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Energie- climat : Le Maroc prend les devant

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Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d'une puissance de 160 mégawatts

Le roi Mohammed VI a inauguré, jeudi 4 février 2016, dans la ville de Ouarzazate, le projet Noor I, premier volet de ce qui sera la plus grande centrale solaire thermodynamique du monde. Les travaux de la centrale avaient été lancés le 10 mai 2013.

Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d'une puissance de 160 mégawatts
Sa Majesté Mohammed VI inaugurant ce 4 février la centrale solaire Noor I dotée d’une puissance de 160 mégawatts

C’est assurément un grand coup que vient de marquer le 4 février dernier le royaume chérifien avec l’inauguration du premier volet de la plus grande centrale solaire thermodynamique au monde. Et ce n’est pas un hasard si sa Majesté Mohammed VI a tenu à inaugurer personnellement l’infrastructure en présence d’invités de marque dont la ministre française de l’écologie, Ségolène Royal.

Bons préparatifs de la COP22

Le Maroc, qui se prépare à accueillir la vingt deuxième Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur le climat, prend ainsi les devant sur la question des énergies renouvelables qui a été au cœur de la COP21 à Paris. En effet, il est impossible de parler de la réduction du réchauffement climatique sans recourir aux énergies renouvelables. Et la ministre déléguée marocaine à l’Environnement Hakima El Haite d’exulter sur son compte twitter : »Aujourd’hui le roi du Maroc écrit une nouvelle page dans l’histoire du climat: La centrale solaire d’Ouarzazate est inaugurée ».

La centrale Noor I est constituée d’un champ de 480 hectares de miroirs courbes (cylindro-paraboliques) avec une capacité de 160 MW. Son coût est estimé à plus de 600 millions d’euros. Le projet est géré par l’Agence marocaine de l’énergie solaire et mais c’est un consortium majoritairement saoudien qui construit la centrale. La centrale est dotée d’une capacité de stockage de 3 heures de production, grâce à des sels fondus. La Banque africaine de développement et la Banque européenne d’investissement participent au financement du projet.La construction de la seconde étape de la centrale (Noor II et III) portant à 500 MW la puissance de l’ensemble a débuté en 2015.

Une vue aérienne de la gigantesque centrale solaire de Ouarzazate
Une vue aérienne de la gigantesque centrale solaire de Ouarzazate

Plan national des énergies renouvelables du Maroc

 

L’accord tarifaire signé le 19 novembre 2012 avec l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) garantit un prix de vente de 1,62 Dirhams par kWh pour la production de la centrale.

Cette première centrale solaire marocaine s’inscrit dans le cadre du plan national des énergies renouvelables du Maroc qui s’est fixé l’objectif de fournir 42 % du courant électrique à partir de sources renouvelables (dont 2 GW de sources solaires) en 2020. Au complexe Noor en construction à Ouarzazate s’ajouteront quatre autres centrales solaires actuellement en projet dans le pays : Ain Bni Mathar, Foum Al Oued, Boujdour et Sebkhat Tah.

Martin Philippe

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Déclaration de politique générale de Paul Kaba Thièba : Ce qu’en pensent des Ouagalais

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Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Ils étaient nombreux, à travers le pays, à suivre ce vendredi 5 février 2016, la déclaration de politique générale du Premier ministre Paul Kaba Thièba. Des Ouagalais se prononcent dans le micro-trottoir suivant sur cette déclaration de politique générale de Thièba.

Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’
Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Moussa Barry, enseignant : ‘’Je suis resté sur ma faim par rapport au financement du programme présidentiel’’

Concernant les moyens de mobilisation des ressources financières pour la mise en œuvre du programme du président Roch Kaboré, je suis resté sur ma faim. Il n’est pas allé au bout de ses idées. C’est le cas également des solutions sur les infrastructures routières où il m’a semblé qu’il n’avait pas assez de connaissances sur ce dossier. Par contre j’ai apprécié son intention de vouloir faire baisser la dette et de faire appel qu’aux investisseurs qui peuvent nous aider à développer notre pays.

 Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

Aboubacar Ouédraogo, étudiant : ‘’Il a été assez réaliste sur les problèmes du pays’’

j’ai suivi la partie concernant l’économie. Il a essayé de convaincre le parlement et la population par rapport aux efforts et stratégies mis en place par le gouvernement pour parvenir à résoudre les difficultés économiques du Burkina. Il a prévu faire appel à des investisseurs étrangers pour financer le secteur agricole. Sur l’aspect de la masse budgétaire de 49% qu’il dit vouloir réduire c’est une bonne chose. Je pense qu’il a été assez réaliste sur les problèmes du pays. Maintenant nous attendons de voir le maçon au pied du mur.

Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’
Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’

Sayouba Tarnagda, économiste : ‘’Les revendications vont bientôt s’installer’’

Son discours est politicien et moi je n’ai pas beaucoup d’admiration pour ces genres de discours. Et je vous assure que les revendications vont bientôt s’installer. Le recrutement massif des étudiants en fin de cycle, où ils iront enseigner ? Les insuffisances en matière d’infrastructures éducatifs sont criardes. Ce n’est pas un problème dont la solution est pour demain ? Qu’on ne nous parle pas comme si avec un bâton magique ils résoudront tous les problèmes des chômeurs. Allez voir comment les enseignants recrutés sur mesures nouvelles de 2015 souffrent sur le terrain. On recrute des enseignants qu’on ne paye pas. Regardez le cas des enseignants de l’université de Koudougou, il y a crise parce que les salaires ne sont pas payés.

Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’
Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’

Diarra Zié, communicateur : ‘’Notre pays a besoin de solutions concrètes’’
Le Premier ministre a fait l’état des lieux et sur la question de la pauvreté j’estime qu’il prendra les mesures nécessaires pour faire avancer les choses. En tout état de cause je pense qu’un discours d’orientation c’est bien mais notre pays a besoin de solutions concrètes. Et là il doit se mettre à la patte et je pense que c’est en cela qu’on pourra construire notre pays qui souffre tant. L’insurrection populaire est la conséquence de la mauvaise gestion et du délaissement de l’Etat vis-à-vis de l’éducation, de la santé. Ce sont des secteurs clefs du développement donc il faut prendre des mesures sérieuses. Il a soulevé l’insuffisance d’investissement privé qui devrait accroitre l’offre d’emploi et de réduire la question du chômage et ça c’est une réalité.

Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’
Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’

Stanislas Naré : ‘’Ce n’est pas juste ce qu’a dit le Premier ministre sur le financement agricole’’
je pense que sur la question de financement du secteur agricole par les banques, ce n’est pas tout à fait juste ce qu’a dit le premier ministre. Il y a des agriculteurs qui bénéficient de prêts auprès des banques. C’est tout simplement qu’il y a des conditions bancaires qui ne sont pas accessibles à tous les producteurs. D’ailleurs c’est logique puisqu’on prête à celui qui peut rembourser.

Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’
Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’

Romain Belemkoabga, technicien en bâtiment : ‘’Tout semble focalisé sur les diplômés’’
: j’ai apprécié d’une part la déclaration, du Premier ministre. Mais il y a un point sur lequel je ne l’ai pas senti. C’est la valorisation des secteurs d’activités. Pour moi il faut faire en sorte que le vigile ou la fille de ménage puisse vivre de son emploi. Tout semble être focalisé sur les diplômés. Aussi ça ne sert à rien s’il faut former, créer des centres de formations et à la fin y a rien au bout du tunnel. Amenons les jeunes à se spécialiser afin de faire en sorte qu’une personne n’occupe qu’un seul poste et cela permettra de donner de travail à un grand nombre de jeunes.

