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Tai-Chi Chuan au Burkina : l’heure était au perfectionnement

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Les stagiaires en pleine action à Bangr weogo

Merveilleux a été le spectacle auquel nous avons assisté dans la matinée du dimanche 10 janvier 2016 au parc Bangr-weogo de Ouagadougou. En effet, une séance importante du stage de perfectionnement, organisé par l’Association de Tai-chi chuan et arts énergétiques du Burkina Faso (ATCAE/BF) en partenariat avec l’Amicale européenne de Tangyia chuan, s’y déroulait.

 

Elles étaient au total 28 personnes à participer au stage de perfectionnement en Tai-chi chuan, organisé du 3 au 13 janvier 2016 à Ouagadougou par l’Association de Tai-chi chuan et arts énergétiques du Burkina Faso (ATCAE/BF) en partenariat avec l’Amicale européenne de Tangyia chuan. Nous avons eu le plaisir d’assister le 10 janvier 2016 à leur séance de travail.

«C’est un stage que nous avons préparé aussi bien pour les débutants que pour les formateurs. Au stade actuel, le stage s’est bien passé. Contrairement aux années passées, on note une meilleure maîtrise des techniques tant par les apprenants que par les formateurs. Nous avons enregistré aussi de nouvelles participations surtout du côté des femmes», nous explique le président de l’ATCAE/BF, Youssouf Ouattara.

Les stagiaires en pleine action à Bangr weogo
Les stagiaires en pleine action ce 10 janvier 2016 à Bangr weogo

Le stage a permis aux participants d’approfondir les connaissances acquises lors des stages passés. Pour le présent stage, il y avait aussi bien des anciens stagiaires que de nouveaux stagiaires.

«Le stage s’est très bien passé, et à tous les niveaux. C’est le dernier stage que nous pratiquons. A chaque fois que les formateurs sont venus, ils nous ont appris des choses», assure le directeur technique de l’association, Adama Traoré. «Par rapport à l’année passée, on a encore raffiné nos techniques, on a encore compris au niveau des applications, c’est-à-dire comment les techniques servent», nous confie de son côté Moctar Ouédraogo formateur stagiaire venu de Ouahigouya.

Et selon Hervé Marest, formateur français d’une quarantaine d’années d’expérience, «les élèves ont fait beaucoup de progrès pendant le stage, ainsi que les enseignants».

 

Selon Youssouf Ouattara, président de l'ATCAE/BF, le tai chi se porte bien au Burkina
Selon Youssouf Ouattara, président de l’ATCAE/BF, le tai chi se porte bien au Burkina

 

Le tai chi au Burkina, à en croire le président Youssouf Ouattara se porte bien. Il souhaite que plus de Burkinabè le pratique au regard de ses vertus sanitaires. «C’est démontré scientifiquement que le tai chi améliore la santé. Dans un pays comme le Burkina Faso où la question de la santé doit être réglée de façon préventive, nous pensons que la pratique d’activité sportive comme le tai chi peut aider à promouvoir la santé. C’est vraiment une bonne chose», a-t-il plaidé.

«Avec la vie occidentale que nous menons, l’alimentation, nous avons vraiment besoin de travailler notre corps, notre physique», soutient pour sa part la stagiaire Blandine Sankara

Outre Ouagadougou, le tai-chi est aussi pratiqué dans plusieurs villes du Burkina Faso : Bobo, Ouahigouya et Fada.

Les stagiaires viennent de Ouaga, Ouahigouya et Fada
Les stagiaires viennent de Ouaga, Ouahigouya et Fada

Pour les perspectives, deux formateurs de l’Association de Tai-chi chuan et Arts énergétiques du Burkina Faso dont Diana Katakou se rendront l’été prochain en France pour des échanges d’expériences.

