L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a condamné, ce 20 janvier 2016, le Burkina Faso pour l’émission du mandat d’arrêt contre son président, Guillaume Soro, dans le cadre du coup d’Etat manqué du 17 septembre dernier.
Elle s’indigne et condamne, avec la dernière énergie, l’attitude des autorités burkinabè qui bafouent l’immunité parlementaire du Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire.
Le mandat émis par la justice burkinabè « pourrait sacrifier sur l’autel de la politique les intérêts des deux peuples qui ont une longue tradition d’amitié et de fraternité », note le communiqué de l’assemblée nationale.
La Côte d’Ivoire a des « relations historiques d’amitié avec le Burkina et aujourd’hui, émettre un mandat d’arrêt contre sa deuxième personnalité, je pense que c’est au mépris des relations diplomatiques entre les deux pays », a réagi Téfhour Koné, un député proche de M. Soro.
Le sous-secrétaire d’Etat aux affaires étrangères de l’Italie, Mario Giro, a été reçu en audience, ce 20 janvier 2016 au Palais présidentiel de Ouagadougou, par le Président du Faso, Roch Kaboré. Le diplomate italien est venu présenter les condoléances de son pays et encourager le peuple burkinabè.
A sa sortie d’audience, Mario Giro s’est exprimé en ces termes: « Pour contrer le grand défi du terrorisme international, il est nécessaire que les pays amis se mettent ensemble pour coopérer et défendre la démocratie, la liberté et la cohabitation. Ces deux choses dérangent ceux qui veulent l’instabilité, la division, la séparation ». Il a poursuivi en soutenant : « Nous ne perdons pas notre tête. Nous n’avons pas peur. Nous résistons. La démocratie sera gagnante ».
Profitant de la visite, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères a parlé de la coopération entre le Burkina et l’Italie. A l’entendre elle doit se renforcer à tous les niveaux.
Plus tard, le diplomate italien s’est rendu sur le site de l’attentat. Il a relevé qu’un enfant italien a été tué. « Il y a eu beaucoup de morts de nationalités différentes. Je voulais toucher avec ma main, voir avec mes yeux et porter un petit geste de mémoire. On ne doit plus oublier pour que ça n’arrive plus jamais », a-t-il lancé.
Une explosion a eu lieu, ce 20 janvier 2016 à Ouagadougou au quartier kalgondé. Bilan, deux camions chargés de sésame et deux autres vides partis en fumée et une personne blessée par brûlure.
« On est arrivé pour trouver les véhicules en feu. Après les renseignements, on nous a dit que les 2 véhicules étaient chargés de sésame. Et les deux autres, vides. Il semble que c’est le gaz qui a explosé et cela a provoqué l’accident », a dit le responsable de la commission fret de l’Organisation des transporteurs routiers du Faso (OTRAF) Kobo Karim s’est exprimé en ces termes.
Le Capitaine Wango Rasmané, commandant de la première compagnie de sapeurs-pompiers a fait savoir qu’il ne peut pas se prononcer sur les raisons. A l’en croire, il semble qu’il y avait des travaux. « Quelqu’un aurait utilisé du gaz. Un soudeur, semble-t-il », note le capitaine Wango.
Le feu a été éteint au bout de deux heures de lutte et le Procureur du Faso près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, Maïzza Sérémé, est venue sur les lieux pour s’enquérir des faits.
Laurent Bigot avait prédit à l'époque les menaces terroristes au Burkina
Partant de la situation cauchemardesque vécue par le peuple burkinabè et africain avec les attaques terroristes de Ouagadougou le 15 janvier, Laurent Bigot analyse le phénomène au niveau sous- régional dans une chronique intitulée «Menaces dans le Sahel : ouvrons les yeux !» Laurent Bigot, celui-là-même qui avait prédit qu’après le Mali, c’est le Burkina Faso qui allait être touché par le terrorisme. A l’époque, on ne l’avait pas écouté ni à Paris, ni à Ouaga.
Aujourd’hui, la réalité est là, implacable dans sa cruauté. Lisez plutôt l’autopsie de Monsieur Bigot sur la situation sécuritaire dans la sous- région.
« «Menaces dans le Sahel : ouvrons les yeux»
Le terrorisme a encore frappé et, cette fois-ci, c’est Ouagadougou qui a été visé. Le peuple burkinabé célébrait hier l’élection de son nouveau président, aujourd’hui il pleure ses morts. Malheureusement, tout le monde s’attendait à ce que le Burkina Faso soit frappé, car plus aucun pays sahélien n’est ou ne sera épargné. La question n’était plus de savoir si cela allait arriver, mais quand.
