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Ouvertures anarchiques des auto-écoles : La DGTTM siffle la fin de la recréation

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Le DG de la DGTTM Colonel Kanou Coulibaly (au milieu) et des plus proches collaborateurs face...

La Direction générale des transports terrestres et maritimes (DGTTM) entend désormais être stricte sur le respect de la règlementation en matière d’ouverture des auto-écoles au Burkina Faso. Les responsables de la DGTTM l’ont affirmé ce mardi à Ouagadougou au cours d’un point de presse animé principalement par le directeur général Kanou Coulibaly et le directeur de la circulation routière et de la normalisation, Baowendmanegré Zoungrana.

Le DG de la DGTTM Colonel Kanou Coulibaly (au milieu) et des plus proches collaborateurs face à la presse

Selon les conférenciers de la DGTTM, les promoteurs des établissements usaient de subterfuges pour échapper à la règlementation en matière d’ouverture des auto-écoles, notamment les annexes. Beaucoup ne soumettaient guère des dossiers aux services compétents en vue de l’obtention de licences qui leur permettent d’ouvrir en toute légalité. Et pour permettre aux candidats au permis dans leurs établissements de passer les examens, ils faisaient passer leurs dossiers sous le couvert de l’auto-école mère qui est généralement en règle.

«Malheureusement, comme certains Burkinabè aiment la facilité, ils ne prennent pas le temps de se renseigner sur la régularité de l’auto-école dans laquelle ils veulent s’inscrire ; ce qui fait que le phénomène est difficile à cerner et a perduré», a regretté le directeur général de la DGTTM Kanou Coulibaly, insistant la nécessité de respecter la règlementation en la matière.

Respect désormais de la règlementation

«Mais, désormais, cela ne sera plus possible  (…) nous avons eu le feu vert du ministre des transports et de la mobilité urbaine pour mettre fin à ces pratiques…la recréation est terminée», a martelé le Colonel Coulibaly, brandissant un document contenant les règles à respecter en matière d’ouverture des auto-écoles dans le pays.

«L’exploitation d’une annexe ou d’une succursale d’auto-école non autorisée par l’administration des transports sont strictement interdites sous peine de poursuite judiciaires et de retrait temporaire ou définitif de la licence d’exploitation. En outre, le matériel ayant servi à la pratique illégale de l’enseignement peut être confisqué par l’autorité compétente», a rappelé le DG de la DGTTM. Les promoteurs des établissements d’auto-écoles sont donc prévenus. Plus rien ne sera comme avant.  Et à l’écouter, les efforts contrôles commenceront d’abord à Ouagadougou, puis Bobo et les autres centres urbains.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Rapport CEA 2023 : Renforcer la résilience de l’Afrique face aux chocs économiques mondiaux

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Les événements catastrophiques induits par le climat ont entraîné de graves crises humanitaires en Afrique. Entre 2000 et 2022, un total de 407,5 millions de personnes en Afrique ont été touchées par des catastrophes naturelles. Au cours de cette période, 4,2 millions de personnes se sont retrouvées sans abri, 53 610 personnes sont mortes et 52 205 ont été blessées.

«Rapport économique de la CEA sur l’Afrique/ERA 2023 : Renforcer la résilience de l’Afrique face aux chocs économiques mondiaux

Abuja, Nigeria, 11 Décembre 2023 (CEA) – Les événements catastrophiques induits par le climat ont entraîné de graves crises humanitaires en Afrique. Entre 2000 et 2022, un total de 407,5 millions de personnes en Afrique ont été touchées par des catastrophes naturelles. Au cours de cette période, 4,2 millions de personnes se sont retrouvées sans abri, 53 610 personnes sont mortes et 52 205 ont été blessées.

C’est ce qui ressort du Rapport Economique sur l’Afrique 2023 (ERA 2023) qui sera rendu publique le 18 Decembre 2023 à Abuja, au Nigeria.

Intitulé :   » Renforcer la résilience de l’Afrique aux chocs économiques mondiaux « , le rapport montre que les chocs climatiques sont généralement fortement corrélés avec la composante cyclique de la croissance du PIB et non avec la tendance à long terme en Afrique, ce qui suggère qu’une partie de la volatilité observée dans la croissance émane de chocs induits par le climat. Une augmentation de la température au-delà d’un seuil de 0,7 degré centigrade entraîne une réduction de la croissance du PIB réel. Avec un changement de température de 1,8 degré centigrade, ce qui devrait être le cas d’ici 2030, si les tendances actuelles persistent, nous pourrions nous attendre à une baisse de 2 points de pourcentage de la croissance du PIB réel, ce qui éroderait les bénéfices des chocs positifs, tels que l’envolée des prix des matières premières, et amplifierait l’impact des chocs négatifs. En outre, les résultats préliminaires du rapport montrent que la fréquence des catastrophes naturelles augmente directement les niveaux de la dette publique. Une augmentation d’une unité des catastrophes naturelles pourrait conduire à une augmentation de 0,25 point de pourcentage du ratio de la dette publique nette par rapport au PIB.

De manière plus significative, le changement climatique en Afrique tend à faire dérailler la réduction de la pauvreté et, dans certains cas, à détruire les moyens de subsistance de millions de personnes qui dépendent principalement de l’agriculture et des petites entreprises. Les sécheresses, les inondations, les gelées et autres événements naturels qui entraînent de mauvaises récoltes affectent le bien-être des ménages qui vivent dans les zones rurales et les petites villes. Selon le rapport, une augmentation d’une unité de la fréquence des catastrophes naturelles entraînerait une hausse de 4,4 % du pourcentage de ménages vivant dans l’extrême pauvreté.

Le rapport contient des enseignements importants sur la manière dont les pays africains doivent intégrer le changement climatique dans la conception et la mise en œuvre de leurs stratégies de croissance à long terme. Le rapport préconise notamment une stratégie de développement pour les pays qui « tirent parti de leurs ressources naturelles de manière à stimuler la croissance économique tout en réduisant progressivement l’intensité de la carbonisation associée à l’activité économique, en particulier à la production, au transport et à la consommation ». Pour ce faire, il est nécessaire d’adopter une politique industrielle verte au cœur de la conception et de la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement.

Pour financer cette transition vers la durabilité, le rapport recommande l’émission d’obligations vertes et bleues qui peuvent exclusivement orienter le financement vers des projets ayant des résultats climatiques et environnementaux alignés sur les objectifs de développement durable (ODD). Les échanges dette-nature envisagent des transactions sur le climat et la nature avec des impacts environnementaux positifs et peuvent également contribuer à la viabilité de la dette de l’Afrique et fournir aux pays un espace fiscal supplémentaire pour investir dans des actions de résilience et d’adaptation au climat. Le développement d’un mécanisme qui faciliterait le rachat de la dette et sa réémission à des taux moins élevés serait un facteur clé pour permettre aux pays de restructurer durablement les dettes existantes coûteuses et d’investir les économies réalisées dans la résilience climatique.

Actuellement, la CEA soutient l’opérationnalisation de l’initiative de la Coalition pour une dette durable, qui soutient ces mécanismes de financement pour aider à relever les défis de la gestion de la dette en Afrique».

Firmin Tapé : «En éducation environnementale, on ne généralise pas les approches et les méthodes»

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L'expert, Firmin Tapé nous parle de son expérience de l'éducation environnementale

La question a retenu une attention particulière à la COP28 qui s’achève ce mardi 12 décembre à Dubai et est appelée à occuper une place prééminente dans les discussions des prochaines COP, à commencer par celle de Bakou en 2024 en Azerbadjan. Il s’agit de la question de l’éducation environnementale très cruciale dans les efforts de la communauté internationale en matière d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques. Un expert, Firmin Tapé, environnementaliste, activiste écologiste, écrivain, expert-consultant en environnement et ancien pensionnaire de l’Université Senghor d’Alexandrie en Egypte, nous en parle. Entretien exclusif.

L’expert, Firmin Tapé nous parle de son expérience de l’éducation environnementale

Burkina Demain : Comment êtes-vous venu à l’éducation environnementale ?

Firmin Tapé : Mon enfance a été marquée par une situation de catastrophe naturelle. Pendant que je faisais la classe de quatrième, mes parents avaient un vaste domaine agricole (environ 100 hectares) semé de céréales et du coton. Malheureusement, au moment la formation des épis, il n’a pas plu. Cette année-là, nous n’avions pas fait de bon rendement et nous avions connu ensuite une inoubliable famine avant l’autre saison. Cela m’a beaucoup touché. Et j’ai alors demandé à mon enseignant des Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) une explication liée à cette situation. Il m’avait dit que cela était lié aux variations du climat, qu’on ne pouvait rien y faire, que c’était aussi l’une des conséquences des pollutions causées par les industries…

C’est de là qu’est donc parti votre intérêt pour l’éducation environnementale…

Exactement. De cette réponse de mon professeur, j’ai compris qu’il faut m’apprêter pour lutter et protéger absolument l’environnement qui constitue d’ailleurs une source d’inspiration pour mes œuvres littéraires.  Et pour me préparer à ce défi, je suis allé plus tard faire quatre ans de formation en foresterie au Lycée Agricole Médji de Sékou (LAMS), ensuite une licence en aménagement des espaces verts à l’Université Nationale d’Agriculture et un master en gestion des aires protégées et biodiversité à l’Université Senghor à Alexandrie en Egypte.

Et vous vous êtes véritablement armé en connaissances environnementales…

Tout à fait ! Pendant ce processus, j’étudiais bien les meilleures façons d’apporter des solutions aux problèmes environnementaux. J’ai très vite perçu que la qualité de l’éducation que les Hommes reçoivent par rapport à l’environnement, déterminent leur rapport à la nature. J’ai compris que la meilleure solution est de faire de chaque citoyen, un éco responsable, un éco citoyen. C’est de là donc que j’ai commencé à militer, à initier et accompagner des organisations de la société civile et les États dynamiques sur ce plan. Mon engagement a été renouvelé grâce à ma collaboration avec l’UICN PAPACO qui a développé la plateforme Youth-conservation pour l’éducation environnementale des Jeunes et puis il y a eu mon adhésion à l’association Sentinelle de la Nature qui a également contribué à raffermir et ancrer mon engagement pour l’éducation environnementale.

