutes activités entrant dans le cadre de la campagne électorale, à se retirer des instances de l’assemblée nationale. Pas seulement, elle les invite à se tenir prêts et mobilisés sur toute l’étendue du territoire pour ses éventuels mots d’ordre de grève.

Anderson Koné
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Présidentielle béninoise: Lionel Zinsou et PatriceTalon en tête avec 28, 44% et 24, 80%

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La Commission électorale autonome a publié les résultats des élections le 7 mars 2016. Le candidat du parti au pouvoir, Lionel Zinsou et l’opposant, Patrice Talon sont qualifiés pour le second tour.
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Lionel Zinsou a obtenu 28,44 %, devant Patrice Talon 24,80 % et Sébastien Ajavon 23,03 %.
Arrive en quatrième position Abdoulaye Bio Tchané, avec 8,79 % , en cinquième position, Pascal Irénée Koupaki, avec 5,85 %.

Robert Gbian et Fernand Amoussou, obtiennent moins de 2 % des suffrages. Tous les 26 autres candidats oscillent entre 0,04 % et 1 %.

La participation est de 64 %, un taux habituel pour une présidentielle au Bénin.
La Céna a précisé qu’il s’agissait des grandes tendances après compilation des résultats des 546 arrondissements. Il manque ceux des Béninois de l’extérieur.

La Commission électorale a aussi indiqué que ces tendances sont basées sur la transmission par téléphone des résultats, un système informatisé et sécurisé mis en place pour ce scrutin, en attendant le contrôle, avec les procès verbaux qui ont été acheminés par la route à la Céna.

Il appartient désormais à la Cour constitutionnelle de proclamer les résultats définitifs.

Anderson Koné
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8 mars à Ouaga : Ce sera en grande pompe, malgré tout

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Le show aura bel et bien lieu

Comme à l’accoutumée, la Journée internationale de la femme sera commémorée au Burkina Faso. A Ouagadougou, diverses manifestations sont au programme de la célébration. Pour en parler, la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo/Hien était l’invité du JT de 20 h de la Télévision nationale.

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien
La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien

En l’espace d’une journée, les Burkinabè, en particulier ceux de Ouaga, vont mettre entre parenthèse leur problème de sécurité né des attaques du 15 janvier et le débat sur les Kolweogho pour célébrer l’autre moitié du ciel. Il s’agit de la commémoration de la 159e Journée internationale de la femme au plan national sous le thème : « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ».

Dans son intervention sur les antennes de la Télévision nationale, ce lundi 7 mars 2016, la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille Laure Zongo/Hien a parlé d’une célébration dans la mesure, sans extravagance.

Mais, ce sera malgré tout en grande pompe, puisqu’il est question de parade populaire sur l’avenue de la Nation devant les ‘’koutrou’’ de la République. Et il n’est même exclu en plus des expositions et autres concerts, qu’il y ait aussi dans des djandjoba pour celles ou ceux qui en ont les moyens. C’est cela aussi le 8 mars sous nos cieux, même si cela ne contribue pas au changement de la condition féminine.

 

Le show aura bel et bien lieu
Le show aura bel et bien lieu

Beaucoup de promesses de cadeaux aux femmes burkinabè

 La présente célébration du 8 mars intervient dans un contexte particulier, celui de nombreuses promesses de cadeaux sanitaires aux femmes. En effet, lors de son dernier conseil des ministres, le gouvernement Thiéba a pris un certain nombre de mesures destinées à offrir gratuitement des prestations sanitaires cruciales pour les femmes. Il s’agit de la gratuité des accouchements, du dépistage du cancer du col de l’utérus, etc. Avec tous ces acquis sur papier et devant être traduits dans les faits à partir d’avril prochain, la tentation est vraiment grande chez les femmes burkinabè de se laisser aller, de faire vraiment la fête. En tout cas, la marraine de la célébration, l’épouse du président du Faso, Sika Kaboré, devrait être dans son élément ; elle qui il y a quelques semaines seulement, était à la tête d’un mouvement de femmes plaidant pour la gratuité du dépistage du cancer du col de l’utérus dans le pays, compte de la pauvreté de l’autre moitié du ciel. Et maintenant que le gouvernement a abondé dans ce sens, elle peut que ressentir ce sentiment légitime d’avoir contribué à quelque chose de très important pour ses sœurs.

Et ce n’est pas tout : le Premier ministre Paul Kaba Thièba a promis dans sa déclaration de politique générale la corvée zéro pour les femmes en matière d’accès à l’eau potable qui a un impact évident sur la santé des mères et des enfants. Et l’espoir est tant permis, le réflexe naturellement est de fêter. Mais, gare aux lendemains de fête déchanteurs.