«Le travail que nous avons fait a débuté il y a cinq ans. Depuis cinq ans des maîtres viennent nous former ici. Nous avons décidé d’aller en France pour nous former. C’est comme si c’était un compte rendu, pour montrer à l’amicale en France tout le travail qui a été fait sur le terrain. Effectivement, nous avons formé des gens, nous avons agrandi le groupe et vous constaté qu’aujourd’hui nous sommes vraiment nombreux. Nous serons les porte-paroles de l’association en France», précise Mme Katakou, qui ira en France avec Adama Traoré pour parfaire la pratique du tai-chi.

Le formateur, Hervé Marest, apprécie les progrès de ses stagiaires
Le formateur, Hervé Marest, apprécie les progrès de ses stagiaires

Le tai chi au Burkina et ailleurs

 

Le Tai Chi Chuan est une gymnastique née et pratiquée en Chine et qui consiste à exécuter lentement des mouvements déterminés. Il est à la fois un art martial, une méditation et une gymnastique douce pratiqué quotidiennement dans l’empire du milieu, tant par les vieux que par les jeunes.

 

Au fil des siècles, la pratique du Tai-Chi Chuan a dépassé les frontières de la Chine. Il s’est énormément développé en Europe et aux Etats-Unis, compte tenu de sa parfaite adéquation aux besoins actuels d’équilibre et de détente.

Les stagiaires posant pour la postérité
Les stagiaires posant pour la postérité

Par ailleurs, à en croire les pratiquants, le Tai-Chi Chuan encore appelé boxe de l’accomplissement suprême, c’est aussi :

– une méthode efficace de relaxation pour surmonter les tensions de la vie moderne ;

– l’art de se mettre à l’écoute de soi-même ;

– un apprentissage qui commence dans le silence des mots, par une attention au surgissement du geste nouveau dans celui qui s’efface ;

– un moyen de transformation mentale qui cherche l’instant présent ;

– Un plaisir réel, une beauté, l’harmonie corps/esprit enfin réalisée.

Au Burkina Faso, c’est autour des années 2000 que le Tai Chi Chuan a été introduit par l’ex-ambassadeur de France au Burkina Faso, Maurice Portiche. Sa pratique va plus tard se formaliser en 2005 avec la création de l’Association de Tai Chi Chuan et Arts Energétiques du Burkina Faso (ATCAE-BF) qui regroupe aujourd’hui plus d’une centaine de membres actifs.

 

Grégoire Bazié

Burkinademain.com

 

Paroles de stagiaires

Blandine sankara, participante : «Nous avons besoin de travailler notre corps»
Blandine sankara, participante : «Nous avons besoin de travailler notre corps»

«Cela fait déjà un moment que je participe aux stages de tai-chi. C’est la deuxième participation consécutive. J’avoue que cela fait du bien dans le sens que dans la tête cela aide beaucoup, surtout avec toutes les difficultés que nous avons au quotidien. Et physiquement aussi la pratique du tai-chi fait du bien en ce sens qu’elle peut aider à récupérer. Avec la vie occidentale que nous menons, l’alimentation, nous avons vraiment besoin de travailler notre corps, notre physique».

 Moctar Ouédraogo, encadreur tai-chi chuan à Ouahigouya : «Nous repartons outillés»

Moctar Ouédraogo, encadreur tai-chi chuan à Ouahigouya : «Nous repartons outillés»

«Nous sommes très satisfaits parce que par rapport à l’année passée, on a encore raffiné nos techniques, on a encore compris au niveau des applications, c’est-à-dire comment les techniques servent. Apparemment quand vous regardez, vous avez l’impression que les techniques se font simplement. Or, il y a une application martiale au-delà de la technique que nous faisons. Nous sommes très satisfaits et au vu de l’ambiance, nous sommes vraiment très contents et on peut dire que nous ne repartons pas seulement techniquement outillés, mais nous avons réussi à nous frotter et à partager des expériences. C’est tout cet ensemble qui fait qu’on est très satisfait».