Propos recueillis par Jaochim Batao
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Mandat d’arrêt contre Guillaume Soro : Le Balai Citoyen dit Non aux pressions sur les juges d’instruction

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Le Balai Citoyen en mouvement

Dans le cadre de l’enquête sur le coup d’Etat de Gilbert Diendéré et de l’ex-Régiment de Sécurité présidentielle (RSP), le juge d’instruction du Tribunal militaire de Ouagadougou a lancé un mandat d’arrêt international le 8 janvier dernier contre monsieur Guillaume Soro. Ce mandat d’arrêt s’inscrit donc dans une procédure judiciaire en cours. Il concerne une affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de crime contre l’humanité, d’assassinats de Burkinabè et de destructions aggravées de biens publics et privés. Le Juge souhaite entendre Guillaume Soro sur son implication présumée dans cette entreprise funeste de déstabilisation du Burkina Faso. Depuis lors, c’est un incompréhensible branle-bas au sommet de l’Etat ivoirien avec le président Alassane Ouattara en personne à la manœuvre.

Le Balai Citoyen en mouvement
Le Balai Citoyen en mouvement

Le Balai Citoyen constate, que le président ivoirien a décidé de prendre personnellement en charge le dossier qu’il veut régler à la place de la justice burkinabè. Il a choisi le règlement d’un dossier judiciaire par la voie diplomatique. L’exécutif ivoirien a donc fait de cette affaire qui engage la responsabilité individuelle de Guillaume Soro, une affaire d’Etat. Pire, il veut inciter les autorités burkinabè, en l’occurrence le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, non seulement à en faire autant, mais aussi et surtout, à s’immiscer dans une affaire judiciaire.

Une telle option traduit un mépris inacceptable pour la justice burkinabè dont l’indépendance est ici en jeu. Pire, elle avalise les positions arrogantes de Guillaume Soro, ses courtisans et autres communicants qui confondent volontairement l’individu à l’institution parlementaire et à l’Etat de Côte d’Ivoire. Sur le site web de celui-ci, ses partisans diffusent des déclarations insultantes et provocatrices envers le Burkina Faso et ses autorités, sûrs sans doute de leur victoire diplomatique. Après s’être embourbée dans ses vaines tentatives de nier son implication et son soutien aux putschistes, Guillaume Soro tente de se soustraire facilement par la voie diplomatique.

Le Balai Citoyen tient à rappeler que le mandat d’arrêt émis contre Guillame Soro l’a été en raison de sa présumée implication personnelle et individuelle dans le coup d’Etat du 16 septembre 2015. Il ne devrait donc poser aucun problème dans les relations entre les deux pays qui sont au-dessus des hommes, même des chefs d’Etat. Si dans la Côte d’Ivoire de Alassane Ouattara, la position de 2ème personnage de l’Etat donne tous les droits à Guillaume Soro au niveau national, le Balai Citoyen ne saurait tolérer qu’il y trouve un quelconque appui pour déstabiliser le Burkina Faso en toute impunité.

En tout état de cause, le Balai Citoyen voudrait rappeler au Président Kaboré qu’il a prêté serment le 29 décembre dernier de défendre la constitution du Burkina Faso. Cette constitution garantit la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la Justice. Céder à l’indécente démarche des autorités ivoiriennes ne sera ni plus ni moins qu’un parjure. En outre, si Gilbert Diendéré et ses soutiens dont Guillaume Soro avaient réussi leur plan, le président Kaboré, à commencer par lui, et bien d’autres personnes ne seraient pas là où ils sont aujourd’hui. Mieux, le président du Faso a promis de ne pas oublier que des compatriotes ont donné leur vie dans la résistance contre ce putsch pour que le peuple recouvre sa liberté et sa dignité.

Il appartient donc au président Kaboré de faire comprendre à son homologue ivoirien que les affaires judiciaires relèvent des institutions judiciaires et de s’abstenir de sacrifier les acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre et de la résistance au putsch sur l’autel des arrangements sous le couvert de la diplomatie. Le peuple résistant est en veille.

Le Balai citoyen appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous afin que tous les dossiers judiciaires pendants dont celui du coup d’Etat puissent aboutir à des procès justes, impartiaux et transparents.

Ensemble, on n’est jamais seul !

Notre nombre est notre force !

Pour le Balai Citoyen

 La Coordination nationale

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Togo : Quel avenir pour Pascal Bodjona ?

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Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l'affaire d'escroquerie pour laquelle il a été incarcéré

Pascal Bodjona, ancien directeur de cabinet de Faure Gnassingbé, a été libéré samedi 6 février 2016. L’ex-baron du régime Faure Gnassingbé était incarcéré depuis le 21 août 2014 à la prison civile de Tsévié pour une affaire d’escroquerie internationale portant sur un montant faramineux de 28 milliards de francs CFA.