 

Martin Philippe

Burkina Demain

 

8 mars : L’UPC encourage les femmes à persévérer dans le combat pour leur épanouissement

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Logo UPC

A l’occasion de la Journée internationale de la femme, commémorée ce 8 mars, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) adresse le message ci-après aux femmes et filles du Burkina

Logo UPC
L’UPC salue l’action des femmes burkinabè

8 mars 2016 : Déclaration de l’Union Nationale des femmes de l’UPC

Femmes et filles du Burkina Faso,
Militantes et sympathisantes de l’UPC
La Journée Internationale de la Femme a été officialisée par les Nations Unies en 1977. C’est un jour indiqué pour reconnaitre et célébrer les droits et aussi les devoirs des femmes.

En ce jour, les femmes de l’Union pour le Progrès et le Changement, par ma voix, vous présentent toutes leurs reconnaissances et félicitations et vous encourageant à persévérer dans le combat pour votre propre épanouissement et pour un mieux-être de la société burkinabè tout entière.

Femmes du Burkina Faso, la date du 8 mars nous donne une fois de plus l’occasion de faire une profonde introspection de notre condition de femme et de l’évolution de notre situation en vue de dégager les obstacles et faire des propositions d’amélioration.

Le thème retenu cette année : « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives » nous interpelle à plus d’un titre. Nous devrions d’abord changer de vision en nous positionnant comme étant de véritables gestionnaires d’entreprises agricoles et non de simples productrices. Nous devons avoir une autre vision où les femmes ne sont plus considérées comme de simples «productrices » mais de véritables « gestionnaires» d’entreprises agricoles dotées des dernières technologies, d’un savoir professionnel et d’une compréhension du marché. A ce titre l’entrepreneuriat agricole suppose un savoir-faire, une maitrise des technologies et l’accès et une certaine maitrise du marché.

Au Burkina Faso, les femmes constituent les principales productrices de denrées alimentaires destinées à la consommation des ménages et à la vente sur les marchés locaux. Elles sont à ce titre reconnues comme de grandes actrices du développement même si leur contribution à l’économie n’est pas quantifiée et est peu valorisée. Les femmes Burkinabé sont impliquées de diverses manières dans les activités agricoles en milieu rural. Cependant, elles ne disposent pas encore des mêmes chances que les hommes pour tirer profit des nombreuses opportunités offertes aux acteurs intervenant dans le domaine agricole. Parmi celles-ci, nous pouvons citer entre autres : l’accès aux ressources stratégiques que sont l’éducation, la formation, l’accès aux instances décisionnelles, à la terre, au crédit et aux débouchés d’écoulement.
Ces difficultés sont certes celles qui pèsent sur leur capacité entrepreneuriale agricole.

L’UNF est convaincue que malgré les efforts réalisés de part et d’autre pour promouvoir le genre, les résultats sont encore mitigés. La solution reste encore à rechercher dans les insuffisances des capacités des institutions aussi bien aux niveaux central que décentralisé qui n’ont pas encore systématisé l’intégration des sexo spécificités dans la budgétisation des projets et programmes de développement.

Pour nous, l’entrepreunariat féminin demeure un défi majeur qui s’impose à notre pays, pour réaliser sa croissance économique et sociale et atteindre de façon irréversible les objectifs du développement durable. Le renforcement de l’autonomisation économique de la femme est pris en compte par le chef de gouvernement à travers son Discours de Politique Générale qui prévoit des dispositions, nous citons: « en facilitant leur accès aux crédits et aux technologies et en veillant à ce qu’elles soient prioritaires dans l’attribution des terres nouvellement aménagées par l’Etat, 25 à 30% de ces terres seront attribuées aux femmes». Nous osons espérer que des mesures adéquates seront prises pour accompagner ce discours par des actions fortes afin que l’autonomisation économique des femmes à travers l’entreprenariat agricole devienne une réalité au Burkina Faso. Nous osons croire que ces belles intentions seront traduites en actes concrets et demeurons convaincues que l’entrepreunariat agricole est une condition préalable pour l’effectivité de l’autonomisation économique, sociale et politique de la femme.