C’est quoi au juste l’éducation environnementale, ses objectifs ?

L’éducation à l’environnement vise à former des citoyens conscients, responsables et respectueux des autres et de leur environnement, capables de participer à l’action et la prise de décision collective. Autrement dit, l’éducation environnementale vise à former une population mondiale consciente des problèmes environnementaux, qui se préoccupe d’y trouver des solutions ; une population qui a les connaissances, les compétences, l’état d’esprit, la motivation, l’ambition et le sens de l’engagement permettant de travailler individuellement et collectivement à résoudre les problèmes environnementaux actuels, et éviter qu’il ne s’en pose de nouveaux. Bref, c’est le processus d’amener les humains à devenir éco- citoyens.

Ce processus a -t-il une histoire ?

Bien sûr. Et quand nous évoquons le sujet de l’éducation environnementale, nous pensons généralement à 1975, année à laquelle l’UNESCO a organisé la Conférence de Belgrade qui a marqué le point de départ formel de ce qu’on appelle l’éducation à l’environnement. Puis il y a eu en 1977 la conférence de Tbilissi qui adopté le principe d’une éducation environnementale.

Firmin Tapé, environnementaliste, activiste écologiste, écrivain, expert-consultant en environnement et ancien pensionnaire de l’Université Senghor d’Alexandrie en Egypte

L’éducation environnementale est-elle synonyme de l’éducation au développement durable ?

Non. Ce sont deux choses différentes mais qui sont obligées de cohabiter. Toutefois, ces termes possèdent beaucoup plus de points de convergence que de divergence.

Alors, c’est quoi l’éducation au développement durable et son rapport à l’éducation environnementale ?

Le Développement durable, ‘’Sustainable Development’’ comme disent les Anglophones, est un terme né en 1980 pour désigner une forme de développement économique respectueux de l’environnement, du renouvellement des ressources et de leur exploitation rationnelle, de manière à préserver les matières premières. Ce mode de développement répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins. Depuis la conférence de Rio (1992), le développement durable est reconnu comme un objectif par la communauté internationale. L’éducation environnementale a donc évolué vers une éducation à l’environnement et au développement durable lors de ce Sommet de la planète Terre, à Rio en 1992.  Ils se fondent sur un compromis entre les domaines économique, social, environnemental et culturel ; un développement équilibré.

En résumé, l’éducation environnementale amène l’Homme à être respectueux de l’environnement alors que l’éducation au développement durable nous demande de se développer sans empêcher la capacité des générations futures à se développer aussi.

Mais, comment éduquer à l’environnement ?

Pour éduquer à l’environnement, il faut prendre en compte les approches méthodologiques et pédagogiques en vigueur dans son pays en la matière. Il est vrai que chaque pays essaie de définir les approches favorables aux conditions des peuples et leurs milieux, toutefois, l’éducation à l’environnement ne marche pas avec la pédagogie magistrale où on livre uniquement la connaissance aux intéressés. Comme le but est d’amener à un changement de comportement , il est bien de considérer ces trois principes : savoir, c’est-à-dire avoir une connaissance objective des systèmes et  processus concernés ; savoir-faire, posséder les techniques, la méthodologie pour approcher le problème ; savoir être, se comporter respectueusement de soi, de son environnement et de
la société. En parlant des approches, je peux citer : approche sensorielle, ludique, créative, interdisciplinaire, scientifique, cognitive, pragmatique, par projet, affective et par résolution de problèmes….On peut entreprendre diverses activités dans ce sens : Former les enseignants, parents; religieux , chefs de communautés et autres ; Camp des jeunes ou séminaires ; panneaux de sensibilisation ; Émission télé ou radio; ciné-environnement ; café environnement ; Contenu et diffusion sur les réseaux sociaux (Facebook et autres) ;Sorties touristiques ; récréatives; pédagogiques ; les arts ; Planting ; formation production de compost, gestion des déchets ; Jeux et concours ; webinaires ; … pratique gestes Éco Citoyens … Comme conseils : doser les initiatives selon les âges, les cultures, les psychologies, les coutumes ; motiver toujours les jeunes, créer du challenge ; adapter les activités selon les saisons et les canaux nécessaires ; exploiter les ressources du milieu…

Quelle est la situation de l’éducation environnementale dans un pays comme le Burkina Faso ?

Au Burkina Faso, la situation de l’éducation environnementale est claire. On connait l’engagement des différents acteurs et on sait leurs efforts.

Les ONG et associations sont très actives et engagées. Elles initient plusieurs activités dans ce sens sur le terrain. Leur nombre s’augmente au jour le jour ; c’est la preuve d’une prise de conscience chez les jeunes et le peuple ; Les scientifiques se préoccupent davantage en créant des filières qui répondent au besoin des connaissances utiles aux autres acteurs et en développant des sujets de recherches dont les résultats sont profitables aux acteurs militants ; Au niveau étatique, il y a eu beaucoup d’avancées.

En 2001, le gouvernement avait déjà mis en place la stratégie nationale de l’éducation environnementale (SNEE). Dès lors, le Ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) a instruit la Direction générale de l’amélioration du cadre de vie (DGACV) de promouvoir l’éducation environnementale en contribuant à son insertion dans les programmes scolaires. C’est ainsi qu’avec l’appui du projet Pana-Danida, une équipe constituée d’experts du MEDD et des ministères des Enseignements secondaire et supérieur, de l’Education nationale et de l’Alphabétisation, de l’Action sociale et de la Solidarité nationale et de l’Institut d’application et de vulgarisation des sciences (IAVS), a élaboré un programme minimal d’éducation environnementale pour les cycles préscolaire, primaire et secondaire du pays. Ce document a été validé lors d’un atelier national le 21 juillet 2011 à Ouagadougou. Ensuite, le Ministère de l’Environnement et du Développement durable(MEDD) a mis à la disposition des ministères en charge de l’éducation et de l’enseignement secondaire des documents didactiques relatifs à l’éducation environnementale, au Burkina Faso.  Ces documents remis officiellement le 17 décembre 2013 à Ouagadougou ont déjà été expérimentés dans les différentes classes du post primaire et du secondaire du Burkina. Les documents d’éducation environnementale élaborés sont au nombre de trois. Le programme minimal d’éducation environnementale pour le développement durable, le guide d’éducation environnementale pour le développement durable au post primaire et le guide d’éducation environnementale au secondaire. En 2017, l’arrêté interministériel 2017-0323 MEEVCC/MENA portant création de clubs écologiques au sein des Lycées et collèges du Burkina Faso a été signé. Actuellement, les guides pédagogiques de l’enseignant pour l’éducation environnementale sont en expérimentation dans plusieurs écoles.

Il faut rappeler que le Burkina Faso a toujours été aux grands rendez-vous régionaux et internationaux sur les questions environnementales et ratifie les acquis utiles (conventions, déclaration, protocoles…) Beaucoup d’autres projets sont en cours. On peut se réjouir de ces efforts tout en sachant que le défi est grand et demande assez de moyens. Le gouvernement est actif sur les démarches visant à mobiliser les moyens à cet effet.

 

Que faudra-t-il faire comme actions prioritaires pour renforcer ou généraliser l’éducation environnementale dans nos pays ?

En matière d’éducation environnementale, je pense qu’on ne doit pas généraliser les approches et les méthodes. Il faut plutôt demander à chaque pays d’élaborer son programme d’éducation environnementale en fonction des coutumes et traditions des peuples, leurs cultures et habitudes, les écosystèmes disponibles et les réalités spécifiques environnementales ; car il s’agit d’amener les citoyens à être respectueux de l’environnement.  Chaque pays, en ce qui le concerne pourrait entreprendre des actions comme : prise des arrêtés, vote de loi sur l’éducation à l’environnement, recherche de financement, accompagner et/ou collaborer avec les OSC et les médias ; diffuser ses stratégies…intégrer l’éducation environnementale comme une matière dans les lycées et collèges dans le système éducatif…

Quelle est la place des changements climatiques dans l’éducation environnementale de façon générale aujourd’hui dans le monde ?

Tous les efforts dans le monde en matière d’éducation environnementale concourent au bien du climat. Tout tourne autour du climat. Qui dit climat évoque l’humidité, la pression atmosphérique, le soleil, la température, les précipitations, le vent. Ces conditions météorologiques dont dépendent tous les vivants varient quand on parle du changement climatique ; surtout la conséquence du réchauffement de la planète causée par l’augmentation de la température moyenne de la terre. Indirectement ou directement, l’éducation environnementale sur le changement climatique devrait occuper la première place dans le monde. Mais étant donné qu’il n’est pas le seul à cerner, il devient un élément dans un ensemble.

Quand on parle de changements climatiques, on pense à la Conférence des Parties sur le climat (COP) dont la 28ème s’achève ce 12 décembre à Dubai aux Emirat arabes unis. Est-ce que la question de l’éducation environnementale est prise en compte dans ces COP ?

Cette COP28 se veut être la plus inclusive possible, tant au niveau des acteurs participants qu’au niveau des sujets abordés. L’UNESCO, que l’on reconnaît comme étant le leader et pionnier sur la question de l’éducation environnementale y a activement participé avec une série d’activités. Elle y a présenté ses efforts sur la scène mondiale et beaucoup de rencontres et négociations ont eu lieu sur le sujet. Mais, comme c’est la COP sur le changement climatique, il s’est beaucoup plus agi de l’éducation au changement climatique. En effet, l’éducation au changement climatique est vraiment au centre de l’éducation environnementale et tous les efforts visent à améliorer le climat planétaire pour un développement durable. Espérons que les acquis de cette COP seront en faveur de l’EE. Mais si nous revenons au Burkina Faso, à la COP 28, le Burkina Faso a déjà signé la déclaration régionale sur le renforcement de l’éducation aux changements climatiques comme certains pays membres du Comité permanent Inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS). De grandes organisations sont présentes à cette COP pour négocier des ressources pour l’éducation environnementale.

