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«Électrifier l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un avenir plus lumineux»

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La présente tribune du président Macky Sall et du vice-président Ousmane Diagana a été publiée à la veille de la COP28

En Afrique de l’Ouest et du Centre, 220 millions de personnes n’ont pas encore accès à l’électricité. Ce qui laisse présager d’énormes efforts à fournir par la région pour être au rendez-vous de l’objectif de l’accès universel à l’électricité dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD) des Nations unies. En effet, pour atteindre l’accès universel à l’électricité, le rythme d’électrification en Afrique de l’Ouest et du Centre doit tripler d’ici à 2030. D’où cette tribune publiée le 19 novembre de Macky Sall, président de la République du Sénégal et Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Lisez plutôt leur Tribune.

La présente tribune du président Macky Sall et du vice-président Ousmane Diagana a été publiée à la veille de la COP28

«Électrifier l’Afrique de l’Ouest et du Centre pour un avenir plus lumineux

Si le niveau d’électrification du Sénégal est l’un des plus élevés d’Afrique de l’Ouest avec un taux d’accès de 80 %, de nombreux pays du continent font face à une véritable crise énergétique.

En effet, 220 millions de personnes – soit près de la moitié de la population de la région – n’ont pas accès à l’électricité, limitant ainsi leur capacité d’entreprendre ou d’accéder à des services d’éducation et de santé adéquats. Pour atteindre l’accès universel à l’électricité, le rythme d’électrification en Afrique de l’Ouest et du Centre doit tripler d’ici à 2030.

L’accès à une énergie abordable, fiable et durable constitue une condition essentielle pour améliorer la qualité de vie de chacun et aussi une nécessité pour transformer le continent.

La bonne nouvelle, c’est la révolution amorcée dans le domaine de l’accès à l’énergie hors réseau dans nos pays. Lors de l’Appel à l’action de Dakar du 7 juillet 2022 à l’occasion de l’IDA 20, les dirigeants africains ont exprimé un engagement fort en faveur de l’accès universel à l’énergie et ont rappelé l’importance d’une transition juste et équitable pour le continent.  Dans ce contexte, les pays africains comptent utiliser notamment leurs ressources en gaz naturel comme énergie de transition pour atteindre les objectifs d’accès universel à l’électricité à moindre coût tout en facilitant la création d’emplois.

Avec un pétrole à prix élevé, l’Afrique reste dépendante des énergies fossiles surtout que les subventions aux carburants ont fortement augmenté, pesant lourdement sur le budget des Etats. La mauvaise qualité de la fourniture d’énergie figure en tête des préoccupations en matière d’évaluation du climat d’investissement et entrave la numérisation des économies. Le doublement des financements annuels de la Banque mondiale dans le secteur de l’énergie au cours des trois dernières années a permis des améliorations significatives dans les états fragiles.

Par exemple, en République centrafricaine (RCA), un nouveau parc solaire de 25 Mégawatts avec batterie de stockage alimentera en électricité 250 000 personnes, doublant sa capacité de génération électrique. Ce parc solaire remplacera plus de 90 % de l’énergie actuellement générée par diesel, représentant une économie annuelle de 4 millions de dollars en coûts de combustibles pour le gouvernement. La mise en service d’une centrale solaire de cette envergure en RCA, ainsi que de cinq mini-réseaux et de l’électrification de plus de 600 écoles et hôpitaux ainsi que de 50 % des foyers d’ici 2030, est source d’espoir pour d’autres pays.

Un autre exemple d’investissement à grande échelle dans le solaire, à savoir le projet régional d’intervention urgente dans le secteur de l’énergie solaire, propose un modèle d’appel d’offres concurrentielles pour augmenter l’accès à l’électricité pour des millions de consommateurs au Tchad, Liberia, Sierra Leone et au Togo, en stimulant la capacité énergétique renouvelable connectée au réseau, ainsi que la transmission et les interconnexions régionales.

Atteindre un accès universel à l’électricité en Afrique subsaharienne nécessitera plus de 200 milliards de dollars de financements avec un rôle essentiel de l’investissement privé. Pour y parvenir il est impératif de renforcer les cadres réglementaires et de développer des compagnies d’électricité financièrement solides.

Au Nigéria, la plateforme DARES (Distributed Access through Renewable Energy Scale-Up Nigeria) vise à étendre l’accès en développant les énergies renouvelables, tout en levant plus d’un milliard de dollars de financement privé pour donner accès à l’électricité à plus de 15 millions de personnes.

Le Sénégal quant à lui a signé en juin 2023 avec ses partenaires, notamment l’Allemagne, le Canada, la France, le Royaume Uni et l’UE un Just Energy Transition Partnership (JETP), au titre duquel le pays s’est engagé à porter de 31 à 40% la part des énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030 avec l’accompagnement des partenaires (mobilisation de 2,5 milliards d’euros en financements nouveaux et additionnels sur une période initiale de 3 à 5 ans).