Il importe donc d’investiguer sur les axes d’orientations stratégiques pour le renforcement des capacités des femmes dans l’entrepreneuriat agricole et la création d’entreprises dans les filières porteuses. Il s’agit aussi d’accorder la priorité à l’amélioration de l’accès des femmes à l’éducation, à l’information, à la science et aux technologies, ainsi qu’aux services de vulgarisation, pour améliorer la maîtrise et le contrôle des ressources économiques et naturelles par elles, ainsi que leur accès à ces ressources.
Pour ce faire, il est nécessaire de prendre des mesures juridiques relatives à ce type d’accès, de propriété et de contrôle, de mettre en place des programmes de crédit appropriés, d’appuyer les activités génératrices de revenus et de renforcer les organisations et réseaux féminins. Tout cela passe par le renforcement des capacités des femmes à tirer parti des débouchés commerciaux par des institutions et des politiques qui accordent explicitement la priorité aux groupes d’agricultrices dans les chaînes de valeur.
L’UPC remercie l’ensemble des acteurs engagés dans la promotion des droits humains et spécifiquement ceux des femmes. Elle témoigne sa gratitude à tous ceux qui œuvrent pour la promotion et le suivi de la politique de développement de l’entreprenariat féminin au Burkina Faso. Enfin, l’UPC invite les femmes à libérer leur conscience et travailler main dans la main pour le rayonnement de l’entreprenariat agricole féminin et la création d’entreprises dans les filières porteuses.

Bonne fête à toutes les femmes et filles du Burkina Faso !

La présidente de l’Union Nationale des Femmes,
Henriette ZOUMBARE/ZONGO

Burkina Demain

Le Mena valide le rapport sur l’état du système éducatif

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Le Rapport sur l’état du système éducatif national (RESEN), lancé en octobre 2014, a été soumis à validation, ce 7 mars 2016 à Ouagadougou.

« C’est un rapport qui fait le diagnostic du système éducatif sur l’ensemble de ses composantes, du préscolaire jusqu’à l’université et dans toutes ses dimensions économique, démographique, du point de vue de la qualité, des équités, des disparités, etc.», a indiqué le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, Martin Coulibaly.

A entendre le chef du département, il y a trois défis majeurs, en l’occurrence l’équité et l’égalité d’accès à l’école, la formation professionnelle et l’enseignement supérieur.

« Nous sommes à peu près à 450 étudiants pour 100 000 habitants là où les ratios dans la sous-région sont nettement plus élevés », a déclaré le Martin Coulibaly qui a dit que «Cela va nous aider à réorienter les politiques éducatives (et) à réexaminer également comment nous allouons nos ressources».

Ce présent rapport a été précédé d’un autre datant de 2008.

Joachim Batao
BURKINADEMAIN.COM

Laure Zongo/Hien : «L’entrepreneuriat féminin constitue un moteur de la croissance économique»

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La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien

Ceci est un message de la ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Burkina Faso, Laure Zongo/Hien, à l’occasion de la célébration, ce 8 mars 2016, de la Journée internationale de la femme.

La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien
La ministre de la Femme, de la Solidarité nationale et de la famille, Laure Zongo/Hien

«Je prends la parole à cette heureuse occasion, pour tout d’abord vous rendre un vibrant hommage. En cette journée spéciale, je salue votre courage, votre abnégation et votre sens du devoir citoyen, dans l’édification de la nation burkinabé. Ma reconnaissance va à l’endroit de nos aînées toutes couches sociales confondues, qui ont tracé le chemin de l’émancipation de la femme burkinabé. Je m’incline également devant la mémoire de toutes celles qui ne sont plus de ce monde. Puissent leurs âmes reposer en paix.
Je voudrais enfin saluer tous les hommes pour leur engagement à nos côtés, en dépit de certaines pesanteurs socioculturelles souvent défavorables.

Mesdames et messieurs,

Le thème de cette année 2016 pour la Journée internationale de la femme est « Planète 50-50 d’ici 2030 : Franchissons le pas pour l’égalité des sexes ». À travers une telle thématique, l’Organisation des Nations Unies entend mettre l’accent sur la mise en œuvre effective des Objectifs de Développement Durable (ODD), les moyens d’accélérer l’Agenda de 2030, sur la création d’un élan pour la mise en œuvre effective des nouveaux objectifs de développement durable, des nouveaux engagements dans le cadre de l’initiative, Franchissons le pas d’ONU Femmes et d’autres engagements existants sur l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes et les droits des femmes.

Au plan national, le gouvernement du Burkina Faso, à travers le Ministère de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille, célèbre cette journée dédiée à la femme, sous le thème : « Entrepreneuriat agricole des femmes : obstacles, défis et perspectives ». Le choix d’un tel thème repose sur un certain nombre de constats.