C’est sous les ovations de ses fans que Pascal Bodjona, ancien ministre togolais de l’administration territoriale et porte-parole du gouvernement, a regagné ce samedi 6 février son domicile au quartier Agbalépedo de Lomé. L’ex-bras droit Faure Gnassingbé a été élargi après 533 jours de détention pour sa présumée implication dans l’affaire d’escroquerie de l’Emirati Abass Al Youssef.

Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l'affaire d'escroquerie pour laquelle il a été incarcéré
Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence dans l’affaire d’escroquerie pour laquelle il était  incarcéré depuis le 21 août 2014

Avec Loïk Le Floch Prigent, ex-président-directeur général d’ELF et l’homme d’affaires togolais, Bertin Agba, Bodjona est accusé d’avoir extorqué à l’Emirati la faramineuse somme de 28 milliards CFA.

Dès lors, c’est le début de la déchéance de l’ex- tout puissant ministre d’Etat togolais qui commence. Rapidement limogé du gouvernement, il est doit faire face à la justice. Il répond devant la Cour d’appel et la Cour suprême de Lomé, puis devant la Cour de justice de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré l’avis de la Cour de justice de la CEDEAO qualifiant d’arbitraire sa détention et les appels des organisations internationales de défense des droits de l’Homme comme Amnesty International pour sa libération, Bodjona restera en prison jusqu’à cette libération du 6 février 2016. Le 24 avril, la Cour régionale avait ordonné à l’Etat togolais la tenue d’un procès ou la libération de l’ancien ministre s’il manquait de preuves.

La fidélité de Pascal à Faure pourrait bien prendre un coup après cette longue incarcération
La fidélité de Pascal à Faure pourrait bien prendre un coup après cette longue incarcération

La Cour de justice de la CEDEAO devrait même se prononcer une deuxième fois sur l’affaire ce 10 février 2016. Notons dans cette affaire, que Pascal Bodjona a toujours clamé son innocence. Reste à savoir si cette libération est provisoire ou définitive.

Autant dire qu’il est encore très tôt de se prononcer sur l’avenir politique de Bodjona ou de ses futurs rapports avec Faure. Au début de ses démêlés judiciaires, Pascal Bodjona avait réaffirmé sa fidélité au président togolais dont il a été le premier directeur de cabinet. Hier encore à sa libération, il parlait de la philosophie avec laquelle il a passé ces longs mois de détention. Cela signifie-t-il qu’il restera dans le camp de Faure ou qu’il rejoindra les rangs de l’opposition togolaise qui a par moment exigé sans succès sa libération ? Wait and see.

 

Martin Philippe

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Commission de l’UA : Nkosazana Dlamini Zuma se donne encore du temps

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Nkosazana Dlamini Zuma quittera ses fonctions de présidente de la Commission de l'Union africaine en juillet 2016

De persistants bruits de couloirs de l’Union africaine, lors de son 26e sommet d’Addis Abeba, disaient Nkosazana Dlamini Zuma partante de la présidence de la commission de l’UA, pour, dit-on, des ambitions présidentielles dans son pays, l’Afrique du Sud. Finalement jusqu’à la fin du sommet, rien n’est venu officiellement confirmer ces rumeurs.

Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l'Union africaine, n'a pas confirmé les rumeurs sur son départ
Nkosazana Dlamini Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine, n’a pas confirmé les rumeurs sur son départ

Partira, ne partira pas ? ; le mystère reste entier sur l’avenir de Nkosazana Dlamini Zuma à la tête de la commission de l’Union africaine, elle qui arrive cette année au terme de son mandat. Va-t-elle se représenter pour un second mandat à la présidence de la commission de l’organisation continentale ? Certes, son supposé départ de la présidence de la commission de l’UA dans la perspective d’une candidature à la future présidentielle sud-africaine de 2019 a alimenté bien des causettes lors du 26e sommet de l’Union africaine tenu du 21 au 31 janvier 2016 à Addis Abeba en Ethiopie. Mais aucune confirmation officielle ne viendra étayée ces rumeurs. Mais, pour autant l’idée d’une candidature de Mme Zuma à la future présidentielle en Afrique du Sud n’est pas fantaisiste.