Dans la lutte contre ce type de menaces, le renseignement est crucial, déterminant. Pourtant, les Etats d’Afrique de l’Ouest sont défaillants en la matière. Ils ne sont pas défaillants par manque de moyens. Ils sont défaillants par construction politique. Un service de renseignement met en œuvre des orientations définies par l’échelon politique. Il revient au président de décider des principales menaces sur lesquelles les services de renseignement doivent travailler.
Laurent Bigot avait prédit à l’époque des menaces terroristes sur le Burkina
Le drame en Afrique de l’Ouest, c’est que le plus souvent – pour ne pas dire pratiquement toujours –, la principale menace définie par le président en place, c’est l’opposition politique. Les services de renseignement concentrent leurs moyens et leur énergie à faire du renseignement politique et négligent les autres menaces. Au risque de choquer les présidents en place, je leur confirme que l’opposition veut en effet le pouvoir. Mais ce n’est pas une menace, c’est le principe de la vie politique. Nuance ! Ils pourront surveiller leur opposition autant qu’ils le voudront, cela ne les exonérera pas de leur mission de diriger le pays au bénéfice de l’intérêt général. Un pouvoir qui flique son opposition est un pouvoir malade.
Un sujet toujours éludé
Les véritables menaces pour l’Afrique de l’Ouest sont le crime organisé (la corruption qu’il génère infiltre l’Etat dans ses plus hautes sphères) et le terrorisme, qui prospère là où l’Etat est défaillant ou dévoyé par la logique de prédation et de prébende. S’attaquer au crime organisé n’est pas une mince affaire. Il est illusoire de vouloir le faire disparaître, mais il est essentiel de le contenir. Dans cette sous-région, les narco-trafiquants côtoient certains décideurs politiques et les financent. Ils obtiennent en retour une impunité totale et développent en plus des activités légales pour blanchir leur argent. Il n’est pas rare de les voir obtenir des marchés de la part de l’Etat. L’opération « Barkhane » aurait même un contrat avec l’un d’entre eux pour des prestations de transport.
Cette collusion génère une corruption qui se propage dans toutes les sphères de l’administration et des forces de sécurité. Même jusqu’au sein de services de renseignement, qui n’hésitent pas à protéger certains narco- trafiquants ou grands commerçants (ces derniers usant de leur proximité avec le pouvoir pour s’affranchir de tout ou partie de leurs obligations fiscales). Cette gangrène est la véritable source de déstabilisation de l’Etat. C’est elle qui a provoqué l’effondrement du Mali d’Amadou Toumani Touré, dit « ATT », lequel n’a pas résisté à l’offensive du MNLA et des groupes armés djihadistes. C’est elle qui provoquera l’effondrement de la Mauritanie et du Niger.
Ce sujet n’est pas à l’agenda international : on jette un voile pudique sur cette corruption déstabilisatrice. On en parle dans les couloirs de la Banque mondiale et du FMI, mais jamais dans les rapports. On l’évoque en marge de réunions internationales comme s’il s’agissait d’un sujet anecdotique et, surtout, on ne l’aborde jamais dans les rencontres entre chefs d’Etat. Mon expérience de diplomate est que ce sujet, bien que souvent proposé par la direction Afrique du Quai d’Orsay dans les notes d’entretien adressées à l’Elysée, a toujours, en fin de course, été éludé. J’ai souvent entendu mes collègues me dire que ça ne servait à rien d’en parler, que cela ne changerait rien. Qu’en savent-ils ? On n’a jamais essayé ! La politique de l’autruche est une mauvaise habitude tenace.
Abandon, arbitraire et dégoût
Quant à la menace terroriste, la plus médiatique, c’est la seule que la communauté internationale accepte d’inscrire à son agenda. Cette menace n’est pas réellement prise en compte par les Etats de la sous-région qui préfèrent en appeler à la communauté internationale. Or la communauté internationale n’a pas de bons résultats dans le Sahel. Depuis son implication dans la région, la menace terroriste n’a cessé de croître. Il est temps pour les Etats africains de se prendre en charge en matière de renseignement. Avant d’être une question de moyens, c’est une question de volonté. Ces Etats trouvent de l’argent pour acheter des avions présidentiels, ils doivent donc bien avoir suffisamment de ressources pour financer leurs propres services de renseignement. Il leur faudra aussi professionnaliser leurs forces d’intervention de type RAID ou GIGN plutôt que de se concentrer sur la garde présidentielle.
Les réponses à moyen terme au terrorisme ne sont pas que sécuritaires. Le terrorisme vit là où l’intérêt général n’est pris en charge par personne (Etat ou autres structures). Il se nourrit des frustrations des populations et elles sont nombreuses dans la sous-région. Au sentiment de ces populations d’être abandonnées par ceux qui sont censés s’occuper d’elles s’ajoutent l’arbitraire et le dégoût. L’arbitraire, qui s’abat sur elles quand les représentants de l’Etat se comportent en prédateurs, et dégoût, quand elles constatent que c’est toujours la même minorité qui s’enrichit, que le pays aille bien ou mal.