En effet, l’entrepreneuriat féminin constitue un moteur de la croissance économique et de la création d’emplois au Burkina Faso. Il contribue à environ 70% à la formation du PIB. En dépit de ses efforts et de sa contribution à l’économie nationale, la femme burkinabé reste confrontée à des problèmes d’accès aux ressources financières, à la terre, aux semences, aux technologies, etc. A cela s’ajoutent les pesanteurs socioculturelles, les difficultés d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle.

Cette journée donne donc l’opportunité aux forces vives de la nation burkinabè, d’une part, de faire le bilan de l’accès des femmes aux facteurs de production et, d’autre part, d’identifier des stratégies d’accroissement de la compétitivité des produits agricoles des femmes.

Mesdames et messieurs,

Dans son programme de société, son Excellence Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso accorde une place de choix à l’autonomisation économique de la femme et au secteur privé. Une volonté politique affichée permettra, entre autres, aux femmes de profiter davantage de la création des pôles de croissance pour monter leurs propres entreprises agroalimentaires.

Mesdames et messieurs,

Faire donc de l’entrepreneuriat féminin et plus spécifiquement de l’entrepreneuriat agricole des femmes une réalité est un impératif pour le développement humain durable au Burkina Faso. Je voudrais en votre nom à toutes, saluer cette décision courageuse de son Excellence le Président du Faso, qui dit tout sur ses ambitions pour l’épanouissement de la femme burkinabé.

J’invite de ce fait tous les burkinabè, de l’intérieur comme de l’extérieur, et les partenaires du Burkina à s’approprier le thème et mener le combat pour un développement harmonieux de notre société, gage de stabilité et de paix.
Vive la Femme actrice de paix et de développement,
Vive le Burkina Faso
BONNE FETE A TOUTES LES FEMMES DU BURKINA FASO.
JE VOUS REMERCIE »

Laure Zongo/Hien, Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille

Burkina Demain

Faso Music Awards : Le palmarès de l’édition 2016

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Le Grand gagnant des FAMA 2016, Télesphore Bationo, encadré par le promoteur des FAMA Youssef Ouédraogo et le parrain, l'ambassadeur du Maroc, Farhat Bouazza

La cérémonie de distinction, ce samedi 5 mars, des professionnels de la musique, Faso music awards (FAMA) a consacré Télesphore Bationo comme le grand vainqueur de l’édition 2016. Organisée par l’association « journaliste et communicateurs pour la culture » (J2C), la cérémonie a également permis de récompenser d’autres acteurs. En attendant d’y revenir en détails, nous vous proposons le palmarès complet de FAMA 2016.

Le Grand gagnant des FAMA 2016, Télesphore Bationo, encadré par le promoteur des FAMA Youssef Ouédraogo et le parrain, l'ambassadeur du Maroc, Farhat Bouazza
Le Grand gagnant des FAMA 2016, Télesphore Bationo, encadré par le promoteur des FAMA Youssef Ouédraogo et le parrain, l’ambassadeur du Maroc, Farhat Bouazza
  • Grand lauréat FAMA 2016 : Télesphore Bationo
  • FAMA de l’année: Bationo Telesphore
  • Meilleur artiste : David le Combattant
  • Meilleur manager: Kenzo Cash Liguidi
  • Meilleur Promoteur de spectacle: Innocent Belemtougri
  • Tube de l’année : Wassa Wassa de Imilo Lechanceux
  • Meilleur chanson pour le civisme et la citoyenneté : collectif le Faso d’abord
  • Prix de l’ambassade du Maroc: Fush Alpha
  • Meilleur arrangeur: Yves de Bimboula
  • Meilleur présentateur de spectacles: Alino Faso
  • Meilleur journaliste Télé : Emmanuel Ouedraogo
  • Meilleur journaliste Radio: Serges Ekra

 

Autres lauréats de FAMA 2016

 

  • Meilleur journaliste Presse écrite : Yannick Sankara
  • Meilleur producteur : Ibrahim Olukunga
  • Meilleur espace Live: Le Petit Bazard
  • Meilleur réalisateur: Graphic Architect
  • Meilleur chanson pour la valorisation des langues nationales: Anamina de Dicko Fils

 

  • FAMA d’honneur : Nonga Naaré ; Abou Dabs

 

Burkina Demain

Négociation internationale : Pari réussi pour le think tank SRI

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Photo de famille des participants de l'atelier de formation sur la négociation internationale

Le think tank Sésame Relations Internationales (SRI) a procédé ce samedi 5 mars 2016 au lancement officiel de ses activités. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée à Ouagadougou en présence de Mohamed Aberghaz, chargé d’affaire de l’ambassade du Maroc. Pour ce lancement, les participants ont bénéficié d’une formation sur les techniques de négociation internationale.