 

Femme la plus puissante de l’Afrique à l’heure actuelle, Nkosazana Dlamini (67 ans) a de réelles chances de se faire élire présidente à ce scrutin s’elle se décide à se présenter. En effet, Médecin de formation, elle préside depuis 2012 la commission de l’Union africaine. On l’a dit encore plus populaire dans son pays, où elle a été, successivement, ministre de la santé, des affaires étrangères et de l’intérieur. Quand l’on ajoute à ces atouts le soutien qu’elle jouirait de son ex-mari et actuel président de l’Afrique du Sud, Jacob Zuma, par ailleurs père de ses enfants ; les ambitions présidentielles de Nkosazana Dlamini deviennent réalisables. Mais, elle semble visiblement se donner encore du temps pour annoncer ses réelles intentions, son mandat arrivant à terme le mois de juillet prochain. Il faudra certainement attendre le 27e sommet de l’UA prévu en juin 2016 à Kigali pour en savoir davantage sur l’avenir de Mme Zuma à la tête de la commission de l’Union africaine.

En attendant Kigali, force est de reconnaître que Nkosazana Dlamini Zuma est restée égale à elle-même tout au long du 26e sommet, prônant une Afrique unie, riche de son potentiel économique, culturel et portée vers le développement par ses différentes forces vives dont les femmes et les jeunes. Sous sa houlette, il s’est tenu lors de ce 26e sommet un forum intergénérationnel qui a permis aux jeunes du continent d’apprendre des aînés, d’exprimer leurs attentes vis- à- vis d’eux et de s’engager véritablement pour le développement de l’Afrique. Plaidant la cause des femmes, elle a indiqué qu’elles faisaient partie de l’Afrique et qu’à ce titre elles avaient toute leur place dans tous les processus de développement du continent. Se prononçant sur la même question de la femme noire, le secrétaire général des Nations-Unies, Ban-Ki-moon, dira que Nkosazana Dlamini constituait en elle-même la preuve du progrès de l’autre moitié du ciel africain.

 

Bazomboué Grégoire Bazié

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Attaques terroristes du 15 janvier : Retour sur la marche-soutien des Burkinabè de Québec

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Les Burkinabè de Québec lors de leur marche-soutien du 22 janvier

Les Burkinabè de la province canadienne de Québec ne sont pas restés insensibles aux attaques terroristes du 15 janvier 2016 à Ouagadougou qui a fait plus d’une trentaine de morts dont des canadiens. Répondant à l’appel de leurs responsables et bravant le calvaire hivernal  ; ils ont marché le 22 janvier 2016 pour exprimer leur soutien et compassion aux familles et proches de la tragédie du 15 janvier. Retour sur une marche patriotique.

 

Une semaine seulement après les attaques terroristes du 15 janvier 2016 de Ouagadougou ayant fait plus d’une trentaine de morts ; l’Association des Burkinabè de Québec (ABUQ) a organisé le 22 janvier une marche de soutien aux familles des victimes du drame devant le Parlement de Québec.

Malgré le calvaire hivernal avec une température avoisinant les moins vingt degrés Celsius ce jour, ils étaient une trentaine de citoyens à répondre présent à l’appel patriotique.

Doumbo Gautier Yé, président de l'Association des Burkinabè de Québec, a livré un discours patriotique
Doumbo Gautier Yé, président de l’Association des Burkinabè de Québec, a livré un discours patriotique

Intervention patriotique du président de l’ABUQ

 

Dans un discours patriotique, le président de l’Association des Burkinabè de Québec (ABUQ), Doumbo Gautier Yé,  a exprimé la compassion de la communauté burkinabè de Québec et a exhorté les Burkinabè se serrer les coudes face à la menace terroriste.