Parmi ces projets, celui relatif à l’extension de l’accès à l’énergie permet au pays d’améliorer la résilience des infrastructures publiques essentielles, telles que les écoles et les centres de santé, ainsi que de développer les petites et moyennes entreprises en les connectant au réseau, ou à des centrales solaires off-grid.

Par ailleurs, le pays progresse dans la mobilisation des financements des secteurs public et privé pour soutenir ses objectifs d’expansion d’accès à l’énergie. Des investissements supplémentaires se concentrent à présent sur la réduction des écarts et le raccordement de tous au réseau.

Faciliter le commerce de l’énergie au niveau régional pour faire baisser les coûts et offrir un accès plus large et plus fiable constitue une priorité. A cet égard il faut saluer le lancement réussi de l’interconnexion des réseaux électriques de 14 de ses 15 pays membres de la CEDEAO, une initiative comportant de nombreux avantages dans le cadre du système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (EEEOA). La Guinée-Bissau devrait rejoindre prochainement cette interconnexion pour en tirer les avantages en termes d’accès à une énergie régulière et fiable.

L’accès universel à une énergie abordable est essentiel pour améliorer les conditions de vie des populations africaines et faciliter davantage le fonctionnement des services sociaux. Il est indispensable pour la transformation structurelle des économies, stimulant ainsi la compétitivité et la création d’emplois. L’utilisation appropriée de l’expertise et des ressources de la Banque mondiale dans le cadre d’une coopération élargie aux institutions bilatérales et multilatérales en collaboration étroite avec les pays de la sous-région constitue un gage pour l’électrification accélérée de notre continent – un message important à la veille de la COP28».

Macky Sall, président de la République du Sénégal et Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre 

Situation sécuritaire : Le PM Kyelem de Tambela rassure à l’ALT

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Le Premier ministre Kyelem de Tambela a livré ce vendredi 1er décembre 2023 devant les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) son deuxième Discours sur la situation de la Nation

Le Premier ministre Kyelem de Tambela a livré ce vendredi 1er décembre 2023 devant les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) son deuxième Discours sur la situation de la Nation (DSN). Et l’écouter, entre le 30 mai dernier, date de son premier Discours sur la Situation de la Nation (DSN), et ce 1er décembre 2023, date de ce deuxième DSN, beaucoup d’eau a coulé sous le pont Burkina Faso. Que ce soit dans le domaine sécurité, ou les domaines économique, énergétique, sanitaire, commercial, social et international.

Le Premier ministre Kyelem de Tambela a livré ce vendredi 1er décembre 2023 devant les députés de l’Assemblée législative de Transition (ALT) son deuxième Discours sur la situation de la Nation

«Il y a de cela un peu plus d’un an, j’étais là devant vous, pour vous présenter mon Discours de politique générale et d’engagement patriotique. Il y a six mois de cela, j’étais encore ici-même, devant vous, pour vous présenter mon Discours sur la situation de la nation. Depuis ce temps, des combats acharnés ont été menés contre les forces du mal. Beaucoup de citoyens sont encore tombés, victimes des hordes barbares. Mais chaque fois, nous avons pu apporter une réplique adéquate, malgré les perfidies de l’ennemi et la surprise des attaques. De nouveaux moyens de combat ont été acquis et de nouveaux dispositifs ont été mis en place. Ce qui nous permet d’envisager l’avenir sécuritaire avec de plus en plus d’assurance», a indiqué d’emblée le Premier ministre Kyelèm de Tambela dans ce Discours sur la situation de la Nation du 1er décembre 2023 que vous pouvez consultez ICI, en attendant que nous y revenions  en détails dans ses différents volets.

La Rédaction

Burkina Demain

Attaque de Djibo : Les ‘’Gbê diplomatiques du gouvernement burkinabè à l’ONU

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Ce sont les ministres Traoré et Bayala ont exprimé la protestation du gouvernement à l'ONU

Les propos du porte- parole du Bureau des droits de l’homme de l’Organisation de Nations Unies (ONU), Seif Magango, suite à l’attaque de Djibo, appelant ce mercredi 29 novembre à nouveau toutes les parties à respecter leurs obligations du droit international humanitaire ; ne passent du gouvernement Burkinabè qui y voit une apologie du terrorisme, une violation du statut d »’Etat parti » du Burkina.

Ce sont les ministres Traoré et Bayala ont exprimé la protestation du gouvernement à l’ONU

C’est le ministre de la Justice, garde des sceaux Edasso Rodrigue Bayala et son collègue ministre délégué à la Coopération régionale Karamoko Jean Marie Traoré qui se sont chargés d’exprimer ce jeudi la colère, la protestation diplomatique de l’exécutif burkinabè à la représentante du Haut-commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme, accréditée auprès du Burkina Faso, Zeinab Hamza Diaby, convoquée pour l’occasion.