Avant cette COP28, vous avez été membre du jury du Concours Pecha Kucha qui a concerné des étudiants des universités publiques et privées du Burkina. Comment appréciez-vous cette initiative de JVE ?

Je réitère mes sincères remerciements aux partenaires de cet évènement ; également au Directeur Exécutif de JVE Burkina, Monsieur Olivier Tuina qui m’a invité dans ce jury. Merci aussi aux autres membres du Jury pour le travail collaboratif. Je renouvelle mes félicitations aux lauréats et étudiants participants pour leur audace.

Je rappelle que ce concours portait sur la justice climatique et c’était le principe de pollueur-payeur qui était mis en avant. Chaque candidat devait présenter un déroulé des images commentées abordant le phénomène des changements climatiques dans son ensemble et insister sur pourquoi il est mieux de faire payer le pollueur. C’était la finale de ce concours dont les cinq premiers ont été récompensés. J’ai beaucoup apprécié le contenu des présentations, tellement bien fourni en informations et en exemples appuyés des images. Tous les participants auraient appris ce jour-là. C’est cela qui est le plus important. C’est ça aussi l’éducation au changement climatique. Pour finir, ces initiatives sont à pérenniser pour favoriser l’accès à la vraie information aux jeunes qui sont aujourd’hui des ambassadeurs climat.

Quelle peut être la contrition des acteurs des médias dans l’éducation environnementale ?

Un rôle crucial est réservé aux médias, à l’information pour la sensibilisation.

En matière d’éducation environnementale, les médias doivent informer les peuples sur les enjeux et les risques liés. Beaucoup de personnes ne comprennent pas, voire ne sont pas informés des situations environnementales dans leur vraie profondeur. D’aucuns vivent les conséquences sans savoir les vraies causes et solutions. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de solutions pour l’atténuation comme pour l’adaptation mais il faut informer les peuples et les victimes ou personnes vulnérables. Les médias sont obligatoirement des acteurs de diffusion de ces informations.

Je proposerais aux médias de participer à tous les évènements environnementaux pour relayer les informations sur les acquis. Les médias peuvent également contribuer à diffuser les résultats de recherches dans ce domaine. Beaucoup d’activités d’éducation environnementale ont lieu sans que le grand public ne soit informé. Nous sommes dans un monde où quand on ne fait pas de bruit, les acteurs ne comprennent pas l’urgence des choses. Je demande aux médias de faire du bruit autour des solutions qui sont disponibles et de faire une veille informationnelle au profit des peuples.

En parcourant votre profil, j’ai vu que vous avez dirigé par le passé un organe de presse universitaire dans une université agricole pour un mandat, « Plume Verte » ? Parlez-nous un peu de votre expérience ?

Effectivement. La Plume Verte est un organe de presse universitaire, au niveau l’Université Nationale d’Agriculture au Bénin. Elle fait la diffusion des résultats de recherche, anime les actualités agricoles et environnementales à travers des éditions de journaux écrits, des animations radiophoniques et les campagnes digitales (pages de réseaux sociaux et chaîne YouTube). Je remercie au passage son fondateur Dr DOSSOU A. J. Claver et tous les membres qui travaillent jour et nuit pour sa couverture nationale. Mon mandat avec mon équipe m’a enseigné que la diffusion de l’information nécessite de grands moyens, surtout si on veut atteindre une couverture totale d’un territoire. Puisqu’il faudrait former continuellement les journalistes et leur donner les moyens pour collecter les informations de qualité, faire un bon traitement de ces informations afin de les publier. Le vrai souci, c’est comment faire pour informer le dernier citoyen qui vit dans le dernier village du pays de l’existence de nouvelles solutions qui lui sont dédiées ; les populations à la bases, communautaires n’ont pas toujours les vraies informations ; trop de défis restent à relever et cela demande vraiment des moyens.

C’est la fin de notre entretien…voudriez-vous ajouter quelque chose…

J’aime dire à mes amis que si nous souhaitons améliorer le climat sur la terre pour un développement durable, il faut qu’on puisse améliorer nos relations envers notre cadre de vie ; il faut qu’on améliore nos habitudes et qu’on adopte des compléments éco-citoyens. Mes encouragements aux acteurs d’EEDD. En tout cas, pour ce qui me concerne, si c’est la nature, je pose toujours ma signature.

Entretien réalisé par Philippe Martin & Bernard Bazié

Burkina Demain

Nioko II : Du soutien populaire pour IB, les FDS et les VDP !

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«Le Président IB et tous les acteurs engagés pour notre Nation dans cette Transition méritent notre indéfectible soutien et nous serons toujours mobilisés pour cela. La patrie ou la mort, nous vaincrons !», a scandé le porte-parole de l’Union nationale des associations de Nioko II Jean-Paul Gamené.

Il y avait du monde dans l’après-midi de ce dimanche 10 décembre 2023 dans l’enceinte de l’école primaire publique de Basnéré de Nioko II. Et pour cause, les jeunes, les vieux, les femmes et les femmes s’y étaient retrouvés pour manifester leur franc soutien aux autorités de la Transition.

«Le Président IB et tous les acteurs engagés pour notre Nation dans cette Transition méritent notre indéfectible soutien et nous serons toujours mobilisés pour cela. La patrie ou la mort, nous vaincrons !», a scandé le porte-parole de l’Union nationale des associations de Nioko II Jean-Paul Gamené.

Les manifestants de ce dimanche 10 décembre à l’école Basnéré se réclament de l’Union nationale des associations de Nioko II. Ils se disent très satisfaits des actions de la Transition sous la houlette du Président-Capitaine Ibrahim Traoré. Par la voix de leur porte- parole Jean-Paul Gamené et celles de deux doyens en l’occurrence Yacouba Bagué et Bachirou Dialla ils ont exprimé tout leur soutien au Président IB et à son gouvernement, au Forces de défense et de sécurité (FDS), aux Volontaires de défense de la partie (VDP).

Le porte-parole a également exprimé toute leur satisfaction par rapport aux dernières décisions du dernier conseil des ministres relatives à la suppression d’institutions comme le Médiateur du Faso, le Conseil supérieur de la communication.

«Ces décisions  étaient budgétivores et n’apportaient pas grand-chose à la résolution des problèmes du pays.  Il fallait les supprimer», a soutenu Jean-Paul Gamené.  «Si nous sommes réunis ici, c’est pour vraiment apporter notre soutien au Président Ibrahim Traoré,  au gouvernement, aux FDS et aux VDP pour tout le travail qu’ils sont en train d’abattre», ont indiqué de leurs côtés les doyens Yacouba Bagué et Bachirou Dialla.

«A bas l’impérialisme, à bas les valets locaux de l’impérialisme, vive le Capitaine Ibrahim Traoré, Vive la Transition», scandait la foule constituée de jeunes, femmes et enfants du quartier. Certains manifestants tenaient des drapeaux burkinabè, nigériens et russes. Les manifestants ont dit être mobilisés pour apporter leur soutien à la Transition qui à l’œuvre pour le bonheur de tous les Burkinabè. «Le Président IB et tous les acteurs engagés pour notre Nation dans cette Transition méritent notre indéfectible soutien et nous serons toujours mobilisés pour cela. La patrie ou la mort, nous vaincrons !», a encore scandé le porte-parole de l’Union nationale des associations de Nioko II.

Christian Tas

Burkina Demain

MPP : Pr Ouaro n’est plus dedans dèh !

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Pr Stanislas Ouaro, ancien directeur provincial de campagne en octobre 2020 à Dédougou

L’info politique de ce début de week-end. Il s’agit de la démission, ce vendredi 8 décembre 2023, du Pr Stanislas Ouaro, ancien ministre de l’éducation nationale et de la promotion des langues nationales sous la présidence de Roch Marc Christian, de l’ancien parti majoritaire, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP).

Pr Stanislas Ouaro, ancien directeur provincial de campagne en octobre 2020 à Dédougou

Cette annonce de la démission de l’ancien directeur provincial de la campagne présidentielle de 2020 dans la Boucle du Mouhoun intervient quelque temps après sa libération. La police avait en effet procédé à l’arrestation le 4 décembre dernier du 4ème vice-président du MPP alors qu’il était au siège de l’ancienne formation présidentielle avec des militants.

Sur les raisons de cette démission, le Pr Ouaro parle dans sa lettre écrite à cet effet, de manipulations, de mensonges, de calomnies, de traîtrise et d’abandon dont il aurait été victime au sein du MPP. Ce retrait de l’ancien baron signifie-t-il la fin de sa vie politique ou un repli stratégique pour mieux rebondir ?

Affaire à suivre…

Christian Tas

Burkina Demain

SIE UEMOA : Les bilans énergétiques 2021 et 2022 du Burkina bientôt disponibles

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C'est le ministre de l'énergie, des mines et des carrières qui a présidé l'ouverture du séminaire

Les usagers de la plateforme du Système d’information énergétique (SIE) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine pourront bientôt accéder aux données des bilans énergétiques 2021 et 2022 du Burkina Faso. Les données desdits bilans énergétiques ont été examinées et validées ce jeudi 7 décembre 2023 à Ouagadougou au cours d’un séminaire national présidé par le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Simon Pierre Boussim.

C’est le ministre de l’énergie, des mines et des carrières qui a présidé l’ouverture du séminaire

Présidant ce jeudi 7 décembre 2023 à Ouagadougou l’ouverture du séminaire national d’examen et de validation des bilans énergétiques 2021 et 2022, le ministre de l’énergie, des mines et des carrières, Simon Pierre Boussim, a souligné toute l’importance desdits bilans pour le secteur de l’énergie burkinabè, son département.