 

Adama Traoré, directeur technique de l'ACATCAE/BF: «Nous sommes satisfait du stage»
Adama Traoré, directeur technique de l’ACATCAE/BF: «Nous sommes satisfait du stage»

       

«Pour ce qui me concerne, le stage s’est très bien passé, et à tous les niveaux. C’est le dernier stage que nous pratiquons. A chaque fois que les formateurs sont venus, ils nous ont appris des choses. Le présent stage nous a permis d’approfondir les connaissances que nous avions eues par le passé. Le profil des participants était varié. Il y avait des anciens qui avaient participé à plusieurs stages et il y avait aussi des nouveaux qui viennent de commencer. Pour eux, c’est une nouvelle expérience. Sincèrement, nous sommes satisfaits du stage parce que à chaque fois qu’il y a stage, il y a toujours un plus, il y a toujours quelque chose à gagner pour les participants».

Diana Katakou, formatrice : «De réels motifs de satisfaction»
Diana Katakou, formatrice : «De réels motifs de satisfaction»

«J’ai participé à ce stage en ma qualité de formatrice. Il y a eu un groupe de formateurs et un groupe d’élèves. Globalement je suis satisfaite du stage parce que comme vous l’avez constaté, il y a des gens venus de Ouahigouya et de Fada ; il y a eu des renforcements de capacités ; il y a eu de nouveaux adhérents qui ont découvert le tai chi et qui sont vraiment très décidés à poursuivre leur formation. Pour nous, c’est réels motifs de satisfaction».

 

Hervé Marest, formateur : «La bonne graine de tai-chi est semée au Burkina»
Hervé Marest, formateur : «La bonne graine de tai-chi est semée au Burkina»

«Les élèves ont fait beaucoup de progrès, et les enseignants, aussi. Maintenant c’est un cycle de sept-huit ans qui achève la formation des enseignants. On a vraiment des personnes compétentes pour enseigner le tai-chi chuan ici au Burkina Faso. La graine est semée et j’espère que cela va produire un bel arbre. Il y a tous les éléments pour cela parce que l’équipe est très compétente. En tout cas, la formation s’est très bien passée, tout le monde a été très attentif et tout le monde a bien travaillé»

 

Propos recueillis par GB

Burkinademain.com

 

 

 

 

 

 

 

Le président Roch kaboré demande l’audit de la gestion de la transition

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Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a reçu en audience, le lundi 11 janvier 2016 à Ouagadougou, cinq responsables d’institutions. Il s’est agi de faire le point sur le fonctionnement de leurs structures.president_de_la_cour_des_comptes-43113

La première personnalité reçue a été le contrôleur général d’Etat, Luc Marius Ibriga. Il a soutenu avoir été invité à faire un audit de la gestion de la Transition. Toutefois, il a déclaré que sa structure n’est pas habilitée à contrôler la gestion de l’organe législatif, le CNT. Mais, il a précisé que la nouvelle Assemblée nationale peut saisir la Cour des comptes pour faire un audit sur la gestion du CNT.

Cela étant, il a relevé la volonté du chef de l’Etat de voir les actes de corruption et de mal gouvernance sanctionnés. « Cela veut dire qu’il se préoccupe de la suite à donner aux recommandations des rapports de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC)», a dit M. Ibriga.

Par la suite, le président de la Cour des comptes, Noumoutié Herbert Traoré et l’inspecteur général des finances, Moussa Dama, le président du Conseil constitutionnel, Kassoum Kambou, et celui de la Commission de la réconciliation nationale et des réformes, Mgr Paul Ouédraogo ont été reçus par le président du Faso.
Le président Noumoutié Herbert Traoré a fait savoir que le chef de l’Etat a donné des orientations pour une saine gestion des biens publics. L’inspecteur général des finances, Moussa Dama, lui, a affirmé être revenu sur la santé des finances publiques.

Le président Kassoum Kambou a parlé d’une visite de courtoisie et de prise de contact avec le nouveau chef de l’Etat. Mgr Paul Ouédraogo, quant à lui, il a dit avoir parlé des grandes lignes des réformes proposées et de voir comment assurer la mise en œuvre de celles-ci.