«Au moment où l’attaque de Djibo a été riposté vaillamment et pendant que le gouvernement n’a pas encore communiqué officiellement sur ces événements que nous ayons un communiqué de quelqu’un qui se trouve loin du pays et qui fait un bilan » déplore Monsieur le ministre Edasso Rodrigue Bayala le garde des sceaux Bayala.

«Ce communiqué publié le 29 novembre et axé sur les attaques récentes à Djibo fait une assimilation entre les terroristes qui endeuillent le pays avec un sujet de droit international qu’est le Burkina Faso» regrette pour sa part le ministre Traoré.

«Le gouvernement estime que en tant que «Etat parti » il n’était pas indiqué d’assimiler le Burkina Faso au même titre que les terroristes. D’où cette convocation de la représentante pays de cet organe de l’ONU pour exprimer tout notre regret par rapport à ce communiqué et invité le bureau des Nations Unies à plus d’égard et à accorder le moins d’espace possible aux terroristes. Le gouvernement rejette avec véhémence toute assimilation susceptible d’accorder un quelconque espace aux ennemis de la paix et de la liberté », a protesté le ministre Monsieur le ministre délégué en charge de la Coopération régionale.

La Rédaction

Burkina Demain

COP 28 : L’IFDD outille les négociateurs francophones

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Alors que la 28ème Conférence des Partis (COP 28) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 28) s’ouvre officiellement ce jeudi 30 novembre à Dubaï ; l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) a organisé ce 29 novembre sur place dans la capitale des Emirats arabes unis un atelier pour outiller les négociateurs des pays francophones sur les enjeux de cette 28ème COP.

La question des enjeux de l’Adaptation préoccupe l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) et à cette occasion, un atelier préparatoire à l’intention des négociateurs francophones, a été organisé, en prélude de la COP28, le 29 novembre à Dubaï.

L’objectif de l’atelier préparatoire est de permettre aux négociateurs et aux autres parties prenantes francophones à la 28ème session de la Conférence des Parties (COP 28) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) d’avoir accès à une synthèse actualisée des enjeux de la COP 28.

Durant cet atelier d’une journée, les débats ont porté sur les principaux enjeux des négociations et les points majeurs concernant la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Cette rencontre a permis également aux négociateurs et délégués, y compris les représentants des ONG, du secteur privé, des collectivités territoriales et des groupes régionaux d’échanger et débattre afin de faire entendre leurs points de vue et de partager leurs préoccupations.

Les participants qui sont les négociateurs francophones, au regard de différentes thématiques développés au cours dudit atelier, ont pu avoir des éléments indispensables afin de mener et à bien et cerner les problématiques dans les négociations lors de différentes rencontres internationales (COP).

Les participants ont été édifiés sur l’Agenda et enjeux importants de la CdP28 présentés par M. Tosi Mpanu Mpanu et M. Paul Watkinson, sur l’adaptation, animée par Mme Madeleine Diouf, sur les pertes et les préjudices, par M. Alpha Kaloga. Aussi, sur le Mécanismes de coopération, par M. Mbaye Diagne. La question du Finance climat a été développée par M. Kamel Djemouai. Sans oublier la thématique sur les énergies renouvelables que M. Stéphane Pouffary a présenté.

Les participants ont spécifiquement ont pu appréhender sur la problématique de dix notions essentielles de la finance climat pour les négociateurs, entre autres, la fourniture du financement climatique (art 9.1) ; la mobilisation du financement climatique (art 9.2) ; contributions volontaires (art 9.3) ; finance publique, investissements (Secteur privé, philanthropes…) ; instruments financiers ‘subvention, prêt…) ; co-financement (ratio) ; modalités et procédures ; équivalent-subvention et affectation.

Changement de procédés

Le constat a été fait que le taux de déboursement des pays africains ne dépasse pas les 40 %. Ce qui est à déplorer, le constat fait état de manque de dynamisme à renfler la caisse du Fonds d’adaptation, qui, depuis 12 ans, n’a généré que 9 millions de dollars. Il a été suggéré de travailler sur le registre, l’autorisation, la révision et la révocation.

Il s’est dégagé un fait, le seul et unique problème, c’est de pouvoir réduire le taux de réchauffement à 1.5 degré.