«Solidaires des familles proches, collègues, connaissances et élèves des victimes, nous présentons de vive voix nos plus sincères condoléances à toutes ces personnes endeuillées. Nous sommes de cœur avec vous, partageant la même peine et douleur dans ces moments de tristesse.

En ce soir du vendredi 22 janvier 2016, nous prenons également à témoin la communauté internationale pour condamner énergiquement de tels actes qui ne sauraient se justifier. Nous affirmons que le Burkina Faso reste et demeure une terre d’accueil pour toutes les nationalités», a indiqué Gautier Yé.

Et d’ajouter : «Nous appelons le Peuple Burkinabé à s’unir davantage, à être fort. C’est en ce moment que nous devons puiser en nous l’énergie et les ressources nécessaires pour surmonter les dures épreuves auxquelles nous faisons face afin de relever les défis de l’heure».

Malgré le froid hivernal, ils étaient nombreux à répondre présent à l'appel patriotique
Malgré le froid hivernal, ils étaient nombreux à répondre présent à l’appel patriotique

Triompher des graines et germes de discorde

 

«Rien, oui rien, ni personne ne doit empêcher la détermination de ce vaillant et courageux Peuple à triompher des graines et germes de discorde, division, désunion. Au point où nous sommes parvenus, main dans la main, marchons d’un même pas. Sachons alors taire nos différences en ces moments si cruciaux. Nous venons de loin, et nous irons plus loin. Rien ne doit empêcher notre marche vers l’avenir radieux de notre chère Patrie», a assuré en guise de conclusion le président de l’Association des Burkinabè de Québec.

Par ailleurs, au cours de cette marche de soutien, les participants ont entendu un témoignage poignant de Madame Doris Lévesque par rapports aux événements du 15 janvier 2016 à Ouagadougou.

 

Martin Philippe

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Banque mondiale : Le vice- président Makhtar Diop bientôt en visite au Burkina

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Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop est attendu au Burkina Faso pour une visite de travail du 8 au 10 février 2016 pendant laquelle il s’entretiendra avec les nouvelles autorités du pays. C’est l’objet du communiqué ci-après.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Visite au Burkina Faso du vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique

OUAGADOUGOU, le 6 février 2016 – Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Monsieur Makhtar Diop, effectuera une visite de travail au Burkina Faso du 8 au 10 février 2016.

L’objectif principal de cette visite est de faire part aux nouvelles autorités, ainsi qu’au peuple burkinabé, de la volonté de la Banque mondiale de soutenir les efforts du pays en matière de développement économique et social.

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l'Afrique
Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique

Au cours de sa visite, M. Diop s’entretiendra avec le Président du Faso, S.E.M. Roch Marc Christian Kaboré, le Premier Ministre, S.E.M. Paul Kaba Thiéba, ainsi qu’avec le Président de l’Assemblée nationale, S.E.M Salifou Diallo. Leurs discussions porteront notamment sur l’élaboration du prochain Cadre de partenariat pays, le Groupe de la Banque mondiale s’engageant à renforcer son partenariat avec le Burkina Faso.

Il s’agira de la troisième visite de Makhtar Diop au Burkina Faso depuis sa prise de fonction en 2012 et de la première visite d’un haut dirigeant d’une agence internationale de développement depuis les élections présidentielles de novembre 2015.

Le Burkina Faso est devenu membre du groupe de la Banque mondiale en 1963. Le portefeuille actuel de la Banque mondiale au Burkina est composé de 16 projets nationaux représentant un engagement total de 1047, 69 millions de dollars US, et de 8 projets régionaux représentant un engagement de 176,80 millions de dollars US.

Contacts:
À Ouagadougou: Lionel F. Yaro, +226 74 91 45 30, lyaro@worldbank.org;
À Washington: Aby Touré, +1 202 473 8302, akonate@worldbank.org

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Assemblée nationale : Le Premier ministre Paul Thièba investi par 72 voix

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Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a défendu vaillamment la politique gouvernementale devant les députés

Le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thièba, a fait ce vendredi 5 février 2016 sa déclaration de politique générale. Une déclaration suivie des questions des députés et surtout du vote des parlementaires.