Des officiels à la formation, à gauche, le représentant de l'ambassade du Maroc, Mohamed Aberghaz
Des officiels à la formation, à gauche, le représentant de l’ambassade du Maroc, Mohamed Aberghaz

«Les opportunités d’investissements et d’affaires avec le royaume du Maroc », tel a été le thème choisi par le laboratoire d’idées Sésame Relations Internationales (SRI)  pour le lancement de ses activités de l’année 2016. Le choix de ce thème se justifie, selon Paul Oumarou Koalaga, président de think tank SRI, par le fait que « Nous avons voulu commencer par un acteur étatique comme le Maroc parce que pour nous le Maroc représente la locomotive de la coopération sud-sud en Afrique ».

Pour Monsieur Koalaga le Maroc offre beaucoup d’opportunités et de rentabilité en matière d’affaires que certains pays européens que nous convoitons ». Il poursuit en disant que le choix du Maroc, c’est de montrer qu’on peut réussir les affaires à travers les pays africains.

Le représentant de l’ambassade du royaume du Maroc, Mohamed Aberghaz, s’est dit honoré du choix porté sur son royaume par SRI pour le lancement de ses activités. Il n’a pas manqué d’encourager et féliciter les responsables de cette initiative pour qui cette vision contribue à rehausser l’image de l’Afrique. Il a souhaité qu’une telle activité soit pérennisée.

 

Une participante recevant son attestation des mains du président de Think Thank, Paul Oumarou Koalaga
Une participante recevant son attestation des mains du président du think tank Sésame Relations Internationales, Paul Oumarou Koalaga

Participants outillés en techniques de négociation

Le think tank SRI qui se veut un laboratoire d’idée et de recherche en relation internationale a au cours de cet atelier procédé à la formation des participants. Ainsi un module sur les techniques de négociation internationale a fait l’objet d’enseignement au profit des participants. Selon Oumarou Koalaga, cette formation a pour objectif « d’outiller les participants qui sont des responsables de PME (Petites et moyennes entreprises), d’associations et d’étudiants sur les techniques de négociation internationale afin de leur permettre d’avoir de façon professionnelle la maîtrise des principes de valeurs qui guident la négociation internationale ». La fin de la formation a été sanctionnée par la remise d’attestations.

Sésame Relations Internationales se propose également de mettre son expertise au service tant bien des décideurs étatiques sur les questions internationales mais aussi au service d’entreprises privées qui souhaitent bénéficier d’accompagnement dans sa stratégie de négociations dans divers domaines. Aujourd’hui, dira le président de SRI, la conquête du marché international exige des aptitudes pointues de qualités et « on ne peut plus aller sur le marché international comme si on allait se promener ». C’est pour quoi, a-t-il conclu, Sésame Relations Internationales  aide à aborder le marché international avec sérénité et confiance.

Joachim Batao

Burkina Demain

 

Réactions de quelques participants

Lambert NDo : «Nous avons renforcé nos capacités »

« Notre participation à cet atelier nous réjoui à plusieurs sens. D’abord les échanges entre des structures qui ne se connaissaient a permis de créer une famille d’affaire. Aussi c’était fructueux, en ce sens qu’il y avait certaines techniques de négociation qu’on pensait déjà acquises mais cette formation a permis de renforcer nos capacités pour mieux affronter les chantiers à venir en termes de négociation avec les partenaires internes comme externes.

Etienne Zongo : «J’ai beaucoup appris»

«Je sors satisfait de cette formation sur la négociation. J’ai appris beaucoup au cours de cette formation. J’avais une autre idée de la négociation et cet enseignement va m’aider dans les jours à venir à changer ma stratégie de négociation parce j’ai compris qu’il y a des intérêts à sacrifier pour la réussite d’une négociation »

 Helène Palé : «Je sais maintenant que négocier, ce n’est pas forcément gagner »

« C’est vraiment une formation très enrichissante. J’ai su ce que c’est réellement que la négociation et j’ai compris qu’il s’agit d’un processus à plusieurs valeurs et étapes. J’ai été également marquée par la communication du formateur qui a su nous enseigner les stratégies de négociation. Auparavant je pensais que négocier c’était forcément gagner quelque chose. Mais j’ai compris aujourd’hui que négocier ne se limite pas à cela».

Propos recueillis par JB

Burkina Demain