Anderson Koné

Burkina:les députés se dotent d’un règlement intérieur

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L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité hier, le lundi 11 janvier 2016 à Ouagadougou, une résolution portant règlement intérieur de la 7e législature.
ASSS

Durant plus de 2 heures, ils ont passé en revue les 173 articles proposés par la commission ad hoc. Des amendements de fond et de forme ont été portés, entre autres, sur les articles 17, 38, 42, 80.

Selon le rapporteur de la commission ad hoc, Issa Barry, ce nouveau règlement intérieur comporte une dizaine d’innovations par rapport aux textes antérieurs. Il a parlé, entre autres, de l’auto saisine des commissions générales des questions d’intérêt général, de la publication en ligne des comptes rendus analytiques des débats et des rapports des commissions et la création d’une commission d’enquête parlementaire à l’initiative de l’opposition parlementaire.

Le président de l’Assemblée nationale, Salifou Diallo, a dit que ledit règlement intérieur, qui a valeur de loi organique, sera transmis au Conseil constitutionnel pour avis de conformité. «Nous avons voulu, à travers ce règlement que tous les partis et sensibilités politiques soient représentés dans les commissions, d’où la formation de six commissions », a-t-il expliqué, avant d’inviter les députés à l’élection du bureau du parlement ce mardi 12 janvier 2016.

Joachim Batao

Ballon d’Or 2015: Lionel Messi vainqueur pour la 5e fois

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L’international footballeur argentin, Lionel Messi a été désigné ballon d’or 2015, en devançant son éternel rival Cristiano Ronaldo et son coéquipier Neymar. Il a bouclé l’une des années les plus fastes de sa carrière, en remportant cinq titres avec le Barça, marqué plus de 50 buts.

MESSI
Dans l’ombre de Cristiano Ronaldo lors des deux précédentes éditions, Lionel Messi est revenu en pleine lumière en 2015. Même si une blessure à un genou l’a stoppé pendant deux mois à l’automne, l’Argentin a réalisé l’une de ses meilleures années civiles, aussi bien d’un point de vue personnel que collectif. Auteur de 52 buts, ajoutés à 26 passes décisives, l’attaquant du Barça a aussi remporté cinq titres (Championnat, Coupe du Roi, Ligue des champions, Supercoupe d’Espagne et Mondial des clubs). Soit presque autant qu’en 2009, où il avait tout gagné et soulevé son premier Ballon d’Or.

Après avoir franchi la barre des 300 matches en Liga, en janvier, Messi est officiellement devenu le meilleur buteur (295 buts à ce jour) et le meilleur passeur (116 passes à ce jour) de l’histoire de la Liga. Des statistiques ahurissantes et des limites repoussées en permanence, qui font aujourd’hui de lui un quintuple vainqueur de la distinction la plus prestigieuse pour un joueur en activité.

Presque toujours décisif, souvent génial, comme en finale de la Coupe du Roi (3-1) lorsqu’il a dribblé la moitié des joueurs de l’Athletic Bilbao avant de marquer en solo, et indispensable en toutes circonstances, le gaucher semble se bonifier avec le temps. Avec l’arrivée de Luis Suarez chez les Blaugrana, il y a un an et demi, il a été replacé côté droit. Mais, toujours aussi libre dans ses mouvements, il s’est parfaitement adapté pour rester l’atout numéro un de son club.

Joachim Batao

Présidentielle nigérienne : Hama Amadou battra campagne en prison

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La conquête du fauteuil présidentiel pour Hama Amadou se complique davantage

La justice nigérienne a rejeté ce lundi 11 janvier la deuxième demande de liberté provisoire de Hama Amadou en vue de lui permettre de battre librement campagne dans le cadre de la présidentielle du 21 février 2016, loin de la prison de Filingué où il est détenu sans jugement depuis deux mois pour l’affaire du trafic de bébés.

L’on se demandait bien ce que ce pouvait être la décision de la justice nigérienne sur la deuxième demande de liberté provisoire. Elle vient de tomber : la demande de liberté est rejetée. Conséquence, c’est en prison qu’il battra campagne pour la présidentielle du 21 février 2016 pour laquelle sa candidature a été validée, comme celles de quatorze autres candidats dont le président sortant Mahamadou Issoufou.