Issa Bado, Spécialiste de Programme à l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) a affirmé que les pays francophones se retrouvent sur les quatre continents du monde. Donc, ils sont concernés, à la fois, par tous les enjeux qui sont sur la table des négociations. « Nous parlons d’abord de la question de l’action climatique. Comment faire en sorte que, en plus, de rehausser l’action sur l’atténuation, l’action sur l’adaptation ? Et pour que cette action soit réalisée. On parle de mobiliser les ressources financières, de renforcer les capacités, de couvrir les pertes et les préjudices et surtout de faire en sorte qu’il ait une coopération entre les Etats. »

Il pense que « cette coopération soit suivie d’effet activité au service de l’action, d’atténuation, d’adaptation, et c’est pour cela que pour nous, en venant à Dubaï, il était important d’aider, d’appuyer les pays francophones à s’approprier les enjeux, surtout parce que ces enjeux sont devenus très techniques et complexes, sont des enjeux qui se sont démultipliées au fil des années ».

«Cet atelier avait donc l’objectif de renforcer les capacités de l’ensemble des délégués des pays francophones pour que la participation soit effective », a-t – il renchéri.

Wilfrid Lawilla DIANKABAKANA à DubaÏ (EAU)

Pour Burkina Demain

Sécurité foncière : Le Burkina s’inspire de l’expérience d’autres pays

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Plus de 220 personnes participent au présent forum de Ouaga sur l'enregistrement systématique des droits fonciers

Pour améliorer son système dans la perspective d’une expérimentation à plus grande échelle, le Burkina Faso organise du 28 au 30 novembre 2023 à Ouagadougou, un forum International sur l’enregistrement systématique des droits fonciers placé sous le patronage du Premier ministre Joachimsom Apollinaire Kyélem de Tembela, avec la participation de plusieurs pays africains présents pour partager leurs expériences.

Plus de 220 personnes participent au présent forum de Ouaga sur l’enregistrement systématique des droits fonciers

«L’enregistrement systématique des droits fonciers : quelles contributions à l’amélioration de la gouvernance foncière pour une paix sociale au Burkina Faso ?». C’est le thème du forum International qui a débuté ce mardi 28 novembre à Ouagadougou avec la présence de participants venus entre autres du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire.

En effet, ce Forum de 3 jours a pour objectif général de réunir autour d’une table des experts nationaux et internationaux ainsi que les acteurs locaux de la chaîne foncière pour un partage d’expériences afin de doter le pays d’un référentiel de bonnes pratiques en matière d’enregistrement systématique des droits fonciers. L’approche systématique de l’enregistrement des droits fonciers vise à enregistrer l’ensemble des droits fonciers sur un territoire déterminé et à délivrer un document foncier sécurisant la tenure à tous les détenteurs de droits.

«Nous servir de tribune pour encadrer et consolider»

Les membres du présidium à l’ouverture du Forum : de gauche à droite, le DG de l’ENAREF Adama Badolo; le ministre de l’économie, des finances et de la Prospective Aboubacar Nacanabo et le coordonnateur de PARGFM Saidou Savadogo

Dans son discours d’ouverture officielle du Forum livré par le ministre de l’économie, des finances et de la prospective, en charge de la gestion du domaine foncier national, Aboubacar Nacanabo ; le Premier ministre burkinabè a indiqué que le présent forum devrait donc nous servir de tribune pour encadrer et consolider, à la lumière des bonnes pratiques et des exemples réussis, notre processus de modernisation de la chaine foncière.

«Pour bâtir des sociétés durables, il nous faut résoudre les problèmes fonciers, car les pays, les régions, les villes et les villages ont besoin de droits de propriété bien établis, de frontières claires et de services fonciers accessibles pour pouvoir croître économiquement. C’est pourquoi, le gouvernement s’est engagé dans un vaste chantier de modernisation de la chaîne foncière afin d’améliorer la fourniture des services à la population et de régulariser le régime d’occupation des sols, qui a des répercussions profondes sur le développement», a-t- il par ailleurs soutenu.

Expériences béninoise, burundaise et ivoirienne partagées

Des participants du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire ont partagé les expériences de leurs pays respectifs

Pour le premier jour du forum, plusieurs africains ont livré des communications sur leurs expériences en matière de sécurisation foncière au profit du grand nombre. Il s’agit notamment du Bénin, du Burundi et de la Côte d’Ivoire. Des différentes communications l’on retient que l’enregistrement systématique des droits fonciers permet d’avoir d’impressionnant résultats en un temps record. Pour le cas par exemple du Burundi où il aurait 68 ans pour toucher plus de citoyens avec l’enregistrement des droits fonciers à la demande qui consiste pour le titulaire du droit foncier, à formuler une demande de délivrance de titre d’occupation à l’adresse de l’administration foncière pour une constatation, une cession ou une attribution de droits fonciers à son profit. Alors qu’il a fallu seulement 8 ans avec le système d’enregistrement systématique des droits fonciers. Mêmes performance au Bénin où 75 communes sur 77 ont déjà bénéficié des opérations de délivrance de titres fonciers grâce à ce système. Le Burkina Faso pour sa part, est engagé depuis mai 2023 et entend renforcer les acquis au sortir du présent forum.