Bien que le tableau aujourd’hui ne soit pas particulièrement réjouissant, je reste persuadé que l’avenir de cette partie de l’Afrique n’est pas sombre. A condition que des dirigeants éclairés offrent une ambition nouvelle à leur population et notamment à la jeunesse pour en libérer toute l’énergie positive. Sinon, c’est la colère de cette jeunesse qu’il faudra affronter.
Laurent Bigot
Chroniqueur Le Monde Afrique »
NB: La titraille et l’illustration sont de la rédaction de Burkina Demain.
Des membres du gouvernement ont rencontré, ce mardi 19 janvier 2016 à Ouagadougou, des diplomates en poste au Burkina Faso pour faire le point des attaques terroristes du vendredi dernier.
C’est le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure, Simon Compaoré, qui a fait le bilan des attaques. Puis, il a tenu à rassurer les diplomates: «L’ensemble du territoire reste un endroit où on peut venir vivre et travailler. Nous avons rassuré tout le monde que le Burkina est fréquentable».
Selon le ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, des arrestations ont déjà eu lieu. Et le Burkina aura besoin de l’aide de ses amis pour faire face à la situation, car, a-t-il soutenu, AQMI, qui a revendiqué l’attaque terroriste, entend régner en maître absolu dans la bande sahélo-sahélienne dont fait partie le Burkina. «Le Burkina ne peut pas remporter cette bataille sans le soutien de tous», a-t-il avancé.
Le SG du gouvernement Alain Thierry Ouattara installant le ministre Alfa Oumar Dissa dans ses fonctions
Le secrétaire général du gouvernement Alain Thierry Ouattara a procédé à l’installation officielle du nouveau ministre de l’énergie, des mines, et des carrières hier mardi 19 janvier 2016. La cérémonie de passation de service entre ministre sortant Aboubacar Ba et ministre entrant professeur Alfa Oumar Dissa, s’est déroulée dans la salle de conférence dudit ministère.
Le SG du gouvernement Alain Thierry Ouattara installant le ministre Alfa Oumar Dissa dans ses fonctions
Officiellement installé ce mardi 19 janvier 2016, Alfa Oumar Dissa est à présent le ministre de l’énergie, des mines et des carrières. Au cours de la cérémonie d’installation, le secrétaire général du gouvernement Alain Thierry Ouattara a invité le nouveau ministre à explorer la panoplie des ressources énergétiques dont dispose le Burkina Faso.
Le SG du gouvernement a demandé au nouveau ministre de tout mettre en œuvre pour réorganiser les secteurs de l’énergie et des mines. « A vous ses collaborateurs je vous demande de vous mettre au travail et de resserrer les rangs derrière lui pour la réussite des missions à lui confier » a conseillé le SG du gouvernement aux agents du ministère.
Le ministre, professeur Alfa Oumar Dissa, comme pendant un cours magistral en amphi, a expliqué sa vision pour ce département qu’il qualifie de stratégique.
Le ministre entrant Alfa Oumar Dissa (à gauche ) et le ministre sortant Aboubacar Ba (à droite) pendant la passation de service
Jeter les bases d’une nouvelle forme de gestion
Dans le domaine de l’énergie, il affirme vouloir jeter les bases d’une nouvelle forme de gestion de l’énergie basée sur trois principes cardinaux. Il s’agit de la mixité de l’énergie, la mutualisation de l’énergie et l’efficacité énergétique. L’objectif final « étant de rendre l’énergie accessible et disponible sur l’ensemble du territoire national», dira-t-il.
Personnel du ministère et de nombreux acteurs du secteur de l’énergie et des mines ont été témoins de la passation de charge
S’agissant des mines il a fait savoir qu’il s’agira de réorganiser le secteur de l’orpaillage. Aussi, faire appliquer les principes et textes liés à la responsabilité environnementale et sociale des entreprises, puis mieux organiser la gestion du fonds de développement local afin que les populations bénéficient des revenus de l’exploitation minière. Egalement il prévoit opérationnaliser les mécanismes et le système de cadastre minier. Et enfin réorienter les bénéfices de l’exploitation minière vers les secteurs sociaux tels que la santé. « Voilà en quelques mots ce que présage notre action à la tête de ce département » a-t-il conclu.
Par ailleurs, il a félicité son prédécesseur pour le travail accompli à la tête du ministère. Le ministre sortant Aboubacar Ba lui a souhaité en retour la réussite de à son successeur.
Le ministre Nestor Batio Bassière lors de sa prise de fonctions
Au ministère de l’environnement, le ministre sortant Saïdou Maïga a passé le témoin au nouveau ministre Ernest Batio Bassière ce mardi 19 janvier 2015. La cérémonie de passation de service a été officiée par le secrétaire général du gouvernement Alain Thierry Ouattara.