La conquête du fauteuil présidentiel pour Hama Amadou se complique davantage
La conquête du fauteuil présidentiel pour Hama Amadou se complique davantage

Face à cette décision qui complique davantage, on l’imagine, la marche de l’ancien président de l’assemblée nationale vers le palais présidentielle, est loin de faire perdre espoir à certains fidèles de Hama Amadou qui promettent de le faire élire en prison.
Evidemment pour eux, il ne fait pas de doute : la détention de leur champion est purement politique. D’ailleurs, c’est les mêmes qui avaient déposé sa candidature pour cette présidentielle.
Encouragée par la validation de la candidature, ils répétaient il y a quelques heures avec les avocats de Hama Amadou qu’il n’y avait pas de raison que la demande de liberté provisoire soit rejetée.
Ce qui fait que cette décision contraire de la justice nigérienne a quand même un goût amer et risque de renforcer les fidèles de Hama Amadou dans leur conviction de la politisation du dossier.
Burkinademain.com

Commission de l’UEMOA : Un sursis de 6 mois pour Hadjibou Soumaré

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Cheick Hadjibou Soumaré voit son mandat prolongé seulement de 6 mois

La présidence de la commission de l’UEMOA reviendra au Niger à partir de juin 2016. C’est la décision finale du 19e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Cotonou sur la brûlante question de rotation à la présidence de la commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Comme nous l’annoncions dans notre précédente édition, la lutte du Sénégal pour le maintien de Cheikh Hadjibou Soumaré à la tête de la Commission de l’UEMOA s’annonçait difficile. Certes, Macky était arrivé à Cotonou à ce 19e sommet des chefs d’Etats déterminé à le faire rempiler pour quatre ans.

Cheick Hadjibou Soumaré voit son mandat prolongé seulement de 6 mois
Cheick Hadjibou Soumaré voit son mandat prolongé seulement de 6 mois

Mais, Macky Sall a trouvé en face son homologue Mahamadou Issoufou plus déterminé à faire respecter le principe de l’alternance qui devrait bénéficier en premier à son pays, le Niger. Et au terme de ce principe de rotation adopté en 2011 par les chefs d’Etats de l’UEMOA, Cheick Hadjibou Soumaré devait en effet faire seulement un mandat à la présidence de la commission de l’organisation économique et monétaire sous- régionale.

Mais, dans le souci d’une rotation en douceur, les chefs d’Etat ont quand même convenu à Cotonou de prolonger de six mois le mandat de l’ancien Premier ministre sénégalais. Ce sursis de six mois devrait permettre à Cheikh Hadjibou Soumaré de faire tranquillement ses affaires et de laisser le fauteuil présidentiel de la commission de l’UEMOA à un citoyen nigérien.
Le président Macky Sall s’est plié à l’idée de l’alternance tout en nourrissant d’autres ambitions pour son Sénégal dans la direction des organisations sous- régionales. Il a ainsi évoqué la possibilité d’un accord entre le Niger et le Sénégal de se relayer à la présidence de la commission de l’UEMOA et au poste de vice-gouverneur de la Banque centrale (BECEAO).

Abdoulaye Wade est accusé d'être à l'origine de l'échec sénégalais
Abdoulaye Wade est accusé d’être à l’origine de l’échec sénégalais

S’il y a un nom qui revient dans ce qui semble évidemment un échec du Sénégal ou de son président de conserver la présidence de la commission qui était l’apanage du pays depuis la création de l’UEMOA en 1994 ; c’est bien celui de l’ancien président, Abdoulaye Wade qui fait office de bouc-émissaire dans ce passage en force raté de son successeur. On accuse vertement Wade dans la presse d’être à l’origine de l’échec.
‘’En 2011, le Sénégal était dirigé par Abdoulaye Wade, lequel avait accepté un accord formel (…) pour une alternance à la présidence de l’organisation’’, rappelle en substance le quotidien Le Soleil, citant le président Sall.
« Abdoulaye Wade voulait une présidence tournante des institutions régionales et sous- régionales, en lorgnant le fauteuil ‘’ivoirisé’’ de la BCEAO, ainsi que celui de la Banque ouest-africaine de développement», renchérit le Témoin Quotidien. « Le deal de Wade qui a perdu Hadjibou », enfonce L’As.