 

Conformément à l’article 63 de la Constittution, le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thièba, a fait ce vendredi 5 février 2016 sa déclaration de politique générale. Une déclaration qui a été sanctionnée par le vote des députés. A l’arrivée, le Premier ministre est investi avec 72 voix favorables et 53 abstentions.

Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a défendu vaillamment la politique gouvernementale devant les députés
Le Premier ministre Paul Kaba Thièba a défendu vaillamment la politique gouvernementale devant les députés

Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, s’est félicité des engagements exprimés par le PM thièba et a souhaité que ceux-ci soient traduits sur le terrain.

Il était minuit passée de trois minutes lorsque le chef du Parlement mettant fin à la cérémonie d’investiture de Paul Thièba ; cérémonie qui a commencé à 16 h ce vendredi 5 février.

Nous y reviendrons dans nos prochaines éditions.

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Retrait des pays africains de la CPI : La petite démarcation d’Alassane Ouattara

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Alors que les chefs d’Etat africains semblaient, au sortir du 26e sommet de l’Union africaine, avoir une position commune de retrait de la Cour pénale internationale (CPI) , le président ivoirien Alassane vient de s’en démarquer ce 4 février 2016 lors d’une visite à l’Elysée.

Le président Alassane Ouattara a exprimé ses réserves le retrait des africains de la CPI
Le président Alassane Ouattara a exprimé ses réserves le retrait des africains de la CPI

Les présidents kenyan et tchadien, Uhuru Kenyatta et Idriss Déby Itno, ne peuvent pas compter sur le président ivoirien, Alassane Ouattara pour la réalisation de leur projet de retrait groupé des pays africains de la Cour pénale internationale (CPI).

En visite en France ce 4 février, le président ivoirien a exprimé ses réserves sur cette fronde des chefs d’Etat contre la CPI. Il notamment évoqué l’adhésion libre de chaque Etat aux statuts de Rome instituant la Cour pénale internationale basée à la Haye.

De fait, Alassane pouvait-il avoir de bonnes raisons de s’opposer à la CPI qui lui a permis de se débarrasser d’un adversaire politique, Laurent Gbagbo dont le procès se tient en ce moment à la Haye ? Assurément, non.

Mais, pour autant, le président ivoirien assure qu’il n’enverra plus d’ivoiriens à la CPI, arguant que la justice ivoirienne, maintenant opérationnelle, était en mesure de juger les citoyens du pays.

Et d’ailleurs, c’est ce qu’il semble préconiser à ses pairs, à savoir se doter d’abord d’une cour africaine de justice digne de ce nom et à même de juger des dirigeants du continent, avant de parler de retrait de  la CPI.

 

Philippe Martin

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Réforme de l’armée: le président du Faso pour une force républicaine et opérationnelle

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Le ministre de la défense nationale, Roch Marc Christian Kaboré, par ailleurs Président du Faso, a rencontré la haute hiérarchie des Forces armées nationales, ce 4 février 2016 à Ouagadougou. Il s’est agi de faire part de ses orientations à la hiérarchie militaire.
ROCH

A l’occasion, le ministre de la Défense, Roch Marc Christian Kaboré a parlé d’une loi programmatique, établie sur 5 ans. Et le chef d’Etat major général des forces armées, Pingrenoma Zagré, a expliqué que les besoins se posent en termes d’équipement, de formation et de renforcement des services de renseignement.

« Ce dont il est question, c’est la défense de la patrie. Les divergences ça et là doivent être mises sous le boisseau et ne penser qu’à la paix, au renforcement de la sécurité du Burkina Faso », a avancé le ministre de la défense, qui a laissé entendre qu’il a fixé les balises, des réformes de l’armée dans son projet de société.

Selon lui, le Burkina Faso a besoin d’une armée républicaine, apolitique et opérationnelle, dotée des moyens pour assurer la sécurité du territoire et des Burkinabè

« On ne peut pas travailler dans une situation où le plus gros moyen qu’on peut mettre à leur disposition ne sert qu’à payer des salaires. Cela pose un certain nombre de difficultés », a indiqué le ministre de la défense nationale qui a révélé que 72% du budget est alloué au paiement des salaires.

Mathias Lompo

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