Le ministre Boussim se prêtant aux questions de la presse à l’issue de l’ouverture du séminaire

«Les bilans énergétiques des années 2021 et 2022 que nous nous apprêtons à examiner, est bien plus qu’une simple compilation de chiffres et de statistiques. Ils représentent le socle de notre compréhension du paysage énergétique, offrant des informations capitales pour orienter notre politique énergétique et prendre des décisions éclairées. En effet, le bilan énergétique sert de boussole pour la gouvernance de notre secteur énergétique, nous guidant vers des choix stratégiques et durables. La transparence et la fiabilité des données énergétiques sont essentielles pour assurer une gestion efficace des ressources et des infrastructures. C’est grâce à des bilans énergétiques précis que nous pouvons évaluer la demande croissante en énergie, identifier les tendances émergentes, et élaborer des politiques qui favorisent la sécurité énergétique et le développement durables», a-t- il relevé dans son Discours d’ouverture. Et d’y exprimer sa gratitude et celle du gouvernement à l’UEMOA pour son accompagnement du Burkina Faso dans la recherche d’outils de gestion durable de son secteur de l’énergie.

Bilan énergétique, un cadre comptable précis

C’est le directeur général de l’énergie Dr Alidou Koutou (micro) qui a présidé la conduite des travaux du séminaire ; à sa gauche le directeur énergies renouvelables de l’UEMOA Bourama Kanadjigui, et à sa droite le coordonnateur SIE Burkina Thierry Ouédraogo

Pour sa part, le directeur des énergies renouvelables, Bourama Kanadjigui, s’est félicité de la tenue du présent séminaire au regard notamment de l’importance des bilans énergétiques des pays membres pour la coordination et le suivi de la mise en œuvre de la politique énergétique régionale. Ainsi les bilans énergétiques validés des pays membres sont publiés et accessibles sur la plateforme du système d’information énergétique de l’UEMOA.

Le Bilan énergétique (BE), faut-il le rappeler, est un cadre comptable précis permettant d’intégrer tous les flux énergétiques d’un pays, exprimés dans une unité commune. Présentée sous forme de tableau, le BE permet de suivre l’énergie depuis sa production jusqu’à sa consommation. Il fournit la photographie annuelle du système énergétique d’un pays et fait apparaître la production, l’approvisionnement ou la consommation totale primaire de l’énergie ; l’efficacité des transformations des industries d’énergie ; ainsi que la consommation finale totale et sectorielle.  Le bilan énergétique contribue à diagnostiquer, planifier, maîtriser et décider.

La biomasse toujours en tête dans la consommation finale des BE 2021 et 2022

Le présent séminaire a permis aux participants d’examiner, de discuter et d’enrichir, à travers des suggestions ou recommandations à prendre à prendre en compte dans les documents finaux, les documents des BE 2021 et 2022. En attendant la prise en consolidation et la confirmation des données présentées, il ressort comme dans les précédents BE que la biomasse reste l’énergie la plus consommée (65% en 2021 et 64% en 2022) suivie par les produits pétroliers (31% en 2021 et 32% en 2022) et l’électricité arrive loin derrière (4% de la consommation énergétique du pays en 2021 et 2022).

En termes de consommation finale, en 2021 et 2022, la consommation d’énergie au Burkina Faso s’élève respectivement à 5 521 Ktep et 5 645 ktep. Cette consommation finale rapportée à la population est de l’ordre de O,25 tep par habitant en 2021 et 2022.

«Ces données montrent la nécessité d’agir sur la fourniture d’énergie dans son ensemble (source, qualité, prix, disponibilité) en vue de permettre un plein développement du secteur industriel. Au lieu que ce soit seulement le sous-secteur de l’électricité qui polarise les efforts des pouvoirs publics parce que l’Etat y investit le plus», souligne le coordonnateur du SIE du Burkina Thierry Ouédraogo.

«C’est une réalité qui impose la responsabilité de repenser et de renforcer notre stratégie énergétique nationale», a assuré le directeur général de l’énergie, Dr Alidou Koutou.

Contraintes dans la collecte des données

Les membres du présidium à la clôture du séminaire se sont félicités des résultats

Le Burkina Faso a une vieille tradition en matière de collecte de données mais son équipe nationale SIE connaît un certain nombre de difficultés relatives, entre autres, au retard dans la fourniture des données par les sociétés ; à l’insuffisance de la qualité des données fournies ; à la non-disponibilité de certaines informations et au retard de publication des rapports d’activités des structures. A ce niveau, des suggestions ont été formulées en vue d’une résolution de ces problèmes. Ces suggestions portent par exemple sur la sensibilisation des acteurs concernés sur la nécessité des BE ou l’implication des premiers responsables des structures qui fournissent les données énergétiques.

Et à écouter le DGE Dr Koutou qui a présidé la cérémonie de clôture au nom du ministre Boussim ; la représentante de l’UEMOA à cette clôture Abibata Zerbo/Traoré et d’autres participants ; le présent séminaire a pleinement atteint ses objectifs. D’où les sentiments de satisfaction exprimés par les uns et les autres.

Bernard Bazié

Burkina Demain           

Lutte anti-fraude : 278 000 cartons de cigarettes incinérés à Tanghin- Dassouri

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Prenant l’opinion nationale à témoin, des responsables de la coordination nationale de lutte contre la fraude avec en tête le coordonnateur Dr Yves Kafando ont  procédé, ce vendredi 8 décembre 2023 à Tanghin-Dassouri, à l’incinération d’une importante saisie de cartons de cigarettes.

«La saisie porte sur 278.000 cartons de cigarettes soit 5.560.000 bâtons d’une valeur totale de 222.400.000 FCFA. Cette opération nous permet d’éviter de compromettre le Fonds de Soutien Patriotique (FSP) d’une valeur de 83.400.000 FCFA». Ce sont là des propos ce vendredi du coordonnateur national de lutte contre la fraude Yves Kafando à Tanghin-Dassouri à l’incinération des résultats de ladite saisie.

«Un message civique et patriotique»

Dr Yves Kafando, Coordonnateur national de lutte contre la corruption, se prêtant aux questions des journalistes

«Cette opération d’incinération publique que nous organisons devant la presse nationale se veut un message civique et patriotique à l’égard de nos con- citoyens. En effet, en plus d’assainir le milieu économique, la CNLF entend mobiliser les acteurs de l’économie nationale afin qu’ils contribuent pleinement au FSP  (Fonds de soutien patriotique) qui est un outil de captation des efforts de tous les burkinabè d’ici et de la Diaspora. Le FSP se révèle aujourd’hui un dispositif efficace et efficient au service exclusif du peuple. Le FSP est sacré, Il est de notre devoir individuel et collectif de sauvegarder et de restaurer la paix et la sécurité de notre pays en demeurant stoïques et solidaires avec les forces combattantes», a en outre soutenu le coordonnateur Kafando.

La présente saisie suivie de l’incinération est l’un des résultats des actions offensives de la Coordination nationale de lutte de contre la fraude contre notamment les auteurs de l’incivisme économique. En effet, dans sa mission de traquer la fraude fiscale, économique, douanière et environnementale, la CNLF s’est donnée les moyens d’intensifier ses actions offensives contre les auteurs de fraudes.  Ainsi, outre les cartons de cigarettes, ce sont au total 67 bidons de 25 litres de boissons frelatés qui ont été versés.

Et le coordonnateur Kafando de lancer de nouveau un message aux citoyens burkinabè à collaborer avec ses services et à participer ainsi de façon active à cette traque aux fraudeurs économique dans le pays.

Bernard Bazié

Burkina Demain

Régulation du secteur de l’énergie : L’ARSE outille des journalistes à Bobo

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L’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE) organise du 06 au 08 décembre 2023 à Bobo-Dioulasso, un atelier d’information et de sensibilisation des journalistes des régions des Hauts-Bassins, du Sud-Ouest et des Cascades sur la régulation du secteur de l’énergie au Burkina Faso : fondements, principes, règles et pratiques. Communiqué de presse.

Le Président de l’ARSE, Jean Baptiste-KY a rappelé l’importance de la sensibilisation et le rôle des journalistes

 «Régulation du secteur de l’énergie au Burkina Faso

Les fondements, principes, règles et pratiques expliqués aux journalistes

(Bobo-Dioulasso, 06 décembre 2023). L’Autorité de Régulation du Secteur de l’Energie (ARSE) organise du 06 au 08 décembre 2023 à Bobo-Dioulasso, un atelier d’information et de sensibilisation des journalistes des régions des Hauts-Bassins, du Sud-Ouest et des Cascades sur la régulation du secteur de l’énergie au Burkina Faso : fondements, principes, règles et pratiques. Cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre du plan stratégique à travers lequel l’ARSE s’est fixé pour ambition de développer sa notoriété et son image de marque au niveau national et s’imposer comme un régulateur de référence dans la sous-région. Dans la perspective de cette vision stratégique, l’ARSE a inscrit au centre de son action, selon le président de l’institution, Monsieur Jean Baptiste-KY, l’information, la sensibilisation et la formation de ses partenaires stratégiques dont les acteurs des médias. « Le régulateur de l’énergie compte bénéficier du pouvoir d’informer, de sensibiliser, d’éduquer et de former les citoyens que vous détenez entre vos micros, stylos, caméras et autres pour relever le défi lié à son ambition de développer sa notoriété et son image de marque au niveau national et s’imposer comme un régulateur de référence dans la sous-région » a déclaré aux participants, Jean-Baptiste KY.