Philippe Martin
Burkinademain.com

Ouganda: Yoweri Museveni ne partira pas maintenant

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En Ouganda, la campagne électorale bat son plein. Les élections auront lieu dans un peu plus de deux mois, le 18 février 2016. Cette fois-ci, Yoweri Museveni a des concurrents sérieux. Ils sont huit à se présenter à la présidentielle et face au président Museveni, deux candidats de taille, à savoir son adversaire historique, Kizza Besigye et, pour la première fois, son ancien Premier ministre Amama Mbabazi.
OUGANDA

Malgré cette concurrence, Museveni n’a pas dit son dernier mot. Il arpente le pays et, lors de ses discours, n’hésite pas à filer la métaphore: « Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? ».

« Ce vieil homme qui a sauvé le pays, comment voulez-vous le voir partir ? », a-t-il poursuivi.
Le président, bien connu pour son éloquence, a une fois de plus réservé une prestation usant de nombreuses images.

« On ne peut pas être au milieu de la forêt et demander au vieil homme de s’en aller. Ce n’est pas juste », a-t-il dit. Cependant, le président Museveni, au pouvoir depuis 30 ans, assure que s’il est battu, il laissera sa place.

« Je n’ai pas peur de partir ; j’ai quelque part où aller. Mais avant cela, il faut être sûr de la direction que prendra le pays », a-t-il souligné.
Dans l’Ouest du pays, il a donc appelé les électeurs à réélire le « vieil homme ». Ceux qui disent « laissez-le partir » doivent savoir que « ce n’est pas le bon moment », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Mon temps viendra et je partirai ».

« Je ne peux pas quitter le pouvoir maintenant », a-t-il insisté utilisant ainsi une formule qu’il affectionne.

Anderson Koné
Source:RFI
BURKINADEMAIN.COM

Le RPR disposé à servir le Gouvernement Kaba

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Le Rassemblement des patriotes pour le renouveau (RPR) a organisé un diner de presse, le samedi 9 janvier 2015 à Ouagadougou. Le président du RPR, Aly Badra Ouédraogo a profité pour dire que ses hommes et lui sont disposés à servir les nouvelles autorités du Faso.
rpr

Pour Aly Badra Ouédraogo, sans l’accompagnement des journalistes, le RPR n’aurait pas fait le chemin parcouru. « Il fallait aller à cette école importante pour tirer enfin des leçons de nature à bonifier les acquis, la vision et l’organisation du parti », a t-il dit, en faisant allusion aux résultats des législatives du 29 novembre dernier où son parti, fondé en juin 2015, n’a obtenu aucun siège à l’assemblée nationale.

Selon M. Ouédraogo, son soutien à Roch Marc Christian Kaboré n’est pas anodin, car il est capable de fédérer l’ensemble des aspirations profondes du peuple burkinabè . Des ses explications, 2016 sera une année sabbatique, une année de confirmation, une année où le RPR va grandir.

A la question de savoir s’il avait été approché par le premier ministre Paul Kaba Thiéba pour la formation du nouveau gouvernement, il a répondu en ces termes: « J’ai été déjà consulté par Dieu ». Il a ajouté que son parti sera preneur si Roch et Kaba estiment qu’en son sein il y a « une compétence pour conduire un secteur ministériel ». Si ce n’est pas le cas, il a dit que leur engagement politique ne se mesure pas à l’aune des postes ministériels.

Joachim Batao

BURKINADEMAIN.COM

UEMOA: Alassane Ouattara porté à la présidence des chefs d’Etat

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C’est le président ivoirien, Alassane Ouattara qui a succédé au président Yayi Boni du Bénin à la présidence de la conférence des chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). C’était à l’occasion du 19e sommet desdits chefs d’Etat tenue les 8 et 9 janvier 2016 à Cotonou.