L’appropriation des risques et des solutions

Il attendu du présent Forum, entre autres,  une meilleure connaissance par les acteurs nationaux de la démarche d’enregistrement systématique des droits fonciers  ; le partage de l’état des lieux de l’enregistrement des droits fonciers au Burkina Faso ; la capitalisation des  bonnes pratiques en matière d’enregistrement systématique des droits fonciers des autres pays participants ; l’appropriation des facteurs de risques et des solutions de mitigations se rapportant à l’enregistrement systématique des droits fonciers ; la formulation des suggestions/recommandations à même de contribuer à la mise en œuvre de l’enregistrement systématique en cours au Burkina Faso sont formulées ; ainsi que la formulation de suggestions/recommandations pertinentes formulées à l’attention des décideurs nationaux et locaux.

Martin Philippe

Burkina Demain

Eau dans l’espace UEMOA : 3 jours pour capitaliser les bonnes pratiques GIRE

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Officiels et participants du Forum de capitalisation des bonne pratiques GIRE dans l'espace UEMOA posant pour la postérité

Dans le cadre d’un  engagement commun de travailler pour l’atteinte de l’Objectif de développement durable six (ODD 6) c’est-à-dire l’accès universel aux services d’eau de qualité dans les Etats membres à l’horizon 2030, la Commission de l’UEMOA et ses partenaires (GWP-AO, Pôle Eau de Dakar, Secrétariat de la ‘’Convention sur l’eau ’’) organisent du 28 au 30 novembre 2023 à Ouagadougou un Forum. Objectif principal, faire progresser le processus de mise en œuvre de la GIRE pour la sécurité en eau à travers la promotion des bonnes pratiques innovantes et réussies de l’approche dans la région.

Officiels et participants du Forum de capitalisation des bonne pratiques GIRE dans l’espace UEMOA posant pour la postérité

«Promotion des bonnes pratiques innovantes et réussies de mise en œuvre de la GIRE pour la sécurité en eau dans l’Espace UEMOA». C’est le thème du Forum régional de 72 heures qui a débuté ce mardi 28 novembre 2023 à Ouagadougou. Plusieurs interventions d’officiels ont ponctué l’ouverture du Forum dont le discours du ministre burkinabè de l’’environnement, de l’eau et de l’assainissement prononcé par son secrétaire général Boureima Kouanda qui l’y a représenté.

Une vue des membres du présidium à l’ouverture du Forum

Du discours du ministre Baro et de ceux des autres officiels, il ressort invariablement la pertinence du choix de thème qui traduit en lui-même toute l’importance de l’eau, tous les enjeux liés à sa sécurité qui passe par sa bonne gestion intégrée, surtout dans le contexte actuel caractérisé par de nombreux défis.

«Burkina, pays pionnier de la GIRE, partagera ses expériences»

C’est le SG du MEEA Bouraima Kouanda (micro) qui a prononcé le discours officiel d’ouverture

Le Burkina Faso qui se réjouit d’abriter le présent forum, a fait depuis longtemps de la GIRE un élément central de sa politique de gestion des ressources en eau, apprécie à sa juste valeur la présente initiative de la Commission de l’UEMOA.

Et en organisant les 12, 13 et 14 octobre derniers les Etats généraux sur la mise en œuvre de la GIRE qui ont rassemblé quelques 400 acteurs, le Burkina Faso est fier de ses acquis et déterminé à aller encore aller plus loin, fort des résolutions de ces états généraux de GIRE.

«En tant que pionnier de la GIRE en Afrique de l’Ouest, le Burkina a fait de grandes avancées avec des acquis indéniables et notre aspiration à l’excellence dans ce domaine, nous oblige à corriger quelques faiblesses qui ont toutes été répertoriées lors de ces Etats Généraux. J’espère et souhaite que les acteurs BURKINABE de la GIRE profiteront présenter la somme d’expériences accumulées dans le pays dans la mise en œuvre réussie de la GIRE à travers des soumissions de qualité afin d’alimenter le partage d’expériences», a indiqué le ministre Baro dans le discours d’ouverture du présent forum.

«La bonne mise en œuvre de la GIRE a ceci d’essentiel qu’elle permet de mettre un bémol sur la forte centralisation des processus de développement et de gestion des ressources en eau. Elle est surtout fondée sur la décentralisation avec la participation des acteurs à tous les niveaux, ainsi elle permet d’éclairer l’ensemble des acteurs et usagers de la ressource eau. En outre, elle sensibilise sur la prise en compte de l’interdépendance entre les différents secteurs pour la satisfaction de l’ensemble des besoins dans le respect des normes, des devoirs et obligations de tous. La GIRE contribue ainsi à la promotion du développement de synergies entre les secteurs comme base pour assurer la sécurité en eau, énergétique et alimentaire, ainsi que le développement économique et la santé des écosystèmes», a-t- il en outre soutenu par la voix du SG Boureima Kouanda.