Le ministre Nestor Batio Bassière lors de sa prise de fonctions
Nommé par décret datant du 12 janvier 2016, c’est ce mardi 19 janvier que le nouveau ministre de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique a été officiellement installé dans ses nouvelles fonctions. Batio Bassière dit mesurer « toute la responsabilité que requiert une telle fonction à l’heure où la question de la préservation de l’environnement préoccupe l’humanité toute entière ». Il reconnait par ailleurs que non seulement les défis qui l’attendent sont nombreux, mais également le peuple insurgé attend beaucoup de lui. Pour cela affirme t-il « je mettrai tout en œuvre pour que la confiance placée en moi soit méritée ».
L’appellation ‘’ministère de l’environnement et des ressources halieutiques’’ sous la transition, passe à présent à la dénomination ‘’ministère de l’environnement, de l’économie verte et du changement climatique’’. Les raisons, explique le nouveau ministre « c’est d’en faire un ministère transversal qui prendra en compte la question de la gestion de tout ce qui est environnemental à travers les autres ministères pour la satisfaction de nos besoins ».
Tout s’est passé dans la cordialité
Nestor Batio Bassière n’a pas manqué de rendre hommage à son prédécesseur pour la qualité du travail abattu. Ce dernier quant à lui a adressé ses félicitations au ministre entrant tout en lui souhaitant plein succès dans ses nouvelles fonctions.
Saïdou Maïga est revenu sur quelques résultats engrangés par son équipe à savoir le renforcement des capacités de plusieurs acteurs dans différents domaines, le développement des produits forestiers et halieutiques, la production et la diffusion des semences forestières etc.
Le secrétaire du gouvernement Alain Thierry Ouattara a invité les collaborateurs du nouveau ministre à se mettre au travail et à resserrer les rangs derrière lui pour atteindre les objectifs confié à ce département.
Forte mobilisation des agents du ministère pour la cérémonie
Le premier ministre français, Manuel Valls s’est adressé aux députés français, ce 19 janvier 2016. Il s’est prononcé sur les attaques terroristes qui ont endeuillé le Burkina Faso, le week-end dernier.
« Des six agresseurs, 3 ont été tués et 3 sont encore recherchés « , a-t-il dit. Propos confirmé par l’envoyé spécial de France 24 à Ouagadougou qui s’est appuyé sur des sources sécuritaires américaines, pour dire que les trois complices auraient été identifiés.
De ses explications, une vingtaine de personnes ont été arrêtées et certaines ont été relâchées alors que d’autres sont encore entendues par les services de la gendarmerie.
Par ailleurs, Manuel Valls a exprimé sa compassion au pays. Puis, il a rendu hommage aux autorités burkinabè pour leur réactivité et leur sang froid. Pour finir, il a dit que la jeune démocratie burkinabè a besoin du soutien de la communauté internationale.
Un mois après la signature d’un accord politique parrainé par l’ONU, les Libyens ont annoncé, ce mardi 19 janvier 2016, la formation d’un gouvernement d’union nationale. Une équipe de 32 personnes composée après d’interminables négociations.
Il va encore falloir s’armer de patience pour voir un gouvernement libyen siéger à Tripoli.
De fait, les divisions demeurent fortes et les négociations ne sont pas terminées. Les factions armées qui s’y trouvent seront avides de garanties sur leur avenir dans les futures institutions militaires et sécuritaires du pays.
Une crise secoue le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), le parti présidentiel en Guinée-Bissau. La séance à l’Assemblée nationale du lundi 18 janvier 2016 a failli finir en pugilat, alors que 15 députés ont décidé de mener la fronde.
Agressions verbales, moqueries et jeux de casseroles, l’ambiance était digne d’un grand marché africain. Le président de l’Assemblée nationale Cipriano Cassama a alors décidé de suspendre la session et de quitter l’hémicycle. Une action qui n’a pas été au goût de plusieurs parlementaires.
Les 14 députés du Parti de la rénovation sociale, le PRS, la première force politique dans l’opposition, se sont alors joints aux 15 frondeurs du PAIGC au pouvoir, pour constituer une nouvelle majorité et pour suivre le travail.
Pour sauvegarder sa majorité au Parlement, le PAIGC a exigé et obtenu du bureau de l’Assemblée nationale la levée du mandat des 15 frondeurs et le remplacement par le colistier. Une décision dont se réjouit Kalifa Seydi, leader du groupe parlementaire du PAIGC : « C’est une décision émanant d’un organe compétent de l’Assemblée nationale populaire. Par conséquent, les quinze députés frondeurs ont perdu leur mandat. »
Cette nouvelle crise ravive la crainte de voir le pays basculer de nouveau dans l’impasse, avec l’ombre des militaires jamais très loin.