L’Union monétaire ouest-africaine (UEMOA) a un nouveau président depuis le vendredi 8 janvier 2016. Il s’agit du président de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara qui a été porté à l’unanimité à la présidence de l’Union. Le président Ouattara remplace son homologue béninois Yayi Boni.
La Côte d’Ivoire dont le président préside désormais l’UEMOA est, faut-il le rappeler, le moteur de cette Union économique et monétaire et contribue à 40% du produit intérieur brut de l’UEMOA.

Le passage de témoin entre Yayi Boni (à droite) et Alassane Ouattara s'est fait dans la cordialité
Le passage de témoin entre yayi Boni (à droite) et Alassane Ouattara s’est fait dans la pure cordialité ivoiro-béninoise

Alassane Ouattara entend placer son mandat sous le signe de l’accélération de la croissance dans cet espace communautaire qui regroupe huit pays. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, du Bénin, Sénégal, Niger, Togo, Mali, Burkina Faso, et de la Guinée Bissau).
Les pays de l’UEMOA entendent poursuivre les efforts pour avoir en 2016 un taux de croissance de 6%, cela dans un contexte international marqué par la morosité économique.
L’autre décision importante prise pendant ce sommet de Cotonou, le maintien en place pour encore six mois de Cheick Hadjibou Soumaré dont le mandat de quatre ans était arrivé à l’expiration.
Nous y reviendrons.

Philippe Martin
Burkinademain.com

Commission de l’UEMOA : Macky Sall défendra la candidature de Soumaré à un second mandat

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Le président Macky Sall a livré un discours optimiste

L’un des gros enjeux du 19e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA qui se tient depuis ce 8 janvier 2016 à Cotonou, reste sans conteste la désignation d’un président à la tête de la Commission de l’Union, le mandat du président sortant, Cheikh Hadjibou Soumaré étant fini.

C’est officiel. Le sénégalais Cheikh Hadjibou Soumaré veut succéder à lui-même à la tête de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).
Une ambition qui semble avoir reçu l’onction de la présidence sénégalaise. Macky Sall devrait donc défendre devant ses pairs son maintien à la tête de la présidence de la commission de l’Union.

Cheick Hadjibou Soumaré est candidat à sa propre succession à la tête de la Commission de l'UEMOA
Cheick Hadjibou Soumaré est candidat à sa propre succession à la tête de la Commission de l’UEMOA

Alors qu’en principe, Soumaré était en poste pour un mandat unique de quatre ans, à l’issue duquel le Niger devrait présenter un candidat pour diriger la présidence de la Commission.
Cela au regard d’un acte additionnel dûment signé par l’ancien président de la Conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA, Faure Gnassingbé et dont l’objectif était de faire respecter le principe à la présidence de la commission.
Si le Niger ne renonce pas à ses ambitions, le président Macky Sall  aura fort à faire pour maintenir son poulain
Si le Niger ne renonce pas à ses ambitions, le président Macky Sall aura fort à faire pour maintenir son poulain

Au terme de ce dispositif, si le Niger de Mahamadou Issoufou tient à ce que la présidence revienne effectivement à un compatriote, naturellement Sall aura fort à faire pour maintenir son poulain en place.
Mais, si le Sénégal tient aujourd’hui à se maintenir à la tête de la Commission, peut-être qu’il est sûr de ses soutiens et qu’entre 2011 et maintenant beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.
Si le Sénégal parvenait en fin de compte à garder son homme à la présidence de la Commission de l’UEMOA, d’aucuns trouveraient à redire ; vu que le premier mandat de Cheikh Hadjibou Soumaré a été émaillé de crises graves dont celle relative à la gestion du mandat des membres de la Cour de justice de l’Union.
Pour rappel, c’est le 16 novembre 2011 que l’ancien Premier ministre sénégalais a été porté pour la première fois à la tête de la présidence de la Commission de l’UEMOA. Aura-t-il une seconde chance à Cotonou ? Wait and see.

Martin Philippe
Burkinademain.com