 «Plan d’Actions régional GIRE en place depuis 2019»

Le commissaire par intérim Mamadú Serifo Jaquité au cours de son intervention

Pour sa part, l’UEMOA table sur son plan d’actions adopté en 2019 et qui cristallise ses priorités d’intervention dans le domaine GIRE à travers 3 axes d’interventions : l’appui à la mise en place et à l’opérationnalisation du cadre de gouvernance de l’eau ; l’appui à des initiatives catalytiques de mise en pratique de la GIRE et le renforcement des capacités, de l’information et de la sensibilisation des acteurs.

Ce plan d’actions GIRE est un élément central de la mise en œuvre des politiques de l’UEMOA relatives à la politique des ressources en eau de l’Afrique de l’Ouest (PREAO) en vue d’appuyer les efforts des Etats membres en lien avec l’Objectif de Développement Durable (ODD) 6, sur l’eau et l’assainissement.

«L’eau est un élément essentiel à la croissance économique, à la santé humaine, à l’environnement. La gestion rationnelle des ressources en eau représente pourtant aujourd’hui un défi majeur pour les gouvernements du monde entier. A titre de rappel, la centralité de l’eau pour comprendre les enjeux émergents, changement climatique, insécurité alimentaire, énergétique, écologique, etc… a été soulignée avec insistance, à juste titre, lors de la récente Conférence des Nations Unies sur l’eau, tenue en mars 2023 à New York.  Cette reconnaissance a remis plus que jamais à l’ordre du jour la pertinence de l’approche de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE)», relèvera le commissaire par intérim M. Mamadú Serifo Jaquité, commissaire chargé du Département du développement humain.

«Le sens de l’engagement du GWP aux côtés de l’UEMOA et des autres partenaires»

Le président Abdoulaye Sène a donné le sens de l’engagement du GWP aux côtés des autres acteurs de la GIRE

Et le commissaire Jaquité d’assurer : «Pendant plus de deux (02) décennies de mise en œuvre de la GIRE dans l’Espace UEMOA des avancées significatives ont été faites aussi bien au niveau des Etats membres, des Organismes de Bassin Transfrontalier que des Institutions régionales. Il importe donc de capitaliser et de valoriser les pratiques de GIRE développées à divers niveaux dans l’Espace UEMOA ; afin de contribuer à l’atteinte de plusieurs cibles dans le cadre d’une planification intégrée des différents objectifs de développement dans la région».

Pour le président du Partenariat mondial de l’eau de l’Afrique de l’Ouest (GWP-AO), Abdoulaye Sène, l’engagement du GWP auprès de l’UEMOA et de tous les autres acteurs dans le processus ne vise autre objectif que «de s’assurer que la Gestion Intégrée des Ressources en Eau, élément clé, est prise en compte dans les plans, programmes, politiques et stratégies des pays et véritablement mise en œuvre par les acteurs à tous les niveaux appropriés en vue de l’atteinte effective des objectifs de développement des Etats y compris, la création de la richesse, la création des emplois notamment pour les jeunes, la croissance économique, l’amélioration du bien- être des populations, la réduction de la pauvreté et le développement durable».

Engagement des Pays Bas aux côtés des autres partenaires réitéré

L’ambassadrice des pays Bas au Burkina Faso a réitéré l’engagement de son pays dans la GIRE

Pour le président du GWP-AO, il est clair que «l’eau, avec l’ODD 6, est une ressource transversale de l’agenda mondial des Nations Unies pour le développement durable, indispensable pour l’atteinte de l’ensemble des 17 ODD. De même, la gestion conjointe et intégrée de la ressource eau est une garantie de l’épanouissement de tous les secteurs et de toutes les créatures qui portent une vie. C’est pourquoi, les Nations Unies ont fait de l’accès à une eau saine un droit humain essentiel. C’est dans la même optique que le Global Water Partnership, GWP, a fait de la promotion de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (GIRE) sa niche d’action pour embrasser tous les secteurs et impacter le développement durable lié à l’eau».

Autre officiel à prendre la parole au cours de la cérémonie, l’ambassadrice des Pays Bas au Burkina Faso, Esther Loeffen. Son pays est un partenaire important et de longue date de la mise en œuvre réussie de l’approche GIRE dans l’espace UEMOA. Elle en est honorée et a réitéré l’engagement des Pays Bas aux côtés des autres acteurs de la mise en œuvre de la GIRE pour le grand bonheur des populations. Et d’évoquer une stratégie néerlandaise destinée à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations des pays de la région, notamment en milieu rural. Elle a parlé de résilience des ménages ruraux, de création d’emplois pour les jeunes, de santé de reproduction et de résolutions de conflits.