L’objectif principal recherché à travers cet atelier est, a-t-il expliqué, d’informer davantage les hommes et femmes de médias sur les actions de régulation dans le secteur de l’énergie afin de leur permettre de mieux informer à leur tour le public. Il s’agit, de façon spécifique, de permettre aux journalistes de s’approprier les fondements, principes et règles qui gouvernent la régulation du secteur de l’énergie et des acquis des activités menées par l’ARSE.

L’initiative vise, par ailleurs, à renforcer leurs connaissances sur les pratiques de l’ARSE en matière juridique, économique, tarifaire, technique et de communication. Elle servira de cadre pour vulgariser le contenu du rapport d’activités annuel 2022 de l’ARSE afin de le porter, via les médias, à la connaissance du grand public. Toute chose qui a été fortement apprécié par Monsieur Hamadou BARRY, vice-président, représentant la Présidente de la Délégation Spéciale de la Région des Hauts-Bassins, présidente de la cérémonie d’ouverture de l’atelier. En inscrivant le contenu de son rapport d’activités dans les communications à l’attention des journalistes qui sont des relais d’information, l’ARSE se livre, s’est-il réjoui, à un exercice de redevabilité qui constitue un acte de bonne gouvernance très recommandé.

Pour le Secrétaire Général, Monsieur  Narcisse R Wibgha qui a représenté le Président de la délégation spéciale de la commune de Bobo-Dioulasso, la tenue de cet atelier sera très bénéfique pour l’ARSE en termes de visibilité et de redevabilité. « Au sortir de ce rendez-vous du partage, les journalistes seront en mesure de mieux informer les Burkinabè sur les actions de régulation menées par l’ARSE dans le cadre de leurs missions de service public d’information, d’éducation et de sensibilisation,» a-t-il déclaré.

L’atelier qui se tient dans la ville de Sya intervient après celui organisé en 2021 au profit des journalistes des régions du Centre, du Centre-Ouest et de la Boucle du Mouhoun. Il réunit une trentaine d’acteurs de la presse écrite et en ligne, de l’audiovisuel (radio et télévision), des réseaux de journalistes et communicateurs venus de huit provinces des trois régions invitées. De même, des représentants du Service d’Information du Gouvernement (SIG), des Directions en charge de la communication de la Primature et du ministère de la communication participent à l’atelier animé par l’équipe technique de l’ARSE.

Direction de la communication et de la Documentation/ARSE»

Compte rendu du Conseil des Ministres du 6 décembre 2023

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 06 décembre 2023, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 12 H 15 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président de la Transition, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I DELIBERATIONS

I 1  AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

Le Conseil a examiné un projet de loi portant révision de la Constitution.

Ce projet de révision de la Constitution s’inscrit dans le cadre de la réalisation d’une des principales missions de la Transition qui consiste à engager des réformes politiques, administratives et institutionnelles en vue de renforcer la culture démocratique et consolider l’Etat de Droit.

Il s’inscrit également dans la dynamique d’implémentation de réformes majeures en droite ligne des engagements du Président de la Transition.

Les innovations majeures de ce projet de loi sont entre autres :

– l’érection des langues nationales en langues officielles en lieu et place du français qui devient la langue de travail ;

– l’élargissement des missions du Conseil constitutionnel qui, en plus de ses missions classiques déjà consacrées par la Constitution, se chargera désormais de réguler le fonctionnement des institutions et l’activité des pouvoirs publics d’une part, et de contrôler la procédure de révision de la Constitution d’autre part ;

– le réaménagement de la composition du Conseil supérieur de la magistrature ;

– l’institution de mécanismes traditionnels et alternatifs de règlement des différends basés sur nos réalités socio-culturelles ;

– la suppression de la Haute Cour de justice pour confier le jugement des dirigeants politiques aux juridictions de droit commun ;

– la constitutionnalisation de l’Agence nationale de renseignement (ANR) ;

– la suppression du Conseil économique et social et du Médiateur du Faso et l’institution d’un Conseil national des communautés pour impliquer davantage nos leaders religieux et coutumiers à la résolution des conflits sociaux d’une part, et l’implication des communautés à la gestion des affaires publiques d’autre part.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition.

I 2 AU TITRE DE LA PRIMATURE

Le Conseil a adopté un décret portant institution des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (J.E.P.P.C).

L’institution des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne vise la promotion des valeurs consensuelles d’engagement patriotique des Burkinabè pour la construction de bases solides au bénéfice de la Nation.

Il s’agit à travers les J.E.P.P.C de promouvoir les valeurs de civisme, de respect, de solidarité, d’engagement patriotique et de courage des Burkinabè en vue du raffermissement de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Ces Journées comprennent les volets suivants :

– l’engagement patriotique et la participation citoyenne ;

– la promotion des produits nationaux à travers la vulgarisation du concept «consommons national » ;

– la promotion des valeurs traditionnelles et culturelles dans tous les secteurs d’activités ;

– la vulgarisation des savoirs et innovations endogènes dans tous les secteurs d’activités.

Ces journées sont organisées chaque année deux (02) fois quinze (15) jours à partir du 26 mars et du 02 octobre. Elles se tiennent sur toute l’étendue du territoire national et dans les missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso à l’étranger.

L’adoption de ce décret consacre l’institution des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne.

I 3  AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination d’un Procureur militaire près le Tribunal militaire de Ouagadougou.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination du Magistrat Capitaine Ahmed Ferdinand SOUNTOURA, Procureur militaire près le Tribunal militaire de Ouagadougou, conformément aux dispositions de l’article 20 de la loi n°24-94/ADP du 24 mai 1994 portant Code de justice militaire et ses modificatifs.

I 4 AU TITRE DU MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté un décret portant conditions d’exercice de l’action récursoire.

L’action récursoire est le fait pour l’administration d’exercer une action contre le fonctionnaire lorsqu’elle subit un préjudice ou est amenée à réparer un préjudice pour une faute personnelle commise par le fonctionnaire d’Etat.

Ce décret vise un meilleur recouvrement des fonds publics exposés en cas de substitution de la responsabilité civile de l’administration à celle d’un de ses agents publics.

L’adoption de ce décret permet de renforcer les bases légale et règlementaire pour l’exercice de l’action récursoire à l’encontre des fonctionnaires d’Etat.

I 5 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un rapport relatif à l’acquisition d’un immeuble de type R+11 avec sous-sol au profit de l’Etat.

L’acquisition de cet immeuble d’une capacité de plus de 600 bureaux permettra de renforcer les capacités immobilières propres de l’Etat, de réduire les charges locatives d’un milliard (1 000 000 000) F CFA par an et d’améliorer les conditions de travail des agents publics.

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition dudit immeuble au profit de l’Etat burkinabè pour un montant de treize milliards neuf cents millions (13 900 000 000) F CFA.

I 6 AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret porte mesures de sécurité des matières radioactives, des installations et activités associées au Burkina Faso.

Ce décret fixe les obligations en matière de protection physique et de gestion du système de sécurité des matières radioactives, des installations et activités associées. Il définit également les mesures de sécurité à appliquer aux matières radioactives en utilisation ou en stockage dans les installations et sur le terrain pour empêcher tout accès non autorisé, vol ou sabotage de ces matières.

L’adoption de ce décret permettra de renforcer le cadre réglementaire existant en matière de sécurité nucléaire au Burkina Faso, conformément aux dispositions de l’article 18 de la loi n°032-2012/AN du 08 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties.

Le second décret porte valeurs limites et mesures de protection des travailleurs et du public contre les expositions aux champs électriques, magnétiques et électromagnétiques des fréquences allant de 0 hertz (Hz) à 300 gigahertz (GHz).

Ce décret vise à assurer une bonne mise en œuvre de la loi n°032-2012/AN du 08 juin 2012 portant sûreté, sécurité nucléaires et garanties notamment celle relative aux rayonnements non ionisants.

L’adoption de ce décret permettra au Burkina Faso de se doter d’un cadre règlementaire national nécessaire pour encadrer l’utilisation des équipements et installations des rayonnements non ionisants en vue de renforcer le dispositif juridique national en matière de radioprotection.

II COMMUNICATIONS ORALES

II 1 Le ministre de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité a fait au Conseil une communication relative à la commémoration symbolique de la fête nationale du 11 décembre 2023 au Burkina Faso.

Cette commémoration permettra d’affirmer notre identité en tant qu’Etat souverain. Elle sera l’occasion d’une introspection collective sur notre vivre-ensemble.

Compte tenu de la situation sécuritaire, la commémoration sera célébrée de façon sobre et marquée par des cérémonies de prise d’armes suivies de décorations.

II 2 Le ministre des Affaires étrangères, de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur a fait au Conseil le compte rendu de la visite d’amitié et de travail de la délégation burkinabè en République italienne et au Vatican, les 30 et 31 octobre 2023.

Cette visite avait pour but principal de renforcer la coopération entre le Burkina Faso et les deux (02) Etats, suivant la logique du Gouvernement de diversifier et de renforcer les partenariats bénéfiques pour le Burkina Faso. Elle a permis de présenter la situation sécuritaire et humanitaire que traverse notre pays et de faire un plaidoyer en vue d’un soutien multiforme.

Les autorités de la République italienne et du Saint-Siège ont marqué leur disponibilité à accompagner le Burkina Faso pour son indépendance véritable et dans bien d’autres domaines.

II 3 Le ministre de l’Economie, des finances et de la prospective a fait au Conseil une communication relative à la mise en œuvre à mi-parcours du Projet d’urgence de développement territorial et de résilience (PUDTR).

En janvier 2021, l’Etat burkinabè, avec l’appui de la Banque mondiale, a formulé le Projet d’urgence de développement territorial et de résilience.

Ce projet vise à répondre à l’urgence des besoins des populations des zones fragiles afin d’améliorer l’accès inclusif des communautés (y compris les Personnes déplacées internes) des zones ciblées, aux services sociaux essentiels, aux infrastructures et à l’alimentation.

