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Burkina: le ministre d’Etat Simon Compaoré apprend que les Kolg-wéogo sont utiles

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En marge d’une rencontre avec les opérateurs de téléphonie, le mardi 16 février 2016 à Ouagadougou, le ministre d’Etat, en charge de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, a réaffirmé la position du gouvernement sur les groupes d’autodéfense, Kogl-wéogo.
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«Les Kogl-wéogo sont utiles, à condition qu’on les mette sur les rails, qu’ils exercent dans un cadre légal et qu’ils n’outrepassent pas leur compétence », a t-il laissé entendre.

A l’en croire, l’association n’est pas reconnue officiellement, car elle ne dispose pas de récépissé. De ses explications, toute association qui veut travailler librement et de façon convenable doit chercher à se faire connaître et à avoir un récépissé.

« Cela permet de légaliser son existence et de travailler dans le cadre de la loi et de la règlementation », a-t-il ajouté.

Le ministre Simon Compaoré a fait comprendre que le contexte sécuritaire actuel commande la collaboration de tous. Il a argumenté qu’il faut éviter d’avoir des positions qui peuvent ne pas être comprises. Il en veut pour preuve que les Kolg-wéogo ont participé à l’arrestation de certains auteurs de l’attaque de Yimdi.

« Il convient donc de leur indiquer la voie qui sied, la voie de l’Etat de droit s’ils veulent continuer à travailler », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que les membres des Kogl-wéogo ne doivent pas s’ériger en officiers de police judiciaire, ni en magistrats.

Mathias Lompo

Manuel Valls au Burkina : Ce sera le 20 février

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La visite du Premier ministre français, Manuel Valls, sera en visite officielle au Burkina Faso le 20 février 2016. Cette visite de Valls a fait l’objet d’une communication orale au conseil des ministres de ce mercredi 17 février.
«Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération et des burkinabé de l’extérieur a fait au Conseil une communication relative à la visite officielle du Premier ministre de la République française, Monsieur Manuel VALLS, prévue le 20 février 2016, à Ouagadougou ». C’est en ces termes qu’a été abordée en conseil des ministres la visite officielle du Premier ministre français, Manuel Valls, au Burkina Faso.
«Lors de son séjour, le Premier ministre français s’entretiendra avec le Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et procèdera à la signature d’une convention entre l’Agence française de développement (AFD) et notre pays », précise le compte rendu du conseil des ministres.
Sans doute qu’il sera aussi question des attaques terroristes du 15 janvier 2016. On se rappelle encore au lendemain de ces attaques, la venue de Valls avait été annoncée avant d’être renvoyée à une date sine die.
Et cette visite sera certainement une occasion pour le PM Valls de toucher du doigt les réalités sécuritaires du Burkina Faso et surtout d’exprimer la compassion et la solidarité françaises du peuple de l’Hexagone au peuple burkinabè pour ces durs moments.

Martin Philippe
BURKINADEMAIN.COM

Opposition burkinabè : Zéphirin Diabré de nouveau Chef de file

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Zéphirin Diabré, Chef de file de l'opposition politique

Zéphirin Diabré, président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC), a été désigné Chef de file de l’opposition politique burkinabè. On ne l’a appris que ce mardi alors que la résolution parlementaire le nommant date du 27 janvier 2016.

Zéphirin Diabré, Chef de file de l'opposition politique
Zéphirin Diabré, Chef de file de l’opposition politique

Le président de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) Zéphirin Diabré a été désigné Chef de file de l’opposition politique ( CFOP) au Burkina Faso.

La résolution le désignant est signée du président de l’Assemblée nationale Salifou Diallo. «Les avantages du Chef de file de l’opposition sont fixés par le bureau de l’Assemblée nationale», rappelle la résolution. Au terme de la loi 009 du 14 avril 2009, le Chef de file de l’opposition dispose entre autres d’un siège.

Le Chef de file de l’opposition, faut-il le rappeler, est le premier responsable du parti de l’opposition qui a obtenu le plus grand nombre de députés aux élections législatives. Et on le sait, l’Union pour le progrès et le changement (UPC) dont Zéphirin est le président, a obtenu une trentaine de sièges de députés aux législatives du 29 novembre 2015.

Zéphirin retrouve ainsi le poste après l’avoir déjà exercé en 2012 jusqu’à l’avènement de l’insurrection populaire de fin octobre 2014.

Mathias Lompo

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Pour une histoire de carton rouge, un footballeur argentin assassine l’arbitre

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Ce carton rouge a été fatal Diégo Abal

L’on a rarement vu ce qui s’est passé sur un terrain de football en Argentine. Tenez ! Pour avoir reçu un carton qu’il n’a pas du tout gobé, un joueur de football tue l’arbitre qui venait de l’exclure et tire sur un autre joueur, le blessant grièvement.

Ce carton rouge a été fatal Diégo Abal
Quand le carton rouge devient fatal en football

C’est à Cordoba que l’événement insolite et tragique s’est produit lors d’un tournoi de football de quartier à Cordoba : un arbitre de football froidement abattu par balles par un joueur qu’il venait d’expulser par un carton rouge. Le jeune homme a perdu la tête suite à son expulsion et s’est dirigé vers son sac à dos pour se saisir d’un pistolet pour abattre de trois balles (tête, cou et poitrine) l’arbitre. Se meurtrier aurait ensuite tiré sur un autre joueur, atteint grièvement mais dont les jours ne seraient en danger. Après son forfait, le coupable a pris la fuite. Il est activement recherché par la police Argentine Pour qu’il vienne répondre de ses actes. Où est passé le flair play ?

Source : Yahoo.fr

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Egypte : Boutros Boutros-Ghali n’est plus

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Boutros Boutros Ghali que l'on pleure a été secrétaire général de l'ONU de 1992 à 1996

L’ancien secrétaire général des Nations-Unies, Boutros Boutros-Ghali , est décédé ce mardi à l’âge de 93 ans. Une minute de silence a été observée en sa mémoire au siège des Nations-Unies dont il a été secrétaire général de 1992 à 1996.

Boutros Boutros Ghali que l'on pleure a été secrétaire général de l'ONU de 1992 à 1996
Boutros Boutros Ghali que l’on pleure aujourd’hui a été secrétaire général de l’ONU de 1992 à 1996

Le sixième secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, l’égyptien Boutros Boutros-Ghali n’est plus. Il est décédé ce mardi à l’âge de 93 ans, lui qui était né au Caire le 14 novembre 1922. Boutros Boutros Ghali démarra son mandat de 6e SG de l’ONU le 1er janvier 1992 et l’exercera pendant cinq ans. De mai 1991 à sa nomination par l’Assemblée générale, le 3 décembre de la même année, M. Boutros-Ghali avait été vice-Premier ministre égyptien chargé des affaires étrangères, après avoir exercé, à partir d’octobre 1977, les fonctions de ministre d’État aux affaires étrangères.

Diplomate, juriste, universitaire et auteur de nombreux ouvrages, M. Boutros-Ghali a une longue expérience des affaires internationales.

 

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Burkina: le PJRN dénonce l’absence de l’opposition dans les parlements africains

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Le groupe parlementaire Paix, justice et réconciliation nationale (PJRN) a animé une conférence de presse, le lundi 15 février 2016 à Ouagadougou. Objectif, faire le bilan de la session inaugurale de la septième législature.
PJ

Selon la présidente du groupe parlementaire PJRN, Rose Marie Sawadogo/Ouédraogo, la répartition actuelle des postes biaise le rôle de contrôle de l’action gouvernementale par l’opposition parlementaire.
Et le député François Bacye a relevé l’absence de représentants de l’opposition politique au sein des parlements régionaux de la CEDEAO, de la CIP-UEMOA et de l’Assemblée parlementaire paritaire (APP). Il estime que l’opposition devait avoir 19, 4% des sièges à occuper dans les parlements africains contre 24, 58% pour la majorité.

En réaction, elle a indiqué que le PJRN va se positionner comme une force de proposition d’alternatives qui met l’accent sur la consolidation de la paix sociale. De ses explications, « Ce qui nous importe, c’est le devenir du Burkina Faso, c’est que l’ensemble des filles et fils marchent main dans la main sans tenir compte des divergences politiques, parce que la politique passe, le Burkina Faso reste.

Se prononçant sur la déclaration de politique générale du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, le groupe parlementaire fait comprendre qu’il s’est abstenu de donner son quitus au chef du gouvernement. Car, il compte le juger à l’œuvre.

Par ailleurs, les conférenciers sont revenus sur la genèse du PJRN, constitué de 3 députés de l’Alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), 3 de l’UPC, 2 de la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) et 2 du Congrès pour le progrès et la démocratie (CDP). A entendre, Rose Marie Sawadogo/Ouédraogo, un consensus avait été dégagé entre les responsables des formations politiques pour la dénomination du groupe « RDA-NAFA ». Mais, cette appellation a été refusé par le président de l’Assemblée nationale, Salif Diallo, au motif que le groupe parlementaire ne se résume pas seulement aux élus de l’ADF/RDA et de la NAFA, a-t-elle ajouté. Est-ce vraiment son droit si l’UPC n’avait pas trouvé d’inconvénients?

Mathias Lompo

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Municipales du 22 mai : le Mouvement de libération nationale de Françoise Toé dans la course

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La présidente du MLN, Françoise Toé, lors de sa conférence de presse

La présidente du Mouvement de libération nationale, Françoise Toé, a annoncé ce samedi 13 février 2016 que son parti prendra part au scrutin législatif du 22 mai prochain. Elle s’est prononcée sur sa participation à l’élection présidentielle de novembre dernier et a présenté ses vœux de nouvel an à ses militants.

La présidente du MLN, Françoise Toé, lors de sa conférence de presse
La présidente du MLN, Françoise Toé, lors de sa conférence de presse

Françoise Toé a expliqué que 2015 a été une année très difficile, vu les différentes péripéties qui ont émaillé la transition devant aboutir aux élections. Mais, se réjouit-elle, « nous avons eu une campagne réussie, des élections apaisées et non contestées».

Pour ce qui est des élections municipales du 22 mai 2016, le Mouvement de libération nationale sera bel et bien de la partie. Pour Françoise Toé, les Burkinabè sont conscients de l’enjeu que représentent ces municipales. Et d’exhorter ses militants à s’investir considérablement dans la lutte, car « il y va de la vie de leur commune ». Et d’exhorter les électeurs à faire confiance au Mouvement et à sortir exprimer leur droit le jour des votes pour éviter que les gens ne décident à leur place. Notre objectif, c’est d’être représenté dans le maximum de communes, a-t-elle indiqué.

 

Des militants de Françoise Toé
Des militants de Françoise Toé

Ils nous disaient qu’ils ne voulaient plus des gens de l’ancien régime

Face à la presse, il n’a pas été aisé pour Françoise Toé de justifier son mauvais résultat à la présidentielle du 29 novembre 2015. Du reste, elle a pu dire à ce sujet, que « lors de nos tournées les gens nous ont dit qu’ils ne voulaient pas des gens de l’ancien régime et que nous étions leur candidat, mais cela n’as pas été suivi dans les faits ». Aussi pense- t-elle que les moyens utilisés par certains partis politiques ont fait peser la balance d’un côté. Elle a terminé sur ce point en affirmant que c’était du passé et qu’en tant que démocrates, ils avaient reconnu les résultats et félicité les vainqueurs et que c’était à eux de se remettre au travail pour les prochaines échéances.

Vœux de sécurité renforcée pour le Burkina Faso

Cette présentation de vœux s’inscrit dans un cadre de retrouvailles. «Nous avions besoin de nous retrouver et de nous encourager mutuellement afin de pouvoir faire face aux nouveaux défis », a-t-elle indiqué. Françoise Toé a présenté ses meilleurs vœux à ses militants et souhaité également des vœux de sécurité renforcée au Burkina Faso. Par la suite, le responsable de la délégation du parti Salifou Lompo a pris la parole pour traduire la reconnaissance des camarades du Mouvement de libération nationale en leur présidente. Pour lui, cette présentation de vœux marque le lien fort entre une dame et des camarades guidés par une même vision.

Joachim Batao

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Aboubakari Baba Moussa : «Il n’y a pas de liberté sans lumière et de sécurité, sans développement»

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Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l'énergie de la Commission de l'Union africaine

Aboubakari Baba Moussa a toujours été à la pointe des actions du département infrastructures et énergie de la commission de l’Union africaine (UA) dont il est le directeur. A Addis Abeba, lors du 26e sommet de l’UA, nous l’avons retrouvé, comme à Abidjan en novembre 2015, aux côtés de la commissaire à l’énergie Dr Elham Ibrahim, explicitant les options et programmes infrastructurels de l’organisation continentale.

Dans cet entretien, il aborde essentiellement les rapports entre les droits de l’Homme de façon générale et ceux spécifiques aux infrastructures et la très cruciale question du financement des infrastructures dont l’énergie sur le continent. Interview exclusive.

Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l'énergie de la Commission de l'Union africaine
Aboubakari Baba Moussa, directeur des infrastructures et de l’énergie de la Commission de l’Union africaine

BURKINADEMAIN.COM : Quel est l’objet de la rencontre que vous venez d’avoir avec les acteurs des médias ?

Aboubakari Baba Moussa : C’était pour informer le public à travers les journalistes présents au sommet sur les activités de la Commission de l’Union africaine mais particulièrement sur les réalisations concrètes dans le secteur des infrastructures, notamment dans des domaines clés des transports, de l’énergie, des technologies de l’information et de la communication. Cela pour vous permettre de voir, contrairement à l’impression que l’on peut avoir, que l’UA ne traite pas seulement que des questions de paix et de sécurité. Elle traite également des questions de développement en général et en particulier des infrastructures qui sont aussi importantes que la paix et la sécurité. S’il est vrai qu’il n’y a pas de développement sans paix et sécurité, il faut se rendre compte aujourd’hui aussi qu’il n’y a pas de paix et sécurité sans développement.

BURKINADEMAIN.COM : Justement, en quoi l’accès à l’énergie et autres infrastructures peut contribuer à la promotion des droits de l’Homme et en particulier des femmes qui est au cœur de ce 26e sommet de l’UA ?

Aboubakari Baba Moussa : Vous avez bien dit les droits, vous n’avez pas dit le droit. Quand on parle des droits de l’Homme déclarés par les Nations Unies, c’est par exemple le droit d’accès à l’eau, le droit à l’accès aux services des transports, le droit d’accès à l’énergie, le droit d’expression. Ce sont des droits fondamentaux auxquels chaque individu sur la terre et en particulier en Afrique doit pouvoir accéder. Ces droits sont souvent liés, l’accès aux uns conditionnant l’accès des autres. Vous ne pouvez pas avoir un droit de liberté si vous n’avez même pas la lumière, vous ne pouvez pas être libre si vous n’avez pas accès à des infrastructures et si vous n’avez pas satisfait vos besoins alimentaires. Pour toutes ces raisons, il ne faut pas, quand on parle de droits humains, occulter les autres droits fondamentaux dont notre département fait la promotion, c’est-à-dire les droits à l’énergie, à l’eau, au transport, etc.

BURKINADEMAIN.COM : Lors de votre conférence de presse, il a été question aussi de facilité pour promouvoir l’énergie géothermique sur le continent. En quoi consiste-t-elle précisément ?

Aboubakari Baba Moussa : Nous avons mis en place un fonds que nous appelons facilité de gestion des risques en matière d’énergie géothermique. Parce que quand vous prenez une source énergétique comme la géothermie, son exploitation comporte des risques. C’est comme chercher le pétrole. Il faut s’assurer que vous avez ces ressources et fondamentalement ce sont des prospections géographiques et géologiques qu’il faut faire partout. Or, quand on entreprend ces genres d’opérations les risques de ne rien trouver sont élevés. Donc, on fait en sorte que les pays soient encouragés à le faire, en mettant en place un fonds que nous appelons la facilité qui couvre ces risques. Nous avons décidé de couvrir ces risques à hauteur de 80%. Actuellement, les pays de la région de l’est du continent disposent de grandes potentialités. Ces pays ont un potentiel de près de 15.000 mégawatts de potentiel, cela est énorme. Il s’agit de cinq pays de la région dont le Kenya, l’Ethiopie, l’Uganda, le Djibouti. Il faut ajouter à ces Etats, les Comores, la République démocratique du Congo (RDC), la Tanzanie. Nous avons ouvert le fonds et nous sommes maintenant à onze pays africains intéressés dont le Burundi, le Rwanda. Aujourd’hui, tout pays intéressé, peut prétendre à cette facilité.

 

Quel est le montant de la facilité et quels enseignements tirez-vous déjà de sa mise en œuvre ?

Aboubakari Baba Moussa : C’est un projet pilote et mais instructif qui nous a permis de voir comment les Etats peuvent mettre ensemble leurs ressources avec les partenaires et procéder à des appels d’offres avec les mêmes documents et les mêmes procédures. Que ce soit pour le financement, le suivi et ou pour le décaissement, nous sommes arrivés à des règlementations qui nous donnent aujourd’hui beaucoup de satisfaction. Quant au montant de la facilité, il s’élève à 150 millions de dollars. Nous sommes aujourd’hui à une trentaine de millions de déjà engagés pour les Etats. Je rappelle que le fonds a été mis en place il y a seulement trois ans.

 

BURKINADEMAIN.COM : Il y a aussi Le fonds fifty…

Aboubakari Baba Moussa : Oui. C’est un fonds mis en place par la Banque Africaine de Développement. Comme on l’a dit, dans la gestion de la question des infrastructures, il y a des étapes fondamentales à observer pour être efficace dans la réalisation des projets. Il faut d’abord préparer le projet, le concevoir, ce qui passe par différentes études qui nous permettent de mieux cerner le projet dans ses composantes. Ensuite il faut jauger sa viabilité économique et environnementale. Enfin, il faut passer au montage des investissements. Vous avez trois grandes étapes complexes. Ce qui fait que les pays pris individuellement éprouvent des difficultés techniques ou financières à les mener à bien. C’est pourquoi, nous avons, au niveau de la commission de l’Union africaine, avec des partenaires comme la BAD, le NEPAD et d’autres institutions, nous avons scindé les responsabilités. Nous, nous nous occupons de la préparation des projets d’infrastructures et les institutions comme la BAD, se préoccupent des investissements, du financement. Et c’est dans ce cadre que la BAD a mis en place le fonds fifty pour mobiliser les ressources propres africaines pour financer le développement des infrastructures sur le continent. Le mot ‘’fifty’’ vient du fait que c’était pendant la célébration du cinquantenaire de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA) et pour marquer cet évènement, on a créé ce fonds fifty.

 

BURKINADEMAIN.COM : Où en êtes-vous aujourd’hui avec ce fonds fifty?

Aboubakari Baba Moussa : Aujourd’hui, toutes les structures du fonds sont en place. Des pays ont déjà fait leur contribution et le montant du fonds s’élève déjà à des millions de dollars. Le fonds à ce jour est accessible mais sur une approche privée.

 

Entretien réalisé à Addis Abeba par Bazomboué Grégoire Bazié

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Présidentielle centrafricaine : Aucun résultat n’a encore filtré du second tour

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Le comptage des bulletins de vote se poursuivra encore plusieurs jours

Les Centrafricains attendent toujours de connaître les premiers résultats du second tour de la présidentielle dont l’issue s’annonce serrée entre Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.

Le comptage des bulletins de vote se poursuivra encore plusieurs jours
Le comptage des bulletins de vote se poursuivra encore plusieurs jours

Après avoir voté dans le calme, dimanche 14 février, les Centrafricains sont toujours dans l’attente des premières tendances du second de la présidentielle qui a opposé les deux anciens Premiers ministres du pays que sont Anicet Georges Dologuélé et Faustin Archange Touadéra.

Le dépouillement a commencé dès la tombée de la nuit, à la lueur de lampes torches, dans des salles de classe décrépies où les agents électoraux inscrivaient au tableau les décomptes à la craie. Jusqu’au moment où nous tracions ces lignes, rien n’avait encore filtré comme résultat partiel du scrutin dont les résultats ne sont pas attendus avant plusieurs jours, compte de l’état d’enclavement du pays.

Deux millions d’électeurs étaient appelés à participer à ce scrutin, couplé au premier tour des législatives, organisé une nouvelle fois après son annulation en janvier en raison de trop nombreuses irrégularités.

Le retour de la sécurité et la relance de l’économie seront les priorités du vainqueur pour relever le pays, l’un des plus pauvres du monde, ravagé par des années de troubles.

 

Martin Philippe

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Source : AFP     

 

France : Laurent Fabius renonce au cumul des présidences

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Laurent Fabius a opté pour la présidence du Conseil constitutionnel

Face à la polémique suscitée par ses velléités de cumuler ses fonctions de futur président du Conseil constitutionnel avec celles de président de la vingt unième Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat ; Laurent Fabius a finalement fait son choix : la présidence de la haute juridiction. Il l’a signifié ce lundi au président François Hollande.

Laurent Fabius a opté pour la présidence du Conseil constitutionnel
Laurent Fabius a opté pour la présidence du Conseil constitutionnel

«Vous m’avez fait l’honneur de me pressentir pour présider le Conseil constitutionnel et je vous en remercie vivement. A mon sens, il n’existe pas d’incompatibilité avec la présidence de la dernière phase de la COP21. Pour autant, compte tenu du début de polémique interne sur ce sujet, je juge préférable de vous remettre mon mandat de président de la COP. »

C’est en ces termes que Laurent Fabius a signifié dans une lettre à François Hollande sa préférence pour la présidence du Conseil constitutionnel. Il renonce ainsi à la présidence de président de la vingt unième Conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat.

Comme cela ressort dans sa missive, l’ancien ministre français des affaires étrangères, entendait initialement conserver sa présidence de la COP21 jusqu’à la COP 22 en novembre à Marrakech, au Maroc.

Rôle des membres du gouvernement dans ce revirement de Fabius

L’action de certains membres du nouveau gouvernement Valls semble avoir été décisive dans le renoncement de Laurent Fabius au cumul des présidences.

Ségolène Royal, ministre de l’environnement et chargée des relations internationales sur le climat, avait par exemple appelé vendredi à « clarifier les règles du jeu » concernant le cumul auquel Laurent Fabius aspirait.

Et un autre membre du gouvernement, en l’occurrence le secrétaire d’Etat à la recherche Thierry Mandon, de juger lundi « inimaginable » que M. Fabius puisse présider simultanément la COP21 et le Conseil constitutionnel. La suite…on la connait.

 

Mathias Lompo

BURKINADEMAIN.COM