Initiative GIRE des pays de l’UEMOA au 10ème FME de Bali

Par ailleurs à écouter le président du GWP-AO Abdoulaye Sène, les meilleures expériences en matière de GIRE retenues au cours du présent Forum de Ouagadougou serviront de socle de l’Initiative que les pays de l’espace UEMOA entendre présenter au dixième Forum mondial de l’eau (FME) qui aura lieu en mai 2024 à Bali en Indonésie. Déjà fort des acquis du 9ème FME tenu en mars 2022 à Dakar, les acteurs GIRE de la région ne manquent pas d’atouts ou d’expérience pour porter l’initiative en gestion à bon port. Et tout commence par une participation active aux travaux du présent forum qui permettront en autres d’affiner le contenu des thématiques proposées ; à s’assurer du soutien des hautes autorités du Burkina Faso et de celles des autres pays de l’Espace UEMOA et de l’accompagnement des partenaires techniques et financiers en vue de bien conduire l’ensemble des étapes du processus GIRE devant conduire au FEME de Bali.

Bernard Bazié

Burkina Demain                   

Invasion de Djibo : Au moins 400 terroristes neutralisés

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La réponse des FDS et VDP à l'invasion terroriste massive de ce 26 novembre de Djibo, a été sans pitié et à la hauteur de l'affront

Selon plusieurs sources concordantes, la ville de Djibo, dans la région du Sahel Burkina, a été littéralement envahie par des milliers de terroristes (près de 3 000) qui ont tenté ainsi de prendre le contrôle du chef-lieu de la province de l’Oudalan. Mais, en face, la réaction des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des Volontaires de défense de la patrie (VDP) a été la hauteur de cette terrible attaque.

La réponse des FDS et VDP à l’invasion terroriste massive de ce 26 novembre de Djibo, a été sans pitié et à la hauteur de l’affront

Résultat, un premier bilan de l’Etat-major de l’armée fait état d’au moins 400 neutralisés.  Résultats des actions combinées (aériennes et terrestres) de nos forces combattantes. La traque des assaillants rescapés se poursuit, selon la Télévision nationale qui a consacré une partie de son JT de 20 h de ce lundi 27 novembre 2023 à cette invasion terroriste de grande ampleur de Djibo massivement matée par l’armée.

Bernard Bazié

Burkina Demain

ONEA : Visite d’encouragement du Ministre Roger Baro

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Le ministre Roger Baro et sa suite ont posé pour la postérité avec responsables et personnels de l'ONEA à l'issue de la visite au siège de la société d'Etat

Le ministre de l’environnement, de l’eau et de l’assainissement, Roger Baro, a rendu une visite d’encouragement ce lundi 27 novembre 2023 à l’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA).

Le ministre Roger Baro et sa suite ont posé pour la postérité avec responsables et personnels de l’ONEA à l’issue de la visite au siège de la société d’Etat

«Le ministre Roger BARO et sa délégation se sont entretenus avec le Comité de Direction, les partenaires sociaux et le personnel sous le hall du siège de l’ONEA. Cette visite a été l’occasion pour le personnel de partager ses doléances et ses préoccupations avec la tutelle technique. Le Ministre, Roger BARO, a notamment réaffirmé la noblesse des missions de l’ONEA et l’engagement de son ministère à porter l’ONEA avant d’appeler l’ensemble du personnel à redoubler d’efforts. Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité de la bonne collaboration et du renforcement de la communication au sein de la nationale de l’eau. Le ministre Roger BARO et les membres de la délégation qui ont également visité le centre d’appels VENEGRE de l’ONEA et les plateformes du Centre des métiers de l’eau (CEMEAU) ont constaté de visu les actions menées. Le Directeur Général de l’ONEA, Flandion Idrissa SOURABIE a adressé des mots de remerciements au ministre et à la délégation pour l’intérêt porté à l’ONEA», a précisé un communiqué de l’Office national de l’eau et de l’assainissement.

Source : Communiqué ONEA

Afrique de l’Ouest : Attention ! les putschs ne sont pas l’apanage des pays francophones.

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Des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire, libérant de nombreux prisonniers

Bien malin est celui qui sait où aura lieu le prochain putsch en Afrique de l’Ouest. Alors que beaucoup pensaient à un pays francophone, les évènements de Freetown en Sierra Leone où des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire et libérant de nombreux prisonniers ; montre bien, si besoin en était, que cela peut arriver dans n’importe quel pays de la région, y compris le monde anglophone où la démocratie à l’occidentale semble plus d’ancrage. Il suffit simplement que les conditions soient réunies pour que l’on bascule d’un système démocratique à un régime militaire.

Des assaillants armés ont tenté dimanche 26 novembre de forcer une armurerie militaire, libérant de nombreux prisonniers

En cela, l’on ne saluera pas assez la récente sage décision du président Georges Weah qui a concédé sa défaite au second tour de la présidentielle libérienne devant son challenger Joseph Boakai qu’il avait pourtant battu à la précédente présidentielle. Cette décision de Mr Weah, qui va l’encontre de la volonté de certains de ses partenaires, est hautement patriotique et permet à son pays d’éviter ces évènements malheureux que connaît actuellement la Sierra Léone voisine depuis la réélection contestée du Général Julius Maada Bio. On le sait, les affrontements armés à Freetown du dimanche 26 novembre, ne sont pas les premières manifestations violentes depuis cette élection contestée du Général Maada Bio.

En début novembre, la police sierra léonaise avait déjà procédé à des arrestation de plus hauts gradés soupçonnés de vouloir perpétrer un putsch

Déjà en début du mois de novembre, la police sierra léonaise avait annoncé avoir arrêté plusieurs hauts gradés de l’armée pour, disait-elle, tentative de coup d’État contre les institutions du pays. Trois mois plus tôt, en août 2023, c’est plus de 30 personnes qui avaient trouvé la mort dans des émeutes. Aujourd’hui, ce sont des éléments armés qui tentent de s’emparer du pouvoir d’Etat, surfant certainement sur ce contentieux électoral entre le camp Bio et celui de son challenger Samura Kamara qui cette fois-ci n’a même pas eu la chance d’aller au second tour comme lors du scrutin présidentiel de 2018. Alors que beaucoup de Sierra Léonais voyaient en Monsieur Kamara l’homme de la situation ; celui qui pouvait aider le pays à affronter efficacement ses problèmes économiques actuels.

Ancien gouverneur de la Banque centrale de Sierra Leone, puis successivement ministre des finances et des affaires étrangères sous la présidence d’Ernest Bai Koroma, Samura Kamara a en effet la réputation d’un technocrate qui maîtrise bien les dossiers économiques. Malheureusement pour lui et ses partisans, les résultats du premier tour ne lui ont laissé aucune chance. Les résultats publiés par la commission électorale ont consacré sans appel la réélection, un coup KO, de Julius Maada Bio avec 56,17 % des voix.  Surprise, l’opposition conteste vigoureusement sans succès.

Le président Julius Maada Bio a assuré que le calme était de retour dans la capitale Freetown; appelant les populations à jouer leur partition

Maada Bio a ainsi été réinstallé dans son fauteuil de Président. Et depuis, c’est la crise politique en Sierra Leone dont l’une des manifestations a eu lieu ce dimanche 26 novembre. Le pouvoir Maada Bio a assuré avoir rétabli le calme dans la capitale. Pourvu que ça dure. Autrement, il faut se résoudre à trouver une solution à cette crise politique profonde, l’opposant ayant refusé de siéger au Parlement et essayant peut-être par d’autres voies pour se faire entendre. Sinon, une tentative de putsch n’est jamais loin, même en pleine zone anglophone.

Christian Tas

Burkina Demain

Pénurie sucre SN SOSUCO  : Signature d’un protocole d’accord pour en finir 

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Pour promouvoir la consommation des produits industriels transformés localement, en particulier le sucre SN SOSOCO introuvable sur le marché national ; le Gouvernement via son ministère en charge du commerce et du développement industriel, a œuvré à la conclusion d’un partenariat entre l’Association des professionnels du sucre du Burkina Faso et la SN-SOSUCO. La signature du protocole d’accord entre les deux parties est intervenue ce jeudi 23 novembre 2023 à Ouagadougou.

«Ce protocole est un partenariat que le Gouvernement a suscité et vise à promouvoir la consommation des produits industriels transformés localement. La signature de ce protocole d’accord va engager une fois de plus les deux parties pour la campagne commerciale 2023-2024, afin que les populations aient accès facilement au sucre. De façon pratique, ce protocole détermine les modalités d’enlèvement du sucre par les différents acteurs signataires sur la base de la production de la SN-SOSUCO», a indiqué Se Fidèle Ilboudo, secrétaire général  du Ministère du développement industriel, du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises (MDICAPME).

Et de saluer cet engagement patriotique des partenaires et les a invités au respect de ces engagements, car «c’est par là que nous pourrons assurer efficacement la mise à disposition du sucre au bénéfice des populations».

Par la signature de ce protocole d’accord, c’est un pas supplémentaire vers la nationalisation de la SN SOSUCO décidée lors du Conseil des ministres du 25 octobre dernier.

Vivement donc que notre sucre blond refasse sur les rayons de nos boutiques et alimentations au grand bonheur des populations.

Djeka Amani, Banfora

Burkina Demain