Le PUDTR est mis en œuvre à travers cinq (05) composantes que sont :

– l’amélioration de l’accès aux services de base ;

– l’amélioration de la connectivité physique et virtuelle et la résilience urbaine ;

– la relance économique communautaire et autonomisation ;

– l’engagement citoyen et gestion du projet ;

– l’intervention d’urgence conditionnelle.

La revue à mi-parcours a jugé satisfaisante la performance globale du projet, estimée à 40%. Malgré ces résultats, quelques difficultés ont entravé la mise en œuvre du projet, notamment le contexte sécuritaire difficile, la défaillance de certaines entreprises, le retard dans la libération totale des emprises par les concessionnaires et certaines personnes affectées, les longs délais de passation des marchés et les retards de décaissement.

En termes de perspectives pour les deux années restantes du projet (2024-2025), les actions seront priorisées sur la base de deux principes directeurs à savoir, la concentration des efforts sur les activités devant permettre l’atteinte des objectifs de développement en souffrance et le maintien de l’approche développement intégré dans les nouvelles communes d’intervention.

II 4 Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique a fait au Conseil une communication relative à l’introduction du vaccin antipaludique dans le Programme élargi de vaccination (PEV) du Burkina Faso.

Cette vaccination va concerner pour le moment 248 986 enfants de 5 à 23 mois de vingt-sept (27) districts sanitaires retenus sur les soixante-dix (70) existants.

L’objectif est de renforcer l’immunité d’au moins 95% des enfants qui bénéficieront de cette vaccination.

L’administration des doses du vaccin contre le paludisme se fera lors des séances de vaccination de routine en stratégie fixe dans les formations sanitaires et en stratégie avancée dans les sites habituels de vaccination dans les villages.

Le lancement de l’introduction du vaccin dans le Programme élargi de vaccination de routine est prévu le 26 janvier 2024 dans les 27 districts sanitaires.

II 5 Le ministre de l’Energie, des mines et des carrières a fait au Conseil le compte rendu de la participation du Burkina Faso au 6ème forum international «Semaine énergétique russe », tenu du 11 au 13 octobre 2023 à Moscou en Russie et au 10ème anniversaire de l’Initiative « la Ceinture et la route», tenu du 17 au 18 octobre 2023 à Beijing en République populaire de Chine.

L’objectif principal de ces missions était de présenter les opportunités d’investissements au Burkina Faso dans les secteurs de l’énergie, des mines et des carrières, de tisser les relations d’affaires et de développer la coopération internationale en matière d’énergie, de mines et de carrières au profit de notre pays.

Le 6ème forum international « Semaine énergétique russe » a été une occasion pour le Burkina Faso de procéder à la signature d’un Mémorandum d’entente dans le domaine de l’utilisation de l’énergie atomique à des fins pacifiques.

Le 10ème anniversaire de l’Initiative « la Ceinture et la route » à Beijing a permis au Burkina Faso de relancer les échanges sur le Mémorandum signé pour la construction d’une centrale solaire de 4 mégawatts (MW) avec la Chine, de présenter les opportunités de notre pays et de faire le plaidoyer pour l’implantation d’unités industrielles dans divers domaines.

II 6 Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil deux (02) communications.

La première communication est relative à l’organisation d’une course cycliste à l’occasion de la fête nationale du 11 décembre 2023.

Cette course cycliste sera organisée sous forme de compétition avec pour objectif de contribuer à la consolidation de la résilience et la cohésion sociale de la population burkinabè.

La compétition se déroulera le 10 décembre 2023 à Ouagadougou sur le Boulevard Thomas SANKARA, en circuit fermé de 4,400 km à parcourir 30 fois, soit une distance totale de 132 km. Elle regroupera les coureurs cyclistes élites des championnats A et B en hommes et dames, au plan national.

En levée de rideau, il est prévu une course des membres du Gouvernement et des Présidents d’institutions.

Cet évènement est placé sous le haut patronage de Son Excellence Monsieur le

Premier ministre, Chef du Gouvernement.

La seconde communication fait le compte rendu du déroulement des examens de la certification professionnelle, session 2023.

Pour la session 2023, ces examens ont concerné 11 863 candidats répartis sur quatre (04) titres professionnels de quarante-huit (48) métiers. Il s’agit du Certificat de qualification professionnelle (CQP), du Brevet de qualification professionnelle (BQP), du Brevet professionnel de technicien (BPT) et du Brevet professionnel de technicien supérieur (BPTS).

Concernant les résultats des candidats, ils se présentent comme suit par titre professionnel :

– le Certificat de qualification professionnelle enregistre un taux net d’admis de 84,24% ;

– le Brevet de qualification professionnelle présente un taux net d’admis de 83,12% ;

– le Brevet professionnel de technicien donne un taux net d’admis de 91,95% ;

– le Brevet professionnel de technicien supérieur a un taux net d’admis de 92,50%.

L’analyse des résultats de la session 2023 montre une baisse du taux de réussite au CQP et au BQP par rapport à la session précédente.

II 8  Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative au lancement de la nouvelle chaîne télévisuelle dénommée « RTB3 », prévue pour le 09 décembre 2023 à Ouagadougou.

La «RTB3 » est un outil d’information et un moyen de communication pour le développement économique, social et culturel du Burkina Faso.

La «RTB3» qui est une entité de la Radiodiffusion-télévision du Burkina (RTB) est une chaîne généraliste entièrement dédiée aux langues nationales et ambitionne de toucher l’ensemble de la population burkinabè. Elle s’adresse aux populations dans quatre (04) principales langues à savoir le mooré, le fulfuldé, le jula et le gulmancéma.

La «RTB3» produira ses contenus dans douze (12) autres langues nationales et prendra en compte la diversité linguistique nationale dans la diffusion de ses programmes.

Les programmes de la nouvelle chaîne seront notamment axés sur l’information et la sensibilisation des populations, la communication sur les actions du Gouvernement, la contribution dans la lutte contre le terrorisme et la promotion de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

III NOMINATIONS

III 1 NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

– Monsieur Aristide Rapougdoudba Ludovic TAPSOBA, Mle 46 643 R, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso auprès de la Fédération de Russie.

B AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

– Monsieur Yasnémanégré SAWADOGO, Officier, est nommé Attaché de défense auprès de l’Ambassade du Burkina Faso en Fédération de Russie.

C AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

– Madame Léa, 2ème Jumelle ZAGRE/RIMTOUMDA, Mle 44 056 K, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 15ème échelon, est nommée Conseiller technique ;

– Monsieur Philippe ZANE, Mle 96 919 B, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Chargé de missions ;

– Monsieur Blanchard Auguste YAMEOGO, Mle 49 079 P, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 10ème échelon, est nommé Secrétaire permanent du Comité de politique fiscale ;

– Monsieur Florent Désiré PARE, Mle 50 041 P, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Madame Lucie KOMPAORE/TINDANO, Mle 41 580 D, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 16ème échelon, est nommée Inspecteur des finances ;

– Monsieur Souleymane KONE, Mle 37 243 R, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Abel KALMOGO, Mle 44 055 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Noufou OUEDRAOGO, Mle 43 105 E, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Seydou SIMPORE, Mle 52 162 Z, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 13ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur François d’Assise BANDRE, Mle 29 713 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Souhaïbou KONATE, Mle 34 043 B, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 11ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Madame Madiara SAGNON/TOU, Mle 52 151 G, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 13ème échelon, est nommée Inspecteur des finances ;

– Monsieur Windéyam Vincent de Paul YAMEOGO, Mle 58 689 T, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Monsieur Voho GNOUMOU, Mle 32 033 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommé Inspecteur des finances ;

– Madame Edwige SOME, Mle 56 708 R, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Inspecteur des finances ;

– Monsieur Karim NIGNAN, Mle 111 076 J, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 9ème échelon, est nommé Conseiller fiscal auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ;

– Monsieur Pascal Ildevert OUEDRAOGO, Mle 39 689 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 16ème échelon, est nommé Conseiller fiscal auprès de la Caisse autonome de retraite des fonctionnaires (CARFO) ;

– Monsieur Ipala Charles TIEMTORE, Mle 334 258 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Comptable principal des matières du ministère de la Transition digitale, des postes et des communications électroniques ;

– Monsieur Zouviel Romaric SOME, Mle 111 068 K, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 8ème échelon, est nommé Conseiller fiscal de la Société nationale des substances précieuses (SONASP) ;

– Monsieur Georges BASSINGA, Mle 57 161 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Comptable principal en deniers et en valeurs de l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) ;

– Monsieur Yemboado Augustin YONLI, Mle 29 737 N, Inspecteur des impôts, 1ère classe, 14ème échelon, est nommé Inspecteur des finances à l’Inspection générale des finances ;

– Monsieur Somtindeba Olivier SEOGO, Mle 235 925 M, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Trésorier provincial du Kénédougou (Orodara).

D AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DES RESSOURCES ANIMALES ET HALIEUTIQUES

– Madame Yvonne ROUAMBA/GUIGMA, Mle 59 695 D, Conseiller en gestion des ressources humaines, 1ère classe, 12ème échelon, est nommée Conseiller technique, en remplacement de Madame Mamounata BELEM/OUEDRAOGO.

E AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

– Madame Dakiswilguiri Adeline Rachel YAMEOGO/NARE, Mle 104 430 X, Administrateur civil, 1ère classe, 7ème échelon, est nommée Inspecteur technique des services ;

– Madame Mamounata NOUGTARA, Mle 314 383 S, Conseiller en études et analyses, 1ère classe, 4ème échelon, est nommée Chef de département du suivi du Fonds minier de développement local (FMDL) ;

– Monsieur Idrissa KONDET, Mle 366 288 X, Ingénieur de la géologie et des mines, 1ère classe, 2ème échelon, est nommé Chef de département de l’analyse des projets miniers ;

– Monsieur Soumaïla GORO, Mle 235 403 Z, Conseiller en sciences et techniques de l’information et de la communication, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Chef de département du Contenu local de l’énergie ;

– Monsieur Koudnoaga Roger ZOUNGRANA, Mle 117 421 E, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Chef de département du Contenu local des mines et carrières ;

– Monsieur Jean Bosco BAYALA, Mle 315 006 P, Ingénieur des travaux de la géologie et des mines, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Chef de département de la promotion des investissements ;

– Madame Wendkiéta Delphine COULIBALY/PALGO, Mle 229 833 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommée Directrice de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

– Monsieur Iliassa ZOUGMORE, Mle 260 351 Y, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Adama BARRY, Mle 220 566 Y, Administrateur civil, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

– Monsieur Yobi Elie GUIGMA, Mle 247 509 S, Conseiller en archivistique, 1ère classe, 6ème échelon, est nommé Directeur des archives et de la documentation.

F AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

– Monsieur Yacoubou SIA, Mle 104 850 D, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances du Centre national de la recherche scientifique et technologique (CNRST).

G AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

– Monsieur Nongbila Eugène BALMA, Mle 109 226 Z, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale des eaux et forêts (ENEF) ;

– Monsieur Kepian Ousseni Laoupan DRABO, Mle 218 558 B, Ingénieur du génie rural, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur général des Infrastructures hydrauliques, cumulativement Responsable du Programme budgétaire 0109 « Aménagements hydrauliques » ;

– Monsieur François Xavier Wendkouni BAHIRE, Mle 202 539 Y, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 1er grade, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’Observatoire national du développement durable au Secrétariat permanent du Conseil national du développement durable (SP/CNDD) ;

– Monsieur Sogossi SANOU, Mle 200 545 M, Conseiller des affaires économiques, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration et des finances de l’Agence de l’eau du Mouhoun.

H AU TITRE DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

– Monsieur Boubié Jean IDO, Mle 294 300 Z, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 4ème échelon, est nommé Directeur de l’administration des finances de la Semaine nationale de la culture (SNC) ;

– Monsieur Abdoulaye ZOURE, Mle 359 802 L, Informaticien, 1ère classe, 3ème échelon, est nommé Directeur des systèmes d’information ;

– Monsieur Sansan Bernard DOLY, Mle 266 668 U, Ingénieur des travaux statistiques, 1ère classe, 5ème échelon, est nommé Directeur des statistiques sectorielles et de l’évaluation ;

– Monsieur Jérôme ZOUNGRANA, Mle 200 491 R, Conseiller des services touristiques et hôteliers, 1ère classe, 7ème échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets, programmes et du partenariat ;

– Madame Alice OUOBA/TINGUERI, Mle 200 472 A, Conseiller des affaires culturelles, 1ère classe, 8ème échelon, est nommée Directrice de la prospective, de la planification et du suivi- évaluation.

III 2 NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

– du Centre national d’études stratégiques (CNES) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;

– de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale ;

– du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective ;

– des sociétés minières BURKINA MINING COMPANY SA, NORDGOLD YIMIOUGOU SA, OREZONE BOMBORE SA, SAHELIAN MINING SA, SOMITA-SA, AFRO TURK INATA SA et WAHGNION GOLD OPERATION SA au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières ;

– de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) au titre du ministère de l’Education nationale, de l’alphabétisation et de la promotion des langues nationales ;

– du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER) et de l’Université Norbert ZONGO au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation ;

– de l’Agence de l’eau des Cascades (AEC) au titre du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement ;

– du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) au titre du ministère de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme.

Le Conseil a également procédé à la nomination du Président du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau des Cascades (AEC).

A MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs représentant l’Etat au Conseil d’administration du Centre national d’études stratégiques (CNES) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Au titre du ministère de l’Administration territoriale, de la décentralisation et de la sécurité :

– Madame Nana Fatoumata BENON/YATASSAYE, Mle 88 836 K, Administrateur civil.

Au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective :

– Monsieur Brahim KERE, Mle 207 789 P, Economiste-planificateur.

B MINISTERE DE LA FONCTION PUBLIQUE, DU TRAVAIL ET DE LA PROTECTION SOCIALE

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL ADMINISTRATIF

– Monsieur Abandiwê Justin BATIAM, Mle 15 11 988 B, Attaché d’administration scolaire.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ELEVES

– Monsieur Augustin BADOLO, Mle 226 407 R, élève Conseiller des services touristiques et hôteliers.

Le second décret nomme Monsieur Yannick Yves GOUNGOUNGA, Directeur général de La Générale des Assurances (GA IARD), Administrateur représentant les employeurs au titre du Conseil national du patronat burkinabè au Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Abdoulaye TOURE.

C MINISTERE DE L’ECONOMIE, DES FINANCES ET DE LA PROSPECTIVE

Le Conseil a adopté un décret portant nomination des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Fonds burkinabè de développement économique et social (FBDES) pour un premier mandat de trois (03) ans.

– Monsieur Jérôme YODA, Cadre supérieur de banque ;

– Monsieur Nestor Alexandre MILA, Consultant, chef d’entreprise.

D MINISTERE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DES CARRIERES

Le Conseil a adopté sept (07) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Sié Dominique HIEN, Mle 200 531 J, Conseiller des affaires économiques, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière BURKINA MINING COMPANY SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le deuxième décret nomme Monsieur Bê PALM, Mle 212 360 D, Conseiller en économie et développement, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière NORDGOLD YIMIOUGOU SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le troisième décret nomme Monsieur Seydou SAWADOGO, Mle 111 149 Y, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière OREZONE BOMBORE SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Sidiki Robert TOE.

Le quatrième décret nomme Monsieur Rabaswendé Jean OUEDRAOGO, Mle 212 546 K, Conseiller en économie et développement, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière SAHELIAN MINING SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Amadou Saoud SONDE.

Le cinquième décret nomme Monsieur Djakaridja BARRO, Mle 225 062 Y, Inspecteur du trésor, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la Société des mines de Taparko (SOMITA-SA) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Mamou OUEDRAOGO.

Le sixième décret nomme Monsieur Adama Micaillou TAMBOURA, Mle 216 156 G, Administrateur des services financiers, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Economie, des finances et de la prospective au Conseil d’administration de la société minière AFRO TURK INATA SA pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le septième décret nomme Monsieur Tousma DODBZANGA, Mle 241 638 N, Juriste Conseiller d’éducation, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de l’Energie, des mines et des carrières au Conseil d’administration de la société minière WAHGNION GOLD OPERATION SA pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Madame Sétou COMPAORE.

E MINISTERE DE L’EDUCATION NATIONALE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

Le Conseil a adopté un décret portant nomination de Monsieur Ardjouma Datine DA, Elève-professeur des écoles, Administrateur représentant les stagiaires au Conseil d’administration de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation (INFPE) pour la durée de son mandat de Délégué général.

F MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR, DE LA RECHERCHE ET DE L’INNOVATION

Le Conseil a adopté trois (03) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Siaka SOURABIE, Etudiant en Licence 2 de Mathématiques Physique Chimie Informatique, Administrateur représentant les étudiants du Centre universitaire de Banfora au Conseil d’administration du Fonds national pour l’éducation et la recherche (FONER), en remplacement de Monsieur Gaston NABAYAOGO.

Le deuxième décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT L’ETAT

Au titre du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation :

– Monsieur Issiaka BELEM, Mle 104 250 B, Administrateur des services financiers, en remplacement de Monsieur Hervé YAOGO ;

– Monsieur Dramane HEMA, Mle 118 979 W, Conseiller en gestion des ressources humaines, en remplacement de Monsieur Coré Dieudonné Tafarona BENON.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE NATIONAL DES ŒUVRES UNIVERSITAIRES

– Monsieur Mahamoudou YOUGBARE, Mle 29 056 B, Conseiller d’intendance scolaire et universitaire, en remplacement de Monsieur Saïdou OUEDRAOGO.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE PERSONNEL ENSEIGNANT DE L’UNIVERSITE NORBERT ZONGO

– Madame Wendlassida Pauline KABORE/OUEDRAOGO,

Mle 207 058 F, Maître-assistant, en remplacement de Monsieur Adama TOME ;

– Madame Yvonne TIBIRI/KOUTOU, Mle 45 171 L, Maître-assistant, en remplacement de Monsieur Somsoaguegnan ZANGO.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE NORBERT ZONGO

– Monsieur Simbénoma Rodrigue Jadièl GUISSOU, Etudiant en Licence 2 au département des Sciences de la vie et de la terre pour la durée de son mandat de Délégué général, en remplacement de Monsieur Abdoul Aziz ZONGO.

Le troisième décret renouvelle le mandat de Monsieur Mathurin OUEDRAOGO, Mle 34 943 E, Conseiller en gestion des ressources humaines, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Fonction publique, du travail et de la protection sociale au Conseil d’administration de l’Université Norbert ZONGO pour une dernière période de trois (03) ans.

G MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration de l’Agence de l’eau des Cascades (AEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LE COLLEGE DE L’ETAT

– Madame Alizatou DABIRE/WANDAOGO, Mle 212 660 E, Ingénieur du génie rural ;

– Monsieur Léopold M’Wintouro HIEN, Mle 245 178 J, Administrateur des services financiers ;

– Monsieur Bissounadié Raoul TIENE, Mle 212 617 J, Conseiller des affaires économiques ;

– Monsieur Abdoulaye KI, Mle 105 233 F, Conseiller des affaires économiques.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES USAGERS D’EAU

– Monsieur Koudougou Pascal DOLOMWEOGO, Mle 01 189, Ingénieur des travaux en électromécanique ;

– Monsieur Bebouaba LOMPO, Mle 10 143, Ingénieur en territoire, environnement et santé ;

– Madame Doumtioma Fatimata TRAORE/HIE, Membre de l’Association Munyu des femmes ;

– Monsieur Lallé Yacouba SAGNON, Président de l’Association des artisans miniers des Cascades.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES COLLECTIVITES TERRITORIALES

– Monsieur Raymond SILGA, Mle 203 218 Y, Secrétaire administratif, Président de la délégation spéciale de la commune de Tiéfora ;

– Monsieur Abdoul Aziz KARAMBIRI, Mle 260 522 P, Secrétaire administratif, Président de la délégation spéciale de la commune de Douna ;

– Monsieur Wimu Tissanna Désiré Luc HIEN, Mle 238 066 R, Secrétaire administratif, Président de la délégation spéciale de la commune de Kangala ;

– Monsieur Yaya 2ème jumeau FAYAMA, Mle 260 520 A, Secrétaire administratif, Président de la délégation spéciale de la commune de Loropéni.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE PERSONNEL DE L’AGENCE DE L’EAU DES CASCADES

– Monsieur Fabrice Christian Gueswendé BAGBILA, Mle 380 152 U,

Technicien supérieur de l’hydraulique et de l’équipement rural.

Le second décret nomme Madame Alizatou DABIRE/WANDAOGO, Mle 212 660 E, Ingénieur du génie rural, Présidente du Conseil d’administration de l’Agence de l’eau des Cascades (AEC) pour un premier mandat de trois (03) ans.

H MINISTERE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, DES ARTS ET DU TOURISME

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme les personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) pour un premier mandat de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETATS AFRICAINS

Au titre du ministère de la Culture et des arts de la République gabonaise :

– Madame Aude Gwladys MILEBOU, Spécialiste en gestion des industries culturelles, Directrice des Industries culturelles.

ADMINISTRATEURS REPRESENTANT LES ORGANISATIONS A VOCATION REGIONALE DE LA SOCIETE CIVILE CULTURELLE

Au titre de l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique (OCPA) basé à Maputo au Mozambique :

– Monsieur Estevao FILIMAO, Docteur en arts de l’Université de Lisbonne au Portugal.

Au titre de la Fédération africaine de la critique cinématographique (FACC) :

– Madame Fatou Kiné SENE, Journaliste-reporter, spécialiste en critique de cinéma.

Au titre de la Confédération internationale des sociétés d’auteur et compositeur (CISAC) Région Afrique :

– Monsieur Samuel SANGWA, Spécialiste en droit d’auteur.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES SIGNATAIRES DE L’ACCORD PORTANT CREATION DU CERAV/AFRIQUE

Au titre de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) :

– Madame Adèle NIBOMA, Chef de l’Unité culture au Bureau régional de l’UNESCO de Dakar, Sénégal.

Le second décret renouvelle le mandat des personnes ci-après, Administrateurs au Conseil d’administration du Centre régional pour les arts vivants en Afrique (CERAV/Afrique) pour une dernière période de trois (03) ans.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LES ETATS AFRICAINS

Au titre du ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication du Royaume du Maroc :

– Madame Chahinaz FRID, Chef de service de la coopération internationale.

ADMINISTRATEUR REPRESENTANT LE CENTRE REGIONAL

POUR LES ARTS VIVANTS EN AFRIQUE (CERAV/AFRIQUE)

Au titre du personnel :

– Monsieur Boukary SAWADOGO, Mle 359 134 R, Ingénieur du cinéma et de l’audiovisuel.

 

Le Porte-parole du Gouvernement

Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO

COP28 : L’appel des dirigeants africains pour un financement robuste de l’adaptation au changement climatique

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Les dirigeants mondiaux qui participent à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques 2023 à Dubaï ont exhorté, ce vendredi 1er décembre 2023, à une réponse qui soit plus globale aux besoins de financement de l’adaptation du continent afin de lutter contre les impacts des changements climatiques et renforcer la résilience. Communiqué BAD COP28.

«COP28 : les dirigeants africains appellent à un financement robuste pour l’adaptation du continent au changement climatique

Dubaï, le 1er décembre 2023 – Les dirigeants mondiaux qui participent à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques 2023 à Dubaï ont exhorté vendredi à une réponse qui soit plus globale aux besoins de financement de l’adaptation du continent afin de lutter contre les impacts des changements climatiques et renforcer la résilience.

S’exprimant lors du Sommet sur le financement de l’adaptation pour l’Afrique, au deuxième jour de la COP28, les dirigeants ont déclaré que le financement de l’adaptation au climat, qui représente actuellement 39 % de tous les flux de financement climatique vers l’Afrique, doit rapidement augmenter.

La session de haut niveau réunissait notamment le président des Comores et président en exercice de l’Union africaine, Azali Assoumani, la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, le président du Sénégal, Macky Sall, le Premier ministre des Pays-Bas, Mark Rutte, le ministre des Affaires étrangères du Royaume-Uni, David Cameron, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, ainsi que le philanthrope Bill Gates.

Dans son allocution, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a souligné les initiatives prises par son institution pour répondre aux besoins de l’Afrique en matière d’adaptation aux changements climatiques, notamment le lancement d’un Guichet d’action climatique visant à mobiliser jusqu’à 14 milliards de dollars pour soutenir l’adaptation de 37 pays à faible revenu.

«Je suis heureux d’annoncer ici aujourd’hui que l’opérationnalisation du Guichet d’action climatique commence ici même, lors de cette COP, avec le lancement du premier appel à propositions cette semaine », a déclaré M. Adesina.

Il a appelé les donateurs et les investisseurs à rejoindre le Guichet d’action climatique pour fournir des technologies agricoles résilientes au climat à 20 millions d’agriculteurs ; procurer une assurance contre les risques météorologiques à 20 millions d’agriculteurs ; réhabiliter un million d’hectares de terres dégradées ; fournir de l’eau, des services d’assainissement et de santé à 18 millions de personnes, et de l’énergie renouvelable à près de 10 millions de personnes.

La présidente Hassan de Tanzanie a annoncé que le Centre mondial pour l’adaptation allait formaliser des partenariats dans le cadre du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique pour fournir un soutien technique afin de mobiliser 700 millions de dollars en obligations vertes émises par deux banques commerciales tanzaniennes en vue de financer l’adaptation au climat. « En Tanzanie, nous montrons la voie à suivre sur la manière de générer des fonds pour l’adaptation et l’atténuation », a-t-elle déclaré lors de la session, animée par Patrick Verkooijen, PDG du Centre mondial pour l’adaptation.

Le président sénégalais Macky Sall a proposé que le Fonds monétaire international et d’autres partenaires explorent la possibilité de financer des projets verts, notamment d’adaptation, avec des ressources initialement réservées au remboursement de la dette.

«L’Afrique reste à la traîne dans le processus d’adaptation parce qu’elle bénéficie très peu des financements concessionnels et des investissements verts », a-t-il déclaré. « En conséquence, les pays africains s’endettent lourdement pour financer leurs projets verts, ce qui constitue une double peine pour le continent qui pollue le moins. L’Afrique ne demande pas une faveur spéciale, mais une approche juste et équitable de la lutte contre le réchauffement climatique ».

Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Cameron, a pour sa part insufflé un sentiment d’urgence : « En Afrique aujourd’hui, la question n’est pas de savoir ce qui pourrait être nécessaire à l’avenir, mais ce qui est nécessaire aujourd’hui. C’est aujourd’hui que les récoltes sont mauvaises, c’est aujourd’hui que les sols se dégradent, c’est aujourd’hui que les populations migrent, c’est aujourd’hui que les agriculteurs sont en difficulté, c’est aujourd’hui que l’eau vient à manquer. C’est la raison pour laquelle l’adaptation est si essentielle. »

Il a indiqué que les dépenses du Royaume-Uni en matière d’adaptation en Afrique atteindraient 1,5 milliard de livres sterling (1,89 milliard de dollars) d’ici 2025, une somme qui servira à financer des programmes vitaux tels que les prévisions météorologiques pour les agriculteurs. Il a ajouté que pour intensifier encore davantage leur action, les gouvernements des pays riches doivent collaborer avec les banques multilatérales de développement pour mettre suffisamment d’argent sur la table. Pour aider à combler le déficit de financement, le continent a lancé en 2021 le plus grand programme d’adaptation au monde, le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique de 25 milliards de dollars. Il est dirigé par le Groupe de la Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine et le Centre mondial pour l’adaptation, afin de concrétiser la vision de l’Initiative d’adaptation pour l’Afrique.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, a déclaré que l’adaptation offrait de formidables opportunités d’investissement. Il a exhorté les autres pays à redoubler d’efforts en matière de financement de l’adaptation, ajoutant que la gestion des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les inondations et les sécheresses, doit être un élément clé de tout budget national.

Bill Gates a déclaré que, comparée à l’atténuation, l’adaptation était comme « l’enfant orphelin » du financement climatique, car elle est inadéquate et nécessite une action urgente. « Nous avons besoin de fonds supplémentaires pour l’adaptation au climat. La grande majorité des personnes qui souffrent des changements climatiques sont de petits exploitants agricoles. Mais il n’y a aucune raison pour que nous ne soyons pas en mesure de doubler la productivité dans des régions comme l’Asie du Sud ou l’Afrique subsaharienne », a-t-il déclaré.

En marge de la réunion, le président de la Banque, M. Adesina, a félicité Karen Wanjiru Kimani, ambassadrice kényane de l’environnement âgée de 12 ans, qui a planté à ce jour plus de 10 000 plants d’arbres et prévoit d’ouvrir une usine de production de bouteilles biodégradables.

La COP (conférence des parties) est la plus grande plateforme mondiale permettant aux Etats de négocier un accord sur la marche à suivre pour lutter contre les changements climatiques. Elle réunit également les principaux acteurs engagés dans la lutte contre les changements climatiques : les gouvernements, le secteur privé, la jeunesse et la société civile. Le thème de la conférence de cette année est « S’unir, agir, délivrer ».

Contact média : Chawki Chahed, Département de la communication et des relations extérieures, media